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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 23:02

Wunderkammer/Circa : aplomb et humour au rendez-vous.

 

2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]La troupe australienne Circa donnera son coup d’envoi en France avec Wunderkammer, les jeudi 24 et vendredi 25 octobre à 20h30 au Théâtre de Bayonne. Les performances corporelles y sont à l’honneur. Les sept artistes acrobates de la compagnie travaillent sans filet, sans cordes, presque sans costumes, n’interprètent aucun personnage, et ne jettent pas de la poudre aux yeux au public. Ils préfèrent mettre en avant, la performance du corps, dont ils essaient constamment de repousser les limites. En allemand, Wunderkammer signifie « chambre des merveilles » où l’on trouve des objets éclectiques, et le spectacle Circa, lui, est truffé d’éléments diversifiés. Tiré de l’idée vaudevillesque et burlesque, il se promène entre poésie et acrobaties. Du cirque, de la danse, du striptease, Wunderkammer fait une véritable alliance des genres. Son fil rouge : la force du corps dans sa plus simple expression, assurée par les généreux acrobates multi talentueux. Une puissance mise en avant et l’intensité avec laquelle chaque mouvement est exécuté. Des corps balancés et lancés sans ménagement, où la virtuosité est doublée d’une énergie qui balaie tout sur son passage. Circa est une compagnie à la renommée nationale et internationale, qui mélange habillement la danse, le cirque, mais aussi du son, de la lumière et des projections. Circa réinvente plus que jamais le cirque, explorant le mouvement dans ce qu’il a de plus aventureux, offrant des numéros d’une grande complexité, à la fois poétiques et sensuels. Wunderkammer/Circa : aplomb et humour au rendez-vous !

 

Compagnie Circa – Wunderkammer – 24 et 25 octobre à 20h30 – Théâtre de Bayonne

Tarifs : 30, 27 et 20€

Informations et réservations : 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr

 

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Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 octobre 2013.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 22:49

Catherine Russell Quartet : virtuosité pure d’une voix jazzy.

 

2catherinerussellphotoDR.jpgDans Strictly Romancin, le quatrième album de la carrière de Catherine Russell, la brillantissime chanteuse de jazz et blues à la voix cristalline, explore ici un nouveau répertoire musical. Ces qualités se multiplient rapides et continues lorsqu’on écoute la magie de ses chansons. On dit d’elle qu’elle est digne héritière de Bessie Smith et de Dinah Washington avec sa lumineuse interprétation et son timbre de voix. Faut dire que Catherine Russell a grandi auprès d’un père Luis Russell, pianiste, compositeur et chef d’orchestre du Big Band dans lequel excellait Louis Armstrong et de la bassiste et chanteuse de mère Carline Ray. Elle vous chante le blues à fendre l’âme et swing avec flamme les grands standards du jazz en compagnie de ses trois musiciens chevronnés : le pianiste Mark Shane, Matt Munisteri guitariste, chanteur et compositeur et Tal Ronen jeune contrebassiste accompli. Après avoir décidé d’une carrière solo, elle entreprend à 49 ans une carrière qui la distingue comme une performante chanteuse. Elle a le sens du spectacle et à l’aise sur scène. Alors, accrochez-vous, lorsque vous écouterez au Théâtre de Bayonne le 22 octobre à 18h, vous aussi allez être conquis par son incroyable maestria qui n’a d’ailleurs d’égale que sa voix extraordinaire ! La nature lui a fait cadeau d’une voix extraordinaire, et elle s’en sert de façon tout à fait unique. Une voix prodigieuse et magique sautant les octaves, une voix de jazz et de blues, mais beaucoup plus encore, et une créativité exceptionnelle. C’est la virtuosité pure d’une voix jazzy.

 

Catherine Russell Quartet – 22 octobre à 20h30 – Théâtre de Bayonne  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 25, 22 et 18€

Informations et réservations : 05 59 59 07 27 ou www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 octobre 2013.


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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 22:25

Hermanos Sanchez : la musique flamenco est leur credo.

