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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 23:42

 

© Alicia Snicker.

El Surfisto est un groupe de cinq jeunes musiciens réunis par leur passion pour le jazz manouche et le swing des années 30/40 dont Django Reinhardt. Ils se produisent régulièrement sur différentes scènes en France et cafés concert. Leur force réside dans la grande énergie qu'ils déploient en concert ainsi que leur inaltérable bonne humeur !
Ce groupe s'est formé en mars 2006 avec Stéphane Martens, guitariste jazz manouche qui a quitté son groupe parisien Palinka. Il crée alors El Surfisto et commence une carrière de chanteur. Il se produit en trio avec Ben Blackstone à la guitare et Harry Randrianorisoa à la basse dans les bars et clubs de la capitale, et interprète tous les standards de la chanson swing française et américaine. En 2009, c'est la rencontre avec le jazzman Ray Layzelle, star du saxo. Immédiatement naît une grande complicité musicale. Novembre 2010, c'est la sortie du premier album : "Ça va faire mal".

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 00:38

La géographie du danger… pour une vie meilleure !

 

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« La géographie du danger » est une création du chorégraphe/danseur Hamid Ben Mahi, tirée du roman de l’écrivain poète Hamid Skif qui sera présentée au Théâtre de Bayonne les 13 et 14 mai à 20h30.

Ce ballet mis en scène et dansé par le chorégraphe est un solo « coup de poing » sur le parcours d’un sans-papiers qui vit terré dans une chambre de bonne depuis de nombreux mois. Il est envahi par le sentiment d’enfermement, d’abandon, de crainte, de fermeture d’esprit et de faiblesse. Hamid Ben Mahi compose un brassage contemporain/hip hop, à la recherche de mouvements qui dotent le propos. Seul dans cette chambre, jour et nuit, la nuit où il imagine la rue et ses chats pas toujours gris, et ces âmes de voisinage qui exorcisent rêves et blessures sur les trottoirs. Ambiance de solitude, où une musique s’échappe d’un vasistas ouvert, d’une capture de parole directe, l’on voit alors l’image « profilante » d’un laissé pour compte. Musique qui s’unit aux cris aigus du « silence » ; d’une vie en pleine représentation dans toute son ampleur et son déclin qui surgit comme une lame de fond. Hamid a des mouvements très décomposés, appuyés, comme s’il voulait interpréter les émotions de la rue et leur donner un air d’authenticité. Son découpage chorégraphique aux gestes syncopés doit son « exégèse » au souci de pleinement communiquer les vertiges qui habitent son corps, ses pensées en suspension temporelle dont la teneur n’est qu’état d’urgence, un SOS à l’écho retentissant, comme des voix perdues dans le désert. Son désert de la vie. Au libre arbitre de lui frayer une porte de sortie, et quoi de plus humain que de vouloir une vie meilleure !

 

La géographie du danger – 13 et 14 mai à 20h30 – Théâtre de Bayonne

Plein tarif : 18€ - carte saison : 15€ - moins de 30 ans, les Maimorables : 10€2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Réservations : 05 59 59 07 27 et snbilletterie@snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 mai 2011.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 00:30

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Fils caché de Devos et clone de Bourvil, Jean-François Balerdi vient en toute dernière minute à la Luna Negra le vendredi 13 mai à 21h avec « Et plus si affinités. Un artiste qui s’anime avec les mots et les maux de notre siècle. Sans crainte, il nous charrie dans une bourrasque d’histoires les plus folles, avec de grands éclats de rire et quelquefois une larmichette, avec sa façon bien à lui de parler de la guerre, du racisme, de l’insécurité, du chômage… Sûr, le « Comic Out » est né avec Jean-François Balerdi !

 

Tarif : 6 à 8€

Réservation : 05 59 25 78 05logo luna

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 mai 2011.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 00:22

logo caveau

Cédric Cosseron… Mister Jam Session !

