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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 01:38

Autour du Festival de Saint-Jean-de-Luz (jusqu'au 16 octobre)...

 

C'est parti pour le 15ème Festival International des Jeunes Réalisateurs. Comme l'affirme son délégué artistique Patrick Fabre : "C'est une joie de se retrouver à Saint-Jean-de-Luz au Sélect pour fêter à nouveau le cinéma et ses jeunes réalisateurs." J'ai eu la faveur d'une rencontre avec deux membres du jury et un acteur : Valérie Kaprisky, Fabien Oteniente, et Gilles Lellouche.

 

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APP : Bonjour Valérie. Comment s'est passée votre première rencontre avec le jury ?

VK : Formidable. Je connais la plupart des jurés et son président Claude Brasseur avec lequel j'ai tourné. Ravie d'être à ce 15ème Festival International des Jeunes Réalisateurs.

APP : Quel témoignage souhaiteriez-vous apporter pour ce festival ?

VK : C'est la deuxième fois que je suis invitée par Patrick Fabre et c'est un plaisir de revenir à Saint-Jean-de-Luz. Comme dit Claude Brasseur, c'est toujours émouvant et sincère de présenter une première oeuvre, celle qui vous donnera l'occasion de remarquer les talents de demain.

APP : Selon vous quelle est la légitimité d'un juré ?

VK : Dès le départ, je sais que les appréciations, bonnes ou mauvaises, font parties de la règle du jeu. Je ne suis pas celle qui juge, préférant parler des films que j'ai aimés, pour qui j'ai eu le coup de coeur. Reprocher, censurer, cela ne m'anime pas, j'ai trop de respect pour celui qui crée.

APP : Redoutez-vous des dissensions ?

VK : Chacun agira selon son sentiment, aura son émotion. J'espère avoir un film à défendre avec ferveur. Nous agirons comme des êtres policés, sans faire de jeu de mot (rires).Il m'est arrivée d'être déçue sur des choix, et de dire que lorsque l'on croit en un film non récompensé, sa carrière ne s'arrêtera pas pour autant. L'avis du public est important.

APP : Qui sont les jeunes réalisateurs avec qui vous aimeriez tourner ? Avez-vous des projets ?

VK : La liste est trop longue. Je rêve de tourner pour Jacques Audiard. Hélas, aucun projet dans l'immédiat, j'ai eu deux réponses négatives et j'en suis triste, c'est la dure loi du métier (rires).

 

APP : Bonjour Fabien. Comment avez-vous été sélectionné pour être juré ?

FO : Patrick Fabre que j'avais rencontré à Cannes m'avait longuement parlé de ce festival. J'ai répondu présent lorsqu'il m'a appelé. Je suis fier d'être un des jurés et de retrouver quelques camarades.

APP : Que pensez-vous de ce festival ?

FO : Je n'en suis qu'à mi-parcours, donc trop tôt pour tirer une conclusion. Ayant été juré dans divers festivals de comédies, je dois dire que celui-ci est très bien structuré et soutenu par un féru du 7ème Art. C'est formidable, car ce festival est majeur, constitutif, qui permet de voir des films différents, éclectiques, bien souvent intéressants. Il a une maturité qui m'intercepte.

APP : Une aisance de passer du rôle de réalisateur à celui de juré ?

FO : Le réalisateur que je suis aime le cinéma et découvrir le film des autres. Je côtoie et vis parmi les techniciens, producteurs, comédiens... Passer d'une veste à l'autre n'est pas un handicap. Sincèrement, mon rôle n'est pas périlleux, il est plutôt heureux.

APP : Quels souvenirs gardez-vous des festivals ?

FO : La nostalgie des tout premiers de Cannes où je rêvais de gravir les fameuses marches et fouler le tapis rouge. Hélas, mes films ne sont pas plébiscités dans ce genre de manifestation. J'adore les festivals parce qu'ils vous présentent des films divers et de nationalités différentes.