 

Duo1.JPGCélédonio et Ramon Sanchez du duo Hermanos-Sanchez qu’on ne présente plus, seront en concert au Colisée à Biarritz le 20 octobre à 18h pour fêter leurs 40 ans de carrière et leurs 30 ans de stage. Deux guitaristes incontournables dont l’harmonie se construit entre eux, ne laissant filtrer autre chose que la rencontre de leur passion : la musique flamenco. Ils exultent alors de leurs doigts et de leurs souffles, et on reste sous le charme d’un voyage que l’on désire sans limite. Le sud de l’Andalousie est en eux. Les voir ou les revoir n’est jamais de trop et on ne s’en lasse pas ! Ce duo, attachant et talentueux, a le son vibrato contagieux, et des notes de velours. Ne vous en privez pas. Entretien.

 

APP : Célédonio, quel a été ton parcours musical ?

CS : Le flamenco a bercé mon enfance en Andalousie. Mon grand-père maternel m’appelait déjà « musico viejo » (vieux musicien) depuis ma naissance. Passionné de guitare, à mes treize ans, mon père m’a offert une guitare et la musique flamenca s’est imposée à moi d’emblée. C’était une évidence. Je suis comme on appelle, un « musicien autodidacte ». Mon frère Ramon de quatre ans mon cadet a eu le même virus et nous avons donc créé Los Hermanos Sanchez. A seize ans, avec mon frère, nous avons joué en concert au Casino de Pau, devant 1000 spectateurs. En 1973, nous avons eu le premier prix de guitare flamenco.

APP : Belle performance : 30 années d’organisation de stage de guitare flamenca ! Mais aussi une longue expérience. Que t’a-t-elle apporté sur le plan humain et professionnel ?

CS : Une aventure familiale et humaine extraordinaire. Nous avons créé durant ces trente ans, des liens d’amitié très forts avec des guitaristes venus de toutes les régions de France et des pays voisins comme l’Espagne, la Suisse. Cela nous a permis de mettre au point, une pédagogie adaptée à chaque guitariste et fort appréciée, puisque voilà trente ans de longévité. Pour faire court, ces stages nous ont apporté la vraie richesse humaine et le talent musical de chacun de nos stagiaires. Sur le plan professionnel, cela nous a donné des ouvertures pour aller faire des concerts et des stages dans diverses régions de France et en particulier au Mont-Saint-Michel. La musique flamenco véhicule des valeurs existentielles positives (et là, je rejoins Jean-Paul Sartre), d’amour des autres, de partage, de convivialité. Cet homme avait le culte de la beauté sous toutes ses formes.

APP : Quels sont les guitaristes qui t’ont le plus influencé ?

CS : Sabicas, mon maitre, un génie de la génération de mon père. Puis Paco de Lucia, qui fut pour moi un énorme choc culturel dans les années 80, celui qui révolutionna la guitare flamenco. Aujourd’hui, c’est lui notre mentor et ami et son influence transpire dans notre musique comme en témoigne notre album « Santa Cruz » entièrement composé par mon frère et salué par la presse en Andalousie.

APP : Parle-moi de ce concert à l’occasion des 40 ans de carrière et des 30 ans de stage du duo Hermanos-Sanchez, au Colisée à Biarritz le 20 octobre…

CS : Je pense qu’il sera gravé longtemps dans la mémoire des aficionados de la musique flamenco. A cette occasion, nous aurons un invité prestigieux, le grand luthier madrilène Mariano Conde qui écoutera les sons des guitares par lui créées. En première partie, les élèves guitaristes dont ce sera le baptême de la scène. En deuxième partie, le Los Hermanos Sanchez et la dernière partie, notre ami le ténor Charles Ferré (que nous considérons comme le troisième frère) avec lequel nous préparons un nouveau CD pour nos 40 ans de carrière.

 

Los Hermanos Sanchez – concert de guitare flamenco – 20 octobre à 18h – Colisée à Biarritz  colisee

Tarifs : 15€ - Gratuit pour les moins de 12 ans

Informations et réservations : 06 15 07 86 46

Pour informations et inscriptions au cours de guitare : celesanhez@orange.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 octobre 2013.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 18:12


INTERVIEW PASCAL MATHIEU ASSOS RAY GRAND ORGUE... par poesieduster64

 

Le 6 octobre 2013, 150 chanteurs, solistes et musiciens ont choisi d'offrir leur talent et leur après-midi pour tenter de redonner vie au Grand-Orgue de la Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne qui joue pour l'animation de notre cité et les célébrations de l'église.


