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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:35

Lucifer … tentateur des âmes !

 

Par quel mystère celui qui était le plus bel ange et le préféré de Dieu, qu’on disait porteur de lumière est-il devenu le Tentateur des âmes ? Et pour quelle fin ? Pour ceux qui connaissent le sujet sur les séraphins, ils auront décrypté que le dessein de Lucifer était d’éveiller le Mal sous toutes ses formes, afin de pousser les humains vers des choix.

Pour le mettre en éclat, le Malandain Ballet Biarritz, artisan de la beauté, accessible à toutes figures « balleresques », et pour ce temps fort consacré à l’actualité du Temps d’Aimer la Danse, le doué et chevronné chorégraphe Thierry Malandain nous présentera sa dernière création « Lucifer » dimanche 11 septembre à 21h Gare du Midi à Biarritz.

Pour résumer l’histoire : Lucifer, bel archange apprécié par Dieu décide de braver l’interdit. Il va sur terre à la rencontre des Hommes. Mais c’est une femme qui lui fera face, et dès cet instant naîtront des sentiments mystérieux. L’amour prend peu à peu possession des deux êtres laissant apparaître dans la chorégraphie le vertige et l’oubli de soi.

Thierry Malandain, Maître à danser depuis trois décennies, nous offre des chorégraphies estampées d’embrasement et de spontanéité où la distinction et la succulence se mêlent avec ferveur au dynamisme général. Tout est dans la nuance et la touchante émotion. Il impose et en impose, poursuivant sa visée avec constance. Son inusable technicité à la hauteur de son charisme lui confère toutes les audaces ! Puissant et léger, il donne bien le change, car, comme le démon, il sait se montrer convaincant pour mieux séduire et captiver ! Les mélomanes découvriront la primeur et le cachet de l’argument musical du compositeur Guillaume Connesson qui a su affiner les alliages, les équilibres et flatter la texture des 92 musiciens de l’orchestre de Pau Pays de Béarn sous la direction de Fayçal Karoui et les vingt danseurs du Malandain Ballet Biarritz. Le ballet « Lucifer », entre le céleste et le terrestre est une grâce et une respiration.

Mais j’ai voulu en savoir plus sur ce luciférien chorégraphe, talentueux en diable, en lui posant quelques questions sur sa dernière création.


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APP : Bonjour Thierry. Quelles ont été tes inspirations pour ton ballet Lucifer ?

TM : C’est le compositeur Guillaume Connesson qui en a écrit l’argument. Je suis resté fidèle à son propos tout en donnant une forme plus abstraite. Concernant le personnage de Lucifer, les sources sont abondantes. Depuis le Moyen Âge, la tradition populaire lui donne une connotation négative en l’assimilant à tort à Satan. Chez les grecs et les romains, Lucifer était le porteur de lumière aux premiers temps du Christianisme. Ce fut la même vertu attribuée à Jésus. Dans le ballet, l’archange est condamné non pas seulement pour avoir apporté la lumière, la connaissance à l’humanité, mais aussi pour avoir connu l’amour charnel. Comme Prométhée qui fut un modèle pour le Lucifer chrétien, il va subir la rancune céleste pour avoir cherché à instruire les Hommes. Ce qui est spirituel, c’est que tout tourne autour de la connaissance, car dans sa chute Lucifer perd l’émeraude qu’il portait sur son front. C’est dans cette pierre dit-on que fut taillé le Graal, vase sacré qui recueillit le sang du Christ. On connaît la suite avec la fameuse quête, cette quête de la connaissance entre ténèbres et lumière.

APP : Y-a-t-il une symbolique dans ta chorégraphie ?

TM : Oui, dans la mesure où j’ai traité le livret de manière abstraite où lumière et ténèbres sont définis par les costumes : des vestes argentées pour le monde céleste, noires après la chute de Lucifer. C’est en quelque sorte la face et l’envers de notre condition humaine, choisir entre le bien ou le mal. J’ai remplacé la couronne d’émeraude par une veste verte. À la fin du ballet, les danseurs sont presque nus comme Adam et Eve.

APP : Ton ballet met-il en opposition différents rythmes, espaces, atmosphères ? Peut-on considérer qu’il possède une énergie intense, constructive ou destructrice selon les forces qu’il rencontre ?

TM : Guillaume Connesson a composé une musique très dominante qui témoigne des différents épisodes en mettant en lumière diverses atmosphères.