APP : Qui sont les acteurs avec lesquels vous aimeriez travailler ? Ainsi que les nouveaux réalisateurs ? Vos projets ?

FO :Tourner avec la sublime et talentueuse Julia Roberts ! Javier Bardem, Pénélope Cruz, ceux du film "Les petits mouchoirs" de Guillaume Canet (que j'ai hâte de voir). Il y a une fraîcheur dans cette génération qui me plaît. Léa Drucker, une actrice qui peut tout jouer. Matthieu Amalric, mon ami Philippe Guillard (réalisateur du film "le Fils à Jo") avec lequel j'écris depuis dix ans, avec qui je partage joie, peine, des moments d'écriture douloureux. Nous sommes comme "deux frères" et je crois en lui. Je vais réaliser un film avec Alain Chabat pour qui j'ai une grande admiration.

APP : Quels sont vos lieux de flânerie au Pays basque ?

FO : Le Pays basque intérieur que je parcours à vélo, l'Espagne où j'entends d'autres sons, une autre langue. La grande balade à Saint-Jacques-de-Compostelle faite en dix étapes. Le Petit Bayonne et ses cafés animés où l'on regarde le match de rugby en buvant des petits coups. Mon professeur Lee Strasberg de l'Actor Studio nous disait que la meilleure école de comédie, c'est la terrasse d'un café. Il y a aussi la Cathédrale de Bayonne, les promenades le long de la Nive et de l'Adour. J'ai un amour pour la Côte basque.

 

APP : Bonjour Gilles. Par quel hasard vous trouvez-vous à ce festival des jeunes réalisateurs ?

GL : (ndlr:Gilles a l'esprit espiègle). J'ai fait la Nouvelle Star, ça s'est bien passé, j'ai bien chanté et j'ai eu de bonnes notes (rires). Bon, je redeviens sérieux. J'avais croisé il y a 4 ou 5 ans, Fred Cavayé, réalisateur, qui m'avait parlé de celui-ci. Fait extraordinaire, je suis dans le film qu'il défend "A bout portant".

APP : Que ressent-on lorsqu'un film dans lequel on joue est nominé ?

GL : De la joie, parce qu'il concrétise un rêve d'enfant. Je suis un grand fan du cinéma des Belmondo, Ventura, Noiret et autres, ainsi que le cinéma américain. Donc l'enfant en moi est content de l'adulte qu'il est devenu, toujours fou de ce métier et des acteurs.

APP : Quels peuvent être la force et l'avantage d'un festival comme celui-ci ?

GL :Personnellement, je ne suis pas un compétiteur, je n'accorde pas une grande importance aux prix. Ce qui m'exalte, c'est qu'on y présente des premières oeuvres faites avec sincérité et enthousiasme.

APP : Qu'est-ce pour vous un juré ?

GL : Celui qui défend un film avec passion, objectivité, neutralité, car nous avons des points de vue différents. Nous sommes tous critiques que ce soit pour le cinéma, la musique, la politique et même envers nos amis (rires). Juré ne veut pas dire systématiquement censeur, détracteur.

APP : Qui sont les nouveaux réalisateurs avec lesquels vous aimeriez tourner ?

GL : J'ai eu la chance de travailler avec certains que j'aime et qui ont un grand talent, comme Cavayé, Canet, Richet, Klapish. Je rêve de jouer pour Jacques Audiard, mais j'ai l'impression que cela ne sera pas pour demain(rires)... On a des cinéastes émérites en France qui ont beaucoup de mal à monter leur film au profit de mecs qui aiment le cinéma comme moi j'aime la plomberie ; ces réalisateurs qui font des films qui ressemblent à des parcs d'attraction. Donc, mon souhait serait que les doués puissent faire leur film librement et sans contrainte.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque" du 15 au 21 octobre 2010.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 22:33

Hilarmonic Show Michel Leeb... allegro furioso, mais pas moderato !