Afin de valoriser notre patrimoine culturel national, l'Association pour le Rayonnement du Grand-Orgue et organisation de concerts (AROCC) (15 rue des Prébendés à Bayonne) souhaite votre contribution à la restauration du Grand-Orgue de la Cathédrale. Si vous désirez vous associer à cette juste cause, vous pouvez participer en envoyant vos dons ou en contactant M. Pascal Mathieu : 0620817686 ou pmathieu013@ch-cotebasque.fr qui a envoyé une lettre  au Maire de Bayonne, à Mme la Ministre et à Monseigneur l'Eveque afin de solliciter leur participation.


Quelques mots sur le Grand-Orgue :

partie intégrante de la Cathédrale de Bayonne (400 ans) édifice gothique, le Grand-Orgue (200 ans) a grand besoin de soins. Le buffet en châtaignier et sapin (reconnu patrimoine national) est composé de 2 corps : positif de dos à 3 tourelles et 2 plates-faces en V, grand-orgue à 5 tourelles et 4 plates-faces d'égale hauteur. Le tout est richement décoré de guirlandes de laurier, trophées, pots-à-feu, culots. L’orgue comporte 3 claviers de 56 notes et un pédalier de 32 notes. La traction des notes mécanique s’effectue avec une machine Barker, tirage des jeux électrique. Par contre les tuyaux ne sont pas reconnu patrimoine national et sont entièrement à la charge de généreux mécènes dont vous pouvez etre, puisque laissé à l'abandon depuis plusieurs années. Si vous avez apprécié ce concert de cloture, une petite participation sera la bienvenue. Merci pour la musique.

 

Pour revoir des extraits du concert de cloture de la saison estivale : http://alain-pierre-pereira-journal.over-blog.com/article-concert-de-cloture-de-la-saison-estivale---cathedrale-sainte-marie-a-bayonne-120478244.html

ou http://snickerprod.over-blog.com/concert-extraits-concert-de-cloture-de-la-saison-estivale-cath%C3%A9drale-sainte-marie-de-bayonne

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 15:06

En attendant l'interview vidéo de M. Pascal Mathieu (directeur artistique de l'association "Pour le rayonnement du Grand-Orgue") Alicia Snicker. vous propose de voir des extraits du concert de cloture de la saison estivale à la Cathédrale Sainte-Marie de Bayonne du 6 octobre 2013. Avec A coeur joie, Ananda, Arguileak, Vocanti et le grand choeur de l'Orbcb, accompagnés par une trompette, les gaitas, et l'orgue.



CONCERT DE CLOTURE CATHEDRALE BAYONNE 2013 par poesieduster64

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 02:50
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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:56

 Luna Negra : un vrai café-théâtre !

 

luna-team.jpgLa saison 2013/2014 permettra aux familiarisés de l’incontournable Luna Negra de retrouver avec bonheur les classiques du rire tout en découvrant les nouveaux joyaux du spectacle vivant, comme la danse, le mime, le chant et l’improvisation. C’est aussi sa volonté de proposer au public des divertimentos de notoriété nationale avec le souci de faire profiter un maximum. Le secteur du loisir voit aujourd’hui fleurir de nombreuses initiatives privées qui, comme celles de la Luna Negra, offrent un palette riche, régie par une logique économique, dépendant uniquement du « satisfecit populi », Jean-Michel Dupont-Garcia, son créateur et directeur artistique, souhaitait créer un lieu de vie, un lieu de vie artistique. La Luna Negra devient donc un véritable atelier d’artistes locaux ou d’autres venus de tous les coins de France et de Navarre et même de l’étranger ! Une halte pour les baladins des petites scènes. 17 ans plus tard, on peut dire que le pari est hautement gagné !

Entretien avec Jean-Michel Dupont-Garcia, et Marion Belguiral.

