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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 21:40

Des femmes extraordinaires : Paulette Dubost !

 

Paulette Dubost avait 100 ans ! Bien entendu, elle était désormais une vieille dame fragile, mais on commençait à la croire éternelle… Sa mort a peiné bien des cinéphiles, car elle fut une grande et talentueuse actrice, comme l’écrivait il y a quelques jours notre confrère Le Monde : « Digne descendante des servantes espiègles de Marivaux, cette petite femme, au visage tout en rondeur, au sourire mutin et à l’irrésistible accent faubourien, avait donné la réplique aux plus illustres acteurs, de Raimu à Catherine Deneuve, en passant par Fernandel, Louis Jouvet, Bourvil, Brigitte Bardot ou Gérard Depardieu. »


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Née en octobre 1910 à Paris, elle fut l’inoubliable interprète de Lisette dans le film de Jean Renoir La Règle du Jeu en 1939. Sa carrière sera marquée par des rôles dans environ 160 films, sans oublier de très nombreuses pièces de théâtre et bien des téléfilms… Pour la petite histoire, rappelons que le financier-escroc Stavisky tombera amoureux d’elle alors qu’elle n’a que 15 ans !

Sa carrière sera belle, heureuse et longue, même si avec sa malice coutumière elle intitulera son livre de mémoires (publié en 1992) C’est court la Vie. Sa carrière, sa vie publique, elle y mettra un terme en 2007 en tournant son dernier film, en fait un court-métrage, Curriculum, avec le grand Daniel Prévost. On se souvient de l’avoir encore aperçue en 2010 aux côtés de Danielle Darieux, sur le plateau de Michel Drucker…

Oui, une grande dame, comme l’a écrit Armelle Héliot dans Le Figaro : « Par Jean Renoir, Marcel Carné, Max Ophüls qui la firent tourner, elle appartient à la très grande histoire du cinéma. Par son naturel primesautier, par toutes les comédies auxquelles elle a participé de bon cœur, l’œil rieur et la voix acidulée, elle aura été l’une des comédiennes préférées du public français des années 30 aux années 90 ! Un record de longévité qu’elle n’avait en rien cherché, mais accepté avec la grâce mutine qui la caractérisait. »

A la Semaine du Pays basque, nous avons ressenti avec beaucoup d’émotion sa disparition, car son filleul n’est autre que notre délicieux confrère Alain-Pierre Pereira, qui lui aussi a aimé le théâtre, et demeure un talentueux journaliste. Cet été, il me confiait ses souvenirs dans « Ma drôle de vie » et avait évoqué cette femme si attachante avec laquelle il continuait très régulièrement, à s’entretenir au téléphone. Leur complicité, leurs éclats de rire, leur amour de la vie lui manqueront, c’est certain…

Et souhaitons que lors de la prochaine cérémonie des Césars, alors que l’année dernière on a « oublié » de lui souhaite ses 100 ans, un bel et émouvant hommage lui soit rendu. Mais sa vraie gloire, sa vraie notoriété, existeront avant tout dans le cœur de tous ceux qui la découvriront, par la magie du cinéma, dans l’un des films où, telle une étoile éternelle, elle continuera de briller.

 

Jean-Philippe Ségot.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 octobre 2011.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:51

Bertignac est le meilleur gratteux de rock français aujourd'hui. Aucun ne lui arrive à la cheville. C'est aussi une grosse pointure dans le monde musical français. C'est un véritable symbole. Il a tout de même fondé avec quatre amis ce qui a été le plus grand groupe de rock français : Téléphone. C'est aussi un grand nom dans l'industrie du disque puisqu'il a lancé des noms comme Joyce Jonathan, et réalisé un album pour Carla Bruni.