 

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C'est l'évènement de l'automne : le concert abracadabrant "Hilarmonic Show" dans lequel la grande musique et l'humour s'amalgament pour former un spectacle anticonformiste. L'exceptionnel humoriste Michel Leeb pastiche avec générosité et malice les harmonies de la musique classique avec égard et passe au blutoir tous les clichés sans circonspection. Je me devais d'interviewer ce maestro inhabituel et casuel !

 

APP : Bonjour Michel. Te voilà revenu à tes premières amours, le one man show avec "Hilarmonic Show" que tu présenteras à la Gare du Midi de Biarritz le 25 octobre. Le point d'honneur, tu diriges l'orchestre Paris Symphonic Orchestra. Y a de quoi être un tantinet mégalo ?

ML : Il n'y a pas plus jubilatoire que de diriger 55 musiciens. On est comme le héros de "Titanic" : on se sent le maître du monde ! Mais surtout, quelle expérience ! Quel bonheur entre rires et musique ! Deux valeurs refuges aujourd'hui.

APP : Autre particularité, tu es un chef d'orchestre gaucher ! Il paraît que c'est unique ?

ML : (d'un ton farceur) Non, il y a Igor Plouderisovski de Vladivostok qui lui est également gaucher, et petite confidence... il est jaloux de moi ! (rires). Mais bon, ça reste entre nous.

APP : Entre éclats de rires et loufoquerie, tu diriges réellement de grandes œuvres. Ne crains-tu pas que Strauss, Beethoven, Bizet, Verdi ne se retournent dans leur tombe ?

ML : Oh non ! D'ailleurs ils m'ont téléphoné pour me féliciter. Ils en avaient marre d'être couchés sur le même côté depuis des siècles !

APP : Comment est née l'idée de ce concert Hilarmonic ? Qu'éprouves-tu d'être dans la peau d'un vrai chef d'orchestre self-made man ?

ML : L'idée ne date pas d'hier mon petit gars. Les Américains m'ont beaucoup influencé et les Anglo-saxons aussi. Tu vois, tout n'est pas si mauvais chez eux !

APP : Quel a été le synchronisme avec les 55 musiciens et le véritable chef d'orchestre ?

ML : (il se racle la gorge) Tout a été réglé à la note près pour l'hôtel : on couche tous dans la même chambre, voilà ! (rires très communicatifs).

APP : Te considères-tu comme un humoriste transgressif face à tel spectacle ?

ML : Je suis cross-over !

APP : Qui sont tes amis musiciens ?

ML : Charlie Parker, Oscar Peterson, Benoît Charvet (mon premier pianiste).

APP : Pourquoi n'es-tu plus à la tête du Festival du Jazz à Nice ?

ML : Beaucoup trop lourd pour mes bagages ! (rires).

APP : On dit que tu fais cette tournée pour deux nobles raisons : celle de restaurer l'église Notre-Dame d'Alidon à Offède-le-Vieux dont tu es le célèbre habitant de ce village du Lubéron, et parce que tu es le parrain d'une association de lutte contre les malformations cardiaques...

ML : C'est exact, mais aussi pour nourrir mes grands enfants et combler de cadeaux ma charmante épouse !

APP : Quel serait ton rêve idéal ?

ML : Alors là, alors là... c'est de vivre 1000 ans !

APP : Quelques mots pour ton public du Pays basque.

ML : Avant tout, soyez heureux, prenez du bon temps, affichez un large sourire, dilatez-vous la rate et les trois muscles zygomatiques et venez nombreux soutenir le maestro néophyte et rare... mais doué que je suis ! Hilarmonic Show c'est à consommer allegro furioso, mais surtout pas moderato !.

 

Hilarmonic Show - Michel Leeb - 25 octobre à 20h30 Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : 54 et 48€ - Locations : 05 59 22 44 66 ou 05 59 59 23 79 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 22 au 28 octobre 2010.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 22:26

Boris Godounov... l'âme triste d'un tsar !