 

Amis musiciens, si vous ne savez pas quoi faire les soirs du mardi et du jeudi, Cédric, « Mister Jam Session », vous invite au Caveau des Augustins à Bayonne à ses séances d’impros. Et là, réjouissez-vous, car l’animateur, nanti d’une incroyable pêche et fou de musique, vous offrira le moyen de vous exprimer en live, avec votre musique tonique, mélodieuse ou déchaînée. Il vous engagera à « oser » faire le bœuf, parce qu’il est la référence des Jams Sessions. Je me devais de rencontrer ce garçon réceptif et enjoué dont l’expérience musicale apporte ce « petit plus » qui témoigne de l’ambiance parfaite à ces divertissements.

 

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APP : Voudrais-tu te présenter ?

CC : L’homme qui a eu mille métiers, allant du commercial au vendeur, à celui de responsable de bar à Dax. Puis mes pas m’ont mené jusqu’à Bayonne, au Caveau des Augustins, où j’exerce depuis deux ans la fonction de régisseur, mais aussi celle d’animateur de Jams Sessions.

APP : Comment le Jam Session est-il né à Bayonne ?

CC : Parce que bizarrement dans cette belle ville, il n’en existait pas ! Frappé par cette absence  de  rencontres entre musiciens amateurs ou professionnels, à la faveur à mon rôle de régisseur, j’ai pu mettre en place ce type d’expression, et ce, avec la complicité de Corinne, responsable de la programmation. Et fier que cette formidable aventure musicale existe depuis deux ans, due pour beaucoup à ceux qui font la part belle à ce carrefour d’auteurs-compositeurs-interprètes.

(Un grand merci à Jessica Broussoux qui a lancé les premiers Jams au Troquet Saint-André et qui s’occupe de la page Facebook Jamsession).

APP : Combien de Jam Session programmes-tu ? Quels sont leurs univers musicaux ?

CC : C’est avant tout du Jam Session pour tous les âges, avec son ivresse rythmique et ses solos éthérés. Le but est de faire de la musique, toute la musique, et le mode libre est génial pour ça. Son succès grandissant, j’en propose deux par semaine : le jeudi avec des musiques dites électriques et le mardi où c’est purement acoustique. Ces univers différents ont de nombreux adeptes. C’est du Jam Session haute tension ! Ici, nous offrons des tonalités latines, rock, jazz, blues, sans oublier la chanson française à texte et même du musette.

APP : Y-a-t-il également des groupes basques qui viennent gratter ?

CC : étonnamment, non ! Et je le déplore. Donc, je les incite vivement à se manifester, histoire d’être la fierté de cette belle région. Sache qu’on accepte le mélange des langues.

APP : Tu es également chanteur et musicien…

CC : Oui, mais un simple autodidacte ! J’ai commencé ado dans les orchestres de variétés. Plus tard, j’ai constitué quelques groupes comme « Portho », « Namate », « Etrange », « Starter ». C’était plutôt des reprises du musette, du rock festif et du blues ; le blues étant mon langage de musique. J’ai chanté en même temps que j’ai joué de la guitare, un peu de batterie et du clavier.

APP : On peut dire qu’à ces « séances d’impros » les musiciens se raccordent les uns aux autres ?

CC : Absolument. Certains ne jouaient qu’en petit comité, voire seuls. Les échanges d’improvisation entre eux peuvent virer au paroxysme et leur rencontre est parfois une forme d’art, de style jusque là ignorés.

APP : Avant de nous séparer, je te remercie pour ce sympathique entretien et te souhaite une longue et belle route musicale. Le petit mot de la fin ?

CC : Merci. Je souhaite que de nombreux musiciens viennent s’animer dans ce lieu magique, dans ce bel écrin pour la musique qu’est le Caveau des Augustins. Qu’ils découvrent notre équipe formidable et dynamique, qui en plus de ses différentes activités a voulu créer une structure officielle permettant la mise en place des événements musicaux dignes de ce nom. A sa tête, l’exercée et charismatique Corinne, responsable du bar et des concerts, Kévin et sa carte des vins goûteux, et Jean-Yves (du Troquet Saint-André) qui régale les papilles avec ses succulents tapas et assiettes de produits régionaux, sans oublier votre serviteur !

