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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 21:40

Des femmes extraordinaires : Paulette Dubost !

 

Paulette Dubost avait 100 ans ! Bien entendu, elle était désormais une vieille dame fragile, mais on commençait à la croire éternelle… Sa mort a peiné bien des cinéphiles, car elle fut une grande et talentueuse actrice, comme l’écrivait il y a quelques jours notre confrère Le Monde : « Digne descendante des servantes espiègles de Marivaux, cette petite femme, au visage tout en rondeur, au sourire mutin et à l’irrésistible accent faubourien, avait donné la réplique aux plus illustres acteurs, de Raimu à Catherine Deneuve, en passant par Fernandel, Louis Jouvet, Bourvil, Brigitte Bardot ou Gérard Depardieu. »


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Née en octobre 1910 à Paris, elle fut l’inoubliable interprète de Lisette dans le film de Jean Renoir La Règle du Jeu en 1939. Sa carrière sera marquée par des rôles dans environ 160 films, sans oublier de très nombreuses pièces de théâtre et bien des téléfilms… Pour la petite histoire, rappelons que le financier-escroc Stavisky tombera amoureux d’elle alors qu’elle n’a que 15 ans !

Sa carrière sera belle, heureuse et longue, même si avec sa malice coutumière elle intitulera son livre de mémoires (publié en 1992) C’est court la Vie. Sa carrière, sa vie publique, elle y mettra un terme en 2007 en tournant son dernier film, en fait un court-métrage, Curriculum, avec le grand Daniel Prévost. On se souvient de l’avoir encore aperçue en 2010 aux côtés de Danielle Darieux, sur le plateau de Michel Drucker…

Oui, une grande dame, comme l’a écrit Armelle Héliot dans Le Figaro : « Par Jean Renoir, Marcel Carné, Max Ophüls qui la firent tourner, elle appartient à la très grande histoire du cinéma. Par son naturel primesautier, par toutes les comédies auxquelles elle a participé de bon cœur, l’œil rieur et la voix acidulée, elle aura été l’une des comédiennes préférées du public français des années 30 aux années 90 ! Un record de longévité qu’elle n’avait en rien cherché, mais accepté avec la grâce mutine qui la caractérisait. »

A la Semaine du Pays basque, nous avons ressenti avec beaucoup d’émotion sa disparition, car son filleul n’est autre que notre délicieux confrère Alain-Pierre Pereira, qui lui aussi a aimé le théâtre, et demeure un talentueux journaliste. Cet été, il me confiait ses souvenirs dans « Ma drôle de vie » et avait évoqué cette femme si attachante avec laquelle il continuait très régulièrement, à s’entretenir au téléphone. Leur complicité, leurs éclats de rire, leur amour de la vie lui manqueront, c’est certain…

Et souhaitons que lors de la prochaine cérémonie des Césars, alors que l’année dernière on a « oublié » de lui souhaite ses 100 ans, un bel et émouvant hommage lui soit rendu. Mais sa vraie gloire, sa vraie notoriété, existeront avant tout dans le cœur de tous ceux qui la découvriront, par la magie du cinéma, dans l’un des films où, telle une étoile éternelle, elle continuera de briller.

 

Jean-Philippe Ségot.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 octobre 2011.

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 01:42

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Voir le Fichier : discours_audio.mp3

GROS PLAN SUR … Par Alain-Pierre Pereira

 

Le Discours d'un Roi ou l’Esclave consentant ! discours-dun-roi-fev2011--Medium--copie-2.jpg

 

Milieu des années 30 - George VI* (prince Albert d’York), fils cadet du roi George V, accède au trône d’Angleterre suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (duc de Windsor) Celui-ci est affligé d’un bégaiement qui le rend incapable de s’exprimer en public. Son épouse Elisabeth s’adresse alors à un thérapeute orthophoniste Lionel Logue, aux méthodes peu traditionnelles ! …

Le cinéaste Tom Hooper avec « Le Discours d’un roi » nous dévoile sur grand écran, l’histoire vraie et méconnue du père de la reine Elisabeth II, l’actuelle souveraine du Royaume-Uni. Son film est un excellent canevas puisqu’il possède un bon thème, mais aussi parce que sa part fondamentale est faite de nombreuses séances de rééducation du langage où s’affrontent un roi hyper nerveux et introverti et son thérapeute fantasque, pseudo-médecin, mais comédien de métier ! Ce dernier fait fi du protocole, appelant effrontément son Altesse royale « Bertie », le considérant comme son égal, et qui fera tout pour que sa royale majesté perfectionne sa diction.

