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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 21:16

meufin.jpgQuatre voix d’harmonisation pour des chansons de différentes couleurs !

 

Les Meuf’in : des chanteuses High-Tech !

 

Elles possèdent cette qualité des divettes pleines de talent qui représentent une musique très personnelle. Mais aussi, celles qui privilégient le texte, l’émotion et la joie de vivre. C’est ce qui en ressort dans ‘Fournée générale’ leur 2ème opus. Elles passent très bien musicalement et humainement. Quatre alter ego se sont trouvés et les Meuf’in devient un groupe à découvrir. Des chanteuses qui nous emmènent dans leur dimension colorée. Des nanas qui s’éclatent en live. Il est fréquent de les voir rigoler de joie pendant leur concert. Elles sont belles et émoustillantes, sans jamais être vulgaires. De plus, elles ont chacune leur propre style ! Tout le monde aimerait faire partie de leur bande de potes ! Pour ma part, elles m’ont conquis et je les ai interviewées.

 

APP : Si ce sympathique quatuor de filles voulait bien se présenter ? Et me dire pourquoi le choix du nom « Les Meuf’in » ?

Audrey : Nous sommes un groupe vocal qui partage harmonie et plaisir de la scène depuis plus sept ans. Un quatuor dopé au soleil pyrénéen, et nous offrons un spectacle frais où se mêlent humour, chant et chorégraphie décalés dans l’esprit cabaret. Nos paroles sincères et drôles, ce que nous souhaitons vraiment, apportent légèreté aux petites histoires du quotidien, aux travers ridicules et touchants, et autres « trucs » de nanas. Pour soutenir nos textes un brin féministes, nous nous accompagnons au piano, mais aussi des percus corporelles et autres petites percussions. Après notre 1er album ‘1ère Fournée’, une reprise de chansons françaises arrangées, le 2ème ‘Fournée Générale’ témoigne de la maturité à travers de nouvelles compos. Les Meuf’in, c’est avant tout, un univers cocasse, décomplexé et spontané. Nous avons lancé un mail aux amis qui disait que nous cherchions un nom de scène et le trio finaliste : « Game Ovaire », « Les Tétons Flingueuses » et « les Meuf’in ». On n’a pas hésité ! (rires).

APP : Qui écrit textes et musiques ? Etes-vous des musiciennes autodidactes ou vous avez fait le parcours habituel, c’est-à-dire, le Conservatoire ?

Elsa : Eh bien toutes ! Au départ, il y en a toujours une qui propose une bribe de texte ou de mélodie et parfois une choré. Présentation au groupe, et l’effet Meuf’in se met en place. Bien entendu, on garde la plus farfelue. On appelle cela « la démocratie participative Meuf’in ! » (rires). Chacune est influencée par son bagage musical, passant par des cours au Conservatoire d’Harmonie, de direction de chœur ou d’instruments. Des personnes extérieures au groupe s’associent, avec une base de chanson, des paroles ou musiques comme JM Bieysse, R. Mespled, A. Hourdebaigt, B. Minvielle ou A. Laborie. Qu’ils en soient remerciés.

APP : Alors, comment les filles travaillent-elles leurs compos ?

Isa : Nous répétons deux ou trois jours, compte tenu de la distance qui nous sépare. C’est surtout l’occasion de nous retrouver et de passer du bon temps ensemble. Après avoir mis à jour tous nos potins (on est des filles, n’oublie pas), l’une de nous se met au piano et très vite, on se répartit le « lead ». Ensuite, nous harmonisons, chacune cherchant sa voix. Nous troquons, nous échangeons, et nous nous… empilons vocalement (rires). Puis vient la musicalité, le phrasé, les nuances et les chorégraphies (très importantes). Pour nous, la qualité prime sur la quantité, nous cherchons à faire plaisir en chantant nos chansons !

APP : Quand et comment votre chemin musical a-t-il commencé ?

Audrey : Au départ, c’est l’amitié entre quatre copines à la fac de Bordeaux. Fanny est à Paris, Isa à Pau, Elsa à Tarbes et moi à Bayonne. Les affinités se créent, les goûters se multiplient et les nuits chantantes autour d’un piano aussi. C’est le coup de foudre bien sûr pour nous quatre ! Quant aux instruments joués, Isa, Elsa et Fanny sont au piano, et moi-même au saxo. La règle d’or : pas de vedettariat, on se fait plaisir et petit à petit les Meuf’in grandissent.

APP : On découvre vraiment quatre voix d’harmonisation sur les dix chansons réunies de différentes couleurs… Que nous révèlent-elles ?

Isa : Tout simplement complicité et légèreté ! Il faut préciser qu’à la base nous n’étions pas chanteuses. Ce fut un très gros travail vocal, nos timbres ont évolué et nos personnalités se sont affirmées. Le mélange du fonctionnement de chacune a fonctionné, et je crois que c’est cette alchimie qui ressort dans nos harmonies.

APP : Quels sont les artistes qui vous ont influencé et quelles sont vos propres inspirations ?

Ensemble : Camille, Sanseverino, les Wriggles, les Beatles, Carmen-Maria Vega, Brassens, Jeanne Cherhal, Delerme et … Disney ! (rires).

APP : Peut-on dire que les Meuf’in ont un parcours atypique ?

Fanny : Ce qui pourrait être atypique, c’est la longévité du groupe si l’on tient compte des choix de vie des quatre filles. Lorsque le groupe est né nous avions 25 ans à peine, sauf pour Audrey. Aujourd’hui, quatre enfants sont nés. Il y a eu des mutations professionnelles, des changements aussi dans nos vies intimes. Bref, la vie quoi ! Bien remplie. Nous avons fait face à certaines contraintes, comme le démarchage, les congés maternité… Le groupe reste une source d’enrichissement, car nous avons rebondi musicalement et cette amitié qui nous lie. La complicité indéfectible est aussi l’une de nos ressources sur scène, donnant corps à notre spectacle.

