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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:56

Irish Celtic : Nicolas Ferru est un « défricheur artistique » prometteur !

 

IRISH-CELTIC-4.jpgNicolas Ferru encourage et fait connaitre des talents européens et internationaux (Irish Celtic, Les Grands Ballets de Tahiti, Bollywood Express, African Footprint, Soy Cuba) en lesquels il croit. Dans un contexte frileux qui préfère étiqueter plutôt que laisser s’exprimer, la tâche est loin d’être simple lorsque l’on souhaite, comme lui, voir les barrières s’effondrer entre les essences artistiques. Entretien avec un producteur heureux, défricheur artistique prometteur, amoureux des longues distances qui lui permettent de rencontrer des cultures différentes. Et d’offrir ainsi un voyage initiatique au travers d’un show.

 

APP : Depuis combien d’années existe Indigo Productions ? Quelle est sa véritable identité artistique ?

NF : Créée en 1996, la production a démarré par des spectacles de variété et d’humour… Avec la concurrence qui devenait de plus en plus encombrante dans ce domaine, mais aussi pendant la période économique en crise, elle s’est spécialisée dans les musiques et danses du monde, et ce, depuis sa rencontre en 2004 avec les Grands Ballets de Tahiti. Mais ses choix artistiques sont et resteront toujours liés à des coups de cœur et à la qualité de l’œuvre artistique.

APP : Quelles sont les caractéristiques et le fil conducteur du spectacle « Irish Celtic » qui sera présenté à la Gare du Midi le 1er novembre prochain ?

NF : Irish Celtic, c’est la flânerie dans une Irlande authentique, ayant pour décor, un pub où tout est prétexte à se retrouver pour fêter les évènements du quotidien. C’est aussi l’histoire de Paddy, alcoolique et propriétaire d’un pub qu’il va devoir céder à son fils qui, hélas, n’a pas les épaules solides pour reprendre l’affaire. Il devra donc apprendre les histoires et légendes de son pays, afin d’en être le digne héritier. Le tout baigné d’une ambiance de musique, de claquettes et de danses spectaculaires, ponctué d’humour et d’émotions.

APP : Je suppose le grand bol « d’Eire » pour le public ?

NF : Mais bien plus que cela, car la troupe d’Irish Celtic, c’est un vrai dépaysement et qui a des vertus de bien-être ! (rires). Ce spectacle est une nouveauté puisque traité différemment que les précédents. C’est pour cette raison entre autre, que le public doit venir découvrir ces artistes de talent.

APP : Quelles sont les conditions requises pour produire un spectacle ?

NF : C’est tout simplement l’alchimie entre conviction et coup de cœur. Les risques financiers sont souvent énormes, mais la détermination est notre carburant de tous les jours. Parfois avec succès et parfois avec échec, pour quelques raisons que ce soit. L’anecdote du cuisant échec African Foot Print en est la preuve. Ce spectacle était magnifique et tout laissait croire que les feux étaient au vert. Ce spectacle avait été produit en novembre 2008 et notre couverture médiatique lors de la première le 4 novembre a été absorbée par un évènement planétaire… l’élection de Barak Obama !

APP : As-tu des projets pour 2014 ?

NF : Oui, ce sera l’année d’un grand et beau projet, celui d’une comédie musicale, tirée d’un film culte pour un public surtout féminin. Le film est sorti en décembre 1987. Mais je ne peux malheureusement pas t’en dire plus pour l’instant. Alors, un peu de patience ! (rires).

 

Irish Celtic – Gare du Midi Biarritz – vendredi 1er novembre à 16h et 20h30

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 octobre 2013.


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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 19:10

Sister Simone and The Holly Balls : incandescente Stéphanie.

 

--Colas-Declercq-SSHB-Festilasai-07-2009-IMG_0831.jpg

©Colas Declercq.

 

Stéphanie Carré du groupe Sister Simone and The Holly Balls, qui sera à la Pena Casemate, Remparts de Mousserolles à Bayonne (Le Magneto), le 26 octobre à 18h, c’est l’écoute d’une voix puissante, colorée de rock vintage, blues, gospel, rythm and blues. Et l’émotion de tous les instants. Une chanteuse au style très engagé, qui défend les causes féministes et qui se nourrit d’influences Janis Joplin, Led Zeppelin, Jimmy Hendrix. Pour elle, la scène est son support, sa maison, son âtre de résistance. Partager un concert en sa compagnie et celle de ses musiciens, c’est un moment unique !

Rencontre avec une chanteuse à l’énergie bien d’aujourd’hui, toute en sensibilité et caractère.

 

APP : Merci Stéphanie de te présenter à nos lecteurs…

SC : Bayonnaise, j’ai fait mes études à Pau, puis en Angleterre où j’ai intégré une chorale de gospel. Bien sûr, les inévitables leçons de solfège et dix ans de piano classique. Le paradoxe : je suis incapable de sortir le moindre accord sur un clavier (rires). C’est avec le groupe Okabé que j’ai débuté, ce qui fut un très bel apprentissage pour moi, puisqu’entourée d’excellents musiciens. Après plusieurs passades musicales et des heures de répétition au fond d’un garage, Sister Simone and The Holly Balls est née.

APP : Pourquoi avoir choisi cet étrange nom de scène Sister Simone, alors que c’est de la musique rock et non religieuse que tu interprètes ? C’est l’occasion aussi de présenter tes musiciens.

