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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 15:19

Pascal Sangla : un talent qui s’accélère.

 

sangla.jpgLui sait vous raconter et vous laisser un refrain dans la tête comme pas un ! Ce jeune artiste, né à Bayonne, nous offre les titres de son prochain album « On accélère » au Caveau des Augustins les 15 et 16 juin à 21h. Entrevue avec l’auteur-compositeur-interprète Pascal Sangla.


Photographie © Guénolé Le Gal 2012 tous droits réservés/www.i-focus.fr

 

APP : Qui es-tu Pascal ?

PS : Un auteur-compositeur-interprète, musicien, comédien et trentenaire. Après mon premier album « Une petite pause », je viens présenter mes chansons du prochain album « On accélère » au Caveau des Augustins à Bayonne, les 15 et 16 juin. Sinon, je suis hyper fort en bras de fer chinois et presque toujours sur le podium à MarioKart. Par contre je suis nul en dos crawlé et en cuisine à vapeur ! (rires).

APP : Le piano, le chant, c’est venu comment ?

PS : Très tôt. J’ai un souvenir très précis, enfant, d’une journée portes-ouvertes au Conservatoire de Bayonne, où trônait dans une pièce un très impressionnant piano qui a capté mon regard. Mon professeur Sylvie Rambaud a été très importante aussi, car elle m’a ouvert les oreilles à de nombreux compositeurs. A la même époque, j’ai aussi démarré le théâtre. C’était l’envie d’être sur scène en fait. Le chant est venu plus tard, petit à petit, au gré des concerts, par le goût de l’interprétation. Au début, je jouais des morceaux essentiellement instrumentaux.

APP : L’écriture des chansons, est-ce un jeu littéraire, des images à faire ressentir, humour, révolte, amour ?

PS : C’est un peu tout ça. Je n’anticipe presque jamais sur ce que je vais écrie. Il y a des histoires bien sûr, mais j’aime essayer de faire en sorte qu’une chanson déclenche l’imaginaire et les sensations des gens, et qu’ils « puisent » dedans en choisissant le sens que la chanson aura pour eux. Moustaki disait : « La chanson ? C’est du théâtre, un film, un roman, une idée, un slogan, un acte de foi, une danse, une fête, un deuil, un chant d’amour, une arme de combat, une denrée périssable, une compagnie, un moment de la vie. La vie ! ».

APP : Quels sont les auteurs-compositeurs-interprètes qui t’ont influencé ?

PS : De Nougaro à Divine Comedy, de Souchon à Lisa Portelli, de Satie à Sheller, j’aime tout ça entre autres. Je ne saurais pas te dire dans quelle mesure ça m’influence directement. En plus, quand j’amène une nouvelle chanson, elle se retrouve immédiatement confrontée au travail en répétitions, et au savoir-faire de chacun des musiciens qui apportent énormément à la couleur de l’ensemble. Dans le groupe, les oreilles sont très éclectiques, et en fonction des chansons, des univers, les goûts de chacun se mélangent, se combinent et s’additionnent. C’est très enrichissant et stimulant pour l’écriture.

APP : Le format de la chanson te convient-il ?

PS : Complètement. De par la seule contrainte de sa durée, une chanson doit produire un effet quasi-immédiat pour fonctionner, quel que soit le registre. Il faut donc être précis et viser juste. Mais c’est surtout un endroit d’immense liberté.

APP : Te considères-tu comme un artisan ou un compagnon de la chanson française ?

PS : J’aime bien l’idée d’artisanat en ce qui concerne l’écriture. Je crois beaucoup à une forme de discipline et de « labeur » pour l’écriture. Comme un boulanger qui parfait son pain. Avec l’expérience, il faut du temps à une chanson pour trouver son point d’accroche et sa note finale, sa saveur et sa bonne place dans un disque ou sur une scène.

APP : Comment te viennent tes chansons ?

PS : Parfois c’est un mot qui déclenche l’écriture ou le rythme de la phrase. J’ai souvent des idées pour la première ligne que je note illico. Et puis ensuite, je mets en général beaucoup de temps à finir mes textes, alors en attendant, je mets ceux des autres en musique, c’est un exercice que j’aime beaucoup.