 

 

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L'opéra en 4 actes de Moussorgski, "Boris Godounov" sera projeté sur grand écran HD, en direct du Metropolitan Opéra de New-York samedi 23 octobre à 18h à la Gare du Midi.

La musique fut écrite dans une touche slave qui reproduit la connaissance qu'avait Moussorgski de la musique populaire russe, rejetant délibérément l'ascendant de l'opéra allemand et italien. Pouchkine a créé le personnage de Boris Godounov en s'inspirant de Macbeth de Shakespeare.

L'histoire :

Boris devient tsar après avoir fait assassiner l'héritier légitime Dmitri, jeune fils d'Ivan le Terrible. Bien qu'il gouverne humainement, le pays bascule dans le chaos et le dénuement. Un jeune moine fugitif, Grigori, se fait passer pour le tsarévitch et épouse Marina, une femme noble originaire de Pologne qui déguise sa volonté de puissance en amour passionné. Après avoir assuré de son bon droit au roi de Pologne, le supposé Dmitri encourage les polonais à conquérir la Russie. Boris, accablé de culpabilité et de repentirs, traqué par ses divagations, sombre dans la démence et meurt en suppliant la grâce divine.

Boris Godounov fait passer l'âme de l'histoire à l'opéra comme peu de compositeurs y parviennent. Moussorgski nous manifeste comment celle-ci est un tri du passé, comment elle exalte un peuple, une nation, un être. Mais le passé est toujours là, Boris ne peut s'y dérober !

Le baryton basse René Pape (Boris Godounov) la soprano Ekaterina Semenchuk (Princesse Marina) et le ténor Aleksandrs Antonenko (Dmitri) sont mis en scène par Peter Stein et dirigés par Valery Gergiev. Une interprétation souveraine !.

 

Boris Godounov - Gare du Midi à Biarritz - samedi 23 octobre à 18h

Plein tarif : 20€ - tarif réduit : 12€ - groupe : 14€ - abonnement 4 opéras : 64€ - gratuité jusqu'à 18ans (avec présentation de la carte d'identité)

Réservations : Office du Tourisme Biarritz : 05 59 22 44 66 ou en ligne : www.biarritz.fr

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 15 au 21 octobre 2010.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 20:50

Il était une fois... Luis Mariano... rossignol de nos amours

 

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C'est un divertissement qui nous emmène avec idolâtrie et panache à la rencontre de l'astre vocal qu'était Luis Mariano dans "Il était une fois..." sur la scène de la Gare du Midi, vendredi 22 octobre à 20h30.

Ce festival du belcanto est une idée originale et flamboyante du metteur en scène Jean-Marc Biskup ( on lui doit les mises en scène de Nabucco, le Merveilleux Voyage du Père Noël, la Veuve Joyeuse, la Flûte Enchantée ) qui nous absorbe dans l'univers cabalistique et ambiance festive de celui qui fut un prince de la chanson, un chanteur de charme à la voix d'or. On retrace son parcours, de la chorale d'Irun jusqu'à sa dernière apparition sur la scène du Châtelet avec l'opérette "La Caravelle d'Or". Pour l'évocation de cet artiste qui domina le monde de la chanson, il fallait une voix superbe, délicate et puissante ; c'est le ténor Angel Pazos, natif également d'Irun, qui aura le privilège d'interpréter les chansons de Mariano. Ce chanteur possède une souplesse vocale, une force dramatique et allègre qui brillent de mille feux, nanti d'une féérie lyrique qui n'a pas fini de s'épandre. Un ballet espagnol gratifiera ses interludes colorés qui ressusciteront les grands moments du prince de la chanson en habit de lumière, un artiste dont l'empreinte indélébile marquera à jamais l'histoire de l'opérette et de la variété. Un petit plus bien agréable : José Luis Azcue, le pianiste de Mariano, a accepté d'accompagner quelques titres. "Il était une fois... Luis Mariano" c'est 2h15 d'une multitude de miettes de bonheur pour ce spectacle champagnisé.