Alors, si par un miraculeux hasard, il entendait parler de Jokangely, j'espère qu'il accrochera. Enfin, il ne faut pas rêver mais essayer d'avoir des rêves. Nous aimerions vivre juste le quart du tiers de ce que cet homme a vécu sur scène... car nous en avons le courage et nous en avons à offrir... Ce que nous vivons en ce moment avec le groupe, c'est le plaisir de créer de belles chansons et le plaisir de vous les offrir en concert. Mais c'est une véritable souffrance de ne jamais naître complètement. Nous avons envie d’une seconde vie, une seconde chance et de montrer durant des années de carrière qu'on aura pu la mériter et arrêter de passer à côté de notre existence et la voir couler dans les veines d'un autre. Le bonheur doit se mériter même s'il n'est souvent aujourd'hui que le résultat d'un opportunisme ou de moyens économiques. Nous sommes Aubert et Bertignac depuis longtemps, très longtemps. Pour nous ces deux personnes sont à niveau égal coté partage, honnêteté, et amour du public. Nous pensons que ces deux-là sont le commencement de notre vie dans la musique, étant fidèles pour tout, ils ont toujours leur place dans notre vision musicale.

Bertignac est tombé gravement malade debut 2000, quand il est revenu avec l’album “Longtemps”. Il est passé à taratata pour sa promotion et a dit: «  tout ce que je vis maintenant ce n’est que du bonus, car j’étais condamné, je suis parti au Nepal, en suis revenu guéri, donc je fais attention à tout, pour espérer un peu plus de bonus... ». Ce que nous aimons chez Aubert et Bertignac, c’est que l’un va te parler comme un livre et l’autre comme si tu étais son pote, et leurs talents de compositeurs. "GRIZZLY"... ça c'est du rock !

JOKANGELY.


Propos recueillis par Alicia Snicker. 

 

© Alicia Snicker.



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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:47

Régis Obadia… invite Stravinsky à la noce !

 

En 1980, Régis Obadia crée la Compagnie l’Esquisse. Figure majeure de la scène nationale et internationale de la danse contemporaine, le chorégraphe a marqué l’esprit d’un vaste public avec ses pièces. Jeudi 13 octobre à 20h30, sur l’invitation de la Scène Nationale Bayonne, il présente « Noces » et « Le Sacre du Printemps » sur la musique du grand compositeur Igor Stravinsky, entouré par dix jeunes magnifiques danseurs russes et français. Rencontre avec un maître de ballet incontournable de la danse française actuelle.

 

APP : Bonjour Régis Obadia. Quel a été votre parcours ?

RO : En 1980, je fonde avec Joëlle Bouvier la Compagnie de l’Esquisse. Nous sommes nommés en 1997 directeurs du Centre National de danse contemporaine d’Angers. En 2003, notre collaboration artistique prend fin, et c’est ma rencontre avec Lisa Wiergasovase avec laquelle j’ai chorégraphié « Noces » et « Le Sacre du Printemps ». Et une coopération fructueuse avec les Ballets Russes et le Ballet d’Europe. En 2011, je monte « Noces » avec ce même désir de cultiver cette passerelle artistique avec des artistes slaves.

APP : Dites-nous en plus sur ces deux ballets. Comment avez-vous transposé ces œuvres ?

RO : « Le Sacre du Printemps » est pour moi l’hymne à la beauté au sublime de la femme. Trois introspections de sentiments dans une danse souveraine, touchante et féerique. « Noces » est la réalité contemporaine où palpite la partition de Stravinsky. On découvre alors une vision du rite initiatique universel et intemporel. Ces deux pièces magistrales se confrontent. Je dirais la cadence ou la mesure pour « Le Sacre du Printemps », pour « Noces » le chaos qui vient rythmer, puis transposer ce vacarme terrestre par une danse à bout de souffle, syncopée et charnelle. Et cela me correspond bien. C’est pour moi, un vrai défi, le dépassement de soir.

APP : Beaucoup de duo/duels composeront-ils ces ballets ?