APP : Sont-elles fidèles à tes sentiments ?

PS : La plupart du temps, oui, même si tout n’est pas autobiographique. Le plaisir de l’écriture étant aussi de pouvoir inventer d’autres vies, de se mettre à d’autres places et d’essayer d’autres points de vue.

APP : Quelques mots sur ton nouvel album « On accélère » ?

PS : Il devrait sortir en 2013. Il se dessine plus « rythmique » que le précédent. Je me suis rendu compte il y a peu que le thème du temps y est très présent. La patience (ou pas), la sagesse (ou pas), le temps qui passe, celui qui reste, le temps qu’il fait, celui que l’on s’accorde, ou pas assez. Et en te disant ça, je me rends compte que, par contre, je ne parle pas du taon qui pique… c’est dommage ! (rires).

APP : Quels sont les musiciens qui t’accompagnent ?

PS : Yannick Sabarots à la batterie, un pilier. Il a été de tous les concerts depuis des années. Mathias Lopez à la basse, avec qui je joue depuis le lycée Cassin, Christophe Sangla à la guitare (qui m’a vu naître) et Pierre Sangla aux percussions (que j’ai vu naître). Stéphane Krieger (des studios Amanita), précieux allié depuis l’enregistrement de l’album précédent est au son. C’est le clan, ils sont pour beaucoup dans le fait que cette aventure continue. Ils portent ce projet avec un talent et un enthousiasme incroyables. Sur scène, ce sont des partenaires et des complices de premier plan. Ils me devront 300€ chacun pour tout ce que je viens de dire sur eux, sinon j’efface tout et je raconte comment ils se tiennent à la table et aussi d’autres choses ! (rires).

APP : La musicalité des mots et la poésie sont-elles plus importantes que la musique dans ton travail ?

PS : J’aime bien cette phrase de Nougaro : « La chanson est un arc avec la voix pour la corde, le texte pour le bois et la musique pour la flèche ».

APP : Et les projets ?

PS : Les prochains mois seront consacrés entre la préparation de l’album, des reprises de spectacles et l’écriture de plusieurs musiques de scène pour le théâtre ou pour l’image.

APP : Avant de nous séparer cher Pascal, quelques mots sur ton cher Pays basque ?

PS : J’ai tellement de chance d’être né et d’avoir grandi ici. J’ai une petite préférence pour l’intérieur du pays et la montagne, mais cela s’explique sûrement du fait que je surfe comme un plat de pâtes ! (rires). J’ai un attachement tout particulier pour Labastide-Clairence et Urrugne, car ce sont les berceaux de ma famille, une véritable tribu avec qui on a besoin de se retrouve dès que possible. Et pour Bayonne bien sûr, où je suis né. Du quartier de Marracq où j’ai grandi, à l’Aviron où j’ai écumé les terrains de handball, de la bibliothèque où j’ai joué mes premières pièces. Aux rues du Petit Bayonne, j’ai des souvenirs très forts dans chaque quartier, et ça n’est pas prêt de s’arrêter. C’est une très belle ville, et très singulière, avec beaucoup de caractère. En tout cas, pour nous, c’est un plaisir particulier de venir jouer ici, à domicile, ça donne un trac très spécial. J’ai hâte !

 

Pascal Sangla, c’est la référence en matière de passion, de poésie et d’implication. Véritable « crève cœur » d’immense talent qui sait laisser parler ses sentiments à travers de belles mélodies splendidement interprétées. Des chansons qui oscillent entre variété légère et celles dites à texte. Des notes qui sonnent juste pour que les mots résonnent. Une qualité de textes où glisse parfois humour et ironie qui affinent ainsi son style. Homme de scène, il charme avec son regard pétillant et séducteur, ravit avec sa voix claire et puissante et sa diction parfaite. Il entraîne son public d’un soir dans un univers où il joue sur un fil, tel un parfait équilibriste qui ne se casse jamais gueule, jouant à pile ou face sa vie d’artiste, entre légèreté et intell’actualité. Il voyage au travers des courants musicaux comme il traverse l’existence avec cette force poétique, cet enivrement, cette soif de liberté propre à un aventurier de la chanson !