 

Avec les Jams Sessions, l’échange est direct parmi ce vivier de musiciens accomplis et pourquoi pas les… « talents de demain », où virtuosité compose avec savoir de la musique, et ça et là, lors des « bœufs », qui donnent beaucoup de perspectives et de force.

 

Caveau des Augustins – 7 rue des Augustins – Bayonne

05 59 25 69 76 /06 98 18 22 77

Ouvert du mardi au jeudi : 18h/0h30 – vendredi et samedi : 18h/2h.

Jam du mardi acoustique : 19h30/0h

Jam du jeudi électrique : 19h30/0h

Tous deux animés par Cédric Cosseron.

Egalement sur Facebook : Jamsession et Jamsession64@gmail.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 mai 2011.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 20:13

 

© Alicia Snicker.

2011-PHOTOS-0229.JPG2011-PHOTOS 02332011-PHOTOS 0241Dany Goni et Franny fans inconditionnelles de Fabien Duclerc étaient présentes à cette soirée.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 20:09

 

© Alicia Snicker.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 21:48

Interview de Laurent Savard

pour la pièce : 'le Bal des Pompiers'

au Casino Municipal de Biarritz.

 

© Alicia Snicker.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:16

Le Bal des Pompiers…quand l’autisme fait son show !

 

« Le Bal des Pompiers » c’est la différence accueillie sur le mode distractif. L’histoire de Gabin, autiste et hyperactif, né ce fameux jour du bal de juillet et fierté de son papa Laurent, l’auteur et l’interprète de ce spectacle qui sera donné au Casino Municipal de Biarritz le 7 mai à 19h où humour noir et rose tendresse seront présents.

Conversation avec Laurent Savard.

 

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APP : Bonjour Laurent Savard. Pourquoi avoir baptisé votre spectacle « Le Bal des Pompiers » ?

LS : Parce que mon fils Gabin est né un 13 juillet, jour du bal des pompiers, et comme c’est un feu d’artifice continu, je ne pouvais pas trouver meilleur titre ! Le bal des pompiers, c’est par excellence l’endroit tous où se retrouvent avec l’envie de danser et de faire la fête ; le creuset de toutes les différences finalement. Anaïs Blin m’accompagnera au piano. La mise en scène a été goupillée par Bruno Delahaye (réalisateur de « Livraison à domicile » avec Bruno Solo).

APP : Votre spectacle est tiré d’une réalité dans votre vie : votre fils Gabin est autiste…

LS : Dès lors que la différence de mon fils s’est avérée, j’ai vite constaté que pour beaucoup elle était synonyme de tristesse, voire de rejet ! Mais paradoxalement, mon petit bonhomme avait cette joie de vivre. Ce spectacle s’imposait donc, ne serait-ce que pour rétablir une certaine vérité et jouter contre les préjugés !

APP : Quelle fut la réaction du public lors des représentations ?

LS : Dès les premières au Splendid, il s’est passé quelque chose d’assez incroyable, ma propre histoire émouvait un public varié, concerné ou pas. Je l’avais certes conçu comme tel, mais c’était magique de voir à quel point il était embarqué avec moi, mais aussi avec Gabin. Ce spectacle décrit la bêtise humaine, celle à laquelle nous sommes confrontés un jour ou l’autre… à différents degrés.instantane_005.jpg

APP : Ici, l’autiste n’est pas représenté exclusivement comme un être vulnérable et assisté. Il nous démontre une belle tranche d’optimisme…

LS : C’est exact, même s’il y a quelques passages malaisés. J’ai surtout tenté d’exprimer qu’on pouvait faire rire diversement de la différence. Dans l’humour, c’est trop souvent les bonnes vieilles ficelles qu’on tire pour faire rire autour du handicap, et toujours les même cibles. Moi, j’ai gardé mon arc en tirant vers d’autres directions, évitant d’engendrer des dommages collatéraux. Mon but n’est pas d’écharper qui que ce soit même si je griffure quelque peu le système scolaire ou autres. C’est le divertissement que je recherche.

APP : Quels rapports a votre fils Gabin envers ses parents ?

