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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 00:12

Hymne à la danse et boléro pour Tahar… belle déclaration d’amour à la danse !

 

Le Boléro est un ballet pour orchestre en Do majeur du compositeur Maurice Ravel qu’il écrivit en 1928. Un ballet orchestral qui n’utilise que la pensée et la contre-pensée dans une énergie, un plaisir et un intérêt répétés. Sa seule source de variation proviendrait des effets d’orchestration et de l’enrichissement graduel qui sous-tendrait l’œuvre. Mouvement de danse au rythme et tempo invariable, mélodie uniforme et répétitive. Un ballet de « caractère espagnol » qui fut commandé par l’amie du compositeur, Ida Rubinstein, mécène et célèbre danseuse russe. Pour magnifier cette déclaration d’amour à la danse, Entractes-Organisations nous offre les Etoiles de Légende sur la scène de la Gare du Midi à Biarritz, le 16 avril à 20h30, avec en première partie Hymne à la Danse ou la célébration du monde, un pas de deux et divertissements assortis et variés, et le grand final avec les solistes et le corps de ballet. tahar.jpgEt en deuxième partie, Boléro, ballet sous-titré « Pour Tahar et les hommes libres », l’alliance hypothétique entre deux guerriers, un kabyle et un européen qui se transformera en totale fraternité, bousculant tous les préjugés et d’appartenir à l’esprit de l’âme. Pas de mots, des corps qui s’expriment pour eux. La musique et la danse du Boléro seront le suprême et céleste geste, puisé à une autre dimension qui symbolisera le sang universel, l’amitié éternelle, la liberté, l’amour. Un ballet de danse classique interprété par des étoiles russes de renom : Farkh Ruzimatov du Kirov, Maria Allash du Bolchoï, Alexander Babenko du Théâtre Musical de Moscou, Alexandra Voronina soliste des Saisons Russes et le corps de ballet des Saisons Russes, calant leurs pas sur la sublime voix du baryton kabyle Azal Belkadi, déclamant des chants anciens du patrimoine d’Afrique du Nord, de manière poétique, dans un décor berbère. Les chorégraphies sont de Nikolaï Androsov. Symboles de la perfection, ces fabuleux danseurs nous offrent une peinture « balleresque » sur la musique de Ravel, peintre des tonalités dont la palette est la plus riche. Un beau langage musical français posé sur la vitalité d’une vieille danse espagnole appelée Boléro qui emplit peu à peu la scène de rythmes et de couleurs, par une nouvelle version toute aussi belle ! Original et inventif, voici un spectacle haut en couleurs, un florilège de danses qui marie à merveille et en libre harmonie, ce ballet classique, populaire et néo-classique !

 

Boléro de Ravel et Hymne à la Danse par Les Etoiles de Légende – 16 avril à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 52 à 57€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 avril 2012.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 00:10

Rock The Ballet… bouleversement de la danse classique !

 rocktheballet.jpg

 

Rasta Thomas fut l’enfant prodige de la danse classique ayant dansé pour les grands chorégraphes classiques du monde. Invité par Entractes Productions le 8 mars à 20h30 à la Gare du Midi, il sera accompagné de ses Bad boys of Dance (les mauvais garçons de la danse) pour Rock The Ballet.

Ils offriront leur superbe masculinité mâtinée d’une touche féminine, exécutant des mouvements rythmés et langoureux, dans un torrent de charisme et d’énergie bluffant ! Et cassent ainsi la vision du ballet classique en y mettant une sauce rock. Mort le justaucorps et la jupe de tulle, vive les T-shirts et jeans qui n’empêchent en rien de faire entrechat, salto, écart, arabesque et jeté-battu. Au gré de prodigieuses créations scéniques, ils entretiennent l’ambiance explosive tout au long de la représentation. Rock The Ballet, un excellent alliage de musiques modernes et de néo classique. Une débauche de peps et de prouesses sportives, d’un esthétisme absolu, exécutés par d’incroyables danseurs sexy et athlétiques, aux individualités bien marquées, bousculant ainsi les limite de la danse ! Du classico contemporain qui s’adapte fort bien aux tubes planétaires de Queen, Prince, Kravitz, Coldplay, U2, et même Callas et Brel ! Cadences endiablées des classiques rock qui nous rappellent le grand Béjart qui était passé maître dans l’art de donner un second souffle à des standards musicaux. Du punchy qui fait la part belle au hip hop, tap dance, et capoeira. Un show qui réconcilie tous les amateurs de la danse. Sûr que la belle jeunesse et la frénésie de la troupe fera des ravages !

