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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 23:23

Errobi Kanta : urtebetetze on zuri !

 

semaine-copie.jpgUne passion commune pour le chant a cappella, un désir de partage et une belle histoire d’amitié : la grande famille du chœur basque Errobi Kanta de Bayonne tient peut-être dans ce beau mélange, la recette de sa longévité. Ainsi, trente ans après sa création en 1983, cette chorale poursuit son objectif et rassemble aujourd’hui les choristes et musiciens en quatre pupitres, issus du Pays basque, autour de Céline Ladevese-Duffoir, leur chef de chœur. Pour fêter cet anniversaire, Errobi Kanta a souhaité organiser un concert exceptionnel qui aura lieu le 4 octobre à 20h30 à l’église Saint-André à Bayonne.

J’ai interviewé Beñat Iralour, son président.

 

APP : Be~nat, Errobi Kanta fetera cette année ses trente ans d’existence. Voudrais-tu me citer quelques temps forts de cette chorale ?

BI : C’est de participer chaque année à Santa Agate, au carnaval, à la fête de la musique, aux traditionnelles fêtes de Bayonne et à Olentzero. Celui d’avoir notre propre peña, et notre prestation la plus lointaine en 1998 : Hong Kong.

APP : Quel est son répertoire de prédilection ? Quel sera le programme du 4 octobre à l’église Saint-André de Bayonne ?

BI : C’est le chant a cappella (quatre voix d’hommes) que l’on pratique en quatuor, octuor (otxote), chants populaires basques et espagnols. Quant au programme, il sera composé de dix chants a cappella, d’un intermède de Txistu interprété par l’une de nos chefs de cœur Céline Ladevese-Duffoir, de six chants a cappella de l’ensemble (groupe actuel + anciens chanteurs), de cinq chants populaires par le même ensemble et sept chants populaires du groupe actuel.

APP : Quelle est la qualité première d’Errobi Kanta ?

BI : Celle de pouvoir conjuguer deux parties distinctes lors des concerts ou de prestations : le chant a cappella et le chant populaire avec quatre voire cinq musiciens également chanteurs.

APP : Des chants basques, chants populaires espagnols, mais la chorale a-t-elle des chants profanes ?

BI : La quasi-totalité des chants sont des chants profanes, cependant nous possédons un répertoire d’œuvres pour assurer les messes, celles aussi du mariage ou des enterrements.

APP : Donne-moi une bonne raison pour venir écouter les chœurs des hommes Errobi Kanta…

BI : Trente ans, c’est important, un anniversaire qu’il faut souhaiter avec nous. Errobi Kanta est un chœur basque qui a de la voix. En somme du bonheur à l’état pur ! (rires). Et la recette récoltée sera reversée au CCAS de Bayonne.

 

Le chœur basque Errobi Kanta – 4 octobre à 20h30 – Eglise Saint-André Bayonne  

Tarifs : Libre participation – Recette reversée au CCAS de Bayonne

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Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 3 octobre 2013.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 23:18

Gérard Siffert & Pierre Jean : duo d’élégance au cœur du swing.

 

gerardsiffertphotoMichel-Corneloup---Limoges.JPGL’éblouissante technique et la richesse des traits de trompette de Gérard Siffert et la solidité qu’il laisse entendre est complétée par les harmonies du piano de Pierre Jean et ses deux mains exercées courant sur le clavier, se chevauchant ou caressant les touches avant de s’emballer et de revenir en douceur. Tous deux produisent une musique très acoustique, à la fois énergique et mélodique, sur la reprise de thèmes standards. Ce duo en accords magiques par excellence et sans garde-fou, où même les silences comptent, sera sur la scène des Ecuries de Baroja à Anglet, les 1er et 2 octobre à 20h. Une alliance flagrante dès les premières notes, parce que deux musiciens qui prennent plaisir à jouer ensemble et cela s’entend ! Un duo que vous serez ravi d’écouter et de voir jouer. Un duo où chaque instrument prend le rôle du leader selon nos envies et selon les morceaux joués. Celui qui repose sur le jeu d’un jazz mélodique, passant du « middle jazz » au « cool jazz » des années 50. Gérard Siffert et Pierre Jean ne comptent plus leurs concerts communs depuis les années 80. Leur amitié est grande et leur passion pour le jazz partagée. Un duo d’élégance au cœur du swing ! Deux frères swingueur où chacun apporte sa sensibilité et ses expériences afin de créer une fusion vraiment réussie. Le jazz est une musique vivante qui, quand elle est jouée à la façon de ces deux-là, touche simplement notre âme et notre cœur. Il est plus de 20h et le jazz ne s’endort pas. Un duo qui nous offrira deux soirées musicales pleines de peps jazzy !