Finalement, il sera son guérisseur !

Cette confrontation (quelque peu vive) est une démonstration formidable de vitalité, d’une belle « force d’âme » non surjouée et habilement persuasive. On retiendra également une éthique opérante d’indulgence et d’entendement, un travail persévéré que cette mission, sans jamais tomber dans le grotesque !

« Le Discours d’un roi » est une réalisation agréable, adroitement conduite, malgré une faille sur sa profondeur peu exploitée et creusée, mais qu’on peut apprécier comme le « tape » d’individualités. De deux hommes et leur combat vers l’évidente victoire à laquelle ils se sont promis d'arriver ensemble, avec des réparties qui frisent toutefois le politiquement correct, mais dites sur un ton brillant. De remarquer sa vigueur de technique du son et des images, le jeu de deux acteurs parfaits : Colin Firth (d’une incroyable intensité) et Geoffrey Rush (qui

théâtralise avec un plaisir expansif).

Quoiqu’un début flâneur et un style académique, se cèle une œuvre sensible et juste, où l’humain prédomine avec cette belle amitié franche et sincère. Une composition haut de gamme et émotionnelle qui atteint le couronnement dans un final souverain. « Le Discours d’un roi » mérite d’être oscarisé !

 

*Ce roi qui attirait la sympathie du peuple, pratiquait le patin à glace, jouait au tennis et avait même disputé le championnat de Wimbledon, mourut à l’âge de 57 ans d’un cancer du poumon.  

 

Article paru dans la ‘semaine du Pays Basque’ (voir sur le site)                                 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 19:08

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GROS PLAN SUR... par Alain-Pierre Pereira la-chance-de-ma-vie--copie-1

 

La chance de ma vie

Amour quand tu nous tiens !

 

Julien est un brillant conseiller conjugal qui n’arrive pas à garder une petite amie plus de deux semaines. Et pour cause ! Depuis son plus jeune âge, il porte la poisse aux femmes qui s’éprennent de lui. C’est Jojo la malchance ! Et puis voilà la jolie et pétillante blonde Joanna (Virginie Effira) une designer, un brin ambitieuse, qui ferait tout pour décrocher sa promotion et qui ignore les risques qu’elle prend à fréquenter Julien d’un peu trop près… ! Le réalisateur Nicolas Cuche nous offre avec LA CHANCE DE MA VIE un chassé-croisé amoureux, bien loin du cliché habituel du jeune premier qui tombe toutes les nanas. Julien (François-Xavier Demaison) campe un homme passe-partout qui est immergé dans cette aventure frivole et distrayante, saupoudrée de romantisme et d’arlequinades. Un film à la mise en scène et prises de vues quelque peu convenues, où se dégage une psychologie à deux balles mais qui se suit sur un rythme trépidant. Heureusement qu’il y a la tornade Belge blonde, (rien à voir avec celle de Pub) Virginie Effira, maladroite et touchante à souhait et qui possède un naturel fou. Elle est de ce qu’il y a de mieux chez nos actrices françaises. LA CHANCE DE MA VIE se goûte par petites gorgées car les acteurs s’en donnent à cœur joie avec d’irrésistibles réparties qui séduisent. Les seconds rôles, Elie Semoun (qui a tendance à s’auto parodier), Armelle Deutsch la bonne copine, stéréotypée mais délicieuse à souhait, et Francis Perrin qui tire bien son épingle du jeu dans son rôle de père protecteur.