 

Pascal Sangla – « On accélère » - 15 et 16 juin à 21h – Caveau des Augustins Bayonne logo-caveau

Tarifs : 12 et 9€

Réservations : 05 59 25 69 76 ou 06 98 18 22 77

 

Article publié dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 juin 2012.

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 19:23

caveman 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

© Alicia Snicker.

 

Kevin Buckmaster est loin d’être un troglodyte, mais plutôt un sommelier car dans sa cave le man a su choisir et nous distiller les meilleurs crus. Du début à la fin du spectacle, pris dans la subtilité du texte, emportés par la flamme de sa poésie, entre moments drôles et perspicaces, et instants de douceur, il nous invite à le suivre dans les méandres du genre humain.

Utilisant nos petits travers et nos incompréhensions, il nous explique comment l’homme et la femme en sont venus à travers les âges, à ne plus savoir communiquer, englués dans les tracas de la vie quotidienne, ensembles et totalement opposés, mais ô combien semblables. Il nous dresse le portrait de personnages attachants avec maestria et sensibilité, nous faisant réfléchir sur notre condition d’Homo Sapiens, et l’on sort de la salle avec le sourire aux lèvres, et je l’avoue, un léger questionnement à l’esprit sur nos comportements habituels. Suis-je ainsi, comment est-ce que je réagis dans telle ou telle situation, suis-je con-pliqué à ce point-là ? Et tout cela sur un décor de peintures rupestres, nous invitant à faire un retour sur nous-mêmes, une petite introspection mêlée d’autodérision sur les chasseurs et cueilleuses du monde moderne que nous sommes.

« Caveman »… A boire jusqu’à plus soif et sans modération aucune.

Alicia Snicker.


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© Alicia Snicker.

PHOTOS-2012-2-1824.JPG


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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:41

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Caveman… le bon miroir.

 

Pourquoi les hommes et les femmes sont-ils si différents ? Caveman répondra à cette question sur la scène du petit théâtre de la Luna Negra du 6 au 9 et du 13 au 16 juin à 20h30. C’est une comédie intelligente et… miroitante où l’auteur Rob Decker explore avec humour, les rapports entre deux sexes opposés. Certes, l’homme et la femme rien de neuf ! Mais un sujet si universel ! Entretien avec le comédien Kevin Buckmaster.

 

APP : Qui es-tu Kevin ?

KB : Je suis né à Glasgow (Ecosse), et j’ai débarqué très tôt sur le continent avec une attirance infinie et intime pour les régions sauvages de l’Ardèche où j’y ai élu domicile. Ma quête théâtrale a commencé très tôt, toute simple et multiple. C’est par le corps que j’ai commencé à explorer les choses, entre danse, théâtre, masque, marionnettes, mime, et là vie a fait le reste. Je dois également mon métier par les rencontres, les cultures diverses, les découvertes et les histoires qui n’en finissent plus.

APP : En quelques mots, parle-nous de la pièce de Rob Becker « Caveman », mis en scène par Maria Mettral, qui fut jouée dans plus de vingt pays dans le monde et vue par ce nombre hallucinant de … 5 millions de spectateurs…

KB : Petite rectification si tu me le permets : dans 30 pays et traduite dans plus de quinze langues. A l’origine, Caveman était « Au nom de l’homme des cavernes » écrit et interprété par l’auteur Bob Decker. Sa comédie humoristique démontre que les différences entre l’homme et la femme créent le fossé qui est à la source du malentendu et qui nous poursuit depuis le temps des cavernes ! L’homme est un sauvage et la femme une déesse. Mais nous pensons différemment voilà tout. Ce thème n’a rien de novateur, mais il est toujours au centre des intérêts et des conversations. Preuve en est : le public a suivi Caveman pendant cinq années dans différents pays du monde.

APP : Pourquoi cette pièce fut-elle peu représentée en France ?

KB : Une première ébauche avait été montée et jouée en 2002 à Paris, mais ça n’a pas décollé, car la traduction n’était pas bonne. Aujourd’hui, super, elle l’est !

APP : Comment as-tu été contacté pour interpréter ce rôle ?