SC : C’est le clin d’œil au gospel et aux groupes des années 60/70. Pour satisfaire encore plus ta curiosité (rires), le prénom Simone est une référence à des femmes méritantes du XXe siècle : Nina Simone, Simone de Beauvoir, Simone Veil, Simone Signoret. Les Holly Balls, fiers acolytes et piliers de confiance de Simone, se composent de Julien Labat (guitare), Kiki Graciet (harmonica), Sabri Bouchfar (basse), et Jérôme Martineau (batterie).

APP : Ton univers musical est-il uniquement Rock Vintage des années 60/70 ?

SC : Oui, absolument, avec des influences à la Led Zeppelin, Jimmy Hendrix, Cream, Janis Joplin. Mais le gospel, le blues et le rythm and blues traditionnels seront aussi présents sur scène.

APP : Côté compositions, comment cela se passe entre toi et tes musiciens ? Ecris-tu les textes ?

SC : Oui, textes et mélodies. Nous n’avons pas de processus fixe de création. Les morceaux se composent au fur et à mesure, à partir d’une mélodie de départ ou d’un plan de guitare, ou de basse. Puis, chacun amène son savoir, son arrangement, son idée suivant l’inspiration.

APP : Quelle sera l’atmosphère du concert du 26 octobre à la Pena Casemate ?

SC : Une soirée très particulière, puisque nous serons plusieurs groupes du Pays basque, réunis pour soutenir Antoine Lenguin qui fût victime d’un grave accident lors de l’édition 2012 d’Herri Urrats. Son accident fût lourd de conséquences, car Antoine est tétraplégique. Son histoire nous touche beaucoup, donc c’est important de participer à cette soirée spécifique. Nous jouerons entre amis avec Los Cojonudos, Aguxtin Ikhat, Leather Priest, Rod, Bonie Moroni et la Gachis Connexion.

APP : Un album est-il en préparation pour 2014 ?

SC : Après neuf ans de galère, nous avons enfin sorti notre premier album éponyme en juin 2013. Enregistré en 2008, entièrement home-made, même si ce n’était pas prévu au départ, il retrace cinq ans d’évolution du groupe. Novembre sera pour nous important, car nous présenterons l’album à l’Atabal, en première partie de Jim Jones Revue, et à Donosti au Bokowski en première partie de Acid Brothers Temple. 2014/2015 : 2ème opus.

 

La Souche Rock – L’Association Esnatu – présentent le concert Sister Simone and The Holly Balls et six autres groupes – 26 octobre à 18h – Pena Casemate Remparts de Mousserolles Bayonne (Le Magneto)

Tarifs : 6€

Tous les bénéfices seront reversés à l’Association Esnatu en faveur d’Antoine Lenguin

www.sistersimoneandthehollyballs.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 octobre 2013.



Sister Simone and The Holly Balls typtest par poesieduster64

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 01:39

MERCI !!!


Parce que sa musique se suffit à elle-même et qu’il est positivement inutile d’en rajouter.


Mathieu Pesqué nous est revenu hier soir vendredi 25 octobre après un an d’absence au Caveau des Augustins à Bayonne avec un nouveau style, entouré de sympathiques et talentueux musiciens, nous présenter ses nouvelles compositions. Mais si un seul mot ne vous convient pas, alors je serai dithyrambique sur cette évolution musicale, un peu plus rock, un peu plus fun, mais gardant les intonations blues que nous aimons chez cet artiste. Dès qu’il prend le micro, sa voix s’élève dans les airs et nous capture au vol, profonde et chaude, sensuelle et envoûtante. Il nous emmène dans son univers avec force et nous laisse rêveur lorsque le dernier accord a été joué. Le public présent, « peu nombreux, mais de qualité » (dixit), à l’écoute de ses chansons et avide d’entendre les nouveaux morceaux, attendait jusqu’à la dernière note avant d’applaudir avec chaleur, c’est vous dire s’il était captivé.

Comment vous dire … je n’aurai jamais assez de superlatifs pour vous dire de lui car où trouver dans la même personne, le talent, la gentillesse et une telle envie de partager les émotions que je ressens lorsqu’il nous présente sa musique. Alors je n’en utiliserai pas ici. Je laisse à ceux qui sont venus l’entendre le plaisir de parler de lui et de le faire connaître à d’autres. Et à ceux qui ne sont pas venus… vous avez manqué quelqu’un de bien.


Un petit bonsoir en passant à « Santa Cruz, Santa de la luz » qui a mis l’ambiance à sa façon, et à ceux qui m’ont si délicieusement accueillie, et qui ont partagé avec moi le plaisir de ce concert intimiste, et ô combien fabuleux.


Respect Monsieur Pesqué.

 

ALICIA SNICKER. PRODS

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 23:20

Higelin : on a retrouvé grand Jacques le magnifique.

 