APP : Comment sera votre concert du 27 décembre prochain au Caveau des Augustins à Bayonne ?

Fanny : Musclé, déterminé et chaleureux ! Une nuit que nous attendons avec impatience, compte tenu de l’ambiance particulière qui habite ce lieu, et surtout, notre engouement à nous retrouver sur scène. Nous possédons une énergie positive, les vannes fuseront et le public s’en amusera, je pense. Notre bonne humeur est « communicative ».

APP : Y-a-t’il d’autres lieux avec lesquels vous aimeriez collaborer ?

Isa : Nous avons fait les Transhumances de Laàs (64), la Gespe à Tarbes, le Pôle culturel du Marsan, le théâtre Bourbaki à Pau, le Théatre de Bayonne et le centre culturel de Montlhéry (91). Nous serions ravies de les faire à nouveau. Vive les ambiances cabaret ! Les endroits atypiques, les concerts « sous les toits » : Festiv’Adour à Saubusse, la Parade des 5 Sens à Hastingues, les Envoûtantes au Château de Peyrehorade. Nous souhaitons faire les festivals comme Luxey, l’Eté de Pau, les Océaniques Tarnos. Mais reste à convaincre les organisateurs !

 

Les Meuf’in – vendredi 27 décembre à 21h – Caveau des Augustins à Bayonne

Tarifs : 6 et 8€

Réservations : 05 59 25 69 76 / 06 98 18 22 77

 

Show-case à la librairie Elkar à Bayonne le 27 décembre également à 18h.

Show-case au Show-Case à Pau le 22 février 2014.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 décembre 2013.

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 20:41

OHX_7427.JPG©Olivier Houeix.

 

Cendrillon : c’est séducteur, olympien !

Que dis-je ? C’est exceptionnel.

 

Sous l’angle de la simplicité, privilégiant émotions, sentiments et humour, Thierry Malandain fait de sa « Cendrillon » une femme actuelle. Le chorégraphe a réussi à déployer un style dans une harmonie entre modernisme et classicisme, l’histoire et le monde d’aujourd’hui. La féérie toujours au rendez-vous. Ce ballet conte de fée avant-gardiste, mêle avec une verve rassise et appliquée, une écriture chorégraphique musicale et narratrice. Sur la musique de Prokofiev, la Cendrillon de cette version se révolte plutôt qu’elle ne subit : le chorégraphe s’interroge ainsi sur la part d’enfance en chacun de nous. L’héroïne, définitivement contemporaine, a, depuis sa création, conquis le monde et subjuguera sans nul doute, le public de Biarritz à la Gare du Midi du 20 au 22 décembre. Thierry Malandain, chevronné et inventif chorégraphe de son époque, (mais aussi le plus captivant et fascinant), redonne en 2013, une nouvelle couleur à ce ballet initialement chorégraphié par Frederick Ashton en 1948 avec Moira Shearer (danseuse et actrice) et en 1965 avec Margot Fonteyn pour le rôle titre. Un bel hommage aux jeunes filles et au mythe de Cendrillon, qui se veut drôle et romantique à la fois. « Ce n’est pas seulement un personnage de conte de fée, c’est aussi un être vivant qui ressent des choses et dont le sort nous émeut », avait dit Prokofiev. Malandain joue le naturel pour nous dévoiler ce superbe conte. Sa Cendrillon nous ouvre son univers, à la recherche de reconnaissance et d’amour.

Entretien avec le prolifique chorégraphe.

 

APP : Thierry, sous quel angle as-tu souhaité révéler ta chorégraphie pour « Cendrillon », ta dernière création ?

TM : Principalement sous l’angle de la simplicité en privilégiant toutefois les émotions, les sentiments, l’humour aussi. Ma Cendrillon est une féérie, elle appelle le spectaculaire, mais parfois un rien suffit.

APP : Quelle est ta version du conte par rapport à celles de Rudolf Noureev, Maguy Marin, Jean-Christophe Maillot et de Philippe Lafeuille avec sa Cendrillon ballet recyclable ?

TM : J’ai eu l’occasion en 1988 de chorégraphier les divertissements de la Cendrillon de Jules Massenet. Dans cet opéra, la fée est sans cesse entourée d’elfes. Elle apparait également comme l’esprit de la mère de Cendrillon. J’ai utilisé ces aspects, ce qui fait que je démarque complètement des références connues et applaudies.

APP : Pourquoi ton choix des interprètes s’est-il penché sur Miyuki Kanei et Daniel Vizcayo ?

TM : Ils dansent l’un avec l’autre depuis Lucifer et Le Spectre de la Rose, ce qui signifie qu’ils se connaissent bien dans le travail. Par ailleurs, non seulement physiquement, mais du point de vue sensibilité, je trouve qu’ils se ressemblent. Bref, ils vont très bien ensemble (rires) et sont très authentiques.

APP : Avec ce conte de Perrault, t’es-tu interrogé sur la part d’enfance qui est enracinée dans chacun d’entre nous ?

TM : Non, pas vraiment. J’ai écouté la musique, puis réalisé la chorégraphie très rapidement, avec un esprit d’enfance sans doute, mais tout naturellement.

APP : Tu restes fidèle à la composition théâtrale de Cendrillon, en explorant certains thèmes qui te sont chers. Lesquels par exemple ?