APP : Justement, comment s’est fait la rencontre ? Quels ont été les moments forts ?

TM : C’est le chef d’orchestre Fayçal Karoui qui nous a présenté. Guillaume était depuis trois ans en résidence à l’orchestre de Pau pays de Béarn. Dans ce cadre, il se devait de composer une œuvre par saison. La dernière fut un ballet, car Fayçal apprécie beaucoup la danse. Il est d’ailleurs à ce titre, chef d’orchestre au New York City Ballet.

APP : Qu’est-ce qui t’a poussé à programmer le ballet volcanique « L’Amour Sorcier » et le sensuel « Boléro » de Ravel ?

TM : Il fallait tout simplement programmer une suite à ma création avec des ballets de mon répertoire pouvant être accompagnés par un orchestre composé de 92 musiciens.

APP : Avant de nous séparer, quel message souhaites-tu faire passer concernant ton ballet ?

TM : C’est difficile d’y répondre. Je pense d’abord que c’est un ballet qu’il faut voir plusieurs fois, car sous son apparente simplicité, il ne l’est pas, mais le sujet ne l’est pas davantage. La musique est très belle, mais comme toute musique nouvelle, il faut maintes écoutes pour se familiariser avec elle, car tout va très vite. Personnellement, j’aime l’épilogue lorsque les danseurs se passent la veste de Lucifer, comme si chacun avait la connaissance, la lumière au bout des doigts, mais que tout reste à apprendre…

 

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© Olivier Houeix.

 

En seconde partie de soirée, les danseurs interprèteront les deux autres pièces musicales et chorégraphiques de haute tenue L’Amour Sorcier, une ambiance gitane truffée d’ensorcellement et de croyance, les danseurs exalteront le feu de leurs émotions dans une gestuelle romantique aux notes flamenco sur un parterre de pétales couleur cendre. Puis le Boléro, musique sensuelle de Ravel, dans un univers clos où les danseurs sont résignés à l’obsession, à la répétition lancinante du thème orchestral. Enfer, prison, enfermement, jusqu’au final libératoire de ce lumineux boléro.

 

Biarritz Culture présente Trois pièces musicales et chorégraphiques : Lucifer, l’Amour Sorcier et le Boléro – Dimanche 11 septembre à 21h – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 12 à 38€

Réservations : 05 59 22 44 66 et 05 59 22 20 21 ou www.letempsdaimer.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 septembre 2011.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:27

Dantza Hirian 2011

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La danse, un art à part entière

 

Choisir les espaces publics pour s’y exprimer n’est pas à la portée de tous ! La proposition artistique doit en effet tenir compte de tous les paramètres sonores, visuels et des affluences qui peuvent interférer lors des représentaitons.

Pour sa 6ème année, Dantza Hirian et son festival de la danse itinérant se déroulera du 15 au 25 septembre dans les rues de neuf localités de l’Eurocité basque : Ascain, Bayonne, Biarritz, Donostia, Errenteria, Hendaye, Irun, Saint-Jean-de-Luz, San Sebastian, et pour la première fois à Anglet. Dantza Hirian s’applique à unir les publics et invite à un rassemblement culturel de belle importance des spectateurs qui ne hantent pas forcément les salles. Cette manifestation a rencontré un vif succès et s’est tout de suite placée comme un festival de danse sous toutes ses formes. Depuis, les adeptes attendent impatiemment les nouveaux rendez-vous pour vivre ou revivre des temps forts en émotions et sensations. Les organisateurs offrent des programmes favorisant les rencontres, lesquels se font à travers les rues et quartiers. Différents domaines artistiques sont représentés dont on citera bien sûr la danse contemporaine, le hip hop, la danse théâtre, la danse basque et les arts martiaux par des compagnies qui viennent de France, d’Espagne, de Belgique et de Grèce, donnant ainsi une dimension internationale à cette programmation.