LS : C’est un gamin qui déborde d’énergie, car non seulement autiste mais également hyperactif ! C’est le double effet « Kiss Cool » (rires). Il ne nous ménage donc pas tout en nous renvoyant beaucoup d’amour. Quelque part, il nous maintient en forme !

APP : Sensibilisé par ce handicap, êtes-vous engagé auprès d’une association ?

LS : Oui, étant l’un des porte-parole du Collectif Autisme sur les multiples problématiques en rapport avec ce handicap, du diagnostic à l’intégration scolaire. Je tiens à remercier au passage l’association Autisme TED Côte Basque www.autismetedcb.info et Handik Collectif pour leur action, ainsi que la ville de Biarritz.

APP : Pensez-vous que votre pièce a la charge de réveiller les gens et de leur montrer la réalité ?

LS : Même si au départ je n’ai pas créé ce spectacle dans un but millitantiste, je suis évidemment fier qu’il puisse servir comme tel ! Si je peux déplacer la moindre montagne, ce sera avec plaisir et … sans séisme ! (rires).

APP : Avant de nous séparer, quel serait votre message à Madame la Vie ?

LS : La vie est trop courte, Madame… Ce pourquoi je me dépêche de venir avec mon nez rouge à Biarritz samedi 7 mai pour ce rendez-vous avec vous au Bal des Pompiers !

 

Spectacle traduit en langue des signes par

Jean-Luc Goudin de l’association Signes à Pau.

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Le Bal des Pompiers – 7 mai à 19h – Casino Municipal de Biarritz

Tarif : Entrée libre.

Renseignements : 05 59 41 57 50

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 mai 2011.

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:02

Roméo et Juliette… ou l’utopisme amoureux !

 

L’âme musicale de Berlioz voyage sur la chorégraphie esthétique et expansive du ballet « Roméo et Juliette » du talentueux Thierry Malandain. Un chorégraphe qui a le génie de manier la technique classique dans une création clairement actuelle. L’excellence des danseurs de sa Compagnie offre une magistrale interprétation de cette tragédie de la Renaissance ou l’utopisme des amants de Vérone. Pour cette actualité, j’ai rencontré Thierry Malandain et la danseuse étoile Sylvia Magalhaes.

 

APP : Bonjour Thierry Malandain. Parlez-nous de votre ballet « Roméo et Juliette » qui sera sur la scène de la Gare du Midi ce 6 mai. Et de votre deuxième création « Lucifer »…

TM : Ce ballet a vu le jour en août 2010 à Vérone à l’occasion du Festival Shakespeare, autour de la littérature du poète dramatique. La particularité, c’est d’avoir créé ma chorégraphie sur un oratorio de Berlioz, musique qui n’est pas accordée pour la danse, alors que Prokofiev l’avait fait pour ce ballet. J’ai voulu moderniser, dépouiller, et obtenir une intelligence musicale. Une acclimatation de la partition de Berlioz en exprimant librement l’action, la puissance comme le flou des sentiments. Et la rencontre de deux mondes : réalité et éternité. Mettre en évidence l’art de la tragédie, où les images liquoreuses et rebelles à la fois font apparaître soudainement l’afflux musical. Ma deuxième création « Lucifer » terminée il y a quelques jours avec la complicité de l’orchestre de Pau Pays de Béarn dirigé par Fayçal Karoui. C’est le compositeur Guillaume Connesson qui a choisi de travailler sur le thème luciférien. La première aura lieu les 24 et 25 juin au Zénith de Pau, puis à Biarritz dans le cadre du Temps d’Aimer la Danse en septembre prochain.

APP : Figure connue de la danse contemporaine, selon vous la danse classique a-t-elle encore un avenir ?

TM : La danse, quelle qu’elle soit, a toujours été engagement. Je dirai que le classique et le moderne sont indissociables. Ce qui importe, c’est qu’un public plus large puisse découvrir toutes les facettes de la danse. Je souhaite que cet art touche tout le monde et aussi le rende heureux.

APP : Peut-on connaître vos débuts en tant que danseur et chorégraphe ?