KB : J’ai été engagé par la Compagnie Islandaise Mogul en 2006 pour traduire et jouer la pièce en version française. Pour incarner ce Caveman introspectif, la production cherchait un acteur qui ne soit ni play-boy ni star. Notre traduction a petit à petit trouvé le bon rythme et les mots justes. Bilingue (je l’ai jouée également en anglais), j’ai adoré cette vision réaliste et puissamment comique du texte. Et la rencontre a été décisive et révélatrice de mon envie de défendre Caveman, pour et avec le public. J’ai été heureux de découvrir que le texte, en français ou en anglais, c’est kif-kif.

APP : Caveman est-il une thérapie pour jeunes amoureux et vieux couples ?

KB : Oui on dirait, puisque chaque génération semble se reconnaître dans ce personnage. L’auteur Rob Decker l’explique à sa façon en précisant que le spectacle permet non seulement de mieux se comprendre soi-même, mais aussi dans la dynamique du couple et que rire ensemble dans le noir est un effet thérapeutique bienfaisant et bénéfique sur la relation.

APP : Personnellement, as-tu assumé ton destin de mâle ?

KB : Comme il est dit dans le texte, j’aime être un homme ! Je n’ai pas de définition toute faite de ce qu’est un homme, je n’ai que des images ! Alors tu vois, j’hésite à enfermer toutes les images dans un album photos. Je crois que je les préfère en vrac et d’en découvrir des nouvelles au hasard des rencontres.

APP : Des projets pour l’avenir ?

KB : Tu as le droit à combien de signes pour ton article sympathique journaliste ? Entre les projets rêvés et ceux qui se réalisent, la frontière est si mince que je ne suis plus sûr si j’avance ou si je recule. Mais… les rêves perdurent, c’est l’essentiel non ?

APP : Avant de nous séparer Kevin, connais-tu le Pays basque ?

KB : Oui, mais peu. C’est adolescent que j’ai découvert la côte sauvage et cette belle région. Cela m’a marqué et j’y suis retourné. Et heureux de venir à Bayonne jouer Caveman pour quelques jours à la Luna Negra et j’espère que le soleil sera au rendez-vous.

 

Kevin Buckmaster est un acteur et explorateur à la formation nomade, rigoureuse, intuitive et hétéroclite qui a fait son apprentissage par des rencontres au gré du vent, en Europe et en Asie. Il nous offre un vrai one man show et une belle prouesse de show man. Un gars qui déploie une énergie communicative, sachant enchaîner son texte naturellement, avec un art de la transition qu’il manie avec la moelle de sa langue et le cœur même. Il garantit un bol d’air qui régénère puissamment l’espace cloisonné du one man show. Il a ce talent inné qui vaut le détour. Un fin et divertissant comédien qui vous donne la pêche ! Et tout ça, c’est Caveman chouette !

 

Kevin Buckmaster – one man show Caveman – du 6 au 9 juin et du 13 au 16 juin – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 14, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 juin 2012.


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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 23:05

Caumon & Costa : chut… ça s’écoute !

 

CAUMON-ET-COSTA_0.jpgA l’image de leur personnage, Caumon et Costa forment un tandem complémentaire qui slalome entre café théâtre et chansons. Leur spectacle « Chansons pour rire et pleurer », qu’ils présenteront sur la scène de la Luna Negra samedi 2 juin à 20h30, augure une bonne dose d’hilarité qui ne lassera pas le spectateur. Ils s’engouffrent dans les moindres recoins de l’humour décapant et dépoussièrent le quotidien. Ils décoiffent et ébouriffent. Un duo de choc qui en fait voir de toutes les couleurs. Deux contraires qui se rencontrent et qui s’aiment. Chut…ça s’écoute ! Entretien.

 

APP : Qui sont Caumon et Costa ? Comment est née votre union artistique ?

C : Dès qu’on a joué ensemble, c’était évident que ce devait être une vraie union artistique. Nous sommes différents mais très complémentaires. Luca a de la classe, pas moi. C’est aussi un instrumentiste génial, ultra doué, un musicien né. Il écrit et interprète ses chansons en anglais et en italien, mais pas en français. Par contre, moi, j’écris et chante dans la langue de Molière. Ben oui deux contraires, mais nous nous aimons ! (rires).