LA CHANCE DE MA VIE, c’est le charme de Virginie Effira et la truculence de François-Xavier Demaison qui opèrent tout au long de cette comédie romanesque, teintée d’émotion et qui offre une vision décomplexée du couple et des rapports amoureux.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:58

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GROS PLAN SUR... par Alain-Pierre Pereira au-dela-fev2011-copie-1.jpg

Au-Delà

... Un thriller métaphysique

 

San Francisco, George (Matt Damon) ouvrier américain est un médium qui considère son don comme une malédiction, qui décide de cesser tout commerce avec ses pratiques ésotériques. Marie (Cécile de France) est une journaliste française à la télévision, celle qui est allée aux portes de la mort et qui se demande comment elle a pu survivre au Tsunami. Marcus (Frankie McLaren), jeune étudiant londonien qui a perdu son jumeau, ce frère cher et indispensable à sa vie. Trois héros plongés dans un tourbillon de questions, obsédés chacun à leur manière par la mort, recherchant la vérité, finiront par se croiser. Trois êtres transformés à jamais par ce qui pour eux existe ou devrait exister dans l’au-delà. Car « l'après » est différent de l’autre monde, une autre dimension que nous imaginons, pensons et préparons. Mais toujours interrogatifs et nous en avons peur. Une seule personne la connaît : Dieu, car c’est le créateur !

Réalisateur en vogue, Clint Eastwood revient avec son film « AU-DELÀ » dans un terrain où on ne l’attendait pas : sa réflexion sur la vie après la mort. Disons qu’il s’agit là d’une reproduction très personnelle de l’exploration des frontières de la vie, n’en scrutant que superficiellement les arcanes, ce qui désappointe un peu les inconditionnels du cinéaste. Cependant, le film se révèle intéressant à découvrir grâce à l’existentiel, au singulier voyage en territoire inconnu, à son histoire touchante et fascinante, ainsi que ses effets spéciaux probants, surtout celui du tsunami criant de réalisme. Le sujet est assez universel et sincère pour que l’on s’y prête au jeu. Le manque d’intérêt ne nous gagne pas totalement mais on se laisse transporter. A contrario, on attendait mieux de ce réalisateur prolifique dont on conserve en mémoire les fameux « Mystic River », « Un monde parfait », « Sur la route de Madison », « Million Dollar Baby », « Gran Torino »

Certes, le rythme est le point faible du film, mais ne tirons pas sur l’ambulance car il est pavé de bonnes intentions. C’est aussi une méditation sur la mort pour célébrer la vie. Quant à l’interprétation, Matt Damon joue tout en pénétration, gravité et fragilité. Cécile de France (son premier rôle au cinéma américain) plus belle que jamais, nous offre une délicieuse prestation. Et le petit Marcus McLaren parvient à nous faire verser notre petite larme.

En conclusion, « AU-DELÀ », un film qui n’est pas la plus belle pièce d’héritage cinématographique de Clint Eastwood, mais un thriller métaphysique pour d’humbles mortels et… solitaires éternels !

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:49

Les Temps Modernes

 

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Charlot serre les boulons à la chaîne dans une usine où le directeur veut une grande cadence. Faute de suivre le mouvement, Charlot est happé par la machine et glisse entre les rouages. Rendu fou il dansotte dans l'atelier et pince le nez de ses collègues, tripote les boutons de la robe de la secrétaire, jusqu'à ce qu'on décide de l'interner. A sa sortie d'hôpital, Charlot est chômeur. Pris pour le meneur d'ouvriers en grève, les policiers l'emmènent en prison...

Les Temps Modernes (titre premier Les Masses) est le dernier film de Chaplin avant la deuxième guerre mondiale qui distançait le drame individuel et signalait la tragédie sociale et qui fut accusé de plagiat d'une œuvre de René Clair "A nous la liberté" et la société "Tobis" (majoritairement allemande) voulait la destruction pure et simple de la bobine, sans succès ! On parlait d'une vengeance visant directement le message anti-nazi du Dictateur. Lors de sa sortie, certaines presses incriminaient cet essai socio-politique de propagande communiste. La France et l'Angleterre projetèrent le film. L'Italie fasciste et l'Allemagne nazie l'interdirent sur leurs territoires. Le rôle de la gamine est tenu par Paulette Godard, compagne à l'époque de Chaplin).