Le grand Jacques ou l’irremplaçable Higelin est un passeur, un voyageur, un conteur. Celui qui sait faire aller et venir le fluide entre les musiciens, la parole, la musique, les sons et le frissonnement dans la salle. Un thaumaturge audacieux des mots et de l’inattendu. On retrouvera le grand Jacques magnifique avec son dernier opus « Beau Repaire » au Théâtre du Casino Municipal à Biarritz le 31 octobre à 21h. Lui, l’artiste rebelle, qui accroche sa poésie comme un vrai virtuose, qui ne renie pas ses failles, ses incertitudes, ses doutes, son désir d’aimer, de vivre, de bafouer l’ordre établi, ne veut surtout pas tout jeter dans la « poubelle de la vie ». Celui qui, à l’automne de sa vie, possède encore de vrais sentiments, veut partager ses passions sans aucune friction, avec les batards et les mutants ! Malgré ce lourd poids de l’existence et ses nombreux fardeaux, l’homme veut une liberté sans formulaire, maintenant et ce jusqu’à son tombeau. Entretenant toujours son âme insoumise, il ne veut ni règles, ni lois, ni commandements, mais une vie sans frontière et abattre les barricades. Il se veut et se donne sans limite ! Comme dans « Tu m’as manqué » : « Tu m’as manqué, je t’ai manqué, c’est fou. Et tout le monde est en manque de caresses et de coups. Visé droit au cœur de la cible trop sensible que je suis ». Ou sa « Balade au bord de l’eau » : « Il danse dans la dérive, pareil qu’un bateau ivre, mais où sont passés les commandants de bord ? C’est la course contre la montre, entre les plus faibles et les plus forts. ». Mais il garde toujours « La joie de vivre » : « Je serais bien parti faire le tour de la planète entière, découvrir les continents, balayer les frontières. Parcourir les états de grâce, les mille façons de se jeter dans les bras de la joie de vivre. »

1374245_536105016474127_700150005_n.jpgToujours mordant, impétueux et en voix, son regard toujours inédit sur la vie et les hommes. Une voix tendance bluesman, plus profonde qu’elle n’a jamais été. La vie qui vient, celle qui s’en va, il s’adresse à Barbara, avec « Etre là, Etre en vie » : « Par amour, libérer ses proies, elle avait la grâce et la démarche altières. Un ange en civil tombé sur terre. La voix qui vous envoie des bas-fonds sans effort jusqu’au ciel. Sur le chemin qui va et qui vient. » Ou bien croise le fer amoureux avec l’actrice Sandrine Bonnaire « Duo d’anges heureux » : « On tremble, à distance un mur de silence nous renvoie dos à dos, chacun dans son égo. Je t’agace, je te lâche, tu me lasses, je te fâche, je te quitte, tu me quittes, on se quitte, on est quittes. Bye ! ». L’utopie rêveuse avec « Château de sable » : « Bâtisseur de cathédrales, rêve de lumière, de poussière et de tourbillon d’étoiles ». L’éternel voyageur de l’âme et du cœur avec « Rendez-vous en gare d’Angoulême » : « Correspondance entre deux inconnus, moi je descends, toi tu continues. Des trains de voyage, des trains de passage dans les sillons de voies ferrées, des envolées dans le sillage des vallées ». Jacques Higelin, c’est avant tout sa poésie engagée, la beauté mélodique de ses compositions et la profondeur de l’émotion que dégage sa voix et qui lui assure un public fidèle depuis quarante ans ! Artiste de scène impressionnant, fantasque, attachant et toujours créatif. Assurément, avec « Beau Repaire », c’est de l’exquise et vraie chanson française !

 

Concert Jacques Higelin – 31 octobre à 21h - Théatre du Casino Municipal Biarritz

Tarifs : 25 et 35€

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 octobre 2013.


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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 22:59

 

 

Elisa Jo : magnifique de talent !


Coup de coeur pour Elisa Jo, magnifique de talent, qu’il faut absolument découvrir si vous ne la connaissez pas encore. Au carrefour de la pop folk, du blues et de la soul, elle nous promène dans son monde musical intimiste, aux compositions sensibles de David Dauthieux,  fortes et voyageuses dans le coeur et l’âme et de la vie de tous les jours. Elle sera le 31 octobre à 20h30 salle Paul Vaillant-Couturier au Boucau, avec sa fraicheur, son énergie douce et sa sensualité pour vous offrir les ballades de son 1er album « Colours in my mind » produit par Benjamin Biolay, qui a assuré les arrangements et la réalisation et même lui écrire deux chansons.

 Je suis allé à la rencontre de la chanteuse à la voix incroyablement vivante et au timbre légèrement éraillé.

 

 

APP: Elisa, en quelques mots, trace-moi ton parcours musical et pourquoi ce nom de scène ?

EJ : Elisa est mon prénom et « Jo » vient du diminutif que l’on donnait à ma grand-mère qui s’appelait Josette et qui était pianiste. C’est elle qui m’a donner envie de jouer de cet instrument. Donc ce nom de scène, c’est pour lui rendre hommage. Comme je chantais toujours pour moi-même mais aussi pour les autres, on m’a affublé de surnom gentil de « la radio » C’est en prenant des cours de piano avec David Dauthieux, que j’ai chopé le virus. En autodidacte j’ai appris seule à jouer de la guitare. J’aimais écouter les Beatles, the Kooks, Kate Nash, Katie Melua, Amy Wninehouse. En 2009, David Dauthieux qui est également compositeur m’a proposé de m’écrire des mélodies sur lesquelles j’écrirais les textes. Tous deux avions posté les chansons sur Myspace et cela a fait rapidement le « buzz ». Après avoir beaucoup chanté dans ma région, la Normandie, j’ai rencontré des

 

professionnels de la musique comme Asterios, qui est aujourd’hui mon tourneur. Puis se sont les 1ères parties pour Coeur de Pirate, Yael Naim, Zaz, June et Luna ou Alela

Diane. Et pour mon 1er album Colours in my mind j’ai signé avec le label Fontana/Mercury.

APP : Ta rencontre marquante : celle avec Benjamin Biolay, producteur, arrangeur et réalisateur de ton album « colours in my mind » qui a respecté tes compositions, car son seul souci, les arrangements et la réalisation. Impressionnée et ravie je présume ?