 

Gérard Siffert et Pierre Jean – duo de jazz – 1er et 2 octobre à 20h – Ecuries de Baroja Anglet  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 18, 16 et 12€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 3 octobre 2013.


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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 23:42

Daleman… talent confirmé

TibZ… talent naissant.

 

AC9Z3254-copie-1.jpg©Delphine Pernaud.

 

TibZ, c’est un chanteur au parcours présenté comme un conte de fées. Auteur-compositeur et interprète, il propose une maquette à MyMajorCompagny. Nanti de son magot (100.000€) récoltés en un an grâce aux internautes, TibZ passe à l’enregistrement de son premier album folk. Des textes et musiques inspirés par sa voix écorchée vive et éraillée qu’il s’est façonnée comme ça. Il est l’invité de Baptiste Daleman au Caveau des Augustins le 4 octobre à 21h. C’est aussi le délicieux et éclatant voyage en compagnie de l’auteur de « Deviens-toi », « Power », « Voyageur solitaire », qui a cette rage et cette envie de faire ce pourquoi il est fait : chanter ! C’est l’incontournable de la chanson française de qualité. Mais aussi de la chanson rebelle, portée par de beaux mots : les siens !

Rencontre.

 

APP : J’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs…

TZ : Je suis Thibault Gaudillat, j’ai vingt ans, né à Bergerac (24). A dix ans j’ai commencé la musique après avoir été bercé par de grands classiques qu’écoutait mon père. A cet âge, ce fut ma première guitare, mes premiers accords, mes premiers grands coups de foudre musicaux (Dylan, Neal Young, Francis Cabrel, Elvis Presley). Au niveau études, quatre ans de préparation pour un bac L option théâtre que j’ai obtenu après maints efforts. Et mon objectif premier : vivre de ma musique. Je suis sur le point de terminer mon premier album chez MyMajorCompagny.

APP : Ecris-tu, composes-tu ? De quoi parlent tes chansons ?

TZ : Oui, auteur et compositeur. Elles parlent de choses relativement simples qui s’adressent à tout le monde. Dans mes textes, il y a beaucoup de moments personnels, des instants qui m’ont marqué et que je raconte. Plusieurs clins d’œil et anecdotes qui parlent de ma région natale à laquelle je suis très attaché. Je n’écris pas souvent, mais l’écriture et la composition sonnent chez moi comme un vieil ami qui vient frapper à la porte pour boire le pot de l’amitié.

APP : Pourquoi avoir choisi MyMajorCompagny en ce début de carrière ?

TZ : L’histoire a débuté voilà deux ans. Un ami m’avait conseillé de me lancer dans l’aventure. Internet est un bel outil pour un chanteur qui débute et qui habite la province. Je me suis piqué au jeu et j’ai passé beaucoup de temps sur le site. J’avais réussi à rassembler des gens qui aimaient mon projet et qui étaient prêts à investir. J’ai bossé tout un été pour pouvoir me payer un home studio et continuer ainsi à améliorer mes maquettes, mes vidéos, tout en faisant également quelques concerts. MCM fut un véritable moteur, celui qui m’a permis de me développer artistiquement et humainement, car il faut bien le dire, c’est une belle histoire humaine, celle qui m’a apporté une belle maturité.

APP : Tu as atteint la coquette somme de 100.000€. Un premier album qui va bientôt sortir. As-tu une idée de ceux qui t’accompagneront dans ton parcours musical ?