APP : Un débrief de votre spectacle « Chansons pour rire et pleurer »… et quelques mots sur votre deuxième album…

C : C’est moi Caumon, énergique baratineur, roublard et vachard… Oui Môsieur, une énergie à fleur d’enfance, qui tombe amoureux fou d’un guitar heroe, bellâtre italien, énigmatique et proche de l’autisme, mais au gros riff guitare qui tue. De cet amour platonique sont nées d’impitoyables chansons poilantes à souhait et un humour féroce, jouissif et absurde. Notre album : des textes tendres, parfois très colère, mais il est à notre image. On y trouve des chansons couleur électro, festives, contemplatives et tristes. Du « bonbon » rose. On a collaboré avec de jeunes producteurs. C’est en effet le premier que nous allons sortir officiellement. Les autres on ne pouvait les acheter qu’après nos concerts. Le petit plus : on entendra la voix remarquable de la mezzo-soprano Romie Estèves du Chœur Voyageur de Bordeaux, sur certains titres.

APP : Quelle fut l’idée de départ de votre spectacle ?

C : Celle de faire vivre les chansons à travers nos personnages, moi Caumon, le mégalo désagréable, lui Costa le nigaud. C’est venu tout naturellement, car nous avons un côté prononcé de la commedia dell’arte.

APP : Caumon, travailler avec Costa, c’est…

C : Super confortable, c’est un accompagnateur de folie…

APP : Costa, travailler avec Caumon, c’est…

LC : (en italien, incompréhensible !)

APP : Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

C : Cela devait se faire car nous n’avions que ça en tête, l’écriture et la composition. On est des furieux de la scène, si bien que notre art se confond avec la vie privée. Quand j’ai fini mes journées par exemple, je me mets à écrire jusqu’au dodo. En cela, Costa me ressemble un peu.

APP : Quels sont les artistes qui vous ont influencé ?

C : Aucuns artistes n’ont influencé notre duo, bien que j’aime Albert Marcoeur, Robert Wyatt, Laurie Anderson, Billie Hollyday, Fugazi ou les Sex Pistols. J’écoute énormément de musiques, classique et contemporaine, mais cela ne se ressent pas dans ce que je fais. Pareil pour Luca qui est, entre autre, très fan de musique sud-américaine. En tournée, sur les longues routes qui nous mènent de ville en ville, nous écoutons beaucoup de chansons.

APP : Un petit mot de conclusion ?

C : Juste deux phrases d’un poème : « Il faut revenir à la source, à ma source l’eau est inépuisable ».

 

Caumon et Costa – samedi 2 juin à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 11, 9 et 6€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 mai 2012.


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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:51

Tommy Lorente : les étiquettes passent, la musique reste.

 

Image1-copie-1.jpgTommy Lorente est le jeune chanteur musicien du groupe Brushing Brothers fondé dans les années 80 par Eric Ossau, qu’il rejoindra en 2008. C’est un ardent défenseur de musique rock, pop anglaise et chansons irlandaises. Gueule de beau gosse, il possède une palette de sentiments vrais comme la force des confidences et la promesse des plaisirs ! Il séduit par son naturel artistique, son aisance des mots et sa modestie. Tommy sera en concert au Soleil des Antilles à Bidart le 1er juin à 22h. Entretien avec un artiste pour qui le péché mignon serait de réaliser un album idéal avec des ballades « rock’n’rollées » qui entrent dans la tête et des textes qui frappent en plein cœur !

 

APP : Qui es-tu Tommy Lorente ? Et toi Eric Ossau ?

TL : Bayonnais, mais Biarrot de cœur, j’ai toujours baigné dans un environnement musical propre à une famille d’artistes. Grand amateur de Tom Petty, Big Country, Dinosau Jr et d’autres groupes de pop à la sauce rock, je décide sérieusement à être musicien. Après quelques années à tourner dans les bars et pubs de la région, armé de ma seule guitare acoustique, je rejoins en 2008 les Brushing Brothers.

EO : Depuis bon nombre d’années, je ne jure que par le rock’n’roll. Guitariste dans le plus pur style des Cliff Gallup ou Scotty Moore et plus particulièrement Elvis Presley, Bill Haley, Little Richard. Je suis également batteur à mes heures car la musique est ma sève.