EJ : Quand j’ai su que Benjamin Biolay était partant pour réaliser le premier EP, j’étais comme une dingue ! (rires) Impressionnée, car c’est un grand artiste que je respecte énormément.

Il fait partie des personnes avec lesquelles je souhaitais collaborer. Il l’a fait. C’est une grande chance qu’un tel talent s’intéresse à moi. Même si son univers musical est loin du mien, Benjamin a ce don de s’adapter parfaitement avec les artistes et sait discerner leur envies et leurs attentes. Les premières rencontres en studio ont été tellement simples et limpides, que je me suis tout de suite sentie à l’aise avec lui. Entre nous, une confiance mutuelle. Nous étions d’une écoute commune et sur le plan artistique, nous étions sur la même longueur

d’onde. Franchement, on ne pouvait pas rêver mieux ! (rires).

 


1ElisaJophotoMasonPoole.jpgAPP : « Colors in my Mind » est-il l’album surprise, vu la palette de musique diverse ? Une surprise que tu réserveras à Boucau lors de ton concert du 31 octobre ?

EJ : C’est un album qui me ressemble. Un patchwork d’influences aussi divers que varié. Ça va de la folk à la pop, de la soul au hip-hop, du vintage au plus moderne. Pour moi, c’est un album plein de couleurs qui reflète mes différentes facettes, des plus joyeuses aux plus mélancoliques. Je suis heureuse de défendre mes chansons et cet album sur la scène de la Salle Paul Vaillant-Couturier au Boucau. Et j’ai hâte d’y venir avec mes musiciens.

APP : Tes titres sont en anglais… Pourquoi ce choix ?

EJ : Ça n’a pas été un choix. Quand j’ai commencé à écrire mes propres textes à quinze ans, mes idées et mes pensées sont venues à moi en anglais. Comme ma mère a vécu pendant des années en Angleterre, la langue de Shakespeare est une seconde langue maternelle. Je n’ai pas le sentiment de me trahir, au contraire, je suis plus moi-même.

APP : Une envie de composer ?

EJ : J’ai déjà quelques compositions, mais pour le moment, je les garde pour moi. Disons que je pense que cela a besoin de mûrir encore. Une envie certes de composer, mais envie également de travailler avec d’autres compositeurs. J’aime le travail d’équipe.

APP : Sur quels thèmes aimes-tu écrire ?

EJ : J’ai deux façons d’écrire : la première sur ce que je ressens, ce que j’observe. Ce qui m’inspire le plus, ce sont des histoires d’amour, mais qui ne sont pas joyeuses, en quelque sorte les petits chagrins d’amour. J’écris également sur l’émotion, ce qui me permet l’évasion. Je trouve une certaine thérapie dans l’écriture. Quand j’ai fini un texte, j’aime me sentir soulagée, sentir que tout est dit et que tout est mis sur la table. Et puis parfois, j’ai juste besoin de légèreté. J’écris des mots, des phrases, parce que je trouve que ça sonne bien et que je veux juste m’amuser avec les syllabes et les sonorités. Pour le coup, l’anglais se prête parfaitement à ça ! Je pense que c’est pour ça que j’aime autant le rap, enfin ce flow rapide. M’amuser avec l’écriture anglo-saxonne, sans prêter attention au sens profond du texte. 2.Mason-Poole

 

Concert Elisa Jo – 31 octobre à 20h30 – Salle Paul Vaillant-Couturier à Boucau

Tarifs : 18, 16 et 12€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

En première partie : FRAPPE Françoise.photo.jpg

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 octobre 2013.

 

©Fred Prat.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 22:52

Dominique Burucoa : l’excellent carburant du théâtre vivant.

 

Dominique-Burucoa.JPGLe Théâtre de Bayonne ne s’adresse pas à un public défini, mais bien à tout le monde.

 

17LaVeritaphotoVivianaCangialosi.jpgCompagnie Daniele Finzi Pasca : spectacle « La Verita ».

 

Grâce à lui et à sa solide équipe de collaborateurs, le théâtre de Bayonne devient le lieu obligé, le havre pour bien des artistes en mal d’écoute, l’aubaine pour de jeunes artistes à la recherche de coproduction, la résidence étoilée pour les metteurs en scène renommés. Dominique Burucoa sait gagner la confiance pour les emmener là où ils n’auraient jamais espérer aller ! Lui, toujours multipliant les projets auprès des artistes de toutes disciplines, connus ou inconnus, dont il aime parrainer pour certains les premiers pas. Plus qu’un directeur de théâtre, c’est l’âme d’un théâtre, un excellent carburant du théâtre vivant, comme il n’y en a guère et comme il y en a peu. Cet homme de spectacles fonctionne à l’utopie, à l’intuition, à la conviction, à l’amitié et à la sincérité. Je voulais le mettre en lumière, voilà, c’est chose faite !

 

APP : Dominique, pour ceux qui ne te connaissent pas, une petite présentation de toi serait la bienvenue…

DB : Un bayonnais de naissance de 61 ans. Après des études de philo à Bordeaux, j’entre dans une association appelée Hot Club de la Côte basque où j’organise des concerts de jazz, une passion pour cette musique depuis mes quatorze ans. Avec Sophie Bonnal, nous avons fait naître la Fédération des ateliers artistiques d’El Hogar à Anglet, ateliers de formations pour adultes pluridisciplinaires. 1978, Délégué départemental à la Musique et à la Danse en Pyrénées-Atlantiques. Directeur de l’ADAMPA. Quatre ans de direction au Centre Culturel du Pays basque où je crée le Festival de chant choral. Puis c’est la naissance du Festival Jazz aux Remparts à Bayonne, qui s’arrêtera après treize éditions mémorables, et le label discographique du même nom qui compte vingt références en 2009. En 1990, je crée la Scène Nationale Bayonne Sud Aquitain, en charge aussi de la Salle Paul Vaillant-Couturier de Boucau et des Ecuries de Baroja à Anglet. Trompettiste, j’ai fait partie des orchestres Happy Feet Jazz Band, Black Spirit et Middle Five. Je joue actuellement au sein de l’orchestre Just Friends Quintet avec lequel j’ai enregistré deux CDs « Just you, just me » et « Hit that jive, Jack » sous le label Jazz aux Remparts.