TM : Dès l’âge de neuf ans, j’ai suivi les préceptes de Monique Le Dily, René Bon, Daniel Franck, Gilbert Mayer et Raymond Franchetti. Grâce au Concours International pour les jeunes danseurs de Lausanne, j’entre à l’Opéra de Paris en tant que danseur « excédentaire » (rires). Un an plus tard, je suis engagé au Ballet du Rhin, puis au Ballet Théâtre Français de Nancy. En 1986, je crée ma propre compagnie « Le Temps Présent » qui sera par la suite associée à l’Esplanade Opéra de Saint-Etienne. C’est en 1998 que je prends la direction du tout nouveau Centre Chorégraphique National de Biarritz. Et en 2001, j’assure la direction artistique du Festival de la Danse à Biarritz « Le Temps d’Aimer la Danse».

 

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APP : Bonjour Sylvia Magalhaes. Le Thierry Malandain Ballet Biarritz, est-ce pour vous un choix, une proposition ? Parlez-nous de votre interprétation de Juliette ?

SM : Je viens de la Compagnie Scapino Ballet Rotterdam, une pointure de la culture de la danse en Hollande et de renommée internationale. C’est un choix pour moi, car je voulais connaître l’univers de Thierry Malandain. Comme à l’habitude, on passe une audition, et celle-ci a été concluante. Quant à mon interprétation de Juliette, c’est l’héroïne amoureuse qui explore tous les sentiments. La chorégraphie de Thierry Malandain est extraordinaire. La musique de Berlioz est tellement belle et intense qu’elle porte « stellairement » les danseurs. C’est une chance de participer à une création de Thierry. Son ballet est si beau. Mon partenaire Olivier Coëffard est un formidable Roméo qui a su s’emparer de cette histoire d’amour et de mort. Et tous deux nous avons ce même engagement physique, cette lumière du geste sur scène et une fort belle harmonie.

APP : Que signifie pour vous être danseuse étoile aujourd’hui ? Quelles qualités particulières sont nécessaires à cet art ?

SM : En ce qui me concerne, j’ai du mal à m’identifier, car je suis tout le temps en recherche de progrès. Ce qui est important, c’est de posséder une belle énergie, une spontanéité, un grand sens de la technique, du sérieux, de l’authenticité et une belle maturité. Pour moi la danse, c’est pouvoir se dresser sur les pointes avec ses chaussons de satin. De danser et que tout le corps ne soit plus qu’une arabesque. D’évoluer avec aisance entre pas de deux et entrechats. Pouvoir interpréter divers rôles, c’est fabuleux et magique à la fois. Oui, j’ai besoin de danser comme de respirer !

 

Dans un décor de malles de couleur argent : miroirs, placards ou sépulcres, Thierry Malandain reconsidère la tragédie des amants de Vérone pour son ballet « Roméo et Juliette ». Tous les danseurs sont à la fois des Roméo et des Juliette pris dans la musique enivrante d’Hector Berlioz. Une chorégraphie qui immerge d’emblée le spectateur dans un climat lourd de tension. Une ambiance de drame qui jamais ne se relâchera, sauf dans ces moments de grâce que l’Amour magnifie et donne tout son éclat et qui sont destinés aux seuls Roméo et Juliette. C’est sans doute le plus beau ballet chorégraphié de Thierry Malandain !

 

Roméo et Juliette – Malandain Ballet Biarritz – 6 mai à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 8€ à 32€

Formule duo : 6 mai et 7 juin Roméo et Juliette / Le Messie par le Ballet de Bordeaux : 20€

Réservations : 05 59 24 67 19

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 mai 2011.

 

 Voir vidéo ballet Roméo et Juliette 

  INTERVIEW de Thierry Malandain et Sylvia Malaghaes - Gare du Midi à Biarritz

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 17:25

Jaqee…La pure âme d’église africaine !

 

Et quel talent ! Jaqee la chanteuse ougandaise mêle sa voix soul aux modulations électro et rythme reggae pour une musique qui insuffle la vie ! Ça balance à l’envie, c’est hypnotique et cool à la fois. Elle chante divinement et son phrasé est saisissant. Ça pulse comme nulle part ailleurs et ses mises en son sont superbes ! Je me devais de lui poser quelques questions à l’occasion de sa venue à Boucau le 30 avril à 20h30.