RO : Oui, parce que ce sont des formes additionnelles. Des tableaux qui désignent l’harmonie ou la lutte, des tranches de vie où chacun essaie d’avancer, mais où il y a toujours ce petit grain de sable qui vient gripper l’engrenage. La musique de Stravinsky est un moment unique, une mise à nu, un envoûtement, un abandon, une danse de la séduction proche de l’extase.

APP : Quels sont aujourd’hui vos ambitions de chorégraphe ? Et vos projets pour 2012 ?

RO : Après plus de trois décennies pour la danse et la chorégraphie, mon ambition est de pouvoir réaliser divers projets en toute liberté. En 2012, de la danse et du cinéma.

 

Régis Obadia présente « Noces » et « Le Sacre du Printemps » jeudi 13 octobre à 20h30 – Théâte de Bayonne

Plein tarif : 30€ Carte Jeune et enfant : 20€ Carte saison : 27€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 octobre 2011.

 

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:45

Patrick Fabre

Pas de philosophie de sélection, mais une démarche de festival !

 

Le Festival des Jeunes Réalisateurs devenu une référence absolue s’ouvre du 11 au 15 octobre à Saint Jean-de-Luz pour la 16ème année ! Une édition riche en émotions avec une sélection de films entre amour du genre et variété de styles, réalisés par la génération 2011 de cinéastes en herbe mais exercés qui apportent un souffle frais. Un festival qui déclare sa belle liaison au 7ème art, dont la vocation découvreuse ne se dément pas ! Quelques jours avant le top départ, son directeur artistique, Patrick Fabre (journaliste « rubrique cinéma » à Première Magazine, Studio Magazine, Europe 2 et diverses collaborations avec des chaînes TV. Il a sélectionné et programmé pour les festivals de Deauville, Cognac, Gérarmer et Cannes) revient en détail sur la pertinence de ses choix et son appétit de vivre des magiques « instants cinés ».

 

APP : Bonjour Patrick Fabre. Seizième édition de ce Festival International des Jeunes Réalisateurs à Saint-Jean-de-Luz avec un public nombreux et fidèle et une présence médiatique bien assurée… Alors comment se sent le directeur artistique à quelques jours de l’ouverture ?

PF : Impatient et fébrile à la fois. Préparer un tel festival, c’est six moi d’un travail assidu. Même si tout est prêt, j’ai hâte de savoir si les festivaliers tout comme les membres du jury vont apprécier les films sélectionnés, si les réalisateurs compétiteurs vont vivre de belles émotions et si l’ambiance va être festive.

APP : Un festival qui offre l’opportunité à de jeunes réalisateurs de présenter leur premier ou deuxième long métrage, avec cette année, la sublime et ravissante Mélanie Laurent qui présentera en ouverture sa première œuvre « Les Adoptés ». Quelle importance cela représente pour vous d’être pour la troisième fois présent à cette manifestation ?

PF : A la fois heureux et très honoré d’en être le directeur artistique, d’autant plus que c’est un bonheur au quotidien de collaborer avec les membres du festival qui depuis sont devenus des amis. Outre l’aspect affectif, c’est un plaisir renouvelé de proposer au public des films qui me tiennent à cœur et leur faire découvrir des talents. Il n’y a pas que des choix « d’humeur », il y a aussi l’ambition de réunir des idées différentes, des dimensions artistiques autres. En clôture, Stéphane Rybojad présentera son film « Forces Spéciales » avec Diane Krüger et Benoît Magimel.

APP : Comment est venue l’idée de ce festival ? Y-a-t-il eu difficulté à le faire naître, à trouver les fonds nécessaires pour le financer et le faire perdurer ?

PF : L’idée vient de Bernard Marie (ancien maire de Biarritz) et tout le mérite lui revient. Si ce festival fête ses 16 ans, c’est grâce à lui. Bien sûr, nous vivons dans une ère économique où c’est fabuleux qu’un festival existe aussi longtemps ! Mais nous ne pourrions le faire sans la ville de Saint-Jean-de-Luz, ni nos différents partenaires que je remercie d’être toujours là. Je pense également aux sympathiques Xabi et Maité Garat du cinéma Le Sélect qui reçoivent le festival, sans oublier l’étroite collaboration avec les attachés de presse.