APP : La Scène Nationale de Bayonne s’enorgueillit d’une programmation très éclectique mais ô combien d’émotion et succès partagés depuis 24 ans ! Pour la saison 2013/2014 quels seront les moments forts ?

DB : Une saison particulièrement riche avec douze spectacles qui font l’objet d’une nouvelle classification : les transdisciplinaires. S’il est permis de penser que le vocable n’est pas particulièrement heureux, il a l’avantage d’exprimer clairement leur caractère éminemment pluridisciplinaire. Des spectacles très divers, foisonnants de créativité, dans lesquels se mêlent théâtre, art du geste, danse, musique, crique, image. De vraies découvertes artistiques dont certaines peuvent être partagées en famille. Le théâtre visuel a une place privilégiée avec des maîtres tels que : Philippe Genty, Daniele Finzy Pasca, Arthur Ribeiro et André Curti. La musique est très présente aux côtés de Maroulotte, Oreka TX, My Laika, Chapi Chapo. La danse s’allie au théâtre et à l’image : Parasite Kolektiboa, Cie Ecrire un mouvement. Bien entendu la Comédie Française, des nouveautés avec Alias, Cie de danse incroyable de Genève. Notamment une série de spectacles avec des artistes dont on ne connaît pas encore le nom, mais certains seront les grandes vedettes de demain : Elisa Jo, les 3Somesisters, les chanteurs Loïc Antoine, Sophie Maurin, Mathieu des Longchamps et Laura Cahen. Du théâtre avec l’Assommoir d’après Emile Zola, la Maîtresse en maillot de bain, et la forte implication d’artistes de la région.

APP : Toujours dans cette programmation, quelle est la part de productions invitées et de tes propres productions ?

DB : L’une des dimensions de la Scène Nationale, outre la diffusion, c’est de participer à des actions de créations, c’est-à-dire, répondre positivement à des projets présentés au niveau national, international et régional. Chaque année, il y a un certain nombre de spectacles que nous n’avons pas vu, mais programmés parce qu’on soutient les créations. Le premier est une création mondiale « Hautsa » par le Parasite Kokektiboa qui sera joué en Euskara, et la traduction sera intégrée dans la conception vidéo. Comme un roman graphique en mouvement, elle devient une ressource visuelle et se marie à l’action, sans obliger le spectateur à décrocher pour lire. Puis une création du Théatre du Rivage de Saint-Jean-de-Luz, associée en compagnonnage avec la Scène Nationale depuis bientôt trois ans avec « A la renverse » de Karen Serres, mise en scène par Pascal Daniel-Lacombe, ou comment aimer vivre au bord de l’océan. Ensuite une coproduction et partenariat avec la Cie Daniele Finzi Pasca, de dimension internationale avec son nouveau projet « La Verita », un petit clin d’œil à Salvador Dali. La Cie implantée à Bayonne, Les Lézards qui bougent, et son adaptation d’Andromaque de Racine où Kristian Fredric fera découvrir son Andromaque 10-43 très contemporaine, en costumes d’époque, servie par Denis Lavant, un grand comédien français. Comme chaque année, c’est une résidence avec un musicien de jazz, puisque cette musique est une des dominantes de la Scène Nationale. C’est le contrebassiste albigeois Pierre Boussaguet qui a accompagné un grand nom du jazz français, Guy Lafitte saxophoniste ténor, à qui il rendra hommage.

APP : Le théatre de Bayonne fait-il preuve d’un engagement social puisque subventionné ?

DB : Nous gérons directement le théatre de Bayonne, mais aussi la Salle Paul Vaillant-Couturier de Boucau, une programmation à Anglet et une autre à Saint-Jean-de-Luz. Au-delà même de la présentation et de l’accueil des spectacles qui font l’objet du programme de cette saison, il y a un grand nombre d’actions, la partie émergée de l’iceberg occupe un temps très important de notre activité, en milieu scolaire, avec des centres sociaux culturels, des comités d’entreprise, toute une trame d’actions qui va se développer cette année, en partenariat avec le Centre Hospitalier de la Côte basque et drainer le plus grand nombre de spectateurs qui aime le théatre vivant.

APP : Justement, qui sont ces spectateurs qui viennent au Théatre de Bayonne ?

DB : Très diversifié, contrairement à ce que l’on peut penser, ce ne sont pas uniquement des Bac+7 ou des intellectuels, mais l’être humain tout simple, qui a la capacité de s’émouvoir et d’apprécier les spectacles de la Scène Nationale, parce notre vocation première, c’est de proposer des spectacles qui ouvrent à l’émotion. Un public assez partagé, puisque nous avons un tiers de 5 à 25 ans, un autre qui va de 25 à 50 ans, et le dernier composé plutôt de personnes retraitées. Il y a aussi une appétence des enseignants pour la culture et c’est plutôt rassurant. Et parmi nos abonnés, il y a la profession médicale et paramédicale, puisque confrontée à la souffrance morale et physique, qui a besoin de divertissement et d’évasion.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 octobre 2013.