TZ : Oh oui ! Je me suis mis en quête d’un réalisateur/arrangeur, un homme qui fabrique de toute pièce mon album. Je voulais quelqu’un de jeune, avec une remarquable expérience de la scène, qui pourrait arranger mes morceaux et avec qui le courant passerait bien. J’ai rencontré Eric Starczan, guitariste de General Electriks et réalisateur du premier album de Mickael Miro et des Backstage Rodeo. On a travaillé chez lui, puis à Paris chez Oβmix Studio, avec l’ingénieur du son Vincent Perrot. Je voulais pour ce premier album une couleur folk, et des textes en français. Je me suis entouré de grands musiciens comme Eric Sauviat, Toma Milteau, Philippe Tempo ou le danois Johan Dalgaard. Tous ont travaillé pour de grands noms de la chanson française, Cabrel, Biolay, Eicher, Hallyday, Damien Saez, Carmen Maria Vega. J’espère de tout cœur que ce premier opus touchera un grand nombre de personnes, et surtout ceux qui ont cru en moi. Oui, mille mercis à tous mes producteurs, à tous ceux qui ont participé au projet. Cet album est le leur !

 

APP : Baptiste, pourquoi avoir invité TibZ dans ton concert du 4 octobre au Caveau des Augustins ?

BD : Je l’avais déjà invité en avril dernier toujours au Caveau des Augustins à Bayonne. C’est Olivier Quesada (mon batteur) qui nous a mis en contact. Avec Sami, son guitariste extraordinaire, nous avons joué sur la Côte basque une bonne partie de l’été. Avec mes musiciens, Anatole, Laurent, Renaud Morelle et Olivier Quesada, cela a été une véritable osmose, d’où cette volonté de faire le co-plateau ensemble. Et pour la petite information personnelle, on s’entend tellement bien, qu’on est à la recherche d’une grande maison pour vivre ensemble et partager nos créations musicales.

APP : Quelle sera la couleur de ce concert du 4 octobre ?

BD : Sous le signe de la bonne humeur. Le même concert d’enfer qui avait eu lieu au Caveau pendant les fêtes de Bayonne. Et puis celles du partage, de l’imprévu, du frisson, de l’émotion, du rire ! Une explosion d’ondes positives.

 

Baptiste Daleman et TibZ - 4 octobre à 20h30 - Caveau des Augustins Bayonne  logo-caveau

Tarif : 6 et 9 €

Réservation : 06 98 18 22 77 et 05 59 25 69 76


Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 4 octobre 2013.


AC9Z0195.jpg©Delphine Pernaud.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 23:05

Pottoroak a été constitué il y a dix ans pour permettre aux membres de cette association connue pour son implication dans la vie bayonnaise d'exprimer sa passion pour le chant. Composé de trente six de choristes, l'ensemble est placé sous la direction d'André Lassus, grand musicien et chef de chœur qui a longtemps été à la tête de l'Harmonie Bayonnaise et de l'école de musique de Tarnos. Le répertoire est varié avec une prédominance de chants basques traditionnels agrémentés de nombreuses incursions dans le répertoire étranger, religieux ou classique. Il comprend également des créations originales.

A l'occasion du concert du 29 septembre à 18h au Théatre de Bayonne, j'ai rencontré André Lassus et Michel Hernandez (ténor) pour qu'ils me parlent de cet évènement très attendu après leur passage à l'église Ste-Marie d'Anglet la semaine précédente.



POTTOROAK INTERVIEW DE ANDRE LASSUS MICHEL... par poesieduster64

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:48

Les Crieurs Pudiques : alchimie atypique et moments de partage.

 

PHOTOS-2013-2-0622.JPGCes trois gars se croisent dans une association théâtrale « Scaramuccia ». Quelques années après, Jean-Marc di Papadok, Marco dit Bronxy et Pierre dit Jamaik deviennent les Crieurs Pudiques. Avec leurs chansons, ils dénoncent les choses de la vie en passant toujours par l’humour et la pudeur. Le groupe vient de sortir son 1er CD « Hypocrise » qu’ils évoqueront au Théâtre de la Nature à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre à 20h30 entre percussions, guitare, flûte, guimbarde et polyphonies. Des mots qui flinguent, des chansons folles et douçâtres sont les chemins que prennent ces trois lascars de la dérision. Chaque espace ludique devient champ de bataille où les fleurs poussent sur le béton. Leur virée poétique n’est que bonheur. En somme les Crieurs Pudiques, c’est le savant mélange des genres !

 

APP : Gianmarco… Pour ceux qui ne te connaissent pas, voudrais-tu nous dire ton parcours artistique…

GT : J’ai commencé avec le Théâtre de l’œuf à Saint-Jean-de-Luz dès mes quinze ans. Formé au CNR de Toulouse avec Maurice Sarrazin, ancien élève de Louis Jouvet et fondateur du Grenier de Toulouse. Après avoir joué dans divers café-théâtre, j’ai créé l’association Scaramuccia. Je collabore également avec la Cie Les Lézards qui bougent de Bayonne. Et j’exerce mes interventions pédagogiques dans des établissements scolaires, les entreprises (gestion du stress et développement personnel).

APP : Le Pays basque est une région où la culture devient une belle identité. Pourtant, on peut avoir le sentiment qu’elle se dilue avec le temps et au fil des générations. Es-tu d’accord avec cela ?

GT : Je pense que la culture s’adapte à son époque quelque soit la région ou le pays. Ce sont les hommes qui font la culture et elle subit des influences socio politiques, économiques, historiques. Elle s’adapte, mais ne se dilue pas. En disant cela, j’ai l’image d’une goutte d’eau douce qui disparaît dans l’océan. La culture c’est comme un cours d’eau, une rivière, un fleuve, une cascade dont les perles d’eau viennent pour l’alimenter, entraînant au passage tout le limon, les sédiments d’une terre. Sans ces perles d’eau, l’océan n’existerait pas.

APP : En tant que fondateur/directeur de Scaramuccia Théâtre, te sens-tu investi d’une mission de transmission de patrimoine théâtral à la jeune génération ? Si oui, pourquoi ?

GT : C’est plus qu’un investissement, c’est un devoir, un choix réfléchi. Je considère que l’animation d’ateliers théâtre n’a pas pour unique rôle le loisir. Enseigner l’art dramatique n’est pas anodin. Pour moi, la matière théâtrale devrait être depuis très longtemps une matière fondamentale des programmes scolaires. Pratiquer le théâtre, c’est travailler avec plaisir, presque un luxe aujourd’hui.

APP : En dehors de ta programmation, tu proposes un travail d’atelier ainsi que des stages. En quelques mots, voudrais-tu nous en parler ? Et que dire de la saison 2013/14 ?

GT : Avec Peyo Anio, nous proposons des ateliers enfants, ado et adultes entre deux et trois heures par semaine. Les stages « Théâtre en bien-être » sont une nouveauté à laquelle je songeais depuis quelques années. J’ai imaginé donc des formules de stage qui mélangent la pratique théâtrale et le développement personnel. Des temps d’échanges et de rencontres, moins fréquents, mais plus denses et qui permettent de se concentrer sur un aspect particulier du travail. Le dernier stage est même dédié à la création d’une petite forme de spectacle.

APP : Tu es l’un des musiciens du groupe « le Crieurs Pudiques » qui vient de sortir son 1er CD « Hypocrise » que tu présenteras lors de ton concert du 28 septembre à 20h30 au Théâtre de la Nature à Saint-Jean-de-Luz. Voudrais-tu nous en parler ?