 

APP : Jean-Michel, une petite présentation de toi et de l’équipe de la Luna Negra…

JMDG : Bayonnais de naissance, je recherche et ai toujours recherché à faire vibrer ma part universelle et celle de l’autre. Le temps ! 17 ans que Luna essaime ses poussières d’étoiles vacillantes et magiques parce qu’échappant, souvent à leurs corps défendant, à l’attraction puissante des sunlights de la stratosphère du spectacle vivant et autre sphère télévisuelle. Ce café-théâtre de 100 places est dirigé par une équipe de cinq salariés supers motivés : Nathalie (administration), Marion (chargée de communication), Mathieu (production), Philippe (régisseur) et moi-même à la direction artistique. C’est aussi une quinzaine de bénévoles actifs qui sont soudés à nous. Présents onze mois de l’année, nous proposons un programme éclectique avec plus de 130 divertissements pour tout public, et ce à des prix modestes.

APP : Bayonne est-elle la ville tremplin pour les artistes locaux ? Comment perçois-tu l’évolution de la vie culturelle dans cette région ?

JMDG : La ville possède entre autres, une scène nationale, un cinéma d’art et essai et le café-théâtre. C’est déjà pas mal mis cote à cote, mais sans doute encore trop peu au regard des besoins d’expression d’une population de plus en plus créative, probablement en réponse à un mode de vie chaque jour plus aliénant. L’offre culturelle doit aussi s’évaluer dans le cadre d’une complémentarité intercommunale, interrégionale, et là il y aura beaucoup à réfléchir et à échanger dans l’avenir pour empêcher une fuite en avant et une surenchère, car reste la question d’un public certes important et multiple, mais pas extensible à l’infini.

APP : Une nouvelle rentrée plus riche artistiquement que l’an passé ?

JMDG : Oui, portée plus que jamais par notre expérience et notre grande envie d’étonner et de satisfaire. Dans un semestre, seront accueillis des danseurs internationaux de claquettes « 2offbeat » fin octobre. Une jeune comédienne issue du Petit Théâtre du Pain « My name is Kathththy » début novembre, un humoriste « Sir John genre du mime » tout juste rentré du Québec puisqu’en résidence chez Michel Courtemanche (humoriste, acteur et producteur de télévision québécois) début décembre. Une troupe de Fado de Coimbra, un Ensemble de musiques et chants touaregs en tournée, une Cie Cubaine de théatre en tournée dans le cadre d’un échange franco-cubain, un harpiste international, les soirées « d’impro-théatre » et surtout le lancement des « impros danse » réunissant cinq modes d’expression (contemporaine, traditionnelle basque, hip hop, flamenco et claquettes). Je ne dévoile qu’une esquisse de ce que sera notre saison 2014, accessible au plus grand nombre, sans discrimination économique et culturelle.

 

APP : Toi Marion, tu es chargée de communication… Comment a évolué le métier ces dernières années ?

M : Travailler dans un café-théâtre, c’est comme travailler dans une petite entreprise : il faut faire preuve d’une grande polyvalence. Outre la communication, je suis aussi en charge des relations avec la presse et les publics, du mécénat, de la billetterie… Cette polyvalence est aujourd’hui nécessaire et doit être assortie d’une vraie capacité d’adaptation à de nouveaux modes de communication tournés vers Internet, comme les réseaux sociaux qui révolutionnent aujourd’hui notre façon de communiquer.

APP : Quelle a été ta motivation première pour travailler dans la communication ?

M : Celle de travailler dans le monde culturel. La voie de la communication s’est ensuite naturellement présentée à moi, puisque j’ai la chance et en toute modestie (rires) de posséder un bon relationnel et des qualités d’analyse et de synthèse. Mon embauche à la Luna Negra en octobre 2012 est un véritable défi : s’agissant d’une création de poste, il a fallu construire une véritable politique de communication qui affirme l’identité actuelle de ce lieu qui a vécu de nombreux changements en dix sept ans.

APP : Quels sont les aspects positifs et négatifs de ta profession ?