APP : Votre sentiment quant au choix de la programmation ?

PF : Ne jamais chercher à établir une programmation élitiste, mais montrer des films qui sont de vraies propositions de cinéma, qui sont faits pour les gens qui aiment le 7ème art. Je déteste « l’auteurisme », même si l’on est à la fois grand cinéaste et auteur reconnu. Ce qui compte, c’est d’être apprécié du public. C’est le cas de Christian Carion (a réalisé Joyeux Noël et l’Affaire Farewell) et Stéphane Brizé (a réalisé Je ne suis pas là pour être aimé et Mademoiselle Chambon), brillants réalisateurs qui m’ont fait l’honneur de faire partie du jury.

APP : Justement ce jury qui a des noms prestigieux comme la charismatique Catherine Jacob en présidente et des comédiennes chevronnées comme Myriam Boyer, Ludmilla Mickael, Virginie Efira et le comédien Jimmy Jean-Louis. Mais ce festival évitera-t-il comme pour certains festivals renommés, l’écart entre le choix du jury et celui du public ?

PF : Il m’est impossible d’y répondre. En 2010, jury et public se sont retrouvés sur « Nowhere Boy » de Sam Taylor-Wood. Espérons que cette année aussi, un ou deux films feront l’unanimité.

APP : Ressentez-vous une évolution dans la qualité des films présentés ? Qu’attendez-vous de cette nouvelle édition ? Sur quels critères pourriez-vous la considérer comme réussie ?

PF : Comme tout directeur artistique d’un festival, je suis solidaire de la production. Quels films existent parmi lesquels je peux choisir ? Le culot de certains jeunes réalisateurs ne cesse de me surprendre, comme leur ambition, et leur volonté de faire du cinéma. Notamment en France où nous avons Mélanie Laurent ou Cyril Mennegun, avec « Louise Wimmer » dont c’est la première réalisation. Quant à sa réussite, elle est entre les mains des festivaliers. Cette édition sera réussie si les spectateurs sont plus nombreux que l’an passé et surtout s’ils ont envie de revenir l’an prochain !

APP : Merci cher Patrick pour cet agréable moment et votre coopération chaleureuse… Je vous laisse conclure …

PF : Merci également à vous. Pour citer Claude Brasseur qui présidait l’an passé : « Le Festival des Jeunes Réalisateurs qui a lieu dans la belle ville de Saint-Jean-de-Luz est un festival important car il est porteur de promesses, révélateur de talents et dirigé vers l’avenir ». Oui, je suis fier d’être l’une des roues du mécanisme de ce festival, parce que je voue une passion au cinéma. Et j’espère que nous serons nombreux cette année à partager cet amour !

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 octobre 2011.

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 20:45

Bientôt sur ce site,

l'interview vidéo de

 

LOUIS BERTIGNAC

 

suite à son concert du 8 octobre à Anglet pour le "GRIZZLY TOUR" 2011.

Ne la manquez pas !!!

Réalisation © Alicia Snicker.


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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 02:46

 

© Alicia Snicker.
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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 22:11

Audrey Annette : Du rêve à la réalité …

 

C’est ce qui arrive à Audrey Annette qui fera la première partie du grand Louis Bertignac. Cette jeune auteur compositeur interprète a enrichi sa culture musicale en écoutant des groupes de rock et metal (Knacklown). Eclectique dans ses choix, elle apprécie les Cranberries, Staind Out, comme la pop, le funk, le reggae, le folk, même le slam de Grand Corps Malade, la musique du monde (Mandali). Les incontournables comme Zazie, Deep Purple, Clapton. Dès ses dix ans, dans sa chambre de petite fille, elle gribouille ses premiers textes et fredonne maladroitement ses premières mélodies. Audrey est en admiration devant Céline Dion allant même jusqu’à chanter ses chansons. Dès l’âge de six ans, elle baigne dans l’univers jazzy grâce à son papy trompettiste, ce même grand-père qui lui apprend le solfège et à jouer de la guitare. Pas de doute, elle est bien atteinte par le virus musical. Elle fit également des études musique classique au CRM de la Côte Basque. Souvent on la voit aux Jam Session animées par l’ami Cédric Cosseron du Caveau des Augustins à Bayonne où le public était admiratif. La musique pour elle est un moyen d’échange privilégié, un vecteur de sentiments ressentis. Ses textes sont universels et ses mélodies s’inspirent de tout ce qu’elle perçoit. Et cerise sur le gâteau, elle peut écrire en trois langues. Grâce au Festival « Partageons la Scène » son rêve devient réalité. La voilà sur une vraie scène aux côtés d’une icône du rock !

 

(samedi 8 octobre à 20h30).

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 septembre au 6 octobre 2011.

 

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 21:55

Gérard Mestrot… La vraie valeur est le verbe partager !

 

Partageons la Scène, c’est l’objectif de trois mousquetaires : Gérard, Jean-Paul et Olivier de Summer Musique et de la Ville d’Anglet. Ce premier festival dédié à la musique amplifiée et au décloisonnement des genres musicaux par des groupes amateurs leur donne la chance d’être sur une vraie scène. Et de s’enorgueillir d’inviter des têtes d’affiche du monde de la variété. Le résultat positif ? Celui d’une belle programmation à Anglet avec Les Tambours du Bronx, et Louis Bertignac et son dernier album « Grizzly ».

Entretien avec Gérard Mestrot…


gerard-mestrot.jpgAPP : Bonjour Gérard. Voudrais-tu te présenter ?

GM : Je suis le Président de l’association « Summer Musique » fondée en 1989 et rejoint par Jean-Paul Lo-Monaco et Olivier Sentenac, et l’organisateur du Festival « Partageons la Scène » né il y a un an grâce au soutien indéfectible de la Ville d’Anglet. Bien avant, existaient « Les Vagues Musicales » consacrées aux artistes de rues, à la musique amplifiée et aux groupes amateurs.

APP : C’est quoi « Partageons la Scène » et quel est ton implication au sein de ce festival ?

GM : Une pluralité de concerts par des musiciens amateurs à qui nous offrons une meilleure condition scénique en son et lumière. Le but est de les faire sortir des caves ou des garages en leur octroyant l’espace d’une soirée, une vraie scène. Les groupes qui ouvriront le Festival pour le soir du 6 octobre sont : Sunk (punk rock), Doggystyle (pop rock), Undead Strippers (punk rock metal), Southside (ska punk rock), No Yelling (rock indépendant). Je m’occupe aussi de toute la logistique. Une période pédagogique intense qui forge une sérieuse éthique du travail. En toute modestie, ma vitalité et ma passion sont les principaux facteurs d’une continuité. Pour moi la vraie valeur est le verbe partager !

APP : Par quel hasard es-tu venu à la production où il faut donner de soi et beaucoup d’argent ?

GM : Une précision, pas producteur mais organisateur d’évènements musicaux puisque je suis moi-même musicien. Certes, on s’investit beaucoup, car pour moult démarches, nous n’avons qu’un piètre retour ! C’est pourquoi j’ai eu l’idée de créer l’association Summer Musique pour pouvoir donner la possibilité aux amateurs de jouer sur un vrai plateau. L’argent ? L’association est sous la loi 1901, donc à but non lucratif. Mais mon enthousiasme et mon énergie font partie du capital investi (rires). La chance aussi d’avoir des sponsors et la ville d’Anglet fidèle dans sa mobilisation.

APP : Peux-tu nous en dire plus sur la venue de Louis Bertignac (ex du groupe Téléphone) et des Tambours du Bronx ?

GM : Louis Bertignac, un talentueux guitariste, doté d’une folle passion et omniprésent sur la scène rock hexagonale. Retour remarqué et remarquable avec son nouvel album « Grizzly ». Et associer le public basque à une aventure musicale qui sera un magique moment de générosité et de rock bien sûr ! Les Tambours du Bronx, l’originalité et le plein d’ébullition, où ces mecs hurlent et tapent sur des bidons avec des manches de pioche. Artistes dissemblables qui sont l’esprit de ce festival. Sans oublier Audrey Annette, auteur compositeur interprète qui assurera la première partie de Louis Bertignac.

 

« Partageons la scène » et la Ville d’Anglet présentent – Salle Saint-Jean à Anglet (9 av de Brindos) – 6 octobre 20h30 les groupes amateurs (entrée libre), 7 octobre 20h30 Les Tambours du Bronx Entrée 25€, Louis Bertignac Entrée 25€

Réservations dans les points de vente habituels et librairie Elkar à Bayonne. partageonslascene

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 septembre au 6 octobre 2011.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 22:48

Louis Bertignac : Grizzly, ça c’est vraiment moi !

 

 

louis-bertignac-rockenstock-2.jpg

 

L’icône du rock qui après avoir produit des albums pour d’autres artistes, revient sur le devant de la scène avec son nouvel opus « Grizzly ». Louis Bertignac, l’un des plus talentueux guitaristes de France sera le 8 octobre à 20h30 salle Saint-Jean à Anglet convié par le Festival « Partageons la scène » et la direction culturelle de la ville d’Anglet. Rencontre avec ce sympathique artiste plébiscité dans la variété française.

 

APP : Merci Louis de me consacrer ce petit instant avec toi. Peut-on connaître le menu musical du 8 octobre à Anglet ?

LB : Du rock, encore du rock, toujours du rock ! Et noblesse oblige, j’interprèterai les titres de mon dernier album « Grizzly ». Il y aura des anciens, très anciens morceaux de mon répertoire, des reprises et des impros.

APP : Si tu nous parlais de ton album « Grizzly »… Pourquoi ce titre ?

LB : C’est l’album le plus rock, le plus instinctif de mon aventure… composé en quelques semaines et enregistré en 24h. « Grizzly » est un florilège de riffs de guitare et je ne savais pas que j’étais capable d’en créer autant. Quant au titre, j’ai cherché parmi les autres titres des morceaux, et celui-ci m’a plu car cela me ressemble, étant un peu l’ours qui hiberne dans sa grotte, cet animal velu, robuste, mais aussi un peu nounours (rires). « Grizzly » c’est vraiment moi, parce que ça c’est de la guitare. Un album de guitariste, pour guitaristes ! (L’ours est sorti de sa grotte les griffes acérées !).

APP : Etre sur scène en solo, c’est quoi pour toi ? Peut-on dire que tu es un guitariste, un chanteur, un guitariste-chanteur ?

LB : Je ne suis pas en solo, mais en trio. Dans Téléphone, en quatuor. Dans les Visiteurs, en quintet… Simplement un musicien qui s’exprime sur scène avec ce qu’il peut, c’est-à-dire sa guitare, sa voix, son attitude et un peu son harmonica.

APP : Tu as confié à Boris Bergman, le fidèle parolier du regretté Alain Bashung, le soin d’écrire les paroles, parce que tu dis que jouer avec les mots n’est pas ta tasse de thé…

LB : Je lui ai demandé des paroles en « yaourt » sur des mélodies. Il m’a dit « super, j’adore ça ! ». C’est vrai que ma première et grande passion est la musique, les mélodies, les rythmes. Je lis peu et je ne suis pas un grand bavard. Depuis toujours je préfère le langage des notes.

APP : Es-tu un musicien engagé, un philosophe, un amoureux de la vie, un anxieux ?

LB : J’ai mes opinions politiques et sociales, mais elles n’engagent que moi. Je préfère laisser à chacun un jugement par lui-même et ne me sens aucune vocation pour influencer autrui. Philosophe, bien sûr à mes heures. Amoureux de la vie à 100%. La vie est la chose la plus incroyable qui existe, nous avons cette chance inouïe de la connaître, même si elle est, hélas éphémère. Il faut en profiter à fond ! Anxieux, oui, de vieillir, de ne plus pouvoir, de mourir ! APP : Et un emmerdeur qui veut se la couler douce parce qu’un non acharné du travail ?

LB : J’adore travailler, si le type de travail m’intéresse, je me passionne et donne tout ce que j’ai. Un emmerdeur parfois, quand mes partenaires ne se donnent qu’à moitié !

APP : J’aimerais savoir si tu envisages une autre collaboration avec la première Dame de France Carla Bruni-Sarkozy ?

LB : Je suis fâché avec elle pour des raisons personnelles… Donc, si rien ne change, je n’envisage pas d’autre collaboration avec elle.

APP : As-tu toujours envie de travailler avec la jeune génération comme tu l’avais fait avec Joyce Jonathan et de collaborer plus souvent avec les femmes ?

LB : Oui, je préfère travailler avec les femmes… sans doute je nous sens plus complémentaires. Je peux leur apporter des qualités qui leur manquent et inversement. Les hommes entre eux ont du mal à éviter les rivalités, les conflits.

APP : A quand un re-duo sur scène avec Jean-Louis Aubert ?

LB : Ben je le ferai peut-être avant de mourir. Mais rien n’est prévu dans les temps qui viennent.

APP : Merci beaucoup Louis pour ce moment vrai et je te laisse le mot de la fin…

LB : Mais c’était un plaisir, merci à toi également. La scène est quelque chose d’essentiel pour moi, et même pendant la création de l’album « Grizzly », je ne me suis jamais éloigné des concerts. En fait, je n’arrête jamais. Etre en tournée me donne la pêche pour continuer, cela m’entretient d’être sur scène, ça m’évite de me laisser trop aller et de m’accepter comme je suis, ça fait du bien ! (rires). Tout ce que je veux, c’est faire écouter mes chansons au public, tout comme ce samedi soir à Anglet. Je dis un grand merci aux organisateurs du Festival « Partageons la scène » et particulièrement à la Ville d’Anglet.

 

Partageons la scène et la ville d’Anglet présentent en concert Louis Bertignac – Salle Saint-Jean à Anglet – samedi 8 octobre à 20h30

Tarif unique : 25€

Réservations : dans les points de vente habituels et la librairie Elkar à Bayonne. partageonslascene

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 septembre au 6 octobre 2011.

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 21:26

Margaux la magnifique !

 

Attention talent !!! La nana qui capte la lumière comme personne, qui révèle une beauté intérieure et qui vous épate s’appelle Margaux. Sans inhibition elle ose son one woman show « Comment éviter les pièges du show bizz » écrit et mis en scène par Cécile Batailler et Fabrice Scwingrouber, au Colisée à Biarritz le 8 octobre à 21h. Cette « arlequine » marque par sa cocasserie et son intelligence. Un bon flair pour les auteurs, car en imaginant margaux.jpg leur intermède, ils savaient qu’ils seraient généreusement servis ! L’exquise Margaux se glisse avec brio dans la peau d’une chanteuse qui a connu une popularité dans les années 90 avec son tube « Et toute la ville en parle » écrit par Didier Barbelivien. La drôle de fantaisiste qui garde la tête froide s’est lâchée et a tout déballé lors de cet entretien.

 

APP : Mais qui es-tu Margaux ?

M : Une superbe et généreuse quadra (rires) qui a vécu des moments magiques sur scène, et à la seule force de sa persévérance et de sa passion, malgré les désillusions dans ce monde impitoyable du show bizz, refait surface pour le meilleur et pour le rire !

APP : L’idée de concilier chant et comédie t’est venue comment ?

M : Aïe ! Il faut parler de choses qui fâchent ? Aucune maison de disque ne voulait me re-signer après quelques années d’absence et… 10kg en plus ! (rires). Et oui, dans ce milieu il ne faut être ni trop vieille, trop moche ou trop grosse ! Et les personnes en mesure de m’aider étaient à la retraite ou décédées. Combative et euphorique, j’ai décidé de remonter sur scène avec ce que je savais faire, chanter, et ce que je ne soupçonnais pas, être capable de jouer la comédie.

APP : Et toujours accro au show bizz ?

M : Avant tout, c’est le contact avec le public, puis le plaisir de la création, de pouvoir écrire et rêver son spectacle. Entre rire, larmes et tendresse, être là au bon moment. Mais ça n’est pas toujours évident. Puis j’ai découvert la mise en scène. Oh la la, quel labeur !

APP : Cet univers n’est pas évident pour une femme ?

M : Oh que oui ! Cela m’a valu un divorce, l’exil au Québec durant dix ans et une sacrée dépression. Crois-moi, lorsque tu te retrouves à 24 ans sur la scène de l’Olympia ou du Casino de Paris avec des noms prestigieux autour de toi et que tu te produis dans quelques pays du monde, c’est grisant ! Ensuite, c’est la chute parce que la p’tite Margaux n’a pas voulu dégrafer son corsage à certains matous libidineux ! Et là tu te retrouves sans le grand bol de lait pour te nourrir ! Alors tu n’as plus qu’à faire de la couture ou des confitures ! (rires).

APP : Et Laurence Vanhove dans tout cela ?

M : Une femme d’affaires qui s’échappe de temps en temps de scène pour faire tourner sa maison de production « Victoria Music » qui marche bien. Heureuse d’avoir l’exclusivité pour la France du groupe Killer Queen, le seul homologué par Queen. J’espère aussi reconduire le Festival Bidart en Rire pour une deuxième année.

APP : Parle-nous de ton spectacle. Qui sont les auteurs ?

M : C’est une petite version comédie musicale, le petit guide du routard du show bizz, où je dis à ceux qui veulent entrer dans la carrière : « Attention, métier magique mais complètement faux, c’est le miroir aux alouettes, la peau de banane qu’on n’hésite pas à mettre sous tes pieds », mais je le dis en chansons et par la comédie. Les auteurs ? Cécile Batailler et Fabrice Schwingrouber, metteurs en scène et comédiens qui m’ont accordé du temps et de la patience. Pour mon retour sur scène, c’est prometteur. Mais touchons du bois et croisons les doigts. Yalla ! (rires).

APP : Malgré les aléas professionnels, quelle est la devise de Margaux et de Laurence Vanhove ?

M : Vis ta vie, suis tes rêves et reste toi-même. Cherche à plaire mais pas d’exhib. Apporte le bonheur et le rire aux autres. Permets-moi de faire ma petite pub « je vous invite dans mon grenier où je vide mes malles et remémore les bons ou mauvais souvenirs de la chanteuse qui a eu sa petite heure de gloire et son presque million d’albums vendus. Malgré mes formes généreuses, je suis toujours aussi heureuse de monter sur scène et de tout vous donner ! (Message reçu 5/5).

 

De sa voix chaude, Margaux la magnifique nous convie dans sa réalité parallèle. L’artiste atypique ravit et séduit, offrant un divertimento d’une grande fraîcheur où ses désillusions s’allient à la badinerie. Elle raconte avec esprit, ironie et complaisance son point de vue sur le monde impitoyable du show bizz. Et explique aux artistes en devenir, comment éviter les pièges ! On est charmé par sa personnalité de fantaisiste accessible et populaire. A mon avis Margaux est une belle séductrice qui s’ignore !

 

Margaux – Colisée à Biarritz à 21h – Comment éviter les pièges du show bizz

Tarif : 15€

Réservations : 05 598 71 32 81

Le site de Margaux : www.victoriamusic.fr logo

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 septembre au 6 octobre 2011.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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