 

Rock The Ballet – 8 mars à 20h30 – Gare du Midi Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-production.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 mars 2012.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 21:28

La Compania Nacional de Danza… la danse à l’honneur

 

José Martinez, l’ex étoile du Ballet de l’Opéra de Paris, a pris la direction de la célèbre Compania Nacional de Danza de Madrid, succédant à Nacho Duato qui fut pendant vingt ans directeur de la célèbre troupe.

Veut-on un symbole de changement conduit par le nouveau directeur ? En tous les cas, José Martinez, avec son talent multiforme, a réussi à bien mettre au point les thèmes suggérés de trois pièces réalisées par des moyens artistiques fort différents par toute une dynastie et une jeune garde de danseurs exceptionnels. Ils sont 30 au total, invités par Biarritz Culture, qui évolueront sur la scène de la Gare du Midi le 28 février à 20h30 et qui nous présenteront « Extremely Close », chorégraphié par Alenjandro Cerrudo sur une musique de Philipp Glass et Dustin Ohalloran, « In Transit », chorégraphie d’Annabelle Lopez Ochoa sur une musique de Scanner, Olafur Arnalds, Max Richter, The Durutti Column et Fennesz et « Walking Mad », chorégraphié par Johan Inger sur une musique de Maurice Ravel « Boléro », Arvo Pärt « Für Alina », c’est une ouverture voulue par le nouveau et fringant directeur de cette compagnie espagnole qui, par son style néo classique, brille depuis trois décennies sur les scènes internationales, pour faire de la danse pour toutes les danses ! danza.jpg

Il s’est entouré pour cette soirée unique de trois brillants chorégraphes dont Annabelle Lopez Ochoa, qui après une longue carrière en Belgique à la Royal Académie puis comme soliste au sein du Scapino Ballet de Rotterdam, décide en 2003 de s’appliquer à la chorégraphie, encouragée par une presse dithyrambique du monde professionnel après sa première création. Et l’on parle d’elle comme la brillante étoile de la danse. Son travail partout récompensé lui vaut d’être décrite comme « une véritable maestra de la chorégraphie ». Son ballet « In Transit » explore les sentiments qui habitent les personnes dans une salle d’attente. Vingt danseurs qui montrent dans un tourbillon leurs capacités et leurs faiblesses à communiquer dans cet espace clos partagé, représentant pour chacun un ailleurs ou un devenir.

Autre chorégraphe convoqué par Martinez, Johan Inger. Après une carrière remarquable au sein du Nederlands Dans Theater, dont il fut un interprète charismatique, il passe en 1995 de l’autre côté des coulisses en abordant la chorégraphie. Ses pièces récompensées par de nombreux prix lui valent d’être nommé directeur artistique du prestigieux Cullberg Ballet. Revenu à la maison mère, il est nommé chorégraphe associé du Nederland Dans Theater. Son « Walking Mad » est une reprise époustouflante du Boléro sur les partitions de Maurice Ravel et d’Arvo Part. Inspiré par la force et la théâtralité dans lesquelles le crescendo musical Boléro et la disposition des danseurs marchent à l’unisson. Un voyage circulaire dans la folie dans laquelle le personnage principal erre à travers un réel et un plan fictif, séparés par un mur symbolique. Une chorégraphie qui combine le corporel, le charnel et la musicalité dans la même mesure.

Enfin, Alejandro Cerrudo fut pensionnaire dans diverses compagnies comme le Ballet de Victor Ullate, le Stuttgart Ballet, le Nederlands Dans Theater et le Hubbard Street Dance Chicago dont il devient le chorégraphe résident en 2005. Ses chorégraphies remarquées sont reprises à travers le monde et lui valurent le prestigieux The Boomerang Fund for Artists en 2011. Son « Extremely Close » est une pièce pour huit danseurs qui laisse manifester la grande adresse et l’émouvante sensibilité du chorégraphe et il nous entraîne avec une belle harmonie vers un néo classique visuellement riche.