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 17:14

Ruben Sanchez : les claquettes, c’est le pied !


ruben-fotos4.jpgJep Melendez et Ruben Sanchez de 2Offbeat, tapent, tapent, tapent, c’est leur façon de danser. Passées de mode, les claquettes ? Que nenni ! Fers aux pieds et musique dans les jambes, nos deux « claquettistes » font de la résistance. Faut dire que le film « The Artist » nous a rendu fous de claquettes. Et la musique avec les pieds que nous a offert Jean Dujardin a fini par réveiller les Fred Astaire, Gene Kelly qui sommeillaient en nous. C’est donc un spectacle de très bon niveau qui vous attend du 23 au 26 octobre à 20h30 à la Luna Negra, avec des prouesses physiques et de l’élégance rythmique aux pieds. Entre deux avions, venant de Seoul, Ruben Sanchez a bien voulu consacrer quelques minutes de son précieux temps pour cette interview.

APP : Ruben, voudrais-tu te faire connaître à nos internautes ?
RS : Bien volontiers. Je suis danseur de claquettes depuis 18 ans, dont 12 années comme professionnel. Actuellement je donne des cours de claquettes dans divers centres en Europe et je suis aussi danseur soliste dans les spectacles Cambuyon, Sfumato de Rachid Ourmdane, Swing and Gin et 2Offbeat.
APP : Ce sont les comédies musicales qui t’ont donné envie de faire des claquettes ? Ou les plus grands, comme Fred Astaire et Gene Kelly, et le plus proche de nous, Savion Glover ?
RS : Bien qu’il soit vrai que les comédies musicales classiques menées par Fred Astaire et Gene Kelly ont été très présentes dans mes premières années, et beaucoup d’autres danseurs se situent comme de grandes références, comme tu l’as dit dans ta question. Les Masters comme Chuck Green, Bunny Brigs, Gregory Hines et Steve Condos font partie des générations qui ont maintenu vivant cet art et qui ont servi de pont entre les débuts des claquettes et la communauté de claquettistes actuelle. Des danseurs contemporains comme Jason Jonas, Deick Grant, Guillaume Alonso et Michelle Dorrance ont élevés cette discipline à des niveaux supérieurs dans de nouveaux aspects.
APP : Est-il préférable pour faire des claquettes, d’être un bon danseur ou d’avoir de bonnes connaissances rythmiques ?
RS : Il faut surtout avoir envie d’apprendre et de se compromettre dans cette discipline qui demande beaucoup d’attention et de persévérance. Il ne suffit pas seulement d’assimiler le style de danse désiré par chaque danseur de claquettes, mais aussi que la partie percussive demande une partie musicale intuitivement basique pour pouvoir exécuter les pas et la chorégraphie.
APP : A ton avis, le film « The Artist » a-t-il donné un nouvel essor aux claquettes ? Une danse qui devenait un peu vieillissante non ?
RS : Il est relativement facile de penser que cet art est en train de vieillir quand on n’a pas de références durant une longue période de temps. Ce qui est vrai, les claquettes ont été de tout temps la minorité dans le monde entier, excepté aux Etats-Unis où elles ont toujours été une discipline obligatoire dans la formation des danseurs et acteurs. Peut-être que le film a apporté de l’élan dans les écoles de claquettes, mais il faut dire que les subventions n’existent pas, les diplômes non plus. Les claquettes, c’est « l’électron » qui navigue tout seul. L’enseignement est pourtant plus conséquent en Europe qu’aux Etats-Unis paradoxalement. Selon moi, il n’y a pas encore d’essor très important.

2 Offbeat – du 23 au 26 octobre à 20h30 – Luna Negra à Bayonne
Tarifs : 15, 12 et 8€
Réservations : 05 59 25 78 05 ou www.lunanegra.fr
Jep et Ruben offriront lors de cette semaine, ainsi que le week-end (26et 27 octobre), des masters class de niveaux différents, claquettes américaines et body percussion
Informations : 06 61 45 22 09 ou sciterin@orange.fr

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 octobre 2013.


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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 16:44

PHOTOS-2013-2-5352.JPGLa Luna Negra est un théâtre alternatif d’une jauge de 100 places situé au pied d’une tour Gallo-Romaine, en plein centre de Bayonne. Dans l'une des rues les plus étroites de la ville, elle décline une programmation des plus éclectique autour de la musique et du théâtre: one man show, café théâtre, ring d'impros, concerts de musiques du monde ou pop etc...
Jean-Michel Dupont-Garcia nous parle de ce lieu rare et convivial qui défend depuis plus de quinze ans le spectacle vivant et participe à la découverte de jeunes talents.



INTERVIEW JEAN MICHEL DUPONT GARCIA LUNA NEGRA... par poesieduster64

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 23:41

Herri Uzta : Lumière sur un festival unique en son genre.

 

ERRIMAK-OINETAN-5.pngDu 11 au 13 octobre une douce folie envahira les villes de Cambo, Espelette, Louhossoa et Arcangues, à l’occasion du festival Herri Uzta, dédié aux musiques traditionnelles et aux spectacles vivants de rue. Un festival unique en son genre, entre performances singulières et attrayantes. Et de faire en sorte que ces trois jours soient synonymes de fête et de convivialité. J’ai voulu en savoir un peu plus en rencontrant Pierre Haira, directeur artistique et trésorier de l’association Herri Soinu l’organisatrice depuis sa création.