TM : Oui, certainement, je reste fidèle à l’histoire de Cendrillon de la manière dont Prokofiev la raconte, la traduit musicalement. En fait, Il n’y a pas plus de messages que dans le conte. C’est pourquoi, à la fin, les deux méchantes sœurs, devenues bonnes, je ne sais pas pourquoi, reviennent avec un livre ouvert sur le texte de Perrault. Car cette histoire que tout le monde connait par cœur est dans l’esprit de tout le monde. Cendrillon, c’est le parcours d’une étoile, une étoile qui danse. Je vous emmène sur le chemine de l’Accomplissement. Celui qui passe par le doute, le rejet, la souffrance, l’espoir, pour atteindre enfin la lumière. Par cette vision faite de cendres et de merveilleux, tantôt tragique, tantôt comique, s’écrit quelque chose d’universel.

 

Du 20 au 22 décembre à 17h, 19h et 20h30 – Cendrillon par le Malandain Ballet Biarritz – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 10 à 36€

Réservations : 05 59 22 44 66  et points de vente habituels

Informations : 05 59 24 67 19

 

Cendrillon----Olivier-Houeix.JPG©Olivier Houeix.

 

Au regard du succès rencontré, une soirée supplémentaire est proposée au public le jeudi 19 décembre à 19h à la Gare du Midi à Biarritz.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 décembre 2013.

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 22:00

Margaux met le showbiz K.O. !

 

P1000476.JPGUn spectacle entre la frontière du chant et de la comédie, où la reine Margaux vous dévoilera les dessous d’une chanteuse populaire qui a connu sa marche vers la gloire et sa traversée du désert ! Les grandes scènes parisiennes, une vie vallonnée et mouvementée, le tout émaillé, de vérités crues. Une décennie plus tard, elle nous dévoile les « dessous pas chics » du showbiz. Sans complexe, elle déballe tout dans « Comment éviter les pièges du showbiz » du 12 au 14 décembre à la Luna Negra, et surtout le mettre K.O. !

 

APP : Une chanson à succès « Et toute la ville en parle » écrite par Barbelivien qui t’a fait toucher les étoiles et l’amertume d’avoir été mise sur le bas-côté de la route…

M : Au départ, elle a été écrite pour Michelle Torr qui avait du mal à percer, à avoir une popularité avec ce titre. Lorsqu’elle entrait en scène, ses premiers mots étaient que je lui avais piqué la chanson, alors que Barbelivien m’avait proposé de la chanter !

APP : Sans langue de bois, quelle est ta vision réelle sur le showbiz ?

M : Magnifique métier, lorsque ton public t’aime. Mais si tu as le malheur de t’absenter longtemps, comme je l’ai fait en partant pour le Canada, tu es morte ! Pas de langue de bois, le showbiz, c’est le panier de crabes, où l’on va te faire des salamalecs, en te serrant jusqu’à t’étouffer, te disant « ma chérie, comme tu as été magnifique », mais penser dans sa tête « quelle conne celle-là d’avoir tant de succès ! ».

APP : A t’entendre, on n’a vraiment pas d’amis dans le showbiz. Donc, tu balances, car on a bien savonné la planche, mit peau de banane sous ton talon aiguille !

M : Ta question est judicieuse, pour moi, c’est plutôt chafouin, on ternit ton image, on diffame, voire même te détester. Je ne suis pas aigrie, mais beaucoup d’artistes de variétés ne s’aiment pas. C’est moche cette jalousie du succès de l’autre. Le Resto du Cœur, c’est vraiment la « chapelle », on fait travailler les potes. Pour moi, c’est le méga concert des « M’as-tu vu ». Donnent-ils vraiment le grand sac de victuailles, comme le cœur du généreux Coluche.

APP : Qu’est-ce qui t’exaspère dans le showbiz actuel ?

M : Ces « artistes d’un jury » d’émissions à forte écoute, qui découvrent les talents de demain, alors que la seule chose qui compte vraiment, c’est le montant du chèque !

APP : Donc, il y a vraiment des pièges à éviter dans le showbiz, comme coucher, les excès en tous genres, se faire « dévierger » par le producteur…

M : Oui, il y en a tant, d’ailleurs, j’écris ma propre histoire, dont le titre est « Ton cul… sinon rien ! » J’adore ton expression « se faire dévierger ». Ben non, je ne suis pas tombée dans le piège, c’est d’ailleurs pour cela qu’on ne m’a pas vue pendant dix ans m’expatriant au Canada.

APP : Alors qui est la Margaux 2013/2014 ?

M : Une nana bien dans sa tête et ses baskets, qui arrive sur scène avec 15 ans de plus et 15 kg de trop. Je suis moi-même, vraie et sensible. Je ne fais pas partie de cette famille du showbèze ! (rires).

 

Je suis sous le charme de la fantaisiste et populaire Margaux, car c’est une belle séductrice qui s’ignore !

 

Comment éviter les pièges du showbiz ? par Margaux – du 12 au 14 décembre à 20h30 – Luna Negra Bayonne

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 décembre 2013.

 

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 16:59
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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 22:54

Sophie Forte : un côté clownesques qui arrive à toucher petits et grands !

 

_MG_1431.jpg© Svend Andersen


Sophie Forte, un personnage qui a du caractère, possède une belle âme et qui a ce pouvoir de capter le côté humain qui touche petits et grands. Sa ligne est toujours verte, tant son spectacle roule sans encombre. Jolie trouvaille que ce divertissement chanté et joué « J’suis vert ! ». Musiques composées par Antoine Sahler, son compère depuis quinze ans. Sous le Chapiteau-Spectacle de Baroja, dimanche 8 décembre à 16h, on voyagera avec plaisir et nous les grands, comme les enfants, avec enthousiasme. Une belle performance de conteuse/chanteuse dans une mise en scène innovante. Des tout petits jusqu’aux adultes, la chanteuse subjugue, car on écoute un texte, une voix et des émotions pour remémorer et créer ses propres reflets. Celui qui écoute deviendra celui qu’on écoute ! Si vous désirez la voir et l’entendre, courez vite pour assister à une performance, car c’est bien divin, mais c’est plus que d’assister à un spectacle, c’est vivre une expérience qui fait vibrer le cœur pendant une heure grâce à ce rendez-vous d’avant Noël !