La Compania Nacional de Danza est emplie d’ardeur et de plaisir de danser, toute en puissance émotionnelle et en justesse. De la danse « émoi » qui crie « viva la danza ! ». L’essentiel de ces pièces dansées est la recherche d’une permutation chorégraphique du caractère des personnages et la mise en jeu des corps, autorisant des variations d’identité. La danse trouve toujours des moments magiques. Elle devient simple, humaine et nous touche par sa simplicité, une simplicité poétique qui donne le ton juste. Sans oublier ces jeunes danseurs pleins d’enthousiasme qui puisent à différentes sources la communication poétique et la sublimation expressive, faisant la part belle à la danse.

 

Biarritz Culture présente la Cie Nacional de Danza – Trois pièces dansées : Extremely Close, In Transit, Walking Mad – 28 février à 20h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : de 12 à 38€

Réservations : 05 59 22 44 66 ou www.biarritz-culture.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 février au 1er mars. 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 22:30

Che Malambô… Un aller simple pour la pampa !

 

chemalambo.jpg

 

La Cie Heyoka Pampa Argentina composée de treize danseurs vous fera découvrir une singulière danse baptisée « Malambô » ou une chorégraphie évoquant les grandes veillées des gauchos dans la pampa argentine.

Ces hommes qui gardaient les troupeaux se retrouvaient au coeur des combats courtois cadencés par le martèlement du talon au sol (zapateados), rythmant l’allure avec les bombos (tambours) et faisant tourner les boleadores (lassos munis d’une boule de bois à leur extrémité) de façon vertigineuse. Telle une véritable horde sauvage frénétique, énigmatique qui exprime toute la virtuosité de treize mâles mi-hommes mi-chevaux et leur puissance peu commune, ils offrent dès leur premier souffle une danse physique et étourdissante à la fois. Ces gauchos venus de lointaines pampas exprimeront leurs traditions sur la scène de la Gare du Midi, samedi 25 février à 20h30. Che Malambô, c’est un ballet d’énergie pure où se manifestent toute la puissance et la maîtrise du Malambô, par ces hommes qui s’affrontent jusqu’à l’épuisement, dans un duel percutant et sacrément viril. C’est aussi une fête rythmique et alternative, sans retenue, sensuelle et d’une grande force à laquelle nous prient d’assister le chorégraphe Gilles Brinas et sa Cie. De la sueur, du souffle, de la sensualité et de l’énergie, c’est tout ça à la fois pour ce ballet. Une danse latina avec ses instants de joie teintée d’une légère griserie, remplie d’histoire, de racine et d’humanisation. Alors amateurs et curieux, vous êtes conviés à rêver et à vibrer devant ces artistes qui mêlent habileté, sensualité et performance. Mais aussi celui de prendre un aller simple pour la pampa !

 

Che Malambô – Gare du Midi – 25 février à 20h30

Tarifs : 45 et 50€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 février 2012.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:48

Le Tour du monde en 80 jours… le fabuleux défi d’un patineur !

 

Assurément notre champion français de patinage Philippe Candeloro n’a pas raccroché ses patins ! Il sera avec sa nouvelle comédie show « Le Tour du monde en 80 jours » le 12 février à 17h à la Gare du Midi. Une féérie théâtrale sur glace adaptée par Sophie Jézéquel et mis en scène par Olivia Candeloro. Ainsi notre prince du patinage partira sur les traces de Philéas Foog, le célèbre aventurier imaginé par Jules Vernes qui fait le pari fou de faire le tour du monde en 80 jours en compagnie de son fidèle serviteur Passepartout. tour-du-monde.jpgIl voyagera en compagnie de vingt patineurs, comédiens et cascadeurs, à travers le monde, dans des décors magnifiques, des chorégraphies féériques, des costumes bigarrés et des musiques envoûtantes. Marier patinage sur glace avec un classique de Jules Vernes, c’est le défi relevé par notre histrion le plus farfelu qui n’a pas fini de faire parler de lui ! Il le fait pour le plus grand plaisir des petits et grands. Même aujourd’hui, il semble que l’appel de la glace soit resté présent dans l’âme de notre champion. Un voyage spectaculaire où le public et les artistes jouent, rient et rêvent ensemble, tout en découvrant différents pays avec leur culture, leurs rythmes et leurs couleurs. Le Tour du monde en 80 jours revisité par le Candeloro Show est une formidable épopée et il fallait oser ! Chaque étape de cette folle course-poursuite est prétexte à une chorégraphie originale, débridée et haute en couleur. Fans du patinage artistique et de danse sur glace, ne manquez surtout pas ce voyage fantastique imaginé par Jules Vernes !