 

Il était une fois... Luis Mariano - Gare du Midi à Biarritz - vendredi 22 octobre à 20h30

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 15 au 21 octobre 2010.


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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 20:44

Timbreposte... Encore Debout !

 

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Serge Trinquecoste (chroniqueur sur France Inter chez Daniel Mermet et plus récemment sur Sud- Radio) alias Timbreposte est comédien depuis trois décennies. L'humoriste s'est fait connaître sur FR3 dans l'émission animée par Fabrice "la classe". Il sera sur la scène de la Luna Negra vendredi 22 octobre à 20h30 dans "encore debout !".

C'est l'histoire d'un quinqua qui se retrouve bien malgré lui au chômage. Il a deux possibilités pour éviter le pire : faire le clown ou devenir Président de la République. Ok, le poste est assuré jusqu'en 2012. En attendant les prochaines élections, Timbreposte met en évidence ses colères, son opinion sur le travail, la xénophobie, les méthodes publicitaires actuelles, croquant notre société et donnant un grand coup de balai à l'abattement. À travers une galerie de personnages pleins de doutes, il antiputride tous les défauts et faiblesses avec un humour qui dérape ou qui outrepasse un peu. Son importance à lui est de séduire et d'enjôler un maximum de gens dans un but bassement commercial. Y parviendra-t-il ? L'artiste a une loquacité au vitriol et de l'esprit à revendre, mais maintiendra-t-il son politiquement correct ? Les moindres errements de langage peuvent lui valoir un procès ; donc il doit rester dans le consensuel mou. C'est beau la vie, mais ce qu'elle est angoissante ! Le spectacle de l'homme seul "encore debout" est cadencé finement où la drôlerie frise le n'importe quoi. Bref, c'est un spectacle plein d'interrogations, de communications et de rigolade. Si vous ne connaissez pas Timbreposte, courrez vite vous poster à la Luna Negra.

 

Timbreposte - encore debout - 22 octobre à 20h30

Tarifs : 14 et 10€ - Adhérents : 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 22 au 28 octobre 2010.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 01:26

Peter Nathanson Quartet... it's a good blues !

 

Le rendez-vous majeur du blues c'est bien sûr à la Luna Negra, qui, pour l'occasion, a invité Peter Nathanson Quartet vendredi 8 octobre à 21h.

PNQ 1Nous avons tous nos propres sensibilités, fort heureusement, sinon que serait le monde musical ! Cet inventeur de sons est un digne défenseur du blues qui sait prendre la responsabilité de le développer, de le soutenir et le faire respirer. Peter Nathanson va vous déchaîner avec son blues très roots, sobre, mais diablement efficace. L'alchimie voix et guitare acoustique est étonnante et vous saisit aux tripes. On perçoit au travers de chaque chanson toute la détente, l'agrément et l'originalité qui émanent de ce gars à l'allure cow-boy. Du blues puissant et racé servi par un groove implacable et des riffs entêtants qui font mouche immédiatement, relayant les titres à haute composition énergétique avec des plages plus atoniques au parfum jazzy. Son jeu absolument moderne et inventif fait de Peter Nathanson l'un des meilleurs guitaristes actuels de blues qui entrelace ses musiques formant des tissages sonores et rythmiques qu'il manipule avec sincérité et authenticité. Impensable d'éteindre ce feu en lui et de bloquer la lave blues qui coule dans ses veines. Ce musicien acquitte superbement sa mission bluesmanienne parce que tout simplement lorsqu'il joue, la musique est associée à son corps. Il symbolise l'avenir radieux d'un blues libre de toute entrave.

It's a good blues Mister !.

 

Peter Nathanson Quartet - Luna Negra à Bayonne - vendredi 8 octobre à 21h

Tarifs adhérents : 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05. logo luna

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 8 au 14 octobre 2010.