Entretien.

 

APP : Sophie, quand as-tu décidé d’écrire pour les enfants ? D’après mes renseignements, ce serait pour tes filles et même pour ton compositeur Antoine Sahler…

SF : Tes infos sont bonnes ! Les premières chansons ont été écrites lorsque j’étais enceinte de ma première fille. Ca m’est venu comme ça, sans réfléchir, sous la forme de petits poèmes que je comptais lui lire quand elle aurait eu l’âge de les comprendre. Mon compositeur et néanmoins compère Antoine Sahler, avec lequel je travaillais déjà pour les « grands », a eu envie de composer sur mes textes. Sa femme attendait des… jumelles (rires). Une maquette est née sans nous en rendre compte. Des proches l’ont écoutée, et ils nous ont présenté à la maison de disques Victorie, où l’on a signé déjà cinq albums.

APP : Est-il vrai que tu étais terrorisée à l’idée de chanter devant de nombreux enfants, de crainte de les dissiper ? Pourtant tu le feras le 8 décembre prochain à Anglet…

SF : Décidément tu sais tout (rires) ! Oui très peur de chanter devant eux. C’est un public qui peut être redoutable, spontané et démonstratif. Surtout lorsqu’on joue devant des scolaires et que les parents ne sont pas là pour les encadrer. J’avais donc au départ l’intention de n’enregistrer qu’un album. Et puis on m’a encouragée à chanter devant quelques amis et leurs enfants et puis… la révélation ! (rires). J’aime avoir un public de tous âges. On ne comprend pas mes chansons de la même façon quand on est adulte ou enfant, mais l’enfant lui, se retrouve à travers mes mots, l’adulte, lui, retrouve son enfance perdue. Et puis je peux faire le clown sans être jugée !

APP : Que leur raconteras-tu ? Peut-être ce qui t’a touchée profondément lorsque tu étais petite fille ? Justement cette enfance perdue ?

SF : Je leur raconterai la vie de tous les jours, les joies, les problèmes. Je parle sans tabou, en me mettant à la place de l’enfant, de tout ce qui me touche ou touche mes propres filles : la mort du grand-père (oui pas joyeux), l’adoption, le divorce (encore pas joyeux), la maladie (oui pas joyeux), l’homosexualité de l’oncle (rires). Je ne cache rien, mais mes chansons donnent un peu d’espoir. Je dédramatise à souhait et cela réconforte les petits. Ils se sentent moins seuls face à leurs questions. Je m’inspire bien sûr de mes propres enfants (16, 10 et 7 ans), et surtout, je laisse parler la petite fille que j’étais. Elle est toujours en moi, et sur scène, j’ai dix ans.

APP : Un émouvant partage avec les autres enfants ? En étant fière de penser que tes petites connaissent tes chansons par cœur ?

SF : Oui, c’est chouette, mes filles sont dans une classe musicale et la plus grande chante souvent en première partie de mes concerts. A présent, elle compose et chante ses propres chansons avec sa guitare. Elle a même monté un petit groupe avec une flutiste extra douée de 9 ans et son frère de 11 ans aux percussions ! Avec Antoine, mon compositeur, c’est une amitié depuis 15 ans. Nous avons travaillé sur des concerts pour adultes, plus jazz. « Chou Fleur » est notre 3ème album pour enfants. Il y a aussi deux livres-disques. Antoine compose toujours ce que j’ai envie d’entendre. Depuis plusieurs années, il collabore avec François Morel, a écrit pour Juliette, Maurane et Juliette Greco. Il est actuellement sur scène avec François et joue aussi avec sa compagne, Lucrèce Sacella.

APP : Et toujours l’âme aventurière ? Toi qui as pour héros Nicolas Hulot ?

SF : Bien sûr, et j’espère ne jamais la perdre ! En avril, je pars en Equateur chanter pour un lycée français avec mes filles. Et nous allons faire une grande balade pendant trois semaines. Hummmmmmmmmmmmmmmm ! Avouons que Nicolas est super !

APP : As-tu des projets dans ton sac à dos ?

SF : Il est même lourd avec mes mille projets ! (rires). Trop. J’écris un film et une nouvelle pièce à deux personnages. Je prépare un nouvel album pour nos chers petits. Comme tu le constateras, j’ai du pain sur la planche. J’suis verte de joie ! (rires).

 

_MG_1115.jpg

Sophie Forte et Raphaël CAllandreau – J’suis vert ! – dimanche 8 décembre à 16 heures – Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet

Tarifs : Plein tarif adulte : 7,50 €

Plein tarif enfant jusqu’à 16 ans : 7 €

Tarif adulte adhérent bibliothèque d’Anglet : 7 €

Tarif enfant jusqu’à 16 ans adhérent bibliothèque d’Anglet : 6 €

Réservations et informations : 05 59 58 73 00

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 novembre au 5 décembre 2013.


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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 20:37

Joyeuses Pâques : superbe opportunité pour Xavier Delambre.

 

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En 1982, le génial auteur dramatique, mais ô combien drôle et formidable comédien créa le rôle titre, Stéphane le présente pour la première fois dans sa pièce « Joyeuses Pâques » sur la scène du Palais Royal aux cotés de l’originale et folklorique Maria Pacôme, puis la distinguée Françoise Fabian. Ce fut un extraordinaire succès, fondant comme du bon chocolat et reprise en l’an 2000 par le formidable Pierre Arditi avec Caroline Sihol. En 2013, en tête de distribution, le coupe sur scène comme à la ville, réunis par le metteur en scène prolifique et doué Jean-Luc Moreau, l’époustouflant Roland Giraud et la pétillante Maaike Jansen. Il faut le reconnaitre que ce vaudeville (le mari, la femme et la maitresse) fourmille de coups de théâtre et rires avec des figures truculentes ! Ironie du sort, en 2014, la pièce sera reprise sur la scène du théâtre bonbonnière le Palais Royal, trois décennies plus tard !