 

Le Candeloro Show présente Le Tour du monde en 80 jours – le 12 février à 17 – Gare du Midi à Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 45 et 50€

Réservations : 05 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 février 2012.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 21:12

Don Quichotte… Par-dessus les moulins de la performance !

Bel hommage au célèbre et esthète chorégraphe Marius Petipa, sur la divine musique de Léon Minkus, du ballet « Don Quichotte », remarquablement inspiré du roman de l’écrivain espagnol Cervantès. C’est l’un des plus fameux du répertoire que le Saint Petersbourg Ballet Théâtre met fréquemment à l’affiche avec Le Lac des Cygnes, Giselle ou encore La Bayadère. Le « SPBT » pour les intimes, est une compagnie comme on n’en fait plus, née à Saint Petersbourg par la faveur d’un homme d’affaires russe entiché d’une ballerine. La chorégraphie, faut-il le rappeler, est une création d’Alexandre Gorski et non de façon directe de Petipa, et est l’une des figures de référence pour le balletomane. Un ballet qui sied aux danseurs de la compagnie qui, avec une grande maîtrise et un sublime naturel, donnent une délicieuse poésie à chaque pas, une exquise précision et des gestuelles étonnantes d’expressivité. Un feu saisissant visuellement par son faste déployé, et d’une eurythmie savoureuse et accordée. Anna Samostrelova, toute jeune danseuse étoile, sera Kitri dans ce ballet de caractère, de bravoure et d’aventure, donné à la Gare du Midi le 17 janvier à 20h30. A cette occasion, la productrice Maria Romanova et Anna m’ont accordé une interview.

APP : Bonjour Maria. Pourquoi avoir produit Le Saint Petersbourg Ballet Théâtre pour sa tournée en France avec son Don Quichotte, en collaboration avec Malandain Ballet Biarritz et pourquoi vous intéressez-vous aux ballets russes ?
MR : Bonjour également à vous. Parce que ce ballet est magnifique, enjoué, d’une délicate musicalité, d’une chorégraphie qui possède une âme, l’âme russe ! Un spectacle captivant et fascinant avec des costumes mirifiques. Don Quichotte traduit la grâce, le dynamisme, la vitalité et la virtuosité balleresque. C’est la fantaisie et la chaleur du propos de Marius Petipa qui, fidèle à la partition de Léon Minkus, et au roman de Cervantès, est parvenu à en traduire toutes les subtilités. Les danseurs s’amusent, transmettent leur joie de danser. Chaque détournement, port de bras, arabesque ou attitude dans des enchaînements complexes semblent si simples, tant ils sont naturels et partagés. Un ballet qui a sa part de poésie, de multiples sentiments et sensations, qui hélas n’est pas souvent représenté en France et c’est dommage ! C’est pourtant un chef-d’œuvre classique de la chorégraphie ! Pourquoi m’intéresser aux ballets russes ? Parce que je viens de Saint Petersbourg, ville magnifique, où enfant, mes parents m’emmenaient voir ces fameux ballets. Les danseurs slaves possèdent une telle grâce ! A mes yeux, ils sont des artistes sans faille, et qui servent bien l’art de la danse.
APP : Peut-on connaître vos prochaines productions ?
MR : Toujours avec le Saint Petersbourg Ballet Théâtre, le remarquable et enchanteur ballet « Casse-Noisette ».