APP : Depuis quand joues-tu de la musique Tommy ?

TL : J’ai commencé très jeune par le chant, puis le piano pendant deux années, mais le solfège me rebutait. Et c’est en autodidacte, il y a un peu plus de dix ans, que j’ai appris la guitare pour m’accompagner.

APP : Tu seras en concert le 1er juin au Soleil des Antilles à Bidart, quelle sera l’ambiance ?

TL : Une atmosphère électrique. Une chose est sûre, ce sera carrément rock’n’roll. Un vrai coup d’éclat !

APP : Te considères-tu comme un rocker à part entière, sachant que tu fan des Dylan, Beatles, Springsteen, Ray Davies, Nick Lowe ?

TL : Je me considère comme un chanteur guitariste qui aime composer des chansons pop, rock et folk. Je pense que ceux cités dans ta question sont de vrais song writer avant d’être des rockers. Les étiquettes passent et la musique reste !

APP : On dit que Eric et toi êtes des artistes pudiques…

TL : Nous sommes bien conscients tous deux qu’être au service de la musique, ce n’est pas comme si nous étions dans un défilé de mode. Notre but est de faire plaisir un maximum à notre public, qui lui sait que nous sommes sobres et discrets, mais toutefois généreux envers lui.

APP : Habitués des bars, pubs et petites salles, à quand une vraie scène de concert ?

TL : Si de tels endroits sont notre quotidien, nous avons eu toutefois l’occasion de nous produire à l’Atabal de Biarritz avec Niko Etxart, au Psilocybenea à Irun, invités par Dom Mariani et son groupe ou encore au stade Jean Dauger à Bayonne en ouverture des matchs de l’équipe de l’Aviron.

APP : Quand sortira ton premier album en solo, chanté en français ?

TL : C’est une préparation de longue haleine, j’aime prendre mon temps car je déteste travailler dans l’urgence. Ce sera un album fait avec mon cœur et mes tripes. Néanmoins, on peut trouver quelques versions de mes chansons sur mon site www.tommylorente.fr Mais dès qu’il sera dans les bacs, je ne manquerai pas de te faire passer l’info.

APP : As-tu des projets pour l’avenir ?

TL : Etant un passionné, j’ai toujours besoin de me diversifier. Celui d’un projet orienté gros rock, un autre plus intimiste, et bien d’autres envies à venir. Quelques dates en acoustique dans les mois qui suivent sur Biarritz avec les Brushing Brothers et une bonne dose de fun pour attaquer l’été.

APP : Avant de nous séparer que dirais-tu à ton public ?

TL : Ces deux citations, l’une de Léonard Bernstein : «On ne vend pas la musique, on la partage ! » et l’autre de Platon : « La musique donne une âme à nos cœurs, des ailes à notre pensée et un essor à l’imagination ».

 

Au Soleil des Antilles, c’est aussi découvrir une carte de 50 cocktails et rhums arrangés. Rêver sous le Sun, palmiers et ciel étoilé, c’est permis. Sur le dance floor exécuter une salsa enfiévrée, un rock endiablé, un tango argentin débauché, c’est recommandé. C’est l’enthousiaste et passionné maître du lieu, Pierre Chevalier qui règne sur les belles soirées bidartars. Celui qui sème gentillesse et qui récolte amitié dans son petit bout d’île nichée au Pays basque, où tous chantent le bonheur d’exister à travers la musique et la danse, jusqu’au bout de la nuit. Le Soleil des Antilles, c’est l’escale idéale pour se laisser aller aux décibels de la vague musicale déferlante, tout en accordant ses pas. Le lieu rêvé pour savourer les soirées à thèmes proposées, d’apprécier sa grande terrasse dès le printemps et d’aimer son décors à forte tendance de bois. Voilà des arguments pour vous faire rugir de plaisir !

 

Les Brushing Brothers – Soleil des Antilles Bidart – vendredi 1er juin à 22h biarritz-boite-de-nuit.jpg

Entrée Libre

Informations : 05 59 26 51 84 et www.soleildesantilles.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 mai 2012.


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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 18:31

Malika, l’orient m’est conté et je danse !