Rencontre avec l’un des comédiens et administrateur de la tournée : le cordial et séduisant Xavier Delambre.

 

APP : Xavier, tu es l’administrateur de la tournée avec « Joyeuses Pâques » de l’auteur, le regretté Jean Poiret, avec le couple Giraud/Jansen. Mais comment as-tu débarqué sur le casting de la pièce ?

XD : Administrateur certes, mais je suis avant tout comédien. Et bien sûr, la production est un pari non négligeable. La production cherchait un comédien pour le rôle de Frédéric Walter. J’ai accepté.

APP : Comment s’est passé ton travail avec le prolifique metteur en scène Jean-Luc Moreau ? Et comment sont tes prestigieux et talentueux partenaires Roland et Maaike ?

XD : Ah bon ? Vraiment un metteur en scène génial, et je ne fais pas de la lèche ! (rires). Jean-Luc qui m’a fait faire des lectures avec les acteurs déjà pressentis. Jean-Luc est un metteur en scène d’une inventivité assez exceptionnelle. Ca doit tenir à ses qualités d’acteur, car on a souvent tendance à l’oublier, avant d’être le metteur en scène au succès que l’on connait, c’est un comédien super, qui a connu la grande époque de la Comédie Française, et qui se fait rate sur les planches. Quant à Roland Giraud et Maaike Jansen, que dire ? Là encore, je reste franc, ce sont des êtres exceptionnels, rares, d’une bonté extraordinaire et des partenaires très généreux. On s’amuse autant sur scène qu’en dehors ! Je suis très heureux de les retrouver tous les soirs et matinées.

APP : Voudrais-tu me dire quelques mots sur ton personnage ?

XD : Je joue le rôle de Frédéric Walter, un jeune homme qui vient d’une riche bourgeoisie, un peu opprimé par ses parents et qui vient contrecarrer les plans de Stéphane, rôle titre qu’interprète Roland Giraud.

APP : Donne-moi une bonne raison pour venir voir la pièce …

XD : Parce qu’elle est brillamment interprétée et, que c’est savoureux de voir la complicité entre Roland et Maaike qui est comme on le sait, un vrai couple à la ville, et qui pendant 1h45 se cherchent des noises sur… scène ! (rires). Et que de succulents quiproquos et coups de théâtre ! Et une troupe en osmose.

APP : Alors c’est bien parti pour jouer à nouveau sur scène ? Une pièce nouvelle dans ton attaché-case ?

XD : Terminer la tournée ! (rires). Puis au théâtre du Palais Royal à Paris jusqu’à la fin de la saison 2014 ! Elle n’est pas belle la vie ? (rires).

 

Joyeuses Pâques – comédie de Jean Poiret – 14 décembre à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 5922 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 29 novembre au 5 décembre 2013.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 02:49

 

Line Renaud, dame de cœur et dame de carreau.


line-renaud-et-alain-pierre-pereira-copie-2.jpgSIDACTION – On fond de tendresse lorsque ses mirettes bleu acier vous foudroient d’un regard aimant. Elle est vraiment bien dans tout son ^être et … belle, belle, belle, malgré ses 85 printemps ! Line, c’est l’ivresse de vivre, la sempiternelle noblesse du cœur. Celle, qui malgré une vie menée tambour battant, garde une vitalité secrète à toute épreuve. Elle a toujours assumé ses choix, notamment celui d’être la vice-présidente du Sidaction, tout en menant à bout de bras sa carrière artistique, ô combien riche. Prise par une émission de fin d’année pour la télévision, elle m’a gentiment, comme à son habitude, proposé d’interviewer Christine Tabuenca, directrice de collecte et de communication du Sidaction.


Christine-Tabuenca.jpgParcours professionnel atypique, Christine Tabuenca a eu la chance d’avoir des expériences riches en émotions, en rencontres et en connaissances.

Après la Fac, elle part pour six ans en Tunisie avec les Volontaires du Progrès dans un premier temps, puis Handicap International par la suite. Six ans qui lui ont permis de se familiariser avec l’arabe dialectal, qu’elle parle couramment. Ces six années avaient pour objectif la mise en place de centres spécialisés pour des enfants handicapés mentaux légers, moyens et profonds.

Expérience qui s’est achevée brutalement en raison de la Guerre du Golfe. Le retour en France a été difficile, mais à nouveau, elle a eu la chance de trouver un travail enrichissant : chef de service d’un externat expérimental pour adultes handicapés, dont les parents vieillissaient et ne pouvaient plus garder leur enfant à domicile. Trois belles années qui ont pris fin en 1994, date à laquelle elle rejoint l’AFM-Téléthon, qu’elle ne quittera que plusieurs années après, pour une nouvelle aventure et un nouveau combat : le Sidaction.


APP : Pourquoi la mobilisation pour la journée de lutte contre le Sida doit-elle toujours rester vigilante et entière ?

CT : Plus que jamais. Le Sidaction médias en mars, et la Journée Mondiale sont les seuls moments où l’on parle de la mobilisation contre ce terrible fléau. Certes, d’immenses progrès ont été accomplis grâce à l’action des pouvoirs publics, des chercheurs, des donateurs et des malades eux-mêmes. L’arrivée de la trithérapie a permis de prolonger la vie des « séropo » et de réduire considérablement le nombre de décès. La transmission de la mère à son enfant est quasi-inexistante aujourd’hui… Mais hélas, nous n’avons toujours pas le vaccin-miracle. Le Sida continue son chemin avec des chiffres qui restent effrayants : 7 000 nouvelles contaminations chaque année en France, dont 11% sont des jeunes de moins de 25 ans. On estime que 50 000 personnes vivent avec le VIH sans le savoir, et qui après avoir contaminé les autres, découvriront leur séropositivité uniquement lors des premiers signes du stade Sida. Trente ans après la découverte du virus, cela est inconcevable. Donc oui, plus que jamais, nous devons rester vigilants et toujours proposer des préventions pour que la jeune génération puisse faire l’amour sans crainte.