APP : Bonjour Anna. Vous êtes Kitri dans Don Quichotte. Comment avez-vous abordé votre personnage ?
AS : Bonjour. C’est pour moi un beau rendez-vous artistique. Kitri symbolise un travail sur la liberté qui anime le corps, par sa gaieté, son tempérament fort, son déluge de joie de vivre. Il représente pour moi un personnage de composition parce qu’il ne reflète pas mon tempérament naturel. Mais ce rôle est si magique et d’une telle transformation sur scène ! J’essaie toujours de comprendre comment s’approprier un rôle.
APP : Depuis combien d’années êtes-vous pensionnaire au Saint Petersbourg Ballet ?
AS : Cela fait trois ans, donc une toute jeune danseuse étoile. Une coryphée devenue très vite une étoile ! (rires).
APP : Quelle différence y-a-t-il entre une danseuse étoile en Russie et à l’Opéra de Paris ?
AS : Chez nous, ce sont les capacités artistiques et techniques qui soutiennent notre carrière. A l’Opéra de Paris, ce sont les services rendus à cette institution qui comptent.
anna samostrelovaAPP : Le public russe est-il différent du français ?
AS : Ah ! Le public français est un vrai expert dans l’art de la danse. C’est un enthousiaste qui possède une âme sensible et qui apprécie énormément les ballets russes. Chez nous la danse est une pratique naturelle, celle aussi qui nous apporte un grand bonheur.
APP : Qu’est-ce qui importe le plus à vos yeux : perpétuer les traditions ou innover ?
AS : Vouloir reproduire le choc culturel et artistique que furent les ballets russes des années en arrière serait une erreur, car le contexte a vraiment changé. Mais tenter de conserver à minima le patrimoine unique, je dis oui. Toutefois les deux sont importants. Il faut toujours entretenir les bases solides.
APP : Quel est le ballet qui vous a le plus marquée et pourquoi ? Et qui sont vos modèles russes et français ?
AS : Odette/Odile du Lac des Cygnes parce qu’important dans sa partie chorégraphique, dans sa richesse dramatique. Un ballet qui laisse également place à de nombreuses variations, où l’héroïne glisse sans jamais descendre de ses pointes et qui met en valeur la délicatesse de l’académisme classique, servie par la sublime musique de Tchaïkovski. Le blanc angélique du cygne est l’incarnation féminine. Une chorégraphie où tout est prétexte au merveilleux. Très franchement, je n’ai pas de modèles, il y a et il y aura toujours dans le monde, des danseurs et danseuses de grand talent qui donneront éternellement ses lettres de noblesse à la danse.
APP : Pour vous, la danse est-elle une école de la vie ?
AS : Pas particulièrement, pour moi elle améliore ma vie. En tout cas, c’est un art qui a une âme !

Don Quichotte – Saint Petersbourg Ballet Théâtre – 17 janvier à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz
Tarifs : 47 et 52€
Réservations : 05 59 22 44 66 ou 05 59 59 23 79 et sur www.entractes-organisations.com

Et en avant programme : Symphonies par le Centre de Formation Professionnelle Gillet-Lipszic.

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 janvier 2012.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 21:11

La Maison… un bric-à-brac enchanteur.

 

La Maison est l’argumentation chorégraphique qui invite la pantomime sur des pas contemporains où règnent magie et situations cocasses. La danseuse chorégraphe Nathalie Pernette nous offre ce divertimento dansé sur la Scène Nationale Bayonne Sud-Aquitain le 30 novembre à 15h.

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L’univers d’une maison où l’on se hasarde entre espace vide et trop plein, bienveillance et mode de fonctionnement, habileté et déraison. Une histoire silencieuse portée par un réflexe où chaque mouvement se rive avec un savoir confirmé de la précision du détail, et qui atteint son but. Tout à la fois explosive et parodique, la danse devient instinctive, précise et ordonnée et nous bascule vers un autre monde. Et s’échappe une musique émise par un poste de radio farfelu. Une ode contemplative à notre maison parfois étrange dans laquelle les objets et les humains font des pirouettes et se mordent la queue dans le plus invraisemblable des casse-tête. Et ces personnages qui déambulent sur scène ? Sont-ils par instants des humains ? Une maison somme toute commune avec tout un agencement à disposition. Une série d’actions-réactions qui s’enchaînent dans un rythme infernal : glissade, tamponnement, sursaut, renversement, roulé-boulé… Ca ballonne et ça se déballonne, ça jaillit, ça cuit à petit feu et ça s’embrase… Y’a de quoi mettre sans dessus-dessous une maison bien tenue par la fée du logis !

