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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 23:46

Faisons un rêve... mensonges, passion et séduction !

faisons un reve 1

Avec l'auteur Sacha Guitry, légendaire parisien frivole à l'humour caustique, c'est du théâtre de grand boulevard qui se situe à la lisière du cocasse et du sel des émotions. Des comédiens acclimatés l'évoquent avec le mémorable "Faisons un rêve" sur la scène de la Gare du Midi, jeudi 25 novembre à 21h.

La pièce souligne la misogynie allègre envers le beau sexe, mais qui en définitive, traduit une profonde tendresse pour l'éternel féminin. Tout cela n'est que ludisme, du théâtre fait pour le théâtre. Une parabole qui égale le zénith de l’ingénuité et de la spontanéité. Celle qui caresse la vie dans ce qu'elle a de plus patent et de plus heureux. "Faisons un rêve" c'est le trio entre un mari jovial, infidèle et fieffé menteur, mais naïf auguste à souhait. "Elle" volage, épouse défiante, maîtresse avertie d'une authenticité immédiate ! "Lui", fougueux dandy et clown blanc, séducteur adroit et amant maladroit ! C'est un grand tour sur le manège libertin, virtuose des perceptions amoureuses et de la relation de force entre deux êtres du sexe opposé.

Guitry a écrit "Faisons un rêve" lorsqu'il avait la trentaine, en 1916 et qui fut créé sur scène en 1918 et 1921 (reprise au Théâtre de la Madeleine en 1931 avec sa deuxième épouse Yvonne Printemps et par sa troisième Jacqueline Delubac pour le cinéma. Egalement Danielle Darieux, Dominique Blanc, Clotilde Courau et Michèle Laroque pour la télévision. Dans le rôle du mari Raimu, Ticky Holgado, Martin Lamotte et François Berléand pour la télévision. L'amant, par Guitry, Robert Lamoureux et plusieurs fois par Pierre Arditi).

Pierre Arditi a plusieurs fois personnifié "Lui" c'est ce qui lui fait dire "le plaisir de jouer Guitry, c'est de jouer ! Qu'il faut s'amuser en le jouant puisque c'est fait pour ça, et c'est ainsi qu'on amuse les autres en traduisant les mots, les situations, les sentiments. Guitry est l'un des auteurs pour lequel j'ai eu le plus de joie à servir".

Cette pièce est un écrin princier à la mesure d'une performance d'acteur parce que seul sur scène aux deuxième et quatrième acte. C'est là tout l'art d'un monologue, beau partage et vrai bonheur pour ces morceaux de vitalité. Et ça n'est qu'au théâtre que l'on parle seul sans personne pour répliquer. "Faisons un rêve", c'est le théâtre de la vie, la comédie acidulée qui ripe plaisamment sur un toboggan vaudevillesque pour mieux s'en relâcher. Une sortie ou s'extériorisent l'esprit, l'ironie, le charme et la légèreté dans une adroite mise en scène éthérée et soignée. Suprême vertige champagnisé, offert l'espace d'une soirée par de brillants comédiens qui nous invitent à partager un probable rêve !.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 19 au 25 novembre 2010.


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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:29

Just Friends Quintet... Du swing dans les baskets !

 

Just Friends Quintet revisite avec une passion expansive, les standards du jazz. Avec lui tout contribue à l'éclat du swing pour le plaisir des jazzmen. Il sera le 20 novembre à 21h au Caveau des Augustins à Bayonne. J'ai rencontré le trompettiste Dominique Burucoa (directeur de la scène nationale de Bayonne), un musicien enthousiaste et sans dandysme.

JFQ 1

APP :Dominique Burucoa quel a été votre premier déclic pour la musique de jazz ?

DB : Un déclic qui remonte à mon adolescence où j'ai découvert fortuitement des disques de Bechet et d'Armstrong. C'est le coup de foudre, la révélation musicale. Grâce à eux, à 18 ans, j'ai fait connaissance avec la trompette dans un bar de Bayonne où, contre un verre offert, j'ai pu m'essayer à cet instrument. Je chante aussi et joue du cornet et du bugle. Un véritable homme-orchestre !(rires).

APP : Quand est né Just Friends Quintet ? Qui sont les musiciens ?