GT : Le groupe a été créé il y a plus d’une dizaine d’années. Marc Robert et Pierre Talgorn étaient des membres de nos ateliers et entrant dans leur vie, nous avons mis en commun notre savoir-faire artistique, musique, théâtre et écriture, et nous avons fondé ce trio. Nous avons timidement joué dans la rue, puis les bars, dans les gaztexe, à la Luna Negra à Bayonne, les MVC. Les Crieurs Pudiques sont trois mauvais garçons au grand cœur, dont les chansons égratignent, touchent, parlent de nos comportements, de la société en général, mais toujours avec humour et pudeur. Toutes les générations confondues sont friandes de nos titres. Pour l’instant avec ce 1er CD, c’est un essai effectué, il nous reste plus qu’à le transformer ! (rires).

 

Concert Les Crieurs Pudiques – 28 septembre à 20h30 – Théâtre de la Nature à Saint-Jean-de-Luz

Tarifs : Entrée libre

Informations : 05 59 51 24 17 ou scaramuccia@orange.fr et http://theatre-scaramuccia.blogspot.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 septembre 2013.

 

A revoir sur ce blog l’interview vidéo de Gianmarco Toto réalisée aimablement par mon amie Alicia Snicker.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:18

L’Alouette : sous la voûte de l’âme et des ailes espiègles.

 

Photo-copy-de-Chris-Mahe-jpgL’Alouette, revisitée par l’esprit et la plume aiguisée de Jean Anouilh. Une pièce qui mérite d’être vue, parce que très actuelle, émotionnelle, à l’esprit satyrique, et qui va du réalisme à l’irrationnel. Virginie Mahé qui a assuré une savante mise en scène a su aller à l’essentiel. Une pièce qui porte au rire et à la réflexion. Une tragicomédie convaincante, bien servie par les comédiens amateurs. Une certaine Jeanne, femme passionnée et éternellement moderne, qui est devenue immortelle en incarnant la liberté. La pièce sera jouée le 26 septembre à 21h au Colisée à Biarritz. Entretien avec Virginie Mahé qui apporte toute sa sincérité nécessaire à la pureté de cette pièce.

 

APP : Jean Anouilh disait : « Je compare la destinée de Jeanne au chant de l’Alouette au-dessus des soldats. Cette petite alouette qui se fait entendre au milieu des canons ». Lorsque tu as fait la mise en scène, pensais-tu à une certaine liberté, à l’âme, à l’incarnation d’un oiseau qui vole vers le ciel ?

VM : Evidemment. Une liberté lumineuse. Je suis moi-même éprise de liberté, ce qui explique mon attirance pour cette « Alouette », si pure, si forte et fragile à la fois. J’ai beaucoup d’admiration pour ces femmes hors du commun, qui se battent pour défendre un idéal envers et contre tout.

APP : Que penses-tu de l’écriture de Anouilh ? Aurait-il pu titrer tout simplement « Jeanne d’Arc » au lieu de « Alouette » ?

VM : Son écriture évoque pour moi la finesse d’esprit. Il associe l’humour au drame avec élégance. J’aime ce mélange de force et de poésie que l’on retrouve dans son œuvre. De ce fait, son titre « l’Alouette » ne pouvait en être autrement. Tout un symbole !

APP : Espères-tu entrer avec cette pièce dans le fantasme du public et le surprendre ?

VM : Oui, car il découvre la pureté de Jeanne, passionnée et déterminée. Face à ses juges impitoyables, elle va retracer son épopée. J’ai voulu une mise en scène un peu touchante, attendrissante, déchirante. Le jeu de mes comédiens est extraordinaire pour des non professionnels venant des ateliers adultes du Théâtre du Rideau Rouge et montrer le côté sincère et attachant pour ma Jeanne. Le public aura le fantasme qu’il désire. C’est la 3ème représentation qui a déjà conquis. Oui, j’aime le surprendre.