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 23 au 29 juillet 2010.


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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:15

Good Morning England !

 

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1966, l'âge d'or de la pop anglaise. La BBC ne diffuse que deux heures de rock par semaine. Mais une radio pirate émet ce genre d'écoute depuis la haute mer 24h/24, réunissant chaque jour de très nombreux auditeurs. A sa tête le "Comte", américain communicatif, le Dieu des ondes en synergie totale avec la musique. Et la vie en mer du Nord est riche en événements...

Le réalisateur Richard Curtis s'est inspiré du film culte M.A.S.H. de Robert Altman pour Good Morning England truffé de vitalité, de légèreté et personnages déjantés. Un pur élixir de lazzis et de répliques impudentes, une absence de convention dans sa structure et de bonnes ondes servies par une troupe 100% rock and roll. Oui, la traversée du plaisir existe, il suffit de larguer les amarres et se laisser embarquer sur ce bateau pirate pour partager cet esprit de camaraderie masculine. Une programmation musicale qui fit bondir l'Angleterre conservatrice. Philip Seymour Hoffmann (Truman Capote, Doute) est le fameux Comte, symbole de l'esprit de rébellion de l'époque. A l'unisson, les acteurs rivalisent de talent.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 00:09

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COPOUT

Top Cops

... duos de flics à la papa !

 

Deux flics de la NYPD recherchent une carte de base-ball volée, un collector qui vaut de l'or et qui permettra de payer le mariage de la fille de l'un d'eux. Très vite ils font face à un gangster irréductible et obsédé par les objets souvenirs !

Le réalisateur Kevin Smith signe là une mise en scène au demeurant sympa, mais qui manque de rythme par instants et l'ennui nous gagne lors de scènes peu essentielles. Top Cops recèle des moments amusants, comme la garde à vue du début ou la rencontre du cambrioleur, sympa mais un débile à tête d'imbécile, reconverti en "yamakasi", et dans un premier temps, la joute oratoire spectaculaire fonctionne bien, situant les personnages et les mobiles, mais finit par tomber dans une répétition rasoir sur des passages qui semblent être des exutoires à un scénario chancelant. L'intrigue pâtit d'un tonus même si l'on remonte jusqu'au gang d'irascibles trafiquants de drogue latinos qui ont le coup de poing facile et la gâchette prête.

A noter de belles scènes de Sean William Scott le cambrioleur qui joue les éteignoirs, soufflant quelque peu la vedette aux deux héros. Tracy Morgan tire son épingle du jeu pour dépasser le cadre du flic encombrant et déjanté du NYPD, l'ultra jaloux qui a installé un ours caméra pour espionner sa femme. Bruce Willis, vieux routier du cinéma n'a plus besoin de prouver qu'il peut être dans la peau de tout flic et que le port du flingue est pour lui une seconde nature !

Gratifions ce film de bonne récréation servie par des policiers qui ont une ration d'humour.

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 23:21

 

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TOURNEE

... des actrices très felliniennes !

 

"Tournée" 4ème opus du comédien-réalisateur Mathieu Amalric qui nous déballe une histoire attendrissante, sans ménagement et passionnée d'effeuilleuses peu communes venues vendre leur savoir-faire sur le sol français à l'occasion d'une tournée, entre bravade et pudeur touchante. C'est un déversement de sentimentalisme et hymne aux feux de la rampe pour ces reines de la nuit qui s'apparentent aux égéries felliniennes dont le réalisateur prend plaisir à filmer le cul de l'une et les rondeurs de l'autre, de ces femmes pas forcément des canons de beauté qu'on trouve dans les magazines.

Son film débute (sans faire un vilain jeu de mots) par une bonne décharge ! Charnel, il l'est jusqu'au bout des tétons des pétroleuses de tous âges et de tous gabarits ! Un road movie bouillant et burlesque qui porte une infinie tendresse à l'égard de ces grandes Zoa plantureuses qui sont aussi originales que séduisantes, magiques et natures, le cœur en jachère, qui ont la folle envie des lendemains qui chantent même si elles sont vouées à ne pas laisser des souvenirs indélébiles de l'amour !

