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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 02:50

© Alicia Snicker.

Gianmarco Toto et le Scaramuccia Théâtre.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:55

Gianmarco Toto … Véritable entremetteur culturel !

 

Scaramuccia, vingt ans d’initiation théâtrale, de pédagogie pour tous âges. Un théâtre vivant qui cultive générosité et fraternité, avec pour devise : « Que le théâtre demeure ! ». C’est du spectacle de bout en bout et tous azimuts. Pas d’étiquette, que des facettes ! Et son fondateur Gianmarco Toto en forme le noyau. Entretien avec celui qui a conçu ce lieu pour tous ceux qui partagent l’amour des tréteaux.

 

APP : Bonjour Gianmarco. Pour commencer, j’aimerais que tu te présentes et nous dises qu’elle a été ta formation de départ ?

GT : Un italien né à Casablanca, vivant au Pays basque depuis sa plus tendre enfance à Ascain. J’ai appris le piano au CNR de Bayonne et le théâtre dès mes quinze ans à Saint-Jean-de-Luz. Entre-temps, un passage au Conservatoire de Toulouse, et au sein de la 3BC Cie pour une formation complémentaire sur les auteurs contemporains. Diplômé d’Etat en enseignement théâtral, intervenant dans plusieurs structures ou paysages socio-professionnels. J’ai été formateur à l’AFPA de Bayonne pendant quinze ans et auteur, professeur, metteur en scène, musicien et chanteur.

gianmarcototo.jpgAPP : Quand est né Scaramuccia Théâtre ?

GT : Mon association a vu le jour à Saint-Jean-de-Luz en 1990. « Scaramuccia » veut dire scaramouche en italien célèbre héros de la comedia dell’arte que j’ai incarné au Capitole de Toulouse et qui restera toujours mon personnage fétiche. Son objectif est de léguer aux jeunes l’idée de ce qu’est le théâtre et de toujours défendre ses principes. Des « ateliers théâtre » sont proposés aux enfants, ados et adultes. Nous préparons des jeunes bacheliers à l’épreuve d’option théâtre ainsi que des candidats aux écoles nationales et CNR. Pour tout te dire, mon idée n’était pas de fonder une Compagnie, mais d’être « l’indépendant » de service, qui répondrait aux différentes propositions artistiques. C’est ainsi que j’ai collaboré bon nombre d’années avec la « Cie des Lézards qui bougent », et le festival des « Rencontres improbables ». Egalement assistant auprès de metteurs en scène et créateurs.

APP : Qu’est-ce qui t’a attiré vers ce milieu où rien n’est facile, celui qu’on qualifie de « panier à crabes » ?

GT : Ah ! Quelle curieuse définition ! Cet engouement pour l’enseignement théâtral s’est déclaré aux côtés de Maurice Sarazin (élève de Louis Jouvet). Je trouvais que cet homme avait l’art et la manière de rassurer et d’encourager les comédiens débutants que nous étions. Une rencontre importante qui a chasé une période de doute et qui m’a énormément conforté sur mon désir d’être comédien. J’ai le même réflexe et la même passion aujourd’hui pour inciter les jeunes à s’adonner aux plaisirs de la scène. Cela m’a permis de revoir et exprimer mon engagement envers le théâtre. Un regret et une amertume qui me poursuivent depuis fort longtemps : celui de constater que le théâtre ne s’intègre pas plus fortement dans la scolarité de nos enfants ! Nous avons trop d’années de retard par rapport à d’autres pays. Cela m’indigne et c’est pourquoi je réagis et j’agis. D’ailleurs je suis souvent appelé à la table de la Communauté des communes Sud Pays basque, car Scaramuccia est soutenu par la ville de Saint-Jean-de-Luz. La culture ne doit pas être le « parent pauvre » de notre société ! Je suis intimement convaincu que c’est par les enfants que l’on peut sensibiliser les adultes à l’art théâtral. En France nous avons tellement joué la carte de « l’élitisme » culturel que la majeure partie de la population ne se sent plus concernée par le théâtre.

APP : Quelques mots sur les spectacles que tu vas présenter le 26 juin « Entretien avec Dieu » et « Les Planches Pourries » ?

GT : Deux des ateliers d’adultes de Saint-Jean-de-Luz et Espelette les interprèteront. « Entretien avec Dieu » adapté du recueil de Jean-Louis Fournier est l’histoire douce amère sur fond de réality show qui évoque le profond désespoir de Dieu qui descend parmi nous, car il s’ennuie autant que nous l’ennuyons. Il sera mitraillé de questions par un présentateur peu scrupuleux ! Mais Dieu ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à changer d’apparence pour nous confirmer son existence en toutes choses. « Les Planches Pourries » de Jean-Paul Allègre, où l’on se pose la question « la mort du théâtre est-elle vraiment proche ? » c’est bien la question qu’il faut se poser quand on subit les assauts impatients d’un metteur en scène plus attiré par l’appât du gain que l’art en lui-même ou qu’on assiste à la préparation absurde su tournage suicidaire d’un désespéré ou qu’on est victime d’une comédienne refusant de jouer le jeu du théâtre ! Bel hommage rendu par cet auteur aux comédiens et au théâtre.

APP : Avant de nous quitter, quels sont tes projets pour 2012 ? Mais aussi un petit message…

GT : Il est un peu tôt pour en parler, mais des choses se sont mises en place et c’est en bonne voie de réalisation. Pour 2011, les élèves de Scaramuccia seront présents au festival « Passons aux actes » du 20 juin au 3 juillet au cinéma Itsas-Mendi d’Urugne. Fin 2011, la mise en scène d’une ballade théâtrale dans le cadre des journées du patrimoine de Saint-Jean-de-Luz, et des tournées de spectacles pour enfants. Mon message : c’est important d’avoir un but dans sa vie et de travailler tous les jours un peu, sans angoisse et sans urgence, car si tu veux, tu peux, et tout vient à point à qui sait attendre ! A chacun sa chance, qu’on soit amateur ou professionnel.

 

Scaramuccia Théâtre – dimanche 26 juin à 19h – Salle du Patronage à Espelette.scaramuccia-theatre.jpeg

Entrée libre

Renseignements au 05 59 51 24 17 et http://theatre-scaramuccia.blogspot.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 juin 2011.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 23:23

Le Lac des Cygnes… Divin plaisir sur grand écran !

 

Ce conte magique, entre tiédeur et mélancolie, « Le Lac des Cygnes » du compositeur Tchaïkovski, dont le chorégraphe Marius Petipa créera le mythe de la danseuse cygne, ballerine par excellence, sera projeté en exclusivité, en HD, sur les écrans CGR de Bayonne et Tarnos le 24 juin à 16h et 20h, en différé du Royal Opéra House de Londres.

lac-des-cygnes.jpeg

Très succinctement : Siegfried, prince solitaire, qui, au lendemain de sa majorité, part à la chasse. Au bord d’un lac, il y rencontre Odette, cygne le jour et gemme la nuit dont il tombe folement amoureux. Elle lui raconte sa tragédie et l’envoûtement dont elle a été victime. Seul un homme lui jurant fidélité et amour pourrait la débarrasser de ce sort maléfique. Le prince s’y engage… Un ballet qui célèbre la lumière, qui fait vivre l’enchantement par ces oiseaux séraphiques qui possèdent pouvoir et séduction fantasmagoriques. Un divin plaisir pour l’œil, entre le pas de deux d’Odette et de Siegfried, les grandes variations, les pas de trois, la danse des cygnes et les solis des Etoiles ! Le lac des cygnes en « ciné ballet » est une bonne idée et une opportunité qui permettra à un large public de découvrir ce bel art !

 

CGR Bayonne et Tarnos – 24 juin à 16h et 20h

Tarif : 18€

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 juin 2011.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 00:43

Catalina Gommès… flamenco, légitimité du « Moi » !

 

Le flamenco est une danse d’expression et de ferveur propre à l’histoire andalouse. Elle ne cesse de palper l’âme et attiser les sens. Depuis 1978, Catalina Gomès fait partie du paysage flamenco de Saint-Jean-de-Luz. Je suis allé à la rencontre de celle qui a pour devise « Ser Feliz » (tâchez d’être heureux) et qui entretient ce goût artistique avec flamme et sans cesse renouvelé pour cet art qui aide à vivre.

 

APP : Bonjour Catalina. Voudrais-tu nous parler de ta rencontre avec le flamenco ?

CG : Bonjour Alain-Pierre. Le flamenco n’a pas été mon point de départ, mais la danse classique espagnole enseignée par Elvira Vina Soto, et ce dès mon plus jeune âge. Il y a eu également le folklore de Valencia, de la Galice. Ce n’est que plus tard, lors d’un voyage en Espagne, que je suis allée à la rencontre du flamenco. Mon professeur, première danseuse au ballet national d’Espagne, puis plus tard avec mon maître Raphaël Aguilar.

APP : Quelles ont été les difficultés rencontrées dans l’apprentissage de la danse flamenca et comment as-tu intégré cette discipline à ta propre culture ?

catalina-gommes.jpgCG : Lorsqu’on est française de naissance, intégrer le flamenco, ce n’est pas évident. Celui-ci est un art d’expression personnelle, je l’ai connu au travers de la danse et non la danse au travers du flamenco. Il faut aller sur place, là où il est né : l’Espagne, respirer son air, toucher sa terre, aller à la rencontre de ses habitants, déambuler dans les rues. Lorsque je le danse, cela vient de mon travail et de l’œuvre du destin. J’y ai passé de longues heures, seule, face à un miroir, à tenter de me contrôler et de connaître mon corps par cœur. Disons que je suis une self made woman de la flamenca (rires).

APP : Toujours danseuse ou uniquement prof de danse ?

CG : De temps à autres en duo avec mon pianiste Philippe Biros. C’est sûr que je préfère que ce soient mes élèves qui symbolisent les spectacles présentés. Je suis ce professeur qui communique, qui apprend le partage d’un instant magique sur scène. Je veux de la générosité et du tempérament, car on ne danse pas que pour soi. Le spectacle, c’est mon identité et mon regard au niveau musical et chorégraphique. Toujours l’envie de transmettre mon savoir.

APP : Justement en parlant de tes élèves, que penses-tu de leur niveau et de leurs connaissances en flamenco ?

CG : Ce n’est jamais assez (rires). Leurs connaissances sont basiques, car ne l’oublions pas, ce sont des amateurs. Je ne peux leur en demander plus. Mais je veux percevoir en eux cette passion, c’est là le grand intérêt. Moi, Catalina, je leur inocule l’énergie, les encourage et leur donne de bons conseils. Je ne suis pas de nature à enseigner de nombreux pas, mais faire en sorte qu’ils comprennent bien ce qu’ils sont en train de faire. Ma manière à moi de faciliter leurs rapports avec la danse, les cours. Parfois, je suis un Don Quichotte qui se bat contre les moulins à vent (rires). Heureusement, il y a des côtés positifs dus au fait qu’ils décident de se perfectionner dans une danse dont ils ne savent que les rudiments. La plupart répondent à mes désirs. Dans l’ensemble, ils me donnent satisfaction.

APP : Avant de nous séparer, quels sont tes projets en lien avec le flamenco ?

CG : Avant toute chose, je souhaite continuer à travailler avec des gens différents, également avec des artistes qui ont un bon niveau et qui m’apportent une joie et qu’en retour, je puisse éveiller un genre nouveau. Je souhaite que mon spectacle « Un Cajon para Dos » poursuive une longue route à Saint-Jean-de-Luz et ailleurs. Nous serons en banlieue parisienne à Montfort-l’Amaury en octobre 2011 et à Marcoussy en janvier 2012 avec mon nouveau spectacle « Récital Espagnol » avec mes deux filles aînées et mon fidèle pianiste. Et pourquoi pas, revenir au Colisée à Biarritz. De dire que le flamenco, c’est la liberté, la passion et tout l’amour exprimé pour la danse et pour la vie.

 

Un Cajon para Dos – 19 juin à 19h15 – Jaï Alaï de Saint-Jean-de-Luz

Tarifs : 10 et 6€

Infos et vente sur place à l’Office du Tourisme de Saint-Jean-de-Luz

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 juin 2011.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 23:18

The Frank Blackfield Band… sur la route

 

« Feeling Better Blues » est le 4ème opus de Frank Blackfield qu’on pourrait appeler « perfect » et qui rend hommage à Bob Dylan. Autant dire que l’album ratisse large ! Une voix rauque qui soulève, une tonalité originale, distinguable qui frankblackfield.jpegévoque une voix de black. Ce CD de blues, country, rock et folk nous scotche parce que de « bonne dose rythmique ». Ça camionne fort sur… la Route avec ce guitariste chanteur franco-américain. À aucun moment on ne se désengage, car il se laisse écouter en boucle. Du super blues estampillé. Une galette qui sent bon un univers musical affermi ! On est entraîné dans le monde de Frank Blackfield en découvrant ce disque de bonne facture. Musicalement, c’est excellent, c’est ce qui en fait un album de prédilection. Le guitariste exprime ici toute sa maestria avec sa voix nonchalante et tonitruante. Une putain de voix ! Belles compos bluesy. Franck Blackfield est un artiste hors normes, excentrique et pas standardisé pour deux sous ! À l’entendre, c’est sûr qu’il secoue la poussière dans nos maisonnettes ! Le rythme et, plus précisément les perçus, sont la charpente de son libretto singulièrement original. Il y malaxe phrasés blues traditionnels et mélange d’accords, comme pour donner un autre courant, un second souffle au blues que certains pensent « démodé ». Son album d’une évidente modernité incitera les néophytes parce qu’il déborde d’énergie et de saveurs. « Feeling Better Blues » c’est libéral, c’est communicatif et sans artifice. Un album défendu par cinq bons musiciens et un bluesman qu’il faut suivre sans hésitation !

 

The Frank Blackfield Band – 17 et 18 juin à 21h au Caveau des Augustins à Bayonne

Tarifs : 11, 9 et 6€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr logo caveau

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 juin 2011.

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 21:54

 

© Alicia Snicker.


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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 01:16

David Cairol nous reçoit aux Ecuries de Baroja pour une interview à l'occasion de la sortie de son single "CAMELIA".


 

© Alicia Snicker.

 

2011-PHOTOS-0462.JPG 

© Alicia Snicker.

 

David Cairol… Vérité de l’âme, enivrement du cœur !

 

Auteur, compositeur et interprète, originaire du Pays basque, David Cairol se passionne pour les vibrations profondes de la « black music ». Entre soleil et océan de sa belle région, il cultive l’amour qui fait naître des chansons parfumées aux saveurs des années 70. Du reggae pour nous faire vibrer et bouger, de la soul pour nourrir nos âmes et du folk pour nous apaiser. Je suis allé à la rencontre de cet artiste complet afin de mieux le connaître.

 

APP : Bonjour David. Voudrais-tu te présenter ?

DC : Je suis né et vis au Pays basque à Anglet. Dès mon plus jeune âge, je chantais dans la voiture de ma mère. Ce sont là mes premiers essais. Incroyable, à 4 ou 5 ans je débutais sur Police, Supertramp, James Brown ou Michaël Jackson. En parallèle, les loisirs, foot et surf étaient au programme. Sans oublier les études…

APP : Comment s’est tissé ton rapport avec la musique ? Quelles sont les phases de composition ? Travailles-tu en solo, avec ton groupe ?

DC : Je passe du stade de mélomane à celui de musicien vers mes 18 ans. J’écoutais Jimmy Hendrix, Rage Against the Machine, les Beatles ou de la soul. C’est Bob Marley qui m’a donné l’envie et ce besoin de faire ma propre musique. Ce fut là le déclic, la décharge électrique qui m’a traversé le corps. L’artiste a toujours été présent dans les instants de ma vie. Sur les faces B de 45 tours jamaïcains, on trouvait la version dub ou instrumentale, et là je plaçais mes premiers textes et mélodies. À cette époque, je ne jouais pas encore de la guitare. C’est seul que j’écris et compose sur ma guitare acoustique avec des idées d’arrangements ou de gimmicks. Souvent la mélodie vient en premier. L’endroit préféré pour écrire est le train. Par la suite, lors des répétitions, je propose les squelettes de mes compos au groupe pour qu’on les arrange ensemble.

APP : Tu as une voix très singulière et reconnaissable, pourrais-tu imaginer chanter autre chose ?

DC : J’aime toutes les musiques, mais je sais que certaines collent plus ou moins bien à ma façon de chanter. J’ai un peu fait du lyrique, mais ma voix et mon intention ne correspondent pas trop au répertoire classique. J’écoute de la musique noire, hip-hop, soul, funk, reggae et c’est vrai que ma manière d’interpréter est très marquée par cette culture et ces courants musicaux. Si je devais tendre vers un autre style, ce serait le jazz.