M : L’aspect positif de ce métier, c’est de rencontrer, de tisser un lien avec les spectateurs, avec nos partenaires institutionnels, professionnels et commerçants… La Luna Negra est un lieu culturel de proximité en liaison avec des acteurs locaux. Le côté négatif ? La dématérialisation des échanges, par exemple, l’E-mail remplace de plus en plus la rencontre, même si au Pays basque nous sommes encore relativement préservés à mon sens.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 octobre 2013.  581365_299293003488664_996313482_n.jpg

Philippe Fleury (régisseur).


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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:49

Roxane Durán : une saisissante et émouvante Anne Frank.

 

ANNE_FRANK1-_NS_BDPHOT_8704.jpgRoxane Durán, longue chevelure rousse, visage aux traits délicats, d’une innocence angélique, est la saisissante et émouvante Anne Frank de la nouvelle version théâtrale du « Journal d’Anne Frank » d’Eric Emmanuel Schmitt, qui se jouera à Biarritz, Gare du Midi le 11 octobre à 20h30.

Cette belle et talentueuse actrice fut révélée par « Le ruban blanc » de Michael Haneke, Palme d’Or au Festival de Cannes 2009. Et doit son prénom au charme d’Anne Brochet dans le film Cyrano de Bergerac… A vingt ans, elle est l’une des jeunes comédiennes européennes les plus prometteuses. Simple, directe et fraiche, elle s’est gentiment prêtée à l’interview.

 

APP : Comment as-tu obtenu le rôle titre dans la nouvelle version théâtrale du « Journal d’Anne Frank » de l’auteur à succès Eric Emmanuel Schmitt ?

RD : Tout simplement par la voie normale du casting. Au même pied d’égalité avec d’autres comédiennes dont certaines plus chevronnées. Je n’avais jamais fait de théâtre, puisque actrice de cinéma avec huit films, dont le dernier « La famille Bélier ». Et être à deux mètres du metteur en scène Steve Suissa, c’était plutôt intimidant. Après avoir été convaincante (rires), j’ai rencontré l’auteur et Francis Huster.

APP : Avais-tu lu le livre ? Quelle image as-tu de cette martyre juive de treize ans, morte en déportation ?

RD : J’avoue être passée à côté. Mais je l’ai lu et relu avant, pendant et après le casting. L’image d’une petite fille étonnamment mature, affichant un sacré caractère, une belle humanité, dotée d’une sensibilité à fleur d’âme. Quand je pense que c’est une fillette de treize ans qui a écrit des phrases aussi poussées pour son âge, son époque… C’est prodigieux. Tellement sûre de ses principes, que cela la rendait très forte.

APP : Qu’as-tu pensé de la nouvelle version de l’auteur ? Que penses-tu également du metteur en scène Steve Suissa ? A-t-il été un bon directeur d’acteurs ?

RD : C’est un petit bijou de réadaptation d’une œuvre aussi magnifique que « le Journal d’Anne Frank » et j’ai adoré. Il a une belle sensibilité, et la grande intelligence d’avoir eu l’idée de faire revivre Anne à travers le regard du seul rescapé des camps d’extermination, Otto Frank, son père. Un travail d’orfèvre en traitant sa pièce de façon cinématographique, d’abord en s’appuyant sur des projections, puis celui des flash-back. La mise en scène de Steve Suissa est d’une aisance remarquable. On passe d’une époque à l’autre sans saccades. C’est tout simple : on tourne les pages du journal intime d’Anne et on en découvre le contenu en même temps que son père. La pièce a beaucoup de moments gais et des instants d’espoir. On se laisse porter. Oui, c’est un bon directeur d’acteurs. Avec lui j’ai travaillé par couche, c’est-à-dire, mettre une d’Anne, une de moi, et ainsi de suite. Il m’a beaucoup rassurée, car il vient du cinéma comme moi. Il a ce côté vibrant, réel au niveau du visuel des scènes.

ANNE_FRANK-2_NS_BDPHOT_8565.jpgAPP : C’est une fierté d’avoir pour papa chaque soir sur la scène l’extraordinaire et charismatique Francis Huster ?