 

APP : Pierre, une petite présentation de toi et ton rôle pour ce festival Herri Uzta…

PH : Je réside à Ustaritz et je suis musicien (essentiellement joueur de gaita) et j’enseigne la musique puisque titulaire du DE musiques traditionnelles. L’association Herri Soinu pour laquelle je suis le trésorier a une vingtaine d’années d’existence. Par rapport au festival Herri Uzta, je participe avec l’équipe qui coordonne l’ensemble des taches liées à la mise en place du festival, comme les dossier de demandes de subventions, la programmation artistique, autorisations administratives, aménagement des lieux d’accueil du public et des artistes, publicité, hébergement, finances, contrat de cession et emploi des professionnels.

APP : Dis-moi ce qu’est le festival Herri Uzta…

PH : Il s’agit de la deuxième édition de ce festival. Elle fait suite aux quatre éditions réalisées au milieu des années 90 et aux 23 festivals et journées artistiques réalisées par l’association autour de celles dédiées aux musiques traditionnelles et plus particulièrement les Gaita Egunak. Le festival a été itinérant jusqu’à l’an passé. Après de nombreuses villes parcourues de la Côte basque, mais également des villages à l’intérieur, nous avons choisi de nous « sédentariser » sur le territoire Errobi, siège de notre association, anticipant en cela, la prise de compétence culturelle pour la Communauté des Communes. Les trois jours ont été choisis pour se greffer autour de la traditionnelle journée des sauts basques Mutxikoaren Eguna dont ce sera la 35ème édition.

APP : Quelle sera la programmation pour ces trois jours ?

PH : La programmation est conforme à nos objectifs du moment, avec l’ouverture à la culture Corse qui verra la participation du quatuor polyphonique « Isulatine » et des musiciens et danseurs de « Tutti in Piazza » et l’aide à la création avec les spectacles « Inguma » sur le thème des pratiques amateurs encadrées par des professionnels et « Errimak Oinetan », de la compagnie professionnelle « Heatik » de Donostia/Saint-Sébastien. Création également autour des arts de la rue avec « Kauter Balet » (amateurs) et « Gela Jauziak », de la compagnie professionnelle « Kutai » de Errenteria, un spectacle à ne pas manquer pour les amoureux de danse et de musique. Nous avons également tenu compte de la configuration des lieux, pour y adapter au mieux cette programmation.

Eglise de Cambo vendredi à 21h pour le Chœur féminin « Aire Ahizpak », petites-filles du grand bertsulari Xalbador. « Au chœur des dames », un sextet d’une belle pureté vocale et le groupe corse « Isulatine ». La rue piétonne et principale d’Espelette, pour les animations de rue et un concert de musiques traditionnelles du Pays basque, avec de nombreux groupes d’Iparralde, les txistularis de Errenterie et le Gaita Brass d’Artajona en Navarre. A Louhossoa, Salle Harri Xuri, de la danse avec « Inguma » et « Errimak Oinetan » le samedi à 21h. Le fronton et le théâtre de la nature d’Arcangues pour le traditionnel « Mutxikoaren Eguna ».

ISULATINE Plaquette Isulatine1APP : Un message que tu souhaiterais lancer à propos de ce festival ?

PH : Le festival Herri Uzta poursuit son implantation sur la Communauté des Communes Errobi, territoire enraciné dans les traditions musicales et dansées, fort d’innombrables troupes d’amateurs, véritable trait d’union entre la Côte basque et l’intérieur du Pays basque. Sur ce territoire en grand développement démographique, les festivals initiés par Herri Soinu, hors saison estivale, sont à la fois facteur d’intégration des nouveaux habitants et générateur de lien social entre les générations. En cela, au regard des centaines d’artistes amateurs et professionnels qui irriguent ces festivals, nous sollicitons un soutien financier de la Communauté des Communes, non seulement pérennisé, mais renforcé.

 

Festival Herri Uzta – 11, 12 et 13 octobre – Cambo, Espelette, Louhossoa et Arcangues

Billetterie en prévente (fortement conseillée) à l’association Herri Soinu elkartea, Centre Lapurdi, 1er étage à Uztaritze (mardi et jeudi) de 9h à 18h

Prévente à l’Office du Tourisme de Cambo

Tarifs : vendredi 11 pour les 4 chœurs : 10€ - tarif réduit : 5e samedi 12 : 10€ - tarif réduit : 5€

pour les demandeurs d’emploi, les moins de 15 ans, étudiants, rsa, aah

Informations : 06 52 12 48 23 et herri.soinu@laposte.net

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 14 octobre 2013.

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 23:22

Théatre du Rivage : une belle marque de fabrique.

 

Affiche-creation-A-la-renverse-sans-inscription-12-juillet.jpgJe te salue, Océan !

 

Certes on connait depuis toujours Pascale Daniel-Lacombe comme une femme de responsabilités, tour à tour directrice artistique et metteur en scène de la Cie-Théâtre du Rivage. Une femme viscéralement liée à la scène, continuant de concevoir un théâtre d’émotion pure, spectaculaire et sauvage, fait d’amour et de désirs. Une compagnie qui explore les passions. A ce jour de nombreux spectacles adultes, du classique au contemporain, ont été présentés, même si la compagnie privilégie l’écriture contemporaine. De plus, de nombreux horizons sont parcourus, allant du spectacle de lecture, en passant par des ateliers adultes et enfants. Mais l'un des objectifs de cette compagnie est de faire découvrir un univers créatif à travers des textes d'auteurs. Et toujours à cœur d’offrir son expérience théâtrale et humaine. C’est encore une belle mise en scène qu’elle signe avec « A la renverse » de l’auteure Karen Serres, qui sera jouée salle Paul Vaillant-Couturier les 21 et 22 janvier 2014. Entretien.