APP : Avant de nous séparer Virginie, j’aimerai que tu nous dises quelques mots sur la Compagnie Le Rideau Rouge…

VM : Des ateliers pour adultes, ados, enfants, une école agrée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, et fondée en 1988 à Biarritz par Gérard Bagardie. Il y a une centaine d’élèves et une troupe. Après quinze ans d’expérience théâtrale à ses côtés, il me propose de faire des mises en scène et notamment celle de l’Alouette, parce que passionné par cet auteur. Pour information, Gérard a été récompensé par le Prix Jean Anouilh en 1999 pour sa pièce « Les Conquérantes ». Je suis très heureuse, car le Rideau Rouge présente trois pièces au Colisée les 27 septembre à 21h : « Madame Sans-gêne » et le 28 à 21h « Le Malade Imaginaire ». Pour tout connaître de nos activités, tapez ce lien : http://www.lerideaurougebiarritz.fr

 

L’Alouette de Jean Anouilh – 26 septembre à 21h – Le Colisée Biarritz

Tarifs : 10 et 8€

Réservations et informations : 06 82 93 23 93 ou directement à la caisse 1h avant le spectacle.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 septembre 2013.

Photo-copy-de-Chris-Mahe.jpg©Chris Mahé.

Photo-copyright-Sandie-Roussane.jpg©Sandy Roussane.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:06

Dimanche 22 septembre à 18h30 sera le concert de cloture avec l'organiste Thomas Ospital à l'église d'Urugne. Avec lui, le ténor Jean-Francis Monvoisin, la harpiste Elisabeth Colard, la chorale Andra Mari et le ches de choeur José Manuel Tife Iparragirre. Entre océan et montagne, la musique classique est ici reine. Des créateurs et interprètes venus des deux cotés des Pyrénées ont trouvé au Pays basque le cadre propice à l'accomplissement de leur art. Ce festival est un merveilleux cru musical pour tous les amoureux de la musique classique. 54 ans d'existence et une fierté d'avoir reçu de grands noms du répertoire musical français et international. Avec cet équilibre artistique qui est l'une des spécificités, Musique en Cote Basque nous a proposé des formations musicales à la notoriété pleinement établie aux cotés de musiciens de talent qu'il a eu à coeur de vous faire découvrir. Ce vendredi 20 septembre, à Saint-Jean-de-Luz, un hommage rendu à Christian Ferras par l'émérite violoniste Renaud Capuçon, le pianiste révélation de la scène musicale David Kadouche. Samedi 21 à 20h30 à Biarritz, concert chez l'Impératrice avec la mezzo-soprano française Béatrice Uria Monzon, ainsi que le pianiste Jean-Marc Bouget, le violoniste François Pineau-Benois, le Quatuor Varèse. Pour son édition 2013, Musique en Cote Basque s'es-t placé sous le signe des passions. Ce mot caractérise bien l'esprit qui chque année prévaut au sein de ce moment fort de la vie musicale de notre territoire. Passion pour la musique classique, tout d'abord, et pour son partage au plus grand nombre. Passion pour les divers instruments et voix, à l'authenticité de leur sonorité et une façon d'interpréter. Passion encore, avec la découverte de notre région et son patrimoine. Bon festival à tous !

 

Musique en Cote Basque

Informations : 05 59 51 19 95 et www.musiquecotebasque.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 20 au 26 septembre 2013.

David Kadouch copyright Caroline Doutre Renaud Capucon couleur (c) DARMIGNY Beatrice-Uria-Monzon-3.jpg Béatrice Uria-Monzon.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:01

Pottoroak : accroche ce Chœur sur le Cœur !

 

Pottoroak.jpgAu-delà des chants classiques et religieux, le Chœur d’Hommes du Club Pottoroak s’évertue à mettre en valeur des auteurs et des airs de tous temps et de toutes origines. Amateurs passionnés, ils offrent au public un répertoire aux multiples facettes, avec des pièces a cappella qui voyage à travers les styles musicaux et les époques. En parallèle de l’aventure musicale, les 35 chanteurs hommes forment une grande famille qui vit, grandit, aime à la folie, rit à gorge déployée, mais fait pleurer aussi. Chanter, c’est rencontrer l’autre, c’est vibrer ensemble, c’est aussi pour quelques minutes rejeter la cacophonie d’un monde fou. Chanter, c’est exister ailleurs et autrement que dans une société de consommation et d’individualisme. J’ai rencontré son chef de chœur, dynamique et innovateur, André Lassus, reconnu pour le travail qu’il mène à réitérer l’esprit et la forme du chant choral et Philippe Placé.