APP : Quels sont les musiciens qui seront sur scène avec toi au Caveau des Augustins le 24 juin ? Quelle sera l’ambiance ?

DC : Xabi Mallet basse et chœur, Jérôme Martineau batterie et chœur, Paul Vernheres guitare, Fred Faure percussions et chœur et Victor Moïse aux claviers. Le concert reflète bien l’album à venir (l’album sortira à la rentrée 2011 physiquement et numériquement), à savoir, pas une unique couleur mais un dégradé arc-en-ciel aux teintes dominantes de reggae, de soul, quelques touches de folk, des morceaux plus aériens et acoustiques. Il y a vraiment une incroyable énergie qui s’est développée, lors du travail effectué avec eux à la dernière résidence aux Ecuries de Baroja.

APP : Est-ce facile de trouver son public avec ce choix musical ?

DC : Honnêtement, je ne me pose pas la question, ce qui importe le plus, ce n’est pas la forme d’une chanson, mais le fond et pour moi, ce sont le texte et la mélodie que j’arrange qui priment. La teneur et l’esprit de mes chansons qui font que le public adhère, et qu’il me suit à chacun de mes concerts, notamment lors des premières parties de Ayo, Souad Massi, Wax Tailor, Danakil, Idir, The Original Wailers, et du groupe Sinsemilia. Au total, j’ai plus de 200 concerts.

APP : De quels musiciens te sens-tu le plus proche ? Quelles sont tes sources d’inspiration ?

DC : Ben Harper, l’écriture et le travail de Mathieu Chédid, Lauryn Hill, les fils Marley, et en particulier Stephen Ziggy et Damian. Un peu plus loin que mon univers, Keziah Jones et Femi Kuti, Anaïs, Amy Winehouse, Jack Johnson et Donovan Frankereiter. Mes sources d’inspiration sans hésiter : Bob Marley, Otis Redding, Al Green, Bob Dylan, Jimmy Hendrix, Sizzla, Buju Banton…

APP : Des projets David ?

DC : Il y a le single « Camelia », premier extrait de l’album qui sortira le 20 juin. Il sera téléchargeable légalement sur toutes les plateformes habituelles. Il sera également accompagné d’un magnifique clip réalisé par Kalage Productions. Des concerts cet été et de beaux festivals. Pour cela, n’hésitez pas à consulter notre site et autres réseaux pour vous tenir informés de notre actualité. (www.davidcairol.comwww.myspace.com/davidcairol - www.facebook.com/davidcairol.officiel).

APP : Avant de nous quitter et en te remerciant pour cette rencontre, trois mots pour décrire ta passion musicale …

DC : L’amour, l’espoir et les vibrations !

 

David Cairol – 24 juin à 21h au Caveau des Augustins à Bayonne

Tarif : 8 et 5€

Réservations : 06 98 18 22 77 et 05 59 25 69 76

Prévente chez Elkar à Bayonne.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 juin 2011.

 

 

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visuel-single-Camelia.jpg

Sortie du single "CAMELIA" le 20 juin.


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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 22:34

Baptiste Daleman… entre mots sucrés et nostalgie

 

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Baptiste Daleman, croqueur de mots, fait respirer par ses compositions, l’universalité de sa musique, combinant les genres réellement libres. Cet auteur compositeur interprète sera au Caveau des Augustins le 10 juin à 21h pour offrir ses mots sucrés et sa nostalgie. Propos recueillis au cours d’une conversation croisée.

 

APP : Bonjour Baptiste. Faisons cette petite route ensemble, veux-tu ? Peut-on dire que tes chansons se nourrissent de souvenirs, d’émotions passées, d’un homme qui a souvent quitté son milieu d’origine et qui se veut témoin de son époque ? Comment as-tu trouvé tes marques ?

BD : Tout simplement, de l’intérieur, de tout ce qui m’entoure, de ce que j’aime, dans le déracinement. Notamment à l’occasion de mes divers voyages. Ces grandes balades furent une explosion pour moi. Mais aussi la solitude, le changement, la différence, l’introspection, l’observation, la réflexion, et bien sûr les rencontres. Ce sont celles-ci qui m’ont permis d’avoir des marques, retrouver quelque chose dans un ensemble.

APP : Heureux d’avoir remporté le Tremplin des Maimorables 2011 au Théâtre de Bayonne ?

BD : Très, très heureux. C’était la première fois que j’osais m’attaquer à ce genre de concours et je suis fier de l’avoir raflé à des professionnels de la musique. Se faire un nom dans ce milieu, c’est essentiel et j’espère que cela m’ouvrira des portes et m’aidera dans mes projets à venir. Un véritable impact sur moi. Fier que ma musique ait été appréciée par le jury. Cette victoire me met dans une nouvelle dynamique.

APP : Quels sont les musiciens qui t’accompagneront au Caveau des Augustins ?

BD : Il y a Anatole, 2ème voix, à la contrebasse Lau et au saxo Pierrick Rossi. J’éprouve du plaisir à jouer avec eux, des ardents défenseurs de ma musique.

APP : Quelques mots de ton album « Deviens toi »… et merci infiniment pour ce sympathique entretien…

BD : Cela se résume en quatre mots : passion, voyage, amour, racine. Moi aussi je te dis merci et j’espère aussi que tu seras dans la salle.

 

Une voix fougueuse d’où s’évadent des litanies vives et parfois âpres. Une voix qui traînaille dès que le spleen se fait sentir. D’un vibrato sensitif, généreux et coloré, Baptiste Daleman se divertit, donnant l’impression qu’à chaque morceau, il confabule et badine dans une ambiance bon enfant. Il peut s’adresser à ceux qui errent en quête d’une terre d’asile, ou épris de grande liberté ou sans attache. Des versions acoustiques surprenantes à première vue, mais on s’y fait vite, il faut juste se laisser transporter dans l’univers de Baptiste. Les mots de ses chansons soûlent comme le énième verre pris, avec l’envie de se lover aux creux de la spirale de ses chansons, juste pour en mesurer l’émotion !.

 

Baptiste Daleman – Deviens toi – 10 juin à 21h – Caveau des Augustins Bayonnelogo caveau

Tarifs : 8 et 5€

Réservations : 06 98 18 22 77 ou 05 59 25 69 76.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 juin 2011.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 22:05

Julien Lestel… le néoclassicisme contemporain

 

Le chorégraphe et danseur Julien Lestel possède force, constance, esprit et munificence. Homme de conviction, il représente et marque de son talent l’univers de la danse classique et contemporaine. Il crée sa propre compagnie qui porte son nom. Ce « façonneur » et détenteur de mouvements fluides sans retenue, conquiert ses lettres de noblesse au niveau international. Il sera au théâtre du Casino de Biarritz le 11 juin à 21h pour le Gala d’Etoiles. Au programme également, musiciens, solistes de l’Opéra de Paris et le jeune danseur Etoile, Mathias Heymann. Entretien avec deux beaux caractères de la danse.

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APP : Bonjour Julien. Figure reconnue de la danse contemporaine, quelles furent tes prémices avec la danse classique ?

JL : Malgré des réceptivités contemporaines dans ma chorégraphie, celles-ci restent cependant néoclassiques-modernes du fait de mes études à l’école de danse de l’Opéra et au Conservatoire supérieur de Paris. Ensuite pensionnaire dans différentes compagnies comme les Ballets de Monte-Carlo, de l’Opéra de Paris, de Zurich (où j’ai été nommé danseur principal), Marseille où j’ai été le partenaire de Marie-Claude Piétragalla. Je suis né dans l’amour de la danse et ce réel bonheur de pouvoir vivre de ma passion.

APP : Un chorégraphe qui choisit de s’envelopper corps et âme dans l’expression contemporaine, dont le grand public reste relativement hermétique…

JL : Pas totalement, employant dans ma gestuelle, figures et émotions de la danse classique. J’aspire chaque fois à entraîner le spectateur dans une dynamique où se côtoient puissance, sensualité et poésie. Une recherche centrée sur la création de mouvements fluides sans retenue, mais aussi ceux brisés, où dans la coupure de rythme se conjuguent vigueur et douceur, aspérité et harmonie.

APP : Voudrais-tu nous en dire plus sur ton ballet « Les Ames Frères » ?

JL : Un ballet où j’ai extrait quinze minutes sur une durée normale d’une heure. Je vais l’interpréter avec mon frère d’âme Gilles Porte qui coopère à toutes mes chorégraphies. Un duo qui exprime notre amitié et notre parcours. Deux compagnons de route qui ont partagé le pire comme le meilleur, nous épaulant réciproquement. Tous deux témoignons notre histoire émouvante et puissante. Nous l’avons dansé une quarantaine de fois.