DB : En 2001. Un choix fait par amitié, puis la virtuosité, la trempe musicale et le style de chacun. Emmanuel Montalembert (guitare et chant) à la passion vissée au corps. Son jeu est laconique, son attaque robuste. Laurent Aslanian (contrebasse chantante), rare spécialiste des solos à l'archet. Une perception de tempos par ce musicien recherché qui accompagne de grands solistes. Arnaud Labastie (piano) fort d'une solide formation classique, il a une technique, le sens du swing, une capacité d'impros qui va crescendo et qui fascine. Antoine Gastinel, (batteur et chanteur), l'incontournable du Sud-Aquitain, il est délié, a le swing musical dans des soli toujours attirants.

APP : Comment définiriez-vous le style de votre quintet ?

DB : Swing ! Le label du quintet qui propose un jazz engageant, porté par une complicité musicale et une alchimie sonore. La sobriété et la précision pour une tonalité dans l'ensemble assez filtrée, dans laquelle le spectateur est heureux de battre la mesure avec ses pieds. Les chorus tournent sans complexe avec une recherche plus musicale que technique.

APP : Quel sera votre programme au Caveau des Augustins ?

DB : Des morceaux nouveaux composés avec Emmanuel Montalembert, les grands standards du jazz, et aussi du Duke Ellington, Count Basie, George Gershwin, Charlie Parker...

 

C'est un voyage swinguant avec ce quintet où toutes les gares jazzy offriront du bonheur. Sans hésitation, embarquez-vous pour un tour formidable jusqu'au terminus : le pays du jazz ! Le vrai, le pur, celui très acoustique qui fait battre le coeur et la semelle !.

 

Just Friends Quintet - 20 novembre à 21h - Caveau des Augustins à Bayonne

Tarif unique : 8€

Réservations : 06 98 18 22 77

 

Bar de l'hôtel Mercure Plaza de Biarritz le 27 novembre à 20h30. Entrée libre. Renseignements : 05 59 24 74 00.

 

Pour aller à la rencontre de Just Friends Quintet : http://justfriends.canalblog.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 19 au 25 novembre 2010.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 23:36

Tout le plaisir est pour nous !... une comédie en 3 D

 

Pièce de Ray Cooney et John Chapman

tout-plaisir-prns-2.jpg

Artiste picturale, Virginie Lemoine s'est muée en actrice de théâtre qui parcourt les routes de France avec "Tout le plaisir est pour moi". Une comédie qui ne ménage pas ses effets, quiproquos, comparable à un fildefériste sur sa corde d'humour ! Une question entre autres que j'ai posée à la délicieuse boulevardière qui était à bord d'un TGV, destination Paris.

 

APP : Qu'est-ce qui vous a plu à la lecture de "Tout le plaisir est pour nous !" que vous avez créée en 2009 en Suisse ?

VL : Son style très cocasse, sa superposition de dominos fortuits où se dressent des malentendus ad hoc. À la relecture et aux répétitions, j'étais poilée et amusée.

APP : Comment vous êtes-vous insufflée du rôle de Marie-Catherine ?

VL : Avec rondeur, car spirituel et plaisant à jouer. Dans ce rôle, je m'amuse beaucoup, mais je l'aborde aussi avec stoïcisme. Je suis une épouse fidèle prise au piège des confusions, tentant de tempérer la zone de turbulences conjugales et immobilière. Je me dois avec mon personnage d'être attentive au jeu de mes partenaires.

APP : Et la mise en scène de Rodolphe Sand ?

VL : De la bel ouvrage et un réel bonheur. Rodolphe a une mise en scène brillamment relevée. C'est aussi un homme rationnel et décontracté qui a su faire un travail constructif sur les personnages et s'est beaucoup encordé à notre vitalité et notre énergie.

APP : On note l'absence de Laurence Badie et Thierry Redler. Qui sont les comédiens qui vous entourent ?

VL : Pris par d'autres engagements. Geneviève Fontanel, étonnante, douée et drôle, Sébastien Castro (adaptée par Sébastien Castro), Pauline Klaus, Steve Riccard, Gaëlle Lebert, Jean-Marie Rollin, et celui qui joue mon mari, Darius Khetari. Une famille de théâtre talentueuse !

APP : Darius Khetari est l'homme avec lequel vous conjuguez le verbe "aimer" depuis quelques années et que vous dirigerez dans votre deuxième pièce "Brigitte directrice d'agence" (sa première pièce : "Une diva à Sarcelles") ?