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 00:22

Visage Retrouvé... néfastes habitudes impubères !

 

"Visage Retrouvé" de Wajdi Mouaward est le voyage initiatique de Wahab, entre candeur originelle et peurs d'un monde adulte. Comédien, danseur, grapheur de la Cie La Nuit Venue révéleront au Théâtre de Bayonne, mardi 12 octobre à 20h30, les affres d'une adolescence mettant en parallèle le déracinement, la quête d'identité culturelle et la vie de l'auteur. Un récit qui nous plonge dans le chaos de la guerre du Liban et qui nous parle d'une clef d'un appartement familial offerte pour les 14 ans de Wahab. A l'intérieur, l'ado ne reconnaît plus sa mère, perruquée blonde, elle d'ordinaire si brune... visage retrouve 1Cinq ans après, l'hôpital l'informe que sa génitrice va mourir. Wahab, étudiant aux Beaux Arts, rassemble les pièces du puzzle de sa vie. "Visage Retrouvé", c'est le regard embrouillé d'un enfant qui dégage le côté schizophrénique de son histoire. Il est submergé par les fatalités qui s'enchaînent et s'abattent depuis que le visage de sa mère s'est égaré dans les labyrinthes de sa mémoire. Alors il fuit. La pièce fait sourdre des symboles puissants et les démons de l'adolescence et instaure une mise au point, un questionnement soutenu, une évolution du passage à l'âge adulte et une mutation. Un rituel qui stigmate le trépas d'une enfance modifiant un certain regard sur le monde ambiant. Le héros tourmenté voit ses fantasmes et ses rêves insouciants liés à son enfance se heurter à la dure vérité de l'existence. Maestria du metteur en scène Gil Lefeuvre qui a respecté entièrement l'oeuvre de l'auteur. Et tout cela nous charrie au cœur de l'émotion.

 

Visage Retrouvé - Théâtre de Bayonne - mardi 12 octobre à 20h30

Tarifs : 18/15/10€

Réservations : 05 59 59 07 27 et billetterie en ligne : www.snbsa.fr

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 8 au 14 octobre 2010.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 23:12

Mamy Boomeuse

Maman besogne

Mémé se déride !

 

Où sont passées les jeunettes de mai 68 ? Quelles mamies sont-elles devenues ? Ont-elles encouragé la communication entre les générations en décodant le jargon et les idées des "djeuns" ? Rien de plus simple, rendez-vous samedi 9 octobre à 20h30 à la Luna Negra.

Vous repérerez une soixante-huitarde... non attardée ! L'auteur et l'interprète Claire Vidal est bien dans ses pompes, femme libérée qui repense avec humour, affection et fantaisie la grand-mère attitude dans la droite ligne des "boomeuses". Elle narre avec esprit, affecté de bons sentiments, l'arrivée massive de celles-ci, ces ex-timorées de 68 qui furent perturbées par l'évolution des mœurs et des idéologies et qui nous en croustille une histoire inouïe ! Fini les working-girls de l'époque ! Désormais elles représentent le peps de la mémé qui se déride alors que maman besogne. Une aïeule qui ne fricote pas avec Alzeimer, connaissant les nouvelles technologies en téléphonie. Qui ne renie pas d'avoir été une maman popote et torche-cul-cul. Qui se souvient fièrement avoir épuisé plus d'un homme. Qui s'inspire de souvenirs extravagants pour nous offrir une palette de confessions pétillantes, piquantes et tendres, nous offrant ses conseils non pas sous un chêne comme Saint Louis mais dans sa cuisine ! C'est tout un monde qui prend vie. Mamy Boomeuse, c'est distrayant, ludique, parfois sérieux qui nous fait découvrir le parcours attachant de cette mère-grand exceptionnelle, active et ... jeune d'esprit !.