RD : Oh que oui ! C’est énorme. Très protecteur avec moi, mais également pour les huit autres partenaires. A chaque scène, nous sommes très complices, et même dans les interviews, parfois il me fait rougir (de plaisir) lorsqu’il fait des compliments à mon égard. C’est un vrai bonheur que de jouer à ses côtés. Oui, c’est un être extraordinaire et charismatique en diable. J’apprends beaucoup avec lui.

 

Voilà ce qu’a pensé le metteur en scène Steve Suissa au moment du casting de la comédienne Roxane Durán : « J’ai reçu 4 800 photos, j’ai vu 288 personnes en une demi-heure, et j’ai eu un coup de cœur pour Roxane, car je savais qu’elle pouvait faire passer des émotions, de les vivre et puis d’avoir ce paradoxe : elle a le corps d’une fille de treize ans et le mental d’une fille de quarante ans ! ».

 

Le Journal d’Anne Frank – vendredi 11 octobre à 20h30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 octobre 2013.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:41

Concert de clôture : 200 choristes à la cathédrale.

 

Depuis sept ans, Pascal Mathieu a le plaisir d’organiser les concerts de la Cathédrale de Bayonne et de faire rayonner le Grand-Orgue. Un lieu propice à la musique classique de qualité. Mais aussi, grâce au concours de l’Evêché et de la ville de Bayonne et à l’implication du public basque, ces concerts sont devenus au fil des années un évènement attendu, s’inscrivant naturellement dans le programme des manifestations culturelles d’été de la ville.

L’organisateur Pascal Mathieu s’est gentiment prêté au jeu des questions réponses.

 

ananda-AM-03-08-2013-007.jpgAPP : Qui est Pascal Mathieu ?

PM : Le président de l’Arocc, association ancienne réveillée il y a sept ans avec la double mission d’accompagner et promouvoir l’activité culturelle, et singulièrement musicale de la Cathédrale de Bayonne. Et faire rayonner le Grand-Orgue avec le projet de restauration.

APP : Comment l’idée t’est-elle venue de créer ces concerts à la Cathédrale ?

PM : La Cathédrale somnolait sur le plan culturel depuis des années, alors que sa mission première d’église, à l’époque clocher principal de la grande paroisse bayonnaise (devenue en 1998 Notre-Dame de l’Assomption) était rayonnante, par le nombre et la fréquentation de ses offices. Mais la liturgie s’est lentement et insidieusement appauvrie (disparition des prêtres musicalement et liturgiquement compétents, perte du grégorien, effritement de la chorale, échec de la maitrise). Et la Cathédrale, par paresse, peur du dérangement et l’intrusion du profane, par suite aussi de la lente dégradation de son Grand-Orgue, a fui ou même découragé les propositions de concerts ou veillées musicales. En 2007, en lien avec l’Evêché et la ville, j’ai proposé un calendrier musical estival, haute-saison touristique en Côte basque, pour faire vivre la Cathédrale, démontrer aux pouvoirs publics qu’un orgue rénové aurait une importante activité de rayonnement culturel, complémentaire de sa mission liturgique.

APP : Une très belle programmation pour ce concert de clôture 2013 : 200 choristes et orchestre à la Cathédrale le 6 octobre. Un travail titanesque ?

PM : Oui, important, prenant, chronophage, captivant, riche en contacts humains et facilité par le « rodage » au fil de l’été. Mais aussi le concours logistique de la Mairie, la mansuétude de l’Archiprêtre de la Cathédrale, le bénévolat, des chanteurs et musiciens, qui ont voulu participer par leur geste, pour ce concert de clôture, à l’effort de restauration de ce pauvre Grand-Orgue. A préciser que le chœur Ananda aura ses solistes, Marianne Thomas au piano, Anne Mestelan et Maela Vegnes sopranes. Les chorales Chœur à cœur joie, Argelineak, Vocanti et l’Ortbcb seront là aussi.

APP : Selon toi, que faut-il faire pour rendre la musique, sous toutes ses formes, accessibles à un public plus large et aux jeunes en particulier ?

PM : La gratuité de l’entrée, la présentation des œuvres et de leurs auteurs pour les rendre concrètes, les situer, les humaniser par des anecdotes, les glisser derrière des « produits d’appel », des « têtes » de gondole musicales connues du plus grand nombre et établir une communication complice avec le public. Cela a fonctionné jusqu’ici puisque plus de quatre cent personnes se déplacent à chaque concert, dix samedis par été et ce depuis sept ans.