VL : On ne peut rien vous cacher, cher journaliste ! (rires). Oui, Darius sera de la distribution dans cette pièce à quatre personnages et qui sera jouée prochainement. Mon homme est un comédien lausannois bourré de talent, au charme et charisme fous, dont on remarque aussi le physique séduisant. J'aime sa fantaisie et sa poésie. Avec lui, je suis dans le confort sentimental et nous partageons le même intérêt pour le théâtre.

APP : Les représentations sont-elles pour vous des actes de jubilation ?

VL : Oh que oui ! On se marre bien ! Nous sommes littéralement portés par l'écriture bien rythmée. On peut dire que tout le plaisir est pour nous ! Sans fausse modestie, ce spectacle est drôle, désopilant et divertissant (ndlr:en somme une comédie en 3 D). Quoiqu'un début en douceur, le mouvement va crescendo et le public a son stock de fou rire !tout-plaisir-prns-1.jpg

APP : Quels sont les principaux ingrédients pour faire rire ?

VL : Un peu de sel, poivre, ketchup et farine (rires). Tout simplement le rire est instinctif. Faire rire, c'est comme retrouver des émotions optimales et métaphysiques. Le rire n'est-il pas le propre de l'homme ?

APP : Votre métier vous permet-il un exercice d'introspection ?

VL : C'est toujours la remise en question. Je ne sais pas pas ce qui peut se libérer de moi lorsque je joue sur scène. Je m'évertue, gauchement parfois, à faire de mon mieux, dans le but de m'améliorer. Je m'autocritique souvent, mais je fonctionne au plaisir !

APP : Que peut-on vous souhaiter pour 2011 ?

VL : Outre ma prochaine pièce, celui d'acquérir les droits d'une nouvelle qui s'adressera aux adolescents. Je parlerai aussi de son auteur et de sa vie, adjoignant un débat sur l'antisémitisme, vu que son spectre reflue actuellement ! Je ne peux révéler son nom pour l'instant, mais sachez qu'il est français et de confession juive.

 

Tout le plaisir est pour nous - Gare du Midi à Biarritz - 15 novembre à 20h30

Tarifs : 42 et 38€

Réservations : 05 59 22 44 66 ou www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 12 au 18 novembre 2010.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 22:42

Slava's Snowshow... clown's show et bouquet de plaisirs !

 

Il faut l'avoir vu pour le croire !

slavashow 1Slava's Snowshow où jamais neige de Noël dégèle tant de cœurs. Ce monumental spectacle magnifié et ovationné dans le monde entier s'exécutera sur la Scène nationale sud-aquitain du 17 au 21 novembre.

Son créateur, le grand clown russe Slava Polunin nous fait poser maintes questions : Quelle galaxie ? Où sommes-nous ? Sur un iceberg ? Sur un cumulo-nimbus ? D'étranges créatures arrivées d'aucun lieu nous emportent là où tout est possible, de l'autre côté de nos rêves. illico on pressent le mythique voyage sur la Voie Lactée. Alors on s'abandonne pour la magie opère ! On s'infiltre dans l'activité ludique du clown Slava et de ses Augustes galapiats, vagabonds ébouriffés qui envahissent notre espace et s'approprient nos pensées par leurs feintes et leurs facéties. Slava's Snowshow, c'est la marche incessante dans la bourrasque enneigée qui ne s'achève pas, qui nous propulse dans les tourmentes de l'âme, d'un rêve éveillé d'aucun ne sortira indemne, par que né de la pure exaltation d'un saltimbanque. Nulle histoire, que des émois et des perceptions immergés dans des musiques importunes, classiques et actuelles. Une traversée entre bulles de savon, gros ballons multicolores, toiles d'araignée cyclopéennes, créatures fantasmagoriques. C'est un poème épique dans l'univers irrationnel et baroque d'une cohorte de pitres au nez fardé de rouge tels des vénusiens et enchanteurs venus d'ailleurs. C'est aussi l'habileté d'un clown associée à la poésie d'un macrocosme visuel très original où la plus profonde mélancolie est grandie d'un suprême bonheur. une fois passé dans son écran d'espiègleries, l'art d'un paillasse est comme revécu, ranimé de mile et une attractions contemporaines. Un pasquin vêtu de jaune et chaussé de godillots rouges qui s'exprime sur la peur, le trépas, la destinée, l'amour, le désespoir, le hasard, le temps et tout cela sans une parole proférée. Polunin nous entraîne dans ce kaléidoscope de personnages surprenants, émouvants, curieux, magistraux, jubilatoires. Slava's Snowshow est un cyclone cabalistique et extravagant qui nous laisse pantois. On quitte ce spectacle des étoiles plein les yeux !.