 

La Cie Nathalie Pernette présente La Maison Spectacle chorégraphié – 30 novembre à 15h – Scène Nationale Sud-Aquitain (à partir de 5 ans)

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays basque’ du 25 novembre au 1er décembre 2011.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:54

Le Lac des Cygnes… plus qu’un ballet, un mythe !

 

Le Lac des Cygnes est un ballet qui est présenté sur toutes les scènes internationales mais aussi sur celle de la Gare du Midi à Biarritz le 25 novembre à 20h30 par le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre, une troupe qui impressionne et subjugue par sa jeunesse et sa fougue. Ce ballet eut des débuts très modestes dès 1877 au Bolchoï de Moscou, mais au fil du temps ses battements d’ailes deviennent « cygnement » majestueux comme nous le connaissons aujourd’hui grâce au remodelage chorégraphique de Marius Petitpas en 1895 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. C’est le ballet romantique le plus populaire un siècle après sa création, mais aussi l’écrin où se trouve la perle du répertoire de la musique classique avec la composition sublime de Tchaïkovsky. La chorégraphie a un style raffiné et une énergie qui donnent du plaisir à regarder. Sa grâce et sa symétrie d’ensemble personnalisent les étoiles et le corps de ballet.

le-lac-des-cygnes-biarritz.jpgSon histoire est féérique : les amours impossibles de Siegfried, prince un peu candide qui s’éprend d’Odette le cygne blanc contrarié par les manigances et les tromperies du mauvais génie Rotbard… jusqu’à ce que les forces obscures soient neutralisées par le pouvoir de l’amour. La blancheur et le blanc immaculé du cygne est l’incarnation féminine où tout est motif au merveilleux, à la maestria des fouettés, des arabesques bandées comme des arcs, la discipline des alignements, des diagonales impeccables et des variations où trente-deux ballerines-cygnes virevoltent sur la perfidie, la bonté et l’amour. Alors amis de la danse foncez voir ou revoir ce remarquable ballet immortel et sans égal que vous offre la troupe du Saint-Pétersbourg Ballet !

 

Le Lac des Cygnes par le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre – vendredi 25 novembre à 20h30 Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 52 et 47 €

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 novembre 2011.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:50

Ballets de l’Opéra National de Paris… Bel hommage aux pointures de la danse !

 

Les 28 et 29 octobre, à la Gare du Midi, l’Opéra de Paris, berceau de la danse classique, honore trois célèbres chorégraphes disparus : Serge Lifar avec « Suite en blanc », Roland Petit avec « L’Arlésienne » et Maurice Béjart avec « Le Boléro ».

Cet hommage rendu à des pointures de la danse est un évènement exceptionnel parce qu’il permet la venue à Biarritz des étoiles et du corps de ballet de l’Opéra de Paris pour deux soirées uniques en province pour cette compagnie d’exception. Les férus de danse auront la suprême joie de voir exécuter devant leurs yeux trois ballets d’une époque passée, restés vivants face aux injures du temps. Quels beaux moments d’émotion en perspective ! Le plaisir de faire revivre des chorégraphies romantiques et authentiques où l’on ne pourra pas rester insensibles au miracle d’alchimies puisées dans les abysses de l’imaginaire des chorégraphes ; la danse est monumentale ; de donner un coup de chapeau à l’ensemble de la compagnie qui s’illustre avec brio sans oublier de remercier chaudement et artistiquement Madame Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l’Opéra de Paris.

 

opera-paris.jpg

 

Le rideau se lèvera sur :

« Suite en blanc » de Serge Lifar, et son défilé de tutus blancs, sa suite de variations et ses pas de trois, de cinq. Une remarquable expression du néoclassique que le chorégraphe a introduit en France. Des pointes parfaites, naturelles et la pureté des mélodies pour ce ballet épuré de tous arguments, ce qui a fait son originalité pour l’époque puisque créé en juillet 1943 pour le Ballet de l’Opéra de Paris et qui connut un succès considérable, joue adroitement sur les clichés du romantisme en noir et blanc, où se mélangent élégance et évolution de la danse académique. Cette œuvre de virtuosité s’appuie sur la musique d’Edouard Lalo (extraits de Namouna).