 

 APP :Pascale et Antonin, merci de vous présenter et de nous dire votre fonction au sein de la Cie-Théâtre du Rivage.

PDL : Nous dirigeons ensemble la Cie depuis 2002. Antonin Vulin est chargé de production/diffusion et moi-même à la direction artistique et à la mise en scène. Nos fonctions sont très complémentaires et nous travaillons dans une énergie commune en lien constant avec les artistes, créateurs et techniciens qui partagent nos projets artistiques en tournée et en création.

APP : La programmation de 2013/2014 promet d’être riche et variée n’est-ce pas ?

PDL : La création sur laquelle nous travaillons depuis quelques semaines s’appelle « A la renverse ». Elle nous a été proposée par l’auteure Karin Serres et par la structure conventionnée Très Tôt Théâtre de Quimper, faisant suite à des résidences d’écriture pour Karine dans le Finistère la saison dernière. D’autres partenaires ont depuis rejoint l’initiative qui se prépare à une tournée déjà conséquente pour sa première saison et qui porte pour nous un intérêt singulier, de part sa thématique qui pose la question de « vivre et grandir au bord de mer ». Le rapprochement direct avec notre territoire nous donne l’envie de croiser des actions périphériques autour du spectacle dans la proximité avec les publics et dans un esprit d’ouverture.

APP : Depuis la création de la Cie, il existe les « Ateliers Rivage ». Quelques mots sur ceux-ci ?

PDL : Ces ateliers représentent la naissance de la Cie et c’est un volet que nous avons toujours eu à cœur de soigner. Nous préférons garder un nombre raisonnable de participants et pouvoir connaître chacun d’entre eux et ne pas faire de la scène, un espace de consommation. La saison sera particulièrement riche pour ces 80 adhérents, adultes et enfants qui vont nous suivre dans nos ateliers, mais aussi pour les établissements scolaires avec qui nous sommes en lien et pour le Conservatoire CRR de Bayonne qui nous accueille cette saison et pour d’autres ateliers/rencontres. En effet, A la renverse sera l’axe de sensibilisation et d’éveil, le moyen de développer et d’exprimer la créativité, par la scène d’abord et par l’ouverture de tous nos travaux à notre bassin de vie.

APP : Ta Cie a également deux autres partenariats : Cie A la renverse et la Scène Nationale Bayonne Sud-Aquitain…

PDL : A la renverse a ses racines en Bretagne et nous venons d’y travailler lors de deux résidences d’artistes, avant d’y retourner pour une série de représentations en décembre et en mai, via la scène conventionnée TTT, du Conseil Général du Finistère et la région Bretagne qui ont développé une dynamique essentielle dans laquelle la région Aquitaine et le département des Pyrénées Atlantiques sont venus nous rejoindre, ainsi que l’Office Artistique de la région Aquitaine, le réseau CCAS France, l’association Agora de Billère et les communes de Sain Jean-de-Luz, Anglet et Lacanau. Notre compagnonnage avec la Scène Nationale Bayonne permettra cette saison 4 représentations en janvier au Boucau et nous travaillons actuellement au montage d’actions à mener en 2014 pour une prochaine création.

proposition-newsletter-a-la-renverse-sans-titre-2.jpgQuel est le plus profond, le plus impénétrable des deux ? L'océan ou le coeur humain - Lautréamont.

 

APP : Tu présenteras au Théâtre de Bayonne, les 21 et 22 janvier 2014, la pièce de Karin Serres que tu as mise en scène « A la renverse ». Quelques mots sur ce spectacle ?

PDL : A la renverse, c’est le terme marin qui désigne le moment, concordant avec l’étal, où les courants de marée s’inversent. La pièce raconte l’histoire de Sardine et Gabriel qui se connaissent depuis l’enfance. Elle vit face à l’océan et rêve de partir. Lui, qui vient de la ville, rêve de faire sa vie en ce bout du bout du monde. Ils se retrouvent une nuit de février, lors d’une soirée de carnaval sur un banc bleu, face à l’Océan, l’endroit de tous les possibles ? Toute une vie de destins retournés, de péripéties, du temps qui passe dans tous les sens et d’appels au large si puissants que personne ne peut y résister. Rockeurs au grand cœur, rêveurs maladroits, ils jouent avec la réalité, traversent ses dangers, se cherchent, se courent après, toujours à la renverse l’un de l’autre, mais jamais séparés.

APP : Avant de nous séparer, définie-moi la politique que tu as suivie en tant que directrice de Cie.

PDL : La Cie Théâtre du Rivage part à chaque fois de quêtes en conquêtes, comme d’autres partaient jadis en mer pour une terre nouvelle avec divers et précieux équipages. Les propositions libres et distinctes ramenées sur le rivage sont des tentatives artistiquement liées par une même envie de surpassement, d’humanité et d’espoir de l’homme… qui espère !

 

Théâtre du Rivage -  A la renverse - 21 janvier à 20h30 et 22 janvier à 15h - Salle Paul Vaillant-Couturier au Boucau

Tarifs : 18,16 et 12 €

Réservations : 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr ou  www.theatredurivage.com Rubrique Renverses. Lecture publique du texte « A la renverse » de Karin Serres avec les deux acteurs 16 octobre à la mairie de Saint-Jean-de-Luz.

 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 octobre 2013.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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