 

2012-PHOTOS-1724_cr.jpgLa glamour marocaine Malika Abidallah incarne l’idéal féminin qui met en avant d’autres atouts lorsqu’elle danse. Beauté des gestes en mouvement, elle fait vibrer par la maîtrise de ses déhanchements sous le rythme des percussions. Sa connaissance sensible et approfondie du corps lui permet d’enseigner un art chorégraphique noble et authentique. Une danse qui est pour toutes les femmes qui la pratiquent, une source d’épanouissement et une joie de vivre. A l’occasion de son spectacle « Féminité » au Théâtre de Bayonne le 3 juin prochain, j’ai souhaité la rencontrer. Entretien.

 

APP : Voudrais-tu te présenter et nous parler de ton école de danse ?

MA : Je m’appelle Malika Abidallah, née dans un petit village au Maroc, près de Fès. Issue d’une famille berbère, je suis arrivée en France à l’âge de 13 ans. Très vite j’ai voulu apprendre la belle langue de Molière. A 16 ans je quitte le Béarn pour venir m’installer dans le Pays basque. Quelle belle terre d’accueil ! Après quelques années passées à danser, je deviens à mon tour professeur et chorégraphe. Et j’ajoute que je suis féminine jusqu’au bout des ongles ! (rires). Je n’ai pas d’école de danse, mais j’enseigne à la MVC du Polo Beyris et aujourd’hui à Anglet avec mon association Basma (qui veut dire sourire) à Créa Danse.

APP : Quel est ton rapport avec la danse orientale ? Quel a été ton parcours artistique ?

MA : J’ai été bercée par les danses de la grande Samiaa Gamal (la fiancée de Fernandel dans Ali Baba et les 40 voleurs) du chanteur Farid Al-Atrach et la merveilleuse cantatrice égyptienne Oum Kalsoum. Après quelques stages auprès des professionnels à Paris, comme Laila Haddad, Assia Gamra, Nadia Amar, et une formation avec le chorégraphe algérien Amin Sebaha, je transmets mon savoir de la danse orientale à mes quelques 80 élèves. Je suis fière d’avoir été la première à faire connaître cette danse au Pays basque.

malika-abidallah.jpgAPP : Certains professeurs mettent l’accent sur l’attitude, l’émotion… crois-tu que cela s’apprenne également ?

MA : Je crois que nos émotions guident nos choix au quotidien, orientent nos actes, nourrissent nos pensées. L’émotion est en chacun de nous, je ne crois pas qu’il y ait une leçon particulière pour l’obtenir. Mais c’est ce que j’essaie de faire connaître à mes élèves lorsqu’elles exécutent leurs pas de danse. Et dès qu’elles ne pensent plus aux pas, l’émotion sort naturellement.

APP : Quelques mots sur ton spectacle « Féminité » que tu présenteras le 3 juin au Théâtre de Bayonne…

MA : Un spectacle qui rend hommage à la femme, car la danse orientale c’est l’art de la féminité par excellence. C’est aussi la joie du corps dansant, un hommage aux femmes qui ont marqué par leur talent et leur personnalité le monde de la danse.

APP : Quelles sont tes sources d’inspiration pour ta chorégraphie ?

MA : La musique bien évidemment, mais aussi mes émotions, mes rencontres, le métissage et parfois la nostalgie.

APP : La danse te rend-t-elle épanouie ?

MA : Oui, absolument. Je suis en phase avec ce que je dois être. La danse orientale représente pour moi le soleil. Mais aussi les strass, paillettes et les jolies robes qui vous font oublier l’espace d’un spectacle, les petits bobos de la vie. Il faut savoir que c’est une danse de culte à l’origine, qui représente la fécondité, les cycles de la nature, les mouvements de l’univers.

APP : Ma dernière question chère Malika, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer dans cette discipline ?

MA : La danse orientale n’est pas qu’un déhanchement approximatif ou le fantasme exotique, c’est un art qui se travaille. Une danse où le corps parle, où les sentiments explosent. Elle nécessite de réels acquis techniques. Le corps peut être complètement dissocié et par conséquent totalement maitrisé. Les conseils que je pourrais donner, c’est patience, