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INTERVIEW DE DANY BOON 

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 Rien à déclarer... Sauve qui peut les Frouzes !

(français en argot belge)

 

dany-boon-affiche.jpg Notre Ch'ti national, Dany Boon, était à Saint-Jean-de-Luz pour la promotion de "Rien à déclarer".

Ambiance cool, je me suis lâché d'une histoire belge : "A la frontière, le douanier belge m'a arrêté. Il m'a dit "Papiers". Je lui ai répondu "Ciseaux". J'ai gagné !". Entretien.

 

APP : Bonjour Dany Boon. Comment définis-tu ton film ?

DB : D'abord, bravo biloute, l'histoire est drôle. Mon film est le contrepoids entre comédie et sentiments, une love story franco-belge chez les douaniers. Notre héros dédouanera le racisme anti-Français de la belle-famille qui finira par l'accueillir. "Rien à déclarer" (sortie nationale le 2 février) est aussi basé sur des faits réels : suppression dans les années 90 des frontières, entraînant la disparition des commerces et créant une tension chez les gars du Nord avec des grèves formées dans un vent de révolte.

APP : T'es-tu inspiré de l'histoire de tes parents ?

DB : Oui. Mon père kabyle a mis ma mère (native du Nord) enceinte alors qu'elle n'avait que 17 ans. T'imagines la gueule de la famille ! Le plus terrible, c'est le désaveu d'un père, ce grand-père que j'ai peu connu. Il bénéficie des circonstances atténuantes, parce que plus bête que méchant et névrosé. Mais une peine pour moi que ce rejet.

APP : Tu évoques aussi la tolérance, le combat contre les opinions préconçues et l'ostracisme des uns envers les autres...

DB : Il me fallait une raison pour que le douanier français veuille faire tandem avec le francophobe : l'histoire d'amour avec la sœur du belge. En développant les personnages, j'ai ressenti que je pouvais exhiber les duretés du racisme à travers une comédie et ce, par l'illogisme.

APP : Benoît Poelvoorde porte le film sur ses épaules. Parle-nous du casting.

DB : Oui biloute ! Moi, je suis le clown blanc, hein ! Benoît est un acteur exercé, étonnant qui a une brillante carrière. Et son nez pointant, que dis-je, un cap, une péninsule. Il sent l'odeur d'une pièce bien avant qu'il n'entre dans celle-ci. Ben, l'air est gratuit ! (rire). Dire que certains colportaient que Benoît était ingérable, mais non, il est généreux et pro ! Quoiqu'un gros con de raciste, une fois ! (rire). Je fus très touché de son implication. Un magnifique rendez-vous et de cordiales relations. Une super équipe, facile à diriger. Julie Bernard, ici présente, c'est la fascination et la révélation sur l'écran (ndlr: Ah! Ces yeux révolver!) " Arrête, tu vas me faire rougir...En tout cas, merci de m'avoir fait confiance."

 Mais Jérôme Commandeur est là aussi...

APP : Bonjour Jérôme. Il t'arrive une drôle d'affaire dans ce film ?

JC : Tu peux le dire. Un gentil automobiliste français qui va prendre son essence à la frontière. Ni une, ni deux, ce douanier belge, gros con de raciste, me place en garde à vue et je me retrouve en slip et menotté. L'équipe s'est bien poilée.

APP : Comment est ce ch'ti gars réalisateur sur un plateau ? Et quelle est ton actualité pour 2011 ?

JC : Protecteur, calme, bienveillant, qui n'admet pas l'à peu près et le dilettantisme. C'est un bonheur de tourner avec lui. Toujours sur Europe 1 les vendredi et dimanche avec "Les humeurs du Commandeur". Sortie sur les écrans de "Au bistrot du coin" avec Eddy Mitchell et "Tuche" avec Jean-Paul Rouve. Une tournée avec "Jérôme Commandeur se fait discret", mis en scène par Dany. En novembre au Casino de Biarritz. jerone-commandeur-1.jpg

APP : Des souvenirs à déclarer du tournage Dany ?

DB : Un esprit de franche rigolade et de professionnalisme de mes acteurs. Côté sombre, j'ai interrompu le tournage une semaine pour rejoindre ma femme Yaël qui accouchait de notre première fille, Sarah, née... deux mois avant terme. Quelle peur ! Mais tout va bien. Elle a onze mois et se porte comme un charme et sa maman aussi !.

APP : "Rien à déclarer" fera-t-il un tabac comme "Bienvenue chez les Ch'tis" ?

DB : Honnêtement biloute, je me fiche du nombre d'entrées, de sa performance, ça n'est pas le but. Je me soucie de ce que va ressentir le public. Va-t-il rire ? Être réjoui ? Si oui, c'est le passeport absolu pour moi, celui qui me donnera de l'espoir pour la suite. Mon ambition : faire connaître l'humour français aux Etats-Unis. (Dany vit une partie de l'année à Los Angeles où il a monté une filiale de sa société de production. Il a un projet de comédie en anglais qu'il va faire aux Etats-Unis en tant qu'auteur et réalisateur).

 

dany-boon-1.jpg

Je déclare lire "La Semaine du Pays basque", une fois ! ©L. Charniguet.

 

"Rien à déclarer", c'est le véritable "sauf-conduit" pour cette comédie qui véhicule l'humour, s'approvisionne de vannes et déclare une joyeuse ambiance !.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 28 janvier au 3 février 2011.

 

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Dany-Boon.JPG dany-boon-2.jpg dany-boon-3.jpg

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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