 

Slava's Snowshow - scène nationale bayonne sud-aquitain -

les 17 novembre à 17h et 20h30, 18 novembre à 20h30, 19 novembre à 20h30, 20 novembre à 15h et 20h30, 21 novembre à 15h et 18h30

Plein tarif : 30€ - carte saison : 27€ - carte jeune et enfant : 20€ - places numérotées

Réservations : 05 59 59 07 27 ou snbilletterie@snbsa.fr

 

Les clowns seront à l'hôpital de Bayonne, service pédopsychiatrie pour 25 enfants de 5 à 12 ans, le 19 novembre à 10h45.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 12 au 18 novembre 2010.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 21:07

Il barbiere di Siviglia... du Rossini inattendu et cocasse !

 

Le barbier de Séville de Beaumarchais est mis en musique par Rossini dans le registre "Opéra-bouffe" entre 1815 et 1816, et présenté pour la première fois à Rome le 20 février 1816. Cette œuvre fut considérée comme l'excellence de l'opéra comique italien d'un Rossini inattendu et cocasse.

barbier 1L'action se déroule à au XVIIIème à Séville. Le barbier Figaro aide le Comte Almaviva à gagner le cœur de la belle Rosine promise à son vieux barbon de tuteur Bartholo.

Avec cet opéra, nous quittons ce siècle pour pénétrer dans le chant romantique. Les voix sont soutenues, la vitalité musicale est bien présente et la virtuosité est parfaite. Mais il est un autre cachet de cet ouvrage littéraire qu'il ne faut pas négliger : un livret concédé par l'un des esprits les plus "modernes" de cette époque, un texte acide d'une satire sociale, trempée dans l'encre de la diatribe aiguë de l'iniquité et de l'hégémonie. Ce bel esprit, c'est Beaumarchais qui s'engage pour une variation de l'opéra dit sérieux. Rossini et Mozart (qui composa le Mariage de Figaro) ne s'y sont pas trompés en adaptant les thèmes du polémiste, s'inscrivant d'emblée dans la voie du renouveau musical. Génie de la scène, Rossini couronne l'œuvre réconciliatrice, entre poésie et musique souhaitée par l'écrivain. Sa faconde et son doigté s'accordent au factum.

Juan Diego Florez est Almaviva, un des ténors bel-cantiste les plus demandés. Maria Bayo est Rosine, diva d'exception qui apporte une exigence musicale et dramatique. Pietro Spagnoli est Figaro, possède des compétences techniques à chanter Rossini. Bruno Pratico est un Bartholo à souhait.

 

Le Barbier de Séville en différé de l'Opéra de Madrid - Cinémas CGR de Bayonne et Tarnos sur grand écran en H.D.

Durée : 3h - les 18 novembre à 14h/18h et 19 novembre à 16h/20h

Tarif : 18€

Ainsi qu'au cinéma le Sélect à Saint-Jean-de-Luz - Tarif : 16/12€ pour les moins de 26 ans.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 12 au 18 novembre 2010.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:23

Bid'Art en rire... Si l'humour sommeille en toi !

 

laurence-vanhove-bidartenrire-1.jpgOn ressent une sincérité naturelle et un esprit enthousiaste pour ce premier Festival Bid'Art en rire. C'est aussi le défi de perdurer que Laurence Vanhove de "Victoria Music", la ville de Bidart et la Commission Culture et Fêtes ont lancé.

Je souhaitais rencontrer celle qui ne veut pas que les Bidartars restent les deux pieds dans leurs charentaises, assis au coin du feu !

 

APP : Qui êtes-vous Laurence Vanhove ?

laurence vanhoveLV : Je suis la responsable communication de Victoria Music, première agence de spectacles dans les Landes créée en 2004. Je mets en place le premier rendez-vous de Bid'Art en rire, en étroite collaboration avec la mairie et le service culturel de cette ville.

APP : Qu'est-ce que le Bid'Art en rire ?