Dantza Hirian est heureuse de recevoir La Vouivre qui fera découvrir « Oups » une pièce poétique de danse théâtre. À ne pas manquer la chorégraphie rythmée du duo féminin de la compagnie Jesus Rubio (Madrid) avec Sinnerman sur une musique de Nina Simone. On découvrira la chanteuse cambodgienne Yiphun Chiem avec un extrait de son spectacle Apsara où se mélangent hip hop, danse traditionnelle cambodgienne et arts martiaux. Le Trio grec Rootlessroot avec « Eyes in the colors of the rain ». Eneko Alcaraz (Hondarribia) présentera « Sorginak Kanpora Ertza » (Donostia). Transparent. Exceptionnel et novateur, ce festival investira les rues de l’Eurocité pour faire découvrir des compagnies de danses contemporaines. Dantza Hirian encourage et soutient la création, la recherche et la diffusion de la danse en espaces urbains au niveau local et international, à travers l’organisation tout au long de l’année d’un programme transfrontalier de résidences d’artistes, appelé Aterpean. Dantza Hirian est plus qu’un festival transfrontalier. Son identification par les institutions publiques, sa valeur itinérante, créative, éducative, sociale et internationale en font une référence dans le paysage européen. Il s’affermit comme un programme de sensibilisation et de soutien à la création et à la diffusion de la danse contemporaine en espaces urbains. En ce sens, Dantza Hirian favorise les artistes et les compagnies d’Aquitaine et d’Euskadi, faisant du festival un espace de production, d’échange et de collaboration.

 

Informations : www.dantzahirian.cominfo@dantzahirian.comhttp://dantzahirian.blogspot.comfacebook@dantzahirian.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 septembre 2011.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 02:51

Ballets Monte Carlo logo_bg_green.gif

 

Original répertoire pour authenticité ambitionnée !

 

Pour ses 50 ans, Jean-Christophe Millot chorégraphe du somptueux Ballets de Monte Carlo a eu l’idée originale de créer « Opus 50 » (une première française) qui sera présenté en clôture du Festival « Le Temps d’Aimer la Danse », dimanche 18 septembre à 21h à la Gare du Midi à Biarritz.

Avec la complicité de ses deux amis, le compositeur Marc Monnet et le plasticien Philippe Favier, le chorégraphe s’est placé au point d’assemblage d’une partition qui surcharge l’air en émotions et un espace théâtral qui laisse les objets en suspend. Un ballet qui convie douleur et luminosité et qui nous renvoie une certaine conception de la mort. Cette grande faucheuse que nous aurons hélas un jour, la tristesse d’inviter ! « Opus 50 », une immersion dans un climat lourd où se mêlent le lumineux, l’obscur, l’oubli, l’espoir… dont les danseurs renforceront le caractère des personnages en des gestuelles vives, typées et expressives. Ils exécuteront une autre pièce avec efficacité « Altro Canto » sur une musique de Monteverdi, jouée par l’Ensemble Akadêmia, sous la direction de Françoise Lasserre. Ce compositeur permet au chorégraphe de s’offrir l’alchimie miraculeuse qui lui permettra de reproduire les nuances de son tempérament, la force vive d’un point matériel en mouvement, aux réfutations, aux modulations, léguant ici une chorégraphie comme une science du ressenti, un parcours intérieur mettant en scène la vibration de l’espace et du son en résonnance avec l’onde physique des danseurs. On est dans l’émoi, l’agitation, le passage du continu d’un affect à l’autre. On capte les flux, les ébranlements et les contraires.

 

Biarritz Culture et les Ballets de Monte Carlo présentent Altro Canto et Opus 50 dimanche 18 septembre à 21h – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 12 à 38€

Réservations : 05 59 22 44 66  et 05 59 22 20 21  ou www.letempsdaimer.com Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 septembre 2011.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 23:02

Le Temps d’Aimer la Danse

Chorégraphies du monde lancées aux quatre vents !

 

L’association Biarritz Culture, son président Jakes Abeberry, son directeur artistique Thierry Malandain et sa chargée de communication Eloixa Ospital ouvriront du 9 au 18 septembre le 21ème Festival « Le Temps d’Aimer la Danse » à Biarritz.

Une démonstration de la danse qui ouvre une véritable fenêtre sur le monde, fenêtre qui laisse entrer ce vent frais de la création artistique. L’occasion pour nos sens de partir à la rencontre des danses flamenco, africaine, caribéenne, japonaise et basque. Au fil des années, le festival a fidélisé un large public avide de voir les langages chorégraphiques les plus originaux. Un public toujours partisan et assidu pour cet évènement qui fait de la danse une histoire de partage. Par ailleurs, ce festival s’est imposé comme l’actualité majeure de la vie culturelle, faisant cogner vivement le cœur de la ville par sa fougue et sa passion de la danse grâce à une fidèle équipe organisatrice zélée et éclectique dans son savoir. Il nous offre également un tour d’horizon qui permet de voir comment les chorégraphes et danseurs d’ailleurs s’expriment aujourd’hui. Interprètes et compagnies invitées cette année représentent ce qui se fait de plus dynamique dans la culture influente de la danse contemporaine des quatre coins du monde, lancée aux quatre vents. tempsaimerdanse.jpg

Pour sa 21ème année, le festival biarrot propose à ses habitants une immersion de dix jours dans le monde de la danse contemporaine, en conviant quelques compagnies venues d’Europe, d’Asie, d’Afrique et du Moyen Orient. Cet incroyable décorum astucieusement préparé par les organisateurs et particulièrement par son compétent directeur artistique Thierry Malandain, garantit l’enchantement et l’attraction originale de ce rendez-vous de septembre. Un festival qui offre sa vision totale et externe de ce qui passionne aujourd’hui dans le monde : un art en continuel mouvement. Il ouvre la voie sur une programmation riche, quelques noms de la danse contemporaine, la nouvelle vague de jeunes créateurs et l’émergence de talents neufs.

Fidèle à sa mission, Le Temps d’Aime la Danse donnera carte blanche au ballet qui ouvrira le « bal », si l’on peut s’exprimer ainsi, à la Cie Nationale de danse contemporaine de Norvège avec Corps Walk (une première française), pièce sur le marché, comme une nouvelle danse où l’émotion, l’ordre et le chaos guident les danseurs. Une plongée dans l’univers grinçant, proche de la folie où l’humour garde toutefois sa place avec Expédition Paddock par le Tango Sumo. La Cie Guillaume Bordier et son Fragment 14, où les danseurs dévoilent les multiples usages du mot « fragment ». La Cie Pierre Rigal avec Asphalte, un voyage aux frontières du hip-hop. La Cie Maritzuli avec Aurrez Aurre, un face à face avec les sens et l’essence de la danse basque. Le Ballet d’Europe Jean-Charles Gil avec trois pièces portées par les danseurs qui osent exprimer l’émotion. La Cie Yann Lheureux et son Reach our soul Berlin, Yohannesbourg, Séoul, trois villes qui trimballent les stigmates de fractures politiques et raciales. La Cie Israel Galvan et son El Final de este estado de Cosa, Redux, d’enfer et de révélation, ce ballet s’empare du texte de l’Apocalypse pour jeter les mots aux pieds des chevaux. La Cie Fabien Thomé et son Desde el Sofa, où l’on aborde la gestuelle flamenca en brodant des histoires autour du sofa. La Cie Chantier Edouard Drouard et l’Anneau de Salomon, danse symphonique, un ordre voulu à Nelson Mandela et au long chemin de la liberté, par les danseurs africains de Georges Monboye. Le Ballet contemporain d’Alger Abou Lagraa et son Nya (faire confiance à la vie), des histoires de ponts et de racines, dans une gestuelle contemporaine, sur la voix vibrante d’Houria Aïchi. La Cie Séo (Corée du Sud) avec A table !, un repas partagé autour d’une table en France, une atmosphère joyeuse, entre émotions personnelles et caractères différents, sur une bande son de Noir Désir et de chants lyriques. Une pièce gourmande qui réveille de désir, l’appétit et la musicalité des corps. La Cie Myriam Soulanges (Guadeloupe, Maroc) avec Alé Rivé/Heltic Mika Talon, sur l’identité et l’apparence. Et les Guests Company avec Yuval Pick et son Score, où bribes, sonorités, bout de langue et de vie seront présents. Ils décrivent une zone d’énergie à haute-tension. Puis la magistrale Cie Les Ballets de Monte-Carlo/Jean-Christophe Maillot, celle qui traverse les époques et qui se renouvelle toujours, clôturera ce festival avec Altro, un ballet qui célèbre les corps en mouvement comme autant de confidences murmurées et Opus 50 (dernière création) qui nous livre une approche lumineuse et douloureuse de la grande faucheuse, en brassant dans le même souffle, le lumineux, l’obscur, l’oubli et l’espoir.

Et, cerise sur le gâteau, on se laissera emporter par la dernière création « Lucifer » du sublime chorégraphe Thierry Malandain (nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement) et en seconde partie où les danseurs s’aventurent sur un plateau couvert de pétales couleur cendre pour une chorégraphie qui mêle amour et superstition avec « l’Amour Sorcier » et le « Boléro de Ravel ».

Le Temps d’Aimer la Danse témoigne la vivacité et la richesse d’une ville pour ce bel art dans notre société et garantit un rendez-vous d’excellence !

 

Pour connaître la programmation, les lieux : renseignements du 05 au 18 septembre à la Gare du Midi, Office du Tourisme de Biarritz au 05 59 22 44 66 (heures d’ouverture), Biarritz culture au 05 59 22 20 21 (heures d’ouverture) et les points de vente habituels

Tarifs : de 12€ à 38€

Billetterie en ligne : www.letempsdaimer.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 septembre 2011.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 22:20

Un jambon beur… le souk souk délire !

 

Croyance et adaptation se conjuguent dans une gageure lancée par Farid Amziane avec son « jambon beur » à la Luna Negra du 14 au 16 septembre à 20h30.

jambon-beur.jpgL’histoire d’un algérien qui passe son enfance à Bayonne, ville chère à son cœur. ‘est tout naturellement qu’il nous relate celle-ci entre sa mémé ch’ti et son El Jadatou d’Algérie. Et malgré ce métissage, il conserve un chouia de ses racines originelles. Et il surprend car qu’il apprécie le … jambon avec les frites ! Wallah ! (ma parole, j’te jure) c’est le souk souk délire ! Ainsi commence son aventure insolite, distinctive et plus vraie que nature dans une nouvelle version « ou comment l’intégration réussie de l’arabo-ch’timi » sur le sol français. Cela de concert avec son co-auteur Claire Vidal et du metteur en scène Anthony Joubert. On ne peut qu’être séduit par cet humour arabisé qu’il balade sur les fêlures d’une communauté fracassée par l’exil. Son folklore théâtral maghrébin nous donne un one man show non-conformiste et intéressant. Pour lui le rire doit être universel et les frontières culturelles abolies. Il prêche ainsi tolérance, respect de l’autre et sujets sensibles qu’il traite de manière adroite. Son penchant libéral de rigolo possède ce talent généreux à la croisée d’une francophilie. Un histrion libre qui fait ce que bon lui semble et qui traîne ses babouches là où il veut ! il aime le contact avec la scène et son public où il lui dit des choses qui font rire, qui agacent (mais jamais qui offusquent), ses souvenirs d’enfance, du communautarisme et ses personnages déjantés. Farid n’est pas un comédien « franco arabe », c’est un artiste tout court !

 

Val Production présente Farid Amziane dans « Un jambon beur » du 14 au 16 septembre à 20h30 – Luna Negra à Bayonne

Plein tarif : 11€ - Adhérent : 9€ - Demandeur d’emploi, handicapé : 6€ logo_luna.png

Réservations : 05 59 25 78 05 et sur www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 septembre 2011.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 22:50

Magic Lockwood !

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Didier Lockwood ce fou du violon, révèle un émoi majeur dans des styles où il donne l'ampleur de son talent de jazzman. Le Casino Municipal de Biarritz met en lumière cet instrumentiste doué, fils spirituel de Stéphane Grappelli, le 26 août à 21h.

Il sera en duo avec un géant de la guitare manouche, Bireli Lagrène, digne héritier de Django et l'un des rares musiciens français reconnu internationalement. Leur connivence, fruit d'une écoute mutuelle, privilégie la complémentarité, ne tournant jamais à la partie de bras de fer ! Le répertoire du jazzophile est diversifié et démontre un lyrisme jazzy et blues sans emphase. Il possède un lyrisme musical qui lui permet d'enjamber l'assortiment de ses compositions sans se poser trop prudemment à la lisière des genres. Des morceaux jazz envoûtants de rythme où s'embrasent énergie et musicalité. Laissez-vous emporter par ce maelström mélodieux sans pareil. La maestria et l'humeur de l'artiste se fondent avec passion dans un programme subtilement composé ! On dresse une oreille gourmande et on en redemande !

"Jazz in Casino" Didier Lockwood et Bireli Lagrène au Casino Municipal de Biarritz le 26 août.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:48

Didier Lockwood… Un musicien libre !

 

Vrai fou du violon, Didier Lockwood nous transmet sa véritable émotion dans des styles où il donne toute la force et la maturité de son talent, principalement pour la musique jazz.

Le Théâtre du Casino Municipal de Biarritz mettra ce musicien prodige et digne héritier du grand Stéphane Grappelli sous les feux des projecteurs ce vendredi 26 août à 21h.

 

APP : Bonjour Didier. Que penses-tu de ton évolution musicale depuis les années 1972/1973 où tu jouais dans le big band de Michel Colombier et le groupe de jazz rock Magma ?

DL : Ce furent des expériences providentielles qui m’ont permises de me lancer dans la carrière de violoniste de jazz d’une part, et d’heureuses rencontres avec Christian Vander et Magma. Puis celle du prestigieux violoniste Stéphane Grappelli qui lui aussi était au cœur du big band de Michel Colombier et qui m’a offert l’opportunité de l’accompagner dans ses tournées. Une fierté ! Et en toute modestie, d’afficher au compteur mes 3 600 concerts, 35 CDs et ce pendant 35 années. Je suis heureux et comblé du chemin parcouru.

Libre-de-droit-Thomas-Dorn---copie.jpgAPP : À 21 ans une belle consécration, puisqu’invité par le célèbre pianiste Dave Brubeck, tu es sur la scène mythique du Carnegie Hall de New-York. Un souvenir inoubliable ?

DL : Hum ! Hum ! (rires). Ah ! Ce maudit trac qui me taquinait. Certes, un souvenir inoubliable parce qu’un lieu où ont défilé de prestigieux artistes, moi qui n’avais que 21 ans ! Et quelle joie d’être aux côtés de Dave Brubeck, remarquable musicien.

APP : Qui t’a donné l’envie de jouer de ce bel instrument ? Quelles furent tes influences ? Comment passe-t-on de la musique classique à celle du jazz ?

DL : C’est mon père, professeur de violon et Jean-Luc Ponty pour le jazz. Ce dernier a ouvert une nouvelle dimension pour le violon et m’a donné le goût de l’instrument électrifié. Également mon frère Francis, pianiste exercé. Oui, inspiré par des compositeurs et grands noms du jazz-blues tels que Jimmy Hendrix, Coltrane, Franck Zappa. Du classique au jazz, c’est un pas de géant et ce n’est pas facile de coordonner les deux. Alors de se poser la question : comment se délier de la partition ? Et je voulais aussi ma propre identité de compositeur européen.

APP : Quel part de ta vie de musicien consacres-tu au « travail » du violon et quelles sont les différentes composantes ?

DL : La pratique de la musique se construit en dehors du travail musical. C’est le lâcher prise et la réflexion philosophique qui souvent se commutent.

APP : Selon toi, quelles sont les bases fondamentales qu’un violoniste de jazz se doit de connaître par rapport à celui d’un violoniste de musique classique ?

DL : D’abord le rythme « pultionnel » puis la connaissance harmonique, sans oublier une technique spécifique du jazz. Le jazzman que je suis ne gomme pas pour autant la musique classique. C’est l’évolution d’un style avec mes touches personnelles.

APP : C’est comment un concert de Didier Lockwood ? Penses-tu avoir réussi à populariser le jazz à travers tes nombreux concerts tant en France qu’à l’Etranger ?

DL : Oh ! Difficile à commenter (rires). Je pense que l’énergie, l’implication et l’amour du jeu musical y sont pour beaucoup. J’explore toujours de nouveaux champs de création. Ce qui compte, c’est de faire ce que j’aime et d’avoir ce plaisir à donner du plaisir.

APP : Dernières questions avant de nous séparer tout en te remerciant : Et ton spectacle « Jazz in Casino » à Biarritz en duo avec le guitariste manouche Bireli Lagrène, rare musicien français reconnu internationalement ? As-tu des projets ? Un prochain album en vue ?

DL : Ah ! Tout un programme ! (rires). Mais qui réserve des surprises. Le bonheur d’avoir à mes côtés mon complice de toujours le talentueux Bireli Lagrène guitariste de jazz manouche. Un spectacle tout en spontanéité et dans l’allégresse. Quant aux projets : un long métrage avec le réalisateur Tony Gatlif sur les violons du monde et la préparation d’un nouvel enregistrement dont je garde secret le contenu. Pas trop contrarié j’espère ? (rires).

 

Didier Lockwood, un magicien violoniste qui sort de son instrument des sons et des rythmes sublimes comme seule une maîtrise instrumentale d’un instrumentiste doué peut les produire ! Son adresse et son enthousiasme se fondent entre passion, virtuosité et talent, dans un récital subtilement composé. On tend une oreille gourmande et on en redemande !

 

Didier Lockwood et Bireli Lagrène – « Jazz in Casino » - vendredi 26 août à 21 – Théâtre du Casino Municipal de Biarritz

Tarifs : de 17 à 27€

Réservations : 05 59 22 77 77

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 26 août au 1er septembre 2011.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 23:18

La Fille du Régiment… l’opéra patriotique !


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Les CGR de Bayonne et Tarnos qui, du coup d’essai passent au coup de maître, auront l’insigne privilège de projeter sur leur écran ce vendredi 26 août aux séances de 16h et 20h, le premier opéra-comique de Donizetti, « la Fille du Régiment » enregistré au Royal Opéra House de Londres, dans une mise en scène de Laurent Pelly.

1840 – Contrit par le manque de gratitude dans son pays natal, Gaetano Donizetti s’expatrie en France où il met en place avec le célèbre ténor Adolphe Nourrit, plusieurs compositions aux harmonies italiennes mais en créations bien françaises, comme Lucia di Lammermoor, l’Elexir d’Amour, Don Pascuale.

La Fille du Régiment qui deviendra bien vite l’une des perles du répertoire lyrique français, conjugue la narration parlée avec des chants et ensembles où le compositeur utilise des marches militaires, des cavatines sentimentales et des hymnes patriotiques pour affirmer l’action. Cet opéra possède le festin musical et la maestria vocale puisque dirigé par le Royal Opera Orchestre et son Chœur, mais aussi par la « merveille d’une voix » soprano colorature de Nathalie Dessay qui possède l’éclat et une réelle émotivité dans l’interprétation. Son talent s’éclot dans la sobriété et l’on découvre avec admiration sa technique parfaite.

Son partenaire, le ténor Juan Diego Florez, au physique de jeune premier, possède la distinction de sa ligne de chant, un naturel dans les aigus et une emprise remarquable de la musicalité.

Sans oublier la performante distribution internationale.

La Fille du Régiment, c’est l’opéra patriotique par excellence !

 

Ciné-Opéra – La Fille du Régiment – Salles CGR Bayonne Tarnos – 26 août à 16h et 20h

Tarif : 18€

Egalement au cinéma « le Sélect » à Saint-Jean-de-Luz mardi 30 août à 20h.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 26 août au 1er septembre 2011.

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 22:58

Yannick Daguerre… Une personnalité du monde de l’orgue !

 

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Yannick Daguerre, organiste et professeur au Consevatoire de Montmorency, a accdepté cet entretien afin de nous éclairer sur sa passion pour ce magistral instument d’église par excellence. Il sera en concert samedi 20 août à 19h30 à la Cathédrale de Bayonne. Je tiens à le remercier pour sa gentillesse et sa disponibilité.

 

APP : Bonjour Yannick. Tu es l’un des organistes compositeurs français qui monte ! Qui plus est, un descendant de la « dynastie Daguerre » : un père jazzman et un oncle chef d’orchestre… En quelques mots quel est ton parcours musical ?

YD : Mais aussi ma maman Martine Baujoud (hélas trop tôt disparue) qui a eu son succès avec ses chansons « A quoi sert d’aimer », « Hey man » paroles de Jacques Brel, « Mr Charlie Chaplin ». Oui, je suis tombé dans le chaudron musical tout gamin (rires). Grâce à eux, j’ai aimé, écouté et respecté différentes musiques. Alors fatalement, j’ai appris le solfège et le piano dès mes quatre ans. Puis élève dans différents conservatoires jusqu’à mes 28 ans, l’âge où je suis sorti du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Mes doigts ont caressé les touches de l’orgue à 14 ans et obtenu mon premier poste d’organiste à 16. Dans le même temps, j’ai accompagné des artistes de variétés, interprété du jazz et autres musiques. Aujourd’hui titulaire d’une tribune importante à la collégiale de Montmorency et professeur d’orgue au Conservatoire de cette même ville.

APP : L’orgue, magistral instrument d’église par excellence, serait-il l’image de ton goût pour la musique sacrée ou celui d’une croyance religieuse ? En quelle année as-tu été titulaire des orgues de Montmorency ?

YD : En 1998. Ce bel instrument, tant sur le plan sonore que visuel m’a évidemment attiré. J’ai toujours ressenti cette vibration pure côté religion. Il me permet de faire coexister des événements spirituels et essentiels.

APP : Comment as-tu été habité par la passion de l’orgue ?

YD : Par hasard. Mes parents avaient un disque de J.S.Bach par Carl Weinrich, grand organiste des années 60. Une révélation pour moi. Un prêtre d’un village où je passais mes vacances m’a demandé d’accompagner une messe de Noël. Ah ! Ce fut une grande première ! Ce bel et gigantesque instrument devant moi me comblait d’aise, mais quelle frousse ! (rires). Puis la rencontre de personnalités telles que mon mentor Mgr Joseph Roucairol (chanoine, titulaire des orgues de la cathédrale de Montpellier), mes professeurs Charles-Léon Koehlhoeffer, Susan Landale, Michel Chapuis, Michel Bouvard et Olivier Latry. À leur contact, c’est clair que j’étais gagné par la ferveur !

APP : Quel sera ton programme à la Cathédrale de Bayonne, dont tu es l’enfant chéri des rencontres musicales dans ce lieu sacré, samedi 20 août ?

YD : On dialoguera avec le hautbois de Jérôme Curt, la trompette de Marie-Sophie Mathieu et orgue en première partie. Pour la seconde, orgue seul avec le grand prélude et fugue en la mineur BWV 543 de J.S.Bach. Le célèbre canon de Pachelbel, une pièce d’Olivier Messaien extraite de l’Ascencion, les Litanies de Jehan Alain, l’Ave Maria de Gounod, une magnifique méthode composée sur un prélude de Bach et une de mes compositions Miles Davis Variations, écrite en hommage à ce grand musicien.

APP : Devant la partition, es-tu « direct » avec l’écriture ou réfléchis-tu mûrement tes compositions ? Et la sonorité d’un orgue ce serait l’instrument plus une acoustique ?

YD : Une idée qui arrive et qui se développe. Puis la longue réflexion avant l’écriture et l’exécution. Celle-ci peut également surgir d’une improvisation. La composition, c’est manifestement différent, structurée, une forme qui va occuper un espace bien défini et que l’on couche sur la partition. Un peu comme un enfantement. Une fois née, elle devrait vivre dans sa continuité. Tout dépend de l’appréciation du public qui dira si l’œuvre est acceptable ou non ! Pour moi écrire une partition, c’est quelque chose dont je ne pourrais me passer, c’est profond en moi.

APP : On dit que l’orgue contient plusieurs jeux… Alors plus à l’aise sur un petit instrument que sur un géant ?

YD : Bien entendu, l’acoustique de l’édifice y est pour beaucoup dans la sonorité finale de l’instrument. Un orgue de petite dimension peut être aussi surprenant qu’un orgue colossal. L’organiste doit savoir choisir le répertoire approprié à l’instrument, au lieu et à la circonstance. Je suis heureux sur divers orgues. Mais je dirais que pour avoir la sensation d’être à l’aise dans le sens « sûr de soi », il faut considérablement travailler.

APP : Dernière question avant de nous séparer en te remerciant de t’être aimablement prêté à cette interview : quels sont les orgues qui t’ont le plus marqué ?

YD : Mais je te retourne la politesse. L’orgue sur lequel je suis titulaire est rond, puissant, capable d’approcher tous les répertoires avec dignité. Il me convient parfaitement et me donne l’occasion de rendre hommage à mon facteur d’orgue Bernard Dargassies. J’ai une grande admiration pour l’orgue de Notre-Dame de Paris où je dois faire une prestation en janvier 2012. L’orgue par excellence. Récemment, j’ai découvert celui de Baïgorry à l’occasion d’un concert donné en avril dernier, et j’ai demandé à son créateur Rémy Malher qu’il réalise cet instrument pour l’église de l’Isle-Adam (Val d’Oise) où je suis organiste. Ceux de Sainte-Eugénie et Saint Martin à Biarritz, et de la cathédrale de Bayonne qui, une fois restauré, sera sans nul doute l’instrument incontournable de la région.

 

Yannick Daguerre organiste Cathédrale de Bayonne 20 août à 19h30

Entrée libre

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 19 au 25 août 2011.

 

DSCF0186.JPG© Alicia Snicker.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 01:58

 

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alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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