APP : Te considères-tu comme un « instinctif », un « technicien », un « traditionnel » ou un « avant-gardiste » de la chorégraphie ? Comment te vient l’inspiration ?

JL : C’est un mélange de tout cela. Instinctivement par rapport aux sensations que les mouvements apportent et relèvent. Je dénie la danse démonstrative. J’aime absorber toutes formes traditionnelles et les rendre novatrices. L’inspiration ? Une musique, une sculpture, un corps, un lieu, un sentiment, une histoire vécue… Mes chorégraphies s’adressent toujours à un public néophyte ou averti au travers d’une danse physique, émotionnelle, vive et aérienne.

APP : Le rêve de Julien ?

JL : Penser au futur en accomplissant assidûment les choses qui me ressemblent, sans jamais rompre les émotions qui se dégagent de mes chorégraphies, afin de séduire le public qui se dit moderne.

 

APP : Bonjour Mathias. Une succession rapide de nominations dès ton entrée à l’Opéra de Paris en 2001. En 2009, tu es nommé danseur Etoile lors de la représentation de « Onegine » de John Cranko, en même temps qu’Isabelle Ciaravola. Un poids lourd à porter ?

MH : Oui, car tout est allé très vite. Cette nomination n’a pas été facile à accepter au début, malgré l’immense bonheur que j’ai pu ressentir à ce moment-là lors de la représentation d’ « Onegine ». Depuis peu, j’avoue ressentir l’assurance et l’équilibre en moi. En fait, je me suis laissé ankyloser par les évènements, sans chercher à comprendre ce qui se passait. J’en profitais au maximum. Ce nouveau statut m’offrait aussi le privilège d’être débarrassé de toute pression sur scène. Et celui du plaisir de danser ! En répondant à ta question, je pense à mes nombreux camarades et bien sûr à ma directrice Brigitte Lefèvre.

sm-onegin-mathias-heymann-lenski-smile_680.jpgAPP : Lors du spectacle des « Jeunes danseurs de l’Opéra », tu t’étais distingué avec ce pas de deux de l’Oiseau bleu, extrait de « La Belle au Bois Dormant » sous la direction de Noureev. Quel souvenir gardes-tu de l’illustre Maître ?

MH : Celui impérissable d’un chorégraphe et danseur hors du commun. Une forte personnalité dans l’histoire de l’art et de la danse.

APP : Qu’interprèteras-tu au Gala d’Etoiles à Biarritz ?

MH : « Delibes Suite », le pas de deux créé par José Martinez et Agnès Letestu. C’est ma charmante et fidèle partenaire, Mathilde Froustey qui sera à mes côtés. (ndlr:Mathilde est originaire de Vieux-Boucau dans les Landes).

APP : Pur danseur classique, quel regard portes-tu sur la danse contemporaine ? Les projets ?

MH : Curieux, admiratif, refusant de bloquer les portes de la polyvalence. Actuellement je suis sur une œuvre inédite de Wayne McGregor « l’anatomie de la sensation » et je suis aux anges ! C’est pour moi une heureuse rencontre. Et profite de mes années de jeunesse pour exploiter au maximum le répertoire classique. Mais aussi des rêves : danser au Marinsky (Russie), re-danser à New-York et pourquoi pas, créer un ballet marocain.

 

Alexandra Cardinale présente le Gala d’Etoiles samedi 11 juin à 21h au théâtre du Casino de Biarritz.

Tarifs : 40€, 35€ e t 20€

Renseignements sur le programme et réservations : 05 59 22 77 77 .

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 juin 2011.

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 19:31

Parallèlement à sa carrière de danseuse, Alexandra Cardinale s’engage à présent dans la conception et la réalisation de spectacles, affichant ainsi sa volonté de présenter au plus large public les joyaux du répertoire classique, ainsi que des œuvres plus actuelles, alliant l’excellence technique à l’intensité de l’émotion.bandeau_alex_cr.jpg

 

 

Le chorégraphe et danseur Julien Lestel possède force, constance, esprit et munificence. Homme de conviction, il représente et marque de son talent l'univers de la danse classique et contemporaine. Il crée sa propre compagnie qui porte son nom... logo

 

 

 

© Alicia Snicker.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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