Pottoroak sera en concert au Théâtre de Bayonne le dimanche 29 septembre à 18h, avec en première partie le groupe Egungoak.

Interview.

 

APP : Pourquoi ce concert au Théâtre de Bayonne ?

AL : Le chœur du club des Pottoroak comprend 35 chanteurs, qui se sont produit à Anglet, Biarritz récemment. C’est donc légitime que ce chœur ait envie de se produire à Bayonne qui est la ville de leur club, et de plus, dans ce théâtre de la scène nationale qui invite des artistes confirmés.

APP : Quel sera le programme ?

AL : Le concert se déroulera en trois parties. Egungoak, groupe de chanteurs et musiciens basques assurera la première partie et accompagnera également la chanteuse Magali Zubillaga à la voix reconnue et appréciée. La deuxième, le chœur d’homme chantera ensuite a capella son répertoire traditionnel et des chants avec des solistes. La troisième, sera consacrée à la musique d’Abel Moreno, compositeur célèbre de musiques taurines auquel Bayonne vient de rendre hommage dans les arènes le 9 août dernier. Le chœur et l’orchestre interprèteront : Lloran los clarines et la Madruga. L’orchestre, une douzaine de musiciens, créé pour la circonstance, accompagnera le chœur pour chanter l’hymne du XVIème Mondial de Pelote écrit par Jacques Ballue « Pilota ». En final de ce concert, le chœur d’hommes et Egungoak chanteront avec le public comme ils aiment le faire.

APP : Quand est né le groupe basque Egungoak ? Et qui sont ceux qui le composent ?

PP : De l’éclatement des ballets basques Etorki. Né voici 23 ans, il y avait à l’origine huit musiciens-chanteurs masculins qui perpétuaient la culture festive basque. Le temps verra l’ensemble changer, face aux vicissitudes de la vie et se réduire à 5 membres. L’accordéon appuyé par une guitare et un clavier, de 4 chanteurs dont le souci principal s’attache à perpétuer le même état d’esprit à travers un répertoire divers et de qualité (chansons basques contemporaines ou anciennes). Egalement le répertoire festif espagnol et ceux tirés du répertoire français pour satisfaire à l’occasion le touriste en vacances dans notre région. Cette vocation musicale trouve toute sa place dans l’animation de soirée (associations, fêtes de village, séminaires, des concerts publics ou privés réunissant les amoureux du chant et de la convivialité). Nous nous considérons comme une formation musicale dont tous les membres prennent part à la constitution du répertoire et à l’organisation de la formation. Les musiciens ont un parcours classique ou viennent du Conservatoire de Bayonne.

APP : Voudrais-tu me dire qui est Magali Zubillaga ?

PP : Une chanteuse à la voix chaude et sensuelle qui a participé à de nombreux concerts dans le Pays basque, et non des moindres. Son répertoire n’est pas sélectif, mais elle aime interpréter des auteurs compositeurs interprètes comme Imanol, Pantxoa Carrère, Peyo Ospital, Manech Pagola, Jojo Bordagarai et le plus surprenant, la chanteuse Argentine Mercedes Sosa, dont la notoriété musicale reste encore dans toutes les mémoires des initiés. Pour le concert du 29, nous serons rejoints par deux anciens membres du groupe sur la scène du Théâtre de Bayonne.

APP : Egungoak a-t-il un type de lieu de prédilection pour se produire ?

PP : Nous nous produisons le plus souvent dans le département, mais nous ne refusons pas de participer à la Fête du Rugby à Lombez Samatan, la Nuit Basque à Sainte Foix la Grande et la Cidrerie à Astigarraga Espagne.

 

Chœur Pottoroak et groupe Egungoak – dimanche 29 septembre à 18h – Théâtre de Bayonne

Tarifs : 10€ et gratuit pour les moins de 12 ans

Réservations et informations : 06 08 48 32 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 septembre 2013.


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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 14:02
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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 08:39
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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