« L’Arlésienne » de Roland Petit est tirée d’une nouvelle des Lettres de Mon Moulin d’Alphonse Daudet, sur une musique de Georges Bizet Suites n°1 et 2. Frédéric est hanté par son arlésienne et danse avec les modulations de cet état d’esprit : hâte, ralenti, suspens, où chaque pas prend un sens, fait mouche et blesse. On a le cœur qui saigne quand le délire éclate. Un final absolument grandiose où le jeune soupirant, dont la passion déchire, recroquevillé sur lui-même, finit par s’envoler dans un saut de l’ange par la fenêtre grande ouverte et sur une dernière note qui nous ankylose. La séduction est l’élément primordial pour Roland Petit. Avec lui c’est la grâce, la technique, la beauté et le mystère. Il restera toujours ce chorégraphe des plus inventifs et des plus attentifs. Lien vers Roland Petit. 

« Le Boléro » de Maurice Béjart sur une musique de Maurice Ravel, a construit sa chorégraphie d’une façon régulière et simple. Son travail conduit « instinctivement » vers l’érotisme et la symbolique. Pour son ballet, il en appelait à l’idolâtrie pour magnifier la pulsion sexuelle, comme pour suggérer un rite fétichiste, une bacchanale même teintée d’éclats d’une foi religieuse. Une dialectique audacieuse et farouche des corps avec l’espace et le son.

 

Assurément, ces trois ballets programmés séduiront par l’élégance de la danse néoclassique du XXème siècle et par la richesse du dialogue qu’ils tissent au sein du répertoire de l’Opéra de Paris. Dans tous les cas, il faut se réjouir de l’excellent niveau artistique de ses étoiles et de son corps de ballet !

 

Gare du Midi – 28 octobre 20h30 29 octobre 15h et 20h30

Tarifs : de 12 à 50€ (hors frais de location)

Réservation : 05 59 22 44 66 organisation Biarritz culture 05 59 22 20 21 et www.biarritz-culture.com Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 octobre au 3 novembre 2011.

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 02:51

Ballets Monte Carlo logo_bg_green.gif

 

Original répertoire pour authenticité ambitionnée !

 

Pour ses 50 ans, Jean-Christophe Millot chorégraphe du somptueux Ballets de Monte Carlo a eu l’idée originale de créer « Opus 50 » (une première française) qui sera présenté en clôture du Festival « Le Temps d’Aimer la Danse », dimanche 18 septembre à 21h à la Gare du Midi à Biarritz.

Avec la complicité de ses deux amis, le compositeur Marc Monnet et le plasticien Philippe Favier, le chorégraphe s’est placé au point d’assemblage d’une partition qui surcharge l’air en émotions et un espace théâtral qui laisse les objets en suspend. Un ballet qui convie douleur et luminosité et qui nous renvoie une certaine conception de la mort. Cette grande faucheuse que nous aurons hélas un jour, la tristesse d’inviter ! « Opus 50 », une immersion dans un climat lourd où se mêlent le lumineux, l’obscur, l’oubli, l’espoir… dont les danseurs renforceront le caractère des personnages en des gestuelles vives, typées et expressives. Ils exécuteront une autre pièce avec efficacité « Altro Canto » sur une musique de Monteverdi, jouée par l’Ensemble Akadêmia, sous la direction de Françoise Lasserre. Ce compositeur permet au chorégraphe de s’offrir l’alchimie miraculeuse qui lui permettra de reproduire les nuances de son tempérament, la force vive d’un point matériel en mouvement, aux réfutations, aux modulations, léguant ici une chorégraphie comme une science du ressenti, un parcours intérieur mettant en scène la vibration de l’espace et du son en résonnance avec l’onde physique des danseurs. On est dans l’émoi, l’agitation, le passage du continu d’un affect à l’autre. On capte les flux, les ébranlements et les contraires.

 

Biarritz Culture et les Ballets de Monte Carlo présentent Altro Canto et Opus 50 dimanche 18 septembre à 21h – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 12 à 38€

Réservations : 05 59 22 44 66  et 05 59 22 20 21  ou www.letempsdaimer.com Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 septembre 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans DANSE
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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