 

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Mamy Boomeuse - samedi 9 octobre à 20h30 - Luna Negra

Tarifs : 9 et 6€

Réservations : 05 59 25 78 05.logo luna

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 8 au 14 octobre 2010.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 22:12

L'interview dé...Lear d'Amanda !!!

 

À l'occasion d'une exposition des œuvresde Dali à Milan, on a invité "la veuve du grand peintre" plus exactement la féline blonde Amanda Lear.

L'humour et la franche rigolade étaient téléphoniquement au rendez-vous avec celle qui sème la "Panique au Ministère". Je n'ai pas voulu rater l'occasion de faire connaître les dé................ Lear d'Amanda !.

 

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Allô Pôle Emploi, envoyez-moi de jeunes surfeurs et leur grande planche !

 

APP : Bonjour Amanda. Tu sera le 7 Octobre à Biarritz avec 'Panique au Ministère'. Que ressent l'ex-reine du disco pour ses premiers pas de comédienne ?

AL : Du bonheur ! bien qu'on n'ait pas pensé à moi pour le rôle. C'est à la faveur de Jean-Claude Camus mon producteur que mon rêve s'est réalisé. Je suis aux anges car la pièce cartonne depuis deux ans. Être la tête d'affiche qu'on n'attendait pas, c'est le pied ! (rires). C'est un beau travail d'équipe avec des partenaires talentueux pour ce vaudeville bien écrit, drôle et percutant. Tant pis pour ceux qui attendaient que je me casse la gueule !

APP : Qu'est-ce qui t'a décidée à jouer la comédie ?

AL : Un ras-le-bol et la déception d'une télévision médiocre, fade, ennuyeuse. Marre d'une télé-réalité moins zéro, d'émissions cul-cul la praline. Il fallait faire un choix et je l'ai fait. Soit ! Je ne serai que la vieille actrice primesautière et non la jeune première ! (rires). Mais véritable récompense pour une chanteuse.

APP : Donc plus sage, plus de démente créature, de succulente provocatrice ? Dis-moi, ton prochain rôle ne sera pas celui d'une carmélite ?

AL : Et pourquoi pas ? SœurMarie des Anges très démontée, en porte-jarretelles, coiffée d'une cornette fluo, causant coquinement sur un grand lit. N'en déplaise à sa sainteté Schultz ! Oui, plus sage, plus sereine. L'Amanda Lear d'hier cède sa place à Lady Gaga.

APP : Comment fais-tu pour rester si jeune... (ndlr:oh! mon choupinou) Je n'ai pas terminé la question : t'aurais pas sympathisé avec le billard ou le botox ?

AL : Ô chameau ! J'ai la jeunesse éternelle dans mes gènes ! Mon corps n'est pas à la retraite, je fais du sport, j'aime rire, ça détend les muscles du visage et ça enlève le double menton. Et pas celle qui regarde "Questions pour un champion" avachie dans son fauteuil ! Non petit goujat, je ne suis ni liftée, ni botoxée !

APP : Mais où est Amanda Lear qui a fait de l'ambiguïté sexuelle son fonds de commerce ?

AL : Tu n'as pas lu mon livre où je dis que je ne suis pas celle que l'on croit. Je suis l'amazone aux leggins affriolants, très Sex and the City. T'es vraiment le chewing-gum qui se colle sous mes talons aiguilles ! Fais gaffe, je me bats comme un homme, je suis une bagarreuse, je dirais même que j'aime cogner. Donc insolent journaliste qui se fiche de mes états d'âme, de ma joie d'être comédienne, écris ce que tu veux, mais surtout mets ma plus belle photo ! (rires).

APP : Croqueuse de chair fraîche, as-tu déniché le minot de ta vie ?