 

Concert de clôture été 2013 – 200 choristes et orchestre – dimanche 6 octobre à 16h – Cathédrale Sainte-Marie à Bayonne

Tarifs : Entrée et participation libres

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 octobre 2013.  baycath.jpg

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 20:59

Toi et tes nuages : une pièce qui raisonne longtemps.

 

nuages.jpgToi et tes nuages est une pièce intense qui nous enferme inévitablement dans un « huis clos », un psychodrame à quatre pensées, rendu avec l’énergie du désespoir pour l’une et la folie meurtrière pour l’autre. Un regard du monde extérieur sur les rapports de deux sœurs. Une pièce âpre mais profondément humaine, un bon moment de théâtre qui nous tenaille au tréfonds de notre être, qui soulève les vraies questions sur un sujet douloureux, mais traité avec subtilité. Cette plongée dans la folie mérite la venue de beaucoup de spectateurs ce 4 octobre à 20h30 au Chapiteau-Spectacles de Baroja. L’écriture d’Eric Westphal fait de cette rencontre à quatre, un drame un peu identique à la Tennessee Williams. La comédienne Monique Goyeneche nous en parle.

APP : Qui est la comédienne Monique Goyeneche ?

MG : Une passionnée de théâtre et l’aventure a débuté en 1977 dans la plus ancienne troupe de théâtre de la région La Grange aux vagues, dirigée par André Rabas, mon professeur d’art dramatique pendant six ans. Après son décès, nous avons mes camarades et moi créé notre troupe la Cie Théâtrale El Hogar en 1983.

APP : Pourquoi avoir choisi l’auteur de Toi et tes nuages Eric Westphal que tu vas jouer le 4 octobre au Chapiteau-Spectacles de Baroja ? Et qui sont les trois autres comédiens ?

MG : Parce que lorsque nous avons fait une lecture, nous avons eu un grand coup de cœur. Il faut dire que cette pièce nous l’avons joué en 1987 au Casino Municipal de Biarritz. Nous avons eu la chance d’avoir été en contact avec l’auteur pas plus tard que la semaine dernière. Mais son grand âge (84 ans) et la peur d’être fatigué par un long voyage lui ont fait renoncer à notre rencontre. Mais quel bonheur de défendre un si beau texte. Quant aux artistes qui m’entourent, il y a Agathe Le Grode qui est comme moi fondatrice de notre troupe. Joseph Lafitte, qui est également compositeur et interprète pour enfants. Henry Bauer comédien à Paris. La mise en scène est assurée par Alain Lefevre.

APP : Voudrais-tu en quelques mots nous dévoiler l’histoire sans la déflorer ?

MG : Celle de deux sœurs vivant en vase clos, dans un monde étrange ou se conjuguent poésie, violence, humour et tendresse. Une confrontation entre la raison et la folie. Mais où sont les limites entre la folie des gens raisonnables et la sagesse des gens fous. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’histoire est captivante, qui nous ménage quelques surprises, passant de la gravité à la tendresse, puis de la drôlerie, laissant toujours le spectateur en haleine.

APP : Donne-moi une raison pour venir voir ce spectacle…

MG : Malgré son univers dramatique et oppressant, les deux personnages masculins apportent un élément de drôlerie. Une pièce qu’on a plaisir à voir. La petite anecdote : lorsque nous avions joué la pièce il y a presque 20 ans, Lucienne Hammon, fille de l’auteur dramatique Jean Anouilh avait été séduite par le texte.

 

Toi et tes nuages – Cie Théâtrale El Hogar – 4 octobre à 20h30 – Chapiteau-Spectacles de Baroja à Anglet  chapiteau baroja

Tarifs : 10€ - Etudiants et demandeurs d’emploi : 5€

Pièce déconseillée aux jeunes enfants

Réservations : 06 70 58 90 01 ou en prévente au Centre Culturel El Hogar à Anglet 54 rue de Hausquette

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 3 octobre 2013.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

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