LV : C'est la rencontre culturelle où artistes amateurs et semi professionnels de l'humour pourront venir s'inscrire au casting (tous les passionnés d'humour, amateurs ou semi professionnels sont invités à s'inscrire auprès du service communication culture de la mairie jusqu'au mardi 9 nov au 05 59 54 68 59) qui aura lieu le 12 novembre dès 14h au cinéma Family. De cette sélection sortiront les cinq meilleurs qui se verront offrir une master class théâtre pendant une après-midi et passeront en première partie de la pièce "Ma colocataire est encore une garce" le soir du 13 novembre.

APP : C'est quoi le tremplin humoristique de la Côte basque ?

LV : C'est une idée que la commission culture et fêtes de la ville de Bidart a mis en place il y a quelques mois afin de faire connaître les talents de demain. Cela n'a rien à voir avec la Star Ac ou Nouvelle Star, mais un rendez-vous artistique quels que soient l'âge du concurrent et l'esprit du sketch (qui ne devra pas dépasser 5mn). L'occasion pour eux de capturer l'espace scène devant un jury.

APP : Qui est l'artiste invitée Margaux ?

LV : Margaux sera là pour soutenir ces artistes en herbe. C'est une talentueuse chanteuse qui en 1993 a rencontré Didier Barbelivien et l'énorme succès de "Les mariés de Vendée", qui, fin 93, a sorti deux albums : "Et toute la ville en parle", suivi de "Aime comme Margaux". Margaux a fait les premières parties de François Feldman à l'Olympia, de Herbert Léonard au Casino de Paris. Les plus grands de la télé l'ont reçu : Drucker, Courbet, Martin, J-P Pernaut, Bruner. De 2003 à 2008, elle sillonne les routes de France avec son hommage aux plus belles chansons françaises. Dès mars 2001, elle sera sur scène avec son one woman show musical "Comment éviter les pièges du show bizz". Elle sera membre du jury le soir du 12 novembre.

APP : Il y a un spectacle à ne pas manquer "Ma colocataire est encore une garce", pièce écrite par Fabrice Bling, dont la talentueuse humoriste Anne Roumanoff fait sa première mise en scène théâtrale avec celle-ci. Quelle a été votre collaboration avec Anne ?

LV : Je n'y suis pour rien ! Fabrice connaît Anne depuis de nombreuses années et vu le succès de sa première pièce "Ma colocataire est une garce" avec plus de 300 000 spectateurs à ce jour, elle a suivi Fabrice dans l'aventure et le deuxième opus de cette pièce de boulevard. C'est une artiste qui crée, qui aime faire rire, qui aime les artistes et qui apporte un nom prestigieux au sein de notre festival.

APP : Quels sont vos objectifs ?

LV : Persister à rassembler un grand nombre d'artistes et faire découvrir leur œuvre. Encourager un large public à sortir même l'hiver et de pousser les portes des salles du divertissement, où les sunlight seront allumés et de leur dire : "Attention, Mesdames et Messieurs, dans un instant, le spectacle va commencer !".

 

Entrée gratuite pendant les deux jours de représentations. Cinéma Family à Bidart.

Renseignements : www.bidart.fr ou 05 59 54 68 59.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 5 au 11 novembre 2010.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 20:29

Olya... La perle serbo-croate !

 

Olya, une voix magnifique, envoûtante, qui révèle la détermination et la succulence d'une chanteuse que le choc et la blessure d'une expatriation ont conduite à une interprétation à fleur de peau, lumineuse et unique.

Son album "Mix-sages" possède acuité, réceptivité et intonation enveloppantes. Elle sera à la Luna Negra le 10 novembre à 20h30 et au Colisée le 11 novembre à 16h.

Je me devais de rencontrer cette perle serbo-croate, divinement humaine.


Olya-1.jpg

APP : Bonjour Olya. Ton deuxième album s'intitule "Mix-sages". Pourquoi ? Lorsqu'on l'écoute, on perçoit ce mariage de cultures, mais aussi les racines de cette Europe Centrale...

O : Mix-sages, c'est "Mix", une fonte d'ascendants musicaux des Balkans et de musiques actuelles. Magnétisée par les artistes Emir Kusturica, No smoking orchestra, Carlos Nunez, Arthur H, Achiary, Jeff Buckley. À ma manière, je symbolise Sarajevo avec des modulations bigarrées. "Sages" parce que c'est... sagement fait (rires), par une maturité acquise lors de mon parcours après un destin torrentueux dû à la souffrance de relégation. Pour ainsi dire, je suis allée au plus profond de moi-même, engendrant l'imagination au quotidien.