AL : Non, mais je ne désespère pas. Je l'attends à l'entrée des artistes avec un bouquet de violettes. Miam ! ces jeunots attirés par les couguars parce qu'elle sont plus cochonnes et expertes au lit et qui leur offrent un bon resto. Demande ce qu'en pensent Claire Chazal, Demi Moore, Madonna. Les minets c'est mon péché mignon. Me taper des vieux ? Beurk... Ah bon, et Dali ? J'étais sa muse, il était mon Pygmalion, petit ignorant ! Tiens, je rêve aussi de jouer au théâtre "Le lauréat" (film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman et Anne Banckroft.

APP : Comment t'imagines-tu vieille ? J'espère que tu ne deviendras pas une virago ?

AL : Très spirituelle et coquine, qui à 95 ans deviendra une vieille dame indigne parce qu'elle oubliera de nourrir ses chats et pour se venger, ils la dévoreront ! (rires). Non, pas une harpie. Moi la louve solitaire, j'aime la compagnie, le bon vivre, et peu importe si on m'imagine les bigoudis sur la tête, en blouse de ménagère préparant mes confitures.

APP : Quelques mots pour conclure ?

AL : Je me réjouis de passer quelques jours sur la Côte Basque que je connais très peu. Déguster votre bon jambon, les chipirons à l'encre ou à la plancha, mais aussi l'axoa au piment d'Espelette, le merlu et sa piperade, le gâteau basque, les macarons et l'excellent chocolat. Le plaisir de me balader le long de la Grande Plage, dans les rues de Biarritz et surtout rencontrer les surfeurs et leur... grande planche (rires). J'espère aussi que vous viendrez nombreux voir Cécile Bouquigny, croqueuse d'hommes, fumeuse de joints, multi-liftée, aux tenues délirantes, qui lève souvent le coude et sème la Panique au Ministère.

 

Panique au Ministère - Gare du Midi à Biarritz - jeudi 7 octobre à 20h30

Tarifs : de 34€ à 51€

Réservations : 05 59 22 44 66 ou www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 1er au 7 octobre 2010.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 21:42

Escarlata Circus... entre délice de chair humaine, flore et cirque frais !


escarlata circus 1

 

Pour sa 21ème saison de représentations et ses 20 ans de présence, la Scène Nationale de Bayonne Sud-Aquitain donnera six représentations d'Escarlata Circus avec "Devoris Causa" du 27 septembre au 2 octobre à 19h30 et 21h, place du Réduit à Bayonne.

Jordi Aspa, son créateur, vous fera découvrir acrobates et dresseurs d'animaux, dans la pure tradition du cirque où se croisent l'esprit et l'extravagance. Un "cirque frais" qui, dans l'espace public, sait aussi bien s'étaler dans des formes inattendues que convier un petit nombre de spectateurs à un moment particulier et festif. "Devoris Causa" s'exprime dans le délice de chair humaine, de la flore avec liberté et naturel. C'est là singulière invitation pour un rituel journalier chargé d'aventures, du goûteux, de pantomimes, de tragédies, d'instants humains entre animal et végétal. Sous leur minuscule chapiteau (50 places), un couple fait voler les couteaux, chanter les aubergines, vous conviant à leur inattendu banquet ! Pénétrez dans cette auberge et laissez-vous porter par ses bouffées d'odeurs agréables qui tournent autour du comestible. C'est aussi la complicité de doués et novateurs manipulateurs d'objets. Une histoire simple de supplice culinaire aigre-doux, cuisant, âpre ou salé, mais également la chronique d'un couple, de l'amour et... de volaille. Une belle assiettée de sapidités, nappée de légèreté et de lyrisme est au menu. Escarlata Circus n'a pas de distance possible : le contact est immédiat. Venez donc goûter à tout, mais gare à l'indigestion !.

 

Escarlata Circus "Devoris Causa" du 27 septembre au 2 octobre 2010 à 19h30 et 21h sous chapiteau Place du Réduit à Bayonne

Tarifs : 24€ à 15€

Réservation : 05 59 59 07 27 ou snbilletterie@snbsa.fr

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 24 au 30 septembre 2010.

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Published by alain-pierre-pereira - dans THEATRE
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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