Lorsque les images défilent, on sent l'examen de conscience dans les rapports à la sensualité, au pouvoir et à la tendresse des hommes et des femmes d'aujourd'hui. "Tournée" c'est un témoignage de désespoir mais aussi de drôlerie de femmes à la fortes ou fables, belles ou laides, guerrières ou résignées, brossées par de sublimes actrices.

Le charismatique Amalric joue à merveille (avec un jésuitisme désarmant) ce père démissionnaire, ce mauvais frère et cet ami infidèle.

 

Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 23:09

 

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KISS AND KILL

... la blonde ingénue et l'agent secret

 

Jen en vacances sur la Côte d'Azur se remet à peine d'une récente rupture. Alors qu'elle séjourne dans un somptueux palace, elle fait la connaissance de l'homme de ses rêves, le beau et séduisant Spencer. Trois ans après leur rencontre, on les retrouve mariés et heureux. Mais leur vie paisible bascule le jour où de mystérieux tueurs chercheront à éliminer Spencer dont la tête est mise à prix pour 20 millions de dollars ! Jen découvre alors que son beau mari est un agent secret et... tueur à gages ! Elle devra apprendre à esquiver les balles, gérer sa famille et préserver les apparences d'un couple parfait.

Avec Kiss and Kill, le réalisateur Robert Luketic (sa mère ou moi, l'abominable vérité) nous sert sa mixtion de délicieux sentiments amoureux et parentaux et de l'action à gogo : une petite version à la 007 et romantisme à la Barbara Cartland ! On échange de doux baisers et des je t'aime entre mitrailles, explosions, courses-poursuites et bain de sang ! Le tout enrobé d'un humour décapant ! ok ! ça n'est pas le film du siècle, parce que scénario rudimentaire, illustration de déjà vu, mais qui se regarde sans déplaisir entre esquimau et pop corn. Kiss and Kill, un divertissement estival qui repose sur l'attrait de ses deux vedettes au physique de pub, Katherine Heigl diablement glamour et Ashton Kutcher gueule d'amour sur laquelle on y remettrait bien un ... contrat !.

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 22:41

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LES PETITS RUISSEAUX

... joies oubliées, plaisirs retrouvés !

 

Émile, veuf et septuagénaire passe une retraite ordinaire faite d'habitudes et de loisirs paisibles. Ses passions sont la pêche, l'apéro avec ses potes au bistrot et avec son ami Edmond, lui-même retraité. Mais voilà, celui-ci meurt d'une crise cardiaque, laissant Émile désemparé. Notre homme va se reprendre en main pour ne pas sombrer et se redonner une seconde jeunesse. Les joies oubliées feront place aux plaisirs retrouvés et pourquoi pas caresser l'espoir de dénicher... l'âme sœur !

 

Pour sa première fois Pascal Rabaté passe derrière la caméra pour adapter à l'écran sa propre BD "Les petits ruisseaux" et de considérer ce 1er opus "frétillant comme un gardon !" qui porte un regard tendre et poignant sur la déréliction et l'appétit sexuel des séniors sans tomber dans le licencieux ou le grotesque. De savourer pleinement cet appel à l'amour, à la tendresse et à la poésie sans afféterie. Le tour magistral de Rabaté : sa peinture simple, naturaliste, sensible et sans fausse note. Un symbole d'espoir où se greffe la grâce buissonnière. Ce film vous invite à une tendre virée dans un monde placide et élégiaque de ceux pour qui la vie ne promet plus grand chose.

 

Daniel Prévost est tout autre, sans l'once de sa verve rabelaisienne, laissant place à une interprétation beaucoup plus en force et colorée. C'est un comédien convaincant.

Face à lui, Philippe Nahon, Bulle Ogier et Hélène Vincent sont remarquables.

 

C'est sûr, les petits ruisseaux de Pascal Rabaté feront de grandes rivières !

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

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