APP : Cinq années se sont écoulées depuis ton premier opus "Les Méandres". Que s'est-il passé durant ce laps de temps ?

O : De longues années qui m'ont permis de grandir, de méditer, de me reconstruire. Le temps a galopé, car très intensif et très riche en rencontres. Je tiens à remercier par le biais de cette interview les personnes qui m'ont aidée à me réaliser.

APP : Justement, qu'est-ce qui a changé dans la création artistique de Mix-sages par rapport à celui de Les Méandres ?

O : Une mutation plus originale, plus joyeuse. Les influences sont plus exhibées dans la musique, dans ma voix, mais toujours cette petite touche qui recherche l'éternel espoir ; éponger le pire et rebâtir le meilleur avec un beau crédo, des miettes de vague à l'âme et de réflexion, des larmes mais rattrapées par des sourires. Ça, c'est l'âme slave ! Et toujours vivre pleinement (rires).

APP : Tu es auteur compositeur de presque tous les titres ?

O : J'avais envie de partage. J'ai retenu quelques chansons de Pierre Barguisseau. Je me suis mise à l'écriture et composition en association avec Fred. C'est lui qui a fait l'arrangement musical de "Il n'y a rien de grave". On s'est bien marré et on continue.

APP : Olya est un joli prénom... Qui sont les musiciens ?

O : À vrai dire, je me prénomme Olgica, qui se prononce Olgytxa, qui veut dire petite Olga, mais j'ai préféré Olya. Monique Lucion au violon et Frédéric Roger à la guitare.

APP :Es-tu retournée depuis sur ta terre natale ?

O : (les larmes au bord des yeux) Oui, mais il m'a fallu quinze ans avant de la revoir. Une fois le pardon accordé, j'ai pu me réconcilier avec elle, dignement, sereinement.

APP :Ma dernière question en te remerciant pour ce délicieux instant en ta compagnie, quelle est la femme et l'artiste en toi ?

O : Aux spectateurs de Bayonne et de Biarritz de découvrir ma passion pour la chanson, entre poésie et douleur d'exil et qu'ils rencontrent la femme radieuse, enjouée et amoureuse de la vie ! (rires).


Olya-luna-negra.jpg

Olya - Luna Negra à Bayonne le 10 novembre à 20h30 - Tarif normal : 11/8€ Tarif adhérent : 9/6€

Réservations : 05 59 25 78 05logo_luna.png

Olya - Colisée à Biarritz le 11 novembre à 16h - Entrée libre - Spectacle organisé par l'association "Bakea Bai" pour la paix en Pays basque - Renseignements : 05 59 41 13 63

 

Olya (qui réside à Bayonne) sera l'invitée de Colette Dechaume sur France Bleu Pays Basque dans l'émission "Actu Musique" du 8 au 12 novembre et dans le Live Aquitain dimanche 14 novembre de 18h à 19h.colette.jpg


 

Son CD "Les Méandres" est disponible sur fnac.com

Son CD "Mix-sages" sera en vente lors des concerts et sur www.myspace.com/olyamusik

 

Olya meandresOlya mix sages

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 5 au 11 novembre 2010.

 

Bonjour, je tiens à vous remercier pour votre travail et soutien. Votre sensibilité m'a émue. Bien cordialement, Olgica.

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 22:30

Julie Gayet... Les aveux d'une "Amoureuse"

 

Le tournage pour France 3 au Pays basque du téléfilm "Amoureuse" réalisé par Nicolas Herdt m'a permis de m'entretenir avec l'actrice lumineuse et toute en nuances, Julie Gayet, sur cette fiction qui repose sur l'humain et les sentiments engendrés.

 

APP : Julie, ravi de te revoir après notre entretien pour "Huit fois debout" de Xabi Molia. Cette fiction télévisuelle "Amoureuse" est-elle une première d'une histoire teinté de thriller politique pour toi ?