APP : Quel est le thème cette année pour cette Journée Mondiale contre le Sida, journée si chère aux cœurs des malades et de leur famille ?

CT : Traditionnellement, à Sidaction, nous consacrons cette journée mondiale à la sensibilisation auprès des jeunes. Nous venons de réaliser une étude en ligne auprès de 600 jeunes de 15 à 25 ans, où entre 35 et 40% des personnes interrogées se déclarent mal informées sur les lieux de dépistage, les traitements d’urgence et l’existence de préservatifs féminins ; et plus de la moitié, sur les modes de transmission existants. Sur deux questions posées en 2007 et en 2013 « J’ai moins de risque d’être contaminé par le virus du Sida » on passe de 22 à 32% de personnes qui répondent favorablement ; et sur « Il existe des médicaments pour guérir du virus du Sida » on passe de 13 à 22% qui répondent favorablement, ce qui est très préoccupant, et qui démontre à la fois une banalisation et une désinformation sur le VIH. Le Sida, c’est toujours une lutte contre la « différence », le Sidaction, c’est une chaîne de cœur, une injustice de la maladie qui surgit au cœur d’une même liberté : celle d’une femme ou d’un homme. Mon combat est un combat contre l’indifférence, contre les discriminations que subissent les personnes touchées par le VIH. Aujourd’hui, il est encore difficile pour une femme ou un homme de parler dans son entourage professionnel ou social de sa séropositivité. On peut perdre son emploi, son logement. Le Sida est la maladie de l’amour, donc concerne tout le monde, qu’il soit hétérosexuel, homosexuel, jeune, moins jeune, blanc, jaune, rouge, noir… C’est contre tout cela que je me bats depuis 30 ans. Oui, c’est le combat de ma vie !

 

John Castet : Celui par qui le doute n’existe plus.


Le jeune et très alerte John Castet est chargé de la prévention et de l’accompagnement des minorités sexuelles et identitaires à Aides en Pays Basque, antenne de Bayonne.


Lisboa-picture.jpgAPP : John, malgré ta récente mission au sein de l’Association Aides/Antenne de Bayonne, qu’a fait l’association depuis le début de l’épidémie au niveau de la prévention ?

JC : Au quotidien, c’est de distribuer du matériel de prévention, c’est s’arrêter dans les commerces, dans les prisons, les hôpitaux, pour donner à tous les informations et outils nécessaires à une autonomie ou à une lutte face aux discriminations, à des disfonctionnements des systèmes de soins et d’accès aux droits. C’est promouvoir le dépistage, l’accompagnement à l’injection, organiser des revendications sur la qualité de vie, voir de vieillissement. Patiemment ou impatiemment, bouger les lignes, créer des horizons.

APP : Depuis peu, tu as mis en place avec Aides le fameux test du virus en 30 minutes, avec une formation au préalable, que l’on peut faire hors-milieu hospitalier, en laboratoire. Ca marche comment ? Et où peut-on se faire dépister ? Est-ce également anonyme ?

JC : Il s’agit d’un prélèvement de quelques gouttes de sang au bout du doigt, ce qui permettra d’évaluer un risque à 3 mois. C’est un dispositif gratuit, confidentiel, sans jugement, qui permettra de faire le point sur sa santé, ce qui est très important, sur les risques pris et les moyens de les réduire. On peut le réaliser dans les locaux de Aides à Bayonne, au 3 avenue Maréchal Harispe, tous les lundis dès 18h, ou dans les structures ou commerces partenaires, et dès la semaine prochaine dans les rues de Bayonne, avec un camion de dépistage aménagé spécialement pour les tests, toutes les précautions garanties, dans le cadre de la Semaine de promotion de dépistage.

APP : A quand le dépistage rapide aux hépatites B et C ?

JC : Ils existent déjà ! Ils sont une prérogative des structures médicales. Les ministères semblent ne pas vouloir entendre les recommandations des experts et des associations pour coordonner la réponse à des épidémies silencieuses.

APP : Que penses-tu du discours du président de la République, François Hollande à l’Hôpital Kremlin-Bicêtre quand il a honoré la chercheuse Françoise Labarre-Sinoussi en novembre 2012 ? Il disait : « Trente ans après la découverte du virus, où en sommes-nous ? C’est le sens de ma présence ici parmi vous. Faire le point de la situation avec Jean-François Delfraissy qui est le directeur de l’ANRS et qui est aussi, ici, un professeur et un chef de service exemplaire… »…

JC : Guérir et prévenir, l’Etat vous donnera les moyens, qui à retourner l’adage ! Un an après, et malgré les efforts, la recherche vaccinale peine. En 2013, on ne guérit pas du Sida, on le prévient et on le traite ! Mais pour qui, et quel prix ? En France et en Pays basque, le VIH est synonyme d’infection chronique : or les attaques de l’AME et des reconnaissances de handicaps, la lourdeur des restes à charge, ou encore le récent article 39 du plan de financement de la Sécurité Sociale sur la restriction des médicaments innovants, entrent en incohérence avec une promotion égalitaire de l’accès aux soins. Quant à la prévention, c’est le choix de tous, sauf de l’Etat ! Les subventions décroissent (moins de 60% de fonds publics en 5 ans en Aquitaine). On fait fi des antirétroviraux en mode prophylactique. On sous-subventionne le dépistage médicalisé, on évite l’accompagnement à l’injection, ou l’analyse cout-efficacité de l’outillage préventif. On préfère des politiques du stigmate : taxer les malades, surmédicaliser les transidentitaires, oublier les détenus, pénaliser les usagers de drogue, les clients de prostituées, les étrangers malades. Personnellement, je ne demande pas à un politique de bien penser, je lui demande de penser juste !