 

APP : Bonjour Jaqee. D’où vient votre amour pour le chant ?

J : Dès mon adolescence, j’ai ressenti ce besoin de partager mes idées et mes pensées avec les autres par le biais de la chanson. Cet art est pour moi le moyen le plus abordable pour m’extérioriser. Je ne voulais pas devenir chanteuse, mais tout simplement posséder une voix. Je n’ai jamais aimé m’éclipser sous prétexte que j’étais une fille, et n’acceptais pas que les hommes aient toujours le beau rôle. Je rageais dans mon for intérieur lorsqu’ils considéraient sans valeur l’opinion des filles ! Donc, par le chant, j’ai pu m’affirmer bien plus.

APP : Le mélange des cultures musicales a-t-il influencé vos textes et vos compositions ?

J : Oui, énormément. Je suis la preuve vivante du métissage extraordinaire des cultures. Mais c’est surtout mon feeling qui m’a guidée. J’ai privilégié les chansons où les textes me concernaient le plus. Et puis j’ai découvert l’univers du reggae diffusé sur les radios à Londres, que j’ai retrouvé également dans les clubs en Suède et à Berlin.

APP : Quels messages transmettez-vous à travers les textes ?

J : La tolérance, le droit des femmes, l’anti-racisme, l’amour, le respect, la paix… Mais surtout l’écologie. Des interrogations qui sont sérieuses à mes yeux et aussi pour un bon nombre d’entre-nous. Je pense qu’il est important que chacun essaie par tous les moyens possibles, de jouer un rôle pour aider à résoudre tous ces problèmes. For the Love of God ! (rires).

APP : Quel sera le programme de votre concert à Boucau le 30 avril ? Quels sont les musiciens qui vous accompagneront ?

J : Je vais principalement me polariser sur la performance musicale et de ce qui va en sortir. En réalité, je pense que tout peut arriver. Je veux faire profiter le public de mon univers. Mes musiciens : Alexandre Reiss à la trompette, Frederik Dez au saxo, Sébastien Houot à la guitare, Nicolas Guegen aux claviers, Thierry Lechauve à la basse et Romain « O » Malay à la batterie.

APP : Quel a été votre parcours depuis votre Ouganda natal ?

J : Très long, plein d’expériences de la vie. Je ne voudrais l’échanger pour rien au monde. C’est lui qui m’a aidé à me construire, et toutes ces étapes passées sont positives. En tant que chanteuse, je me dois d’être toute en sincérité et me remets toujours en question afin de me grandir.

APP : Comment définiriez-vous votre univers musical ? Quels sont les artistes qui vous ont influencé ?

J : C’est difficile pour moi de vous définir d’une façon précise mon univers musical. Il est très éclectique. J’aime beaucoup la « pop reggae », et ma voix adore chanter du jazz, de la soul, du RnB. Je suis fan d’artistes différents qui ont en eux une forte personnalité musicale et j’en découvre un peu plus chaque jour. Oh la la, il y en a beaucoup ! (rires). Mais pour faire une réponse à votre question, j’aime surtout les chanteuses black du blues, jazz, néo-soul. Une chanteuse que j’affectionne tout particulièrement, la merveilleuse diva péruvienne Yma Sumac et ses fameux quatre octaves ! Une exceptionnelle voix des temps modernes, et Billie Holiday à qui j’ai rendu hommage avec le big band suédois Bohuslan.

APP : Un nouvel album est-il en préparation ?

J : Je travaille dessus. Par contre je ne sais pas quand il sortira. Peut-être dans le courant de cette année.

 

Jaqee vous séduira par sa voix soul reggae explosive qui réveille les genres ! Une pure âme d’église africaine à découvrir ou redécouvrir !

Jaqee – 30 avril à 20h30 – Salle Paul Vaillant-Couturier à Boucau

Tarifs : 24€, 20€, 15€ et tarifs réduits dans le cadre des abonnements

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Traduit de l’Américain par Morgane Henry.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 29 avril au 5 mai 2011.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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