JG : Non, il a a eu le téléfilm "Rainbow Warrior". L'histoire n'est pas que politique, c'est aussi le scénario romanesque entre deux êtres. Je suis Iona Gorrigan, reporter d'un quotidien parisien à qui l'on a demandé l'interview d'un militant retiré de la lutte armée au Pays basque. Mais celui-ci est tué sous ses yeux. Témoin, elle doit répondre aux interrogatoires d'un flic aux méthodes singulières (Jean-Hugues Anglade). C'est l'homme qu'elle n'attendait plus, celui qui chamboule sa vie, celui dont elle tombe amoureuse. Des confidences professionnelles doublées d'une honnêteté et d'une naïveté signeront sa perte. Cette relation sera entâchée d'une trahison. Jusqu'au bout le suspens est maintenu, car on ne sait pas lequel a manipulé l'autre.

JG JHA 1APP : Comment travaille-t-on avec Nicolas Herdt ?

JG : J'ai beaucoup apprécié notre collaboration. Nicolas Herdt (ancien chef opérateur) connaît bien les acteurs. C'est un pro de l'image qui a filmé le Pays basque d'une façon incroyable. Souvent un tournage est à l'image d'un réalisateur, et avec lui nous avions envie de tout donner. Je n'avais pas l'impression de tourner pour la télévision, mais pour le cinéma. Nicolas a une vision la plus complète de l'histoire et de ce qu'elle implique. Quelqu'un qui oeuvre et qui privilégie les tréfonds de l'âme humaine. Dès qu'il vous donne les clefs de son univers, on le suit.

APP : Que dire de ton partenaire Jean-Hugues Anglade ?

JG : Lui comme moi avons commencé jeunes notre carrière,  ça tourne place de la Cathédrale. Photo © Manuelle Toussaint © DR. mais lui est devenu rapidement une icône du cinéma après "37,2 le matin" et "l'Homme blessé". Ce sont également des retrouvailles quinze ans après avoir tourné sous la direction d'Elie Chouraqui "Les Menteurs". C'est fou comme Jean-Hugues est resté le même, professionnel, attentif aux autres, précis, généreux, pudique et charismatique. Et toujours aussi beau ! (rires). JG JHA 2C'est un grand acteur qui n'a pas pris la grosse tête.

APP : Comment t'es-tu préparée pour ce rôle ?

JG : Avec Violaine Gilibert, une jeune comédienne native du Pays basque (ndlr:sa grand-mère habite Ustaritz) avec qui nous avons travaillé main dans la main. Je prenais des notes sur un petit carnet. Je m'emparais des moindres détails auprès du réalisateur concernant mon personnage, ayant même rencontré l'auteur. Lorsque j'accepte un scénario, je m'immerge dans l'ambiance de l'histoire, j'assume et je donne tout ce que j'ai, quoi qu'il arrive ! Je rêvais, j'imaginais. Ce fut un travail enrichissant.

APP :Quels sont le caractère et le défaut de Iona ?

JG : (rires). Elle agit à 100% ! La constance et le jusqu'au boutisme. Son défaut : carriériste, égocentrique. Après l'assassinat de son ami, elle prend conscience de sa fragilité, parce que cette mort violente changera son attitude face à la vie. Elle cessera d'être la wonder woman, l'exécutive, la super bosseuse. C'est plus une introspection qu'un film policier en lui-même, Iona a cette soif d'amour, d'avoir sa belle histoire à elle.

APP : Parle-nous de ton séjour au Pays basque...

JG : J'aaaddooorre ! Quelle grande joie d'être l'invitée de Xabi Garat (directeur du cinéma le Sélect à Saint-Jean-de-Luz), un fou de ciné, les bonne bouffes chez Kako, me promener le long de la plage, respirant à pleins poumons le bon air iodé. Flâner dans les rues de Biarritz, mais aussi dans celles du grand et petit Bayonne. Vraiment, je ne me considère pas comme une touriste, mais comme chez moi !

APP : Et les projets ?

JG : La sortie du film que j'ai produit (sa maison de production Rouge International, sortie prévue pour le 17 novembre), "Fix Me", du réalisateur palestinien Raed Andoni, qui se rend dans un service de santé mentale du Croissant Rouge à Ramallah, filmant sa thérapie. Aux spectateurs de pénétrer la psyché de cet étrange personnage, sorte de cousin palestinien de Woody Allen et de découvrir son monde. Et le tournage du premier long métrage de Géraldine Mayet.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 29 octobre au 4 novembre 2010.


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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 20:59

Mademoiselle... petite sœur d'Irma la douce !