APP : John, je te laisse le mot de la fin…

JC : Dois-je rester poli ? Je n’évoquerai pas la municipalité de Biarritz, qui louvoie sur nos actions de prévention quand les prises de risques sont en hausse. Je n’évoquerai pas les parlementaires locaux, qui n’entendent pas les travailleurs du sexe et leur dénonciation de la pénalisation des clients. Je n’évoquerai pas les positions démissionnaires de Madrid quant au Plan Sida et qui font le lit de l’épidémie en Euskadi. Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de la résistance, et c’est une infection chronique qui venge celles qu’on veut passer sous silence !

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 29 novembre au 5 décembre 2013.

 

Je remercie chaleureusement Christine Tabuenca du Sidaction, ainsi que John Castet à la prévention de l’antenne Aides/Bayonne, et sans oublier ma très chère Line, une solide fille du Nord. C’est le roseau qui plie mais… ne rompt pas ! Un véritable bulldozer dans son combat. On ne veut surtout pas qu’elle et sa clique plient bagages : c’est le Sida qui doit le faire !

Alain-Pierre Pereira.

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 01:29

Bollywood Express : best Indiana dance !

 

448527.jpegIl y a des destinées qui n’ont rien à envier aux aventures qui naissent dans les studios de la comédie musicale version Bollywood. Et ce Bollywood Express s’est inspiré d’un maelstrom de mésaventures et d’émotions qui vont confondre la féerie, le réalisme, la tradition et la modernité qui tissent ce spectacle flamboyant. Des sentiments puissants se dansent et se chantent sur des mélodies envoûtantes, le suspense épouse des refrains enivrants. Les décors extravagants sont sublimés par des vidéos qui vous emmènent de la Mecque du cinéma au désert du Rajasthan, de festivals exubérants au majestueux Taj Mahal. Enchantements et amour perpétuels pour une comédie musicale follement romantique et éperdument épique. Chorégraphie, mélodies, suspense, danse et musique font de cette comédie musicale une rencontre à ne pas manquer pour les entichés de l’éduction indienne et hollywoodienne ! Entretien avec Nicolas Ferru.

 

APP : Nicolas, Bollywood Express, c’est ta nouvelle comédie musicale haute en couleurs, qui sera sur la scène de la Gare du Midi le 1er décembre prochain. C’est l’histoire qui se rapproche un peu de nous, puisqu’elle met en scène la fabuleuse histoire de Varsha, jeune journaliste indienne, envoyée en reportage à Mumbia. Donc, c’est certain, le public basque va trouver un dépaysement total et la découverte d’une Inde enchanteresse ?

NF : Bollywood Express est un long fruit de travail. Après avoir été sollicité à plusieurs reprises par Shruti Merchant (chorégraphe du spectacle), je suis parti à Shangai découvrir leur spectacle « Taj Express ». Ce dernier était bien trop lourd à transporter et trop ennuyant avec beaucoup de texte. J’ai donc proposé d’écrire une nouvelle histoire d’amour, simple, comme le veut la tradition de Bollywood, en s’appuyant de vidéo comme scénographie. J’ai de suite contacté mes amis Michael Xerri et Julie Dayan de Tranckingprod avec lesquels je collabore déjà depuis dix ans. Ils étaient excités à l’idée de tourner des images en Inde, car amoureux du film « Slum Dog Millionnaire ». Après quelques mois de travail, l’œuvre est née.

APP : Je présume qu’il y a des moments forts dans ton nouveau spectacle musical … La troupe est-elle nombreuse sur scène ?

NF : Comme dans tous les films de ce genre, il y a des moments d’amour, de conflit et de rebondissements. Tous les ingrédients sont rassemblés dans la pure tradition de Bollywood Express. L’histoire est simple, dans un souci de faire comprendre à tous les spectateurs français. Un indien qui va faire ses études à Nantes, mais aussi, c’est un prétexte à donner une alternance entre la narration et les chorégraphies de Vaibhavi Merchant, toutes plus magnifiques les unes que les autres dans une justesse sans faille. Trop souvent, un spectacle musical ennuie, c’est pour cela que nous avons sur nos dernières productions imaginé un concept différent. Mais il appartiendra au public de décider.

APP : Le mélange des genres et des styles proposés dans cette comédie musicale signifient que l’on offre un tour d’horizon complet des danses et musiques de l’Inde ?

NF : C’est avant tout un voyage initiatique, dans une Inde d’aujourd’hui. Tout est rassemblé pour donner l’envie de venir découvrir ce pays aux multiples richesses culturelles. Nous avons volontairement abusé sur certains côtés kitchs des productions de Bollywood qui font leur charme et leur succès. Mais avant toutes choses, n’oublions pas que le spectacle est un pur moment de distraction et de bonne humeur.448820.jpeg

APP : Avant de nous séparer, cher Nicolas et tout en te remerciant, je voudrais savoir comment se dessine l’avenir de Bollywood Express ?

NF : Bollywood Express et son nouveau concept, c’est un vrai challenge sur l’international, mais sans nul doute que son avenir est prometteur. Il y a beaucoup de similitudes avec les danses orientales et nous recevons beaucoup de demandes dans cette partie du globe. C’est indéniable, nous rencontrons du succès à Broadway et à Londres. Pour une fois que nous avons le privilège de faire grandir ce nouveau projet en France, nous ne nous en privons pas et nous sommes fiers pour une fois de rivaliser avec les plus grandes scènes du monde ! (rires). Danser pour moi, c’est un moyen de guérir et de répandre la joie. Après maintes réflexions, j’ai réalisé que la danse était mon cadeau et à travers elle, je pouvais toucher les gens et les aider. Même les années 70 et 80 ont laissé une grande impression sur chorégraphes, danseurs, metteurs en scène et acteurs.

 

Nicolas Ferru présente son nouveau spectacle – Bollywood Express avec 25 artistes sur scène, chanteurs, danseurs, musiciens – 2h15 de pur bonheur d’une comédie musicale (avec entracte) – dimanche 1er décembre à 17h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 novembre 2013.

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 20:48

1044529_10201276868100983_202049666_n.jpgAS : Bonjour Guy. Voudrais-tu me parler de toi ?

GF : Parler de moi, c'est sans doute ce que je sais le moins bien faire. En fait, j'ai toujours fait de la photo, mais pour mes amis, les copains, la famille... portraits, mariages, montagne, voyages et la vie courante, mais toujours en circuit fermé.

 

AS : Tu viens de créer un site et une page Facebook afin de faire connaitre ton travail de photographe… Peux-tu m’en dire un peu plus ?

GF : En tant que photographe de concerts, je viens juste de naître ! J'ai découvert le Show Case à Pau il y a deux ans, j'y ai fait mes premières images en avril 2012 et je les partageais uniquement avec les amis et le patron du bar. Petit à petit j'ai progressé et résolu la problématique de la lumière particulière du lieu. Le site « Du bruit dans les pixels », je l'ai construit fin septembre, et ma page Facebook, depuis une semaine seulement.

 

AS : Quels sont tes projets pour l’avenir ?

GF : Je prépare une exposition pour 2014. Ce sera une Première pour moi. C'est déjà nouveau de m'exposer sur le net... et je ne veux pas que ça devienne trop chronophage. Mais ça me fait vraiment très plaisir de partager et de voir que mon travail est très bien accueilli. J’apprécie. Le soutien que j’ai reçu en créant ces pages me pousse à continuer dans cette voie.

 

Alicia Snicker. Prods

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Du Bruit Dans Les Pixels

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:56

Irish Celtic : Nicolas Ferru est un « défricheur artistique » prometteur !

 

IRISH-CELTIC-4.jpgNicolas Ferru encourage et fait connaitre des talents européens et internationaux (Irish Celtic, Les Grands Ballets de Tahiti, Bollywood Express, African Footprint, Soy Cuba) en lesquels il croit. Dans un contexte frileux qui préfère étiqueter plutôt que laisser s’exprimer, la tâche est loin d’être simple lorsque l’on souhaite, comme lui, voir les barrières s’effondrer entre les essences artistiques. Entretien avec un producteur heureux, défricheur artistique prometteur, amoureux des longues distances qui lui permettent de rencontrer des cultures différentes. Et d’offrir ainsi un voyage initiatique au travers d’un show.

 

APP : Depuis combien d’années existe Indigo Productions ? Quelle est sa véritable identité artistique ?

NF : Créée en 1996, la production a démarré par des spectacles de variété et d’humour… Avec la concurrence qui devenait de plus en plus encombrante dans ce domaine, mais aussi pendant la période économique en crise, elle s’est spécialisée dans les musiques et danses du monde, et ce, depuis sa rencontre en 2004 avec les Grands Ballets de Tahiti. Mais ses choix artistiques sont et resteront toujours liés à des coups de cœur et à la qualité de l’œuvre artistique.

APP : Quelles sont les caractéristiques et le fil conducteur du spectacle « Irish Celtic » qui sera présenté à la Gare du Midi le 1er novembre prochain ?

NF : Irish Celtic, c’est la flânerie dans une Irlande authentique, ayant pour décor, un pub où tout est prétexte à se retrouver pour fêter les évènements du quotidien. C’est aussi l’histoire de Paddy, alcoolique et propriétaire d’un pub qu’il va devoir céder à son fils qui, hélas, n’a pas les épaules solides pour reprendre l’affaire. Il devra donc apprendre les histoires et légendes de son pays, afin d’en être le digne héritier. Le tout baigné d’une ambiance de musique, de claquettes et de danses spectaculaires, ponctué d’humour et d’émotions.

APP : Je suppose le grand bol « d’Eire » pour le public ?

NF : Mais bien plus que cela, car la troupe d’Irish Celtic, c’est un vrai dépaysement et qui a des vertus de bien-être ! (rires). Ce spectacle est une nouveauté puisque traité différemment que les précédents. C’est pour cette raison entre autre, que le public doit venir découvrir ces artistes de talent.

APP : Quelles sont les conditions requises pour produire un spectacle ?

NF : C’est tout simplement l’alchimie entre conviction et coup de cœur. Les risques financiers sont souvent énormes, mais la détermination est notre carburant de tous les jours. Parfois avec succès et parfois avec échec, pour quelques raisons que ce soit. L’anecdote du cuisant échec African Foot Print en est la preuve. Ce spectacle était magnifique et tout laissait croire que les feux étaient au vert. Ce spectacle avait été produit en novembre 2008 et notre couverture médiatique lors de la première le 4 novembre a été absorbée par un évènement planétaire… l’élection de Barak Obama !

APP : As-tu des projets pour 2014 ?

NF : Oui, ce sera l’année d’un grand et beau projet, celui d’une comédie musicale, tirée d’un film culte pour un public surtout féminin. Le film est sorti en décembre 1987. Mais je ne peux malheureusement pas t’en dire plus pour l’instant. Alors, un peu de patience ! (rires).

 

Irish Celtic – Gare du Midi Biarritz – vendredi 1er novembre à 16h et 20h30

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 octobre 2013.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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