 

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L'attrait charnel n'est pas un vilain défaut ! Toi, Mademoiselle, petite sœur d'Irma la douce, amante de l'amour monnayé, dans ta vitrine abritée, tu afficheras tentation, érotisme et contemplation. Par les gestualités lascives de ton corps en souplesse, tu te meus telle une caille concédant un duo de volupté sur canapé. Mademoiselle, c'est Agnès Yobrégat qui t'a offert la parole par le verbe, Vincent Brisson, les arabesques et pas de deux, dévoilant ton corps de fille en exhibition, samedi 30 octobre à 20h30, salle Paul Vaillant-Couturier à Boucau. Une Mademoiselle cajolant le regard sous la forme éclatée de fragments d'intimité qui rendront folles de convoitise Vénus ou Aphrodite, où chacun sera libre de saisir ou de laisser filer au passage. Mademoiselle, tu es un spectacle savoureux de spontanéité, d'abandon, concédant ta beauté gestique, ta technique sobre, tes éclairages fondant le ton de chaque tableau qu'expriment le fantasme généreux, humain et expansif de tes créateurs. Gemme soleil, d'amour ou d'étoiles, dotée d'une sensualité paroxystique et de valses sidérants, tu seras célébrée par une troupe qui témoigne de sa vitalité et de son plaisir à se surpasser, d'un délice sans mélange et pour le coup franchement contagieux. C'est la Compagnie Place des Arts qui embaumera d'un parfum de libertinage, ta soirée de première "Mademoiselle" où Julie Calbete soprano, Charlotte Vancoppenolle mezzo soprano, Virginie Benoist, Fabio Lopès danseurs, Agnès Yobrégat comédienne et Rémy Gachis guitariste auront de concert, leurs moments d'émoi !.

 

Mademoiselle - samedi 30 octobre à 20h30 - Salle Paul Vaillant-Couturier à Boucau

Tarifs : 18,15 et 10€

Renseignements et réservations : 05 59 59 07 27 et sur www.snbsa.fr

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 29 octobre au 4 novembre 2010.


Bonjour Pierre-Alain, je tenais à vous remercier pour le superbe article que vous aviez publié dans la semaine du pays basque avant la représentation de Mademoiselle. Il était tout simplement délicieux. Merci. Cordialement, Vincent Brisson.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:23

Casse-Noisette... des fantaisies enchantées

 

Sous la cape de l'imaginaire et la majesté de la danse, se cache l'abrupte layon qui mène l'enfant à l'âge adulte, entre songes, révoltes et délices. "Casse-Noisette" sera à l'affiche de la Gare du Midi, vendredi 5 novembre à 20h30.

Le libretto de Vsevolojski et Pepita s'insuffle de la version d'Alexandre Dumas où se tient l'originalité et le fastueux, sur la musique de Tchaïkovsky. Candeur de l'argument : un grand sapin de Noël, une petite fille Clara, douce et contemplative à qui l'on offre un jouet en forme de casse-noisette, qui, par magie, devient prince et qui l'emmènera dans le pays merveilleux des friandises. Cette traversée "fantastique" va nous confondre à la psychologie des héros enchanteurs et casse noisette 2nous rallier à ce ballet métamorphosé en un livre animé par le sublime de la danse. Dans une suite de tableaux et figures inattendus qui illustrent ces aventures où se mêlent l'émoi et le jeu, les danseurs se transforment en jouets et nous font découvrir la richesse poétique et magique de la chorégraphie. Casse-Noisette n'est pas seulement une criante aisance technique, une méticulosité balleresque, une exquise musicalité, c'est bien plus : c'est l'âme russe pour laquelle la vie avec ses gaietés et ses chagrins, où les pas et la musique s'entrelacent et se fondent pour émouvoir tout notre être. Le display est saisissant par l'apparat étalé et l'euphonie de la musique de Tchaïkovsky. Ce ballet est un bon divertimento qui séduira un large public par l'eurythmie gestique des danseurs du Saint-Pétersbourg ballet théâtre.

 

Casse-Noisette - Gare du Midi à Biarritz - Saint-Pétersbourg ballet Théâtre en collaboration avec Malandain Ballet Biarritz - vendredi 5 novembre à 20h30

Tarifs : 53 et 48€

Réservations : 05 59 22 44 66 ou www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 29 octobre au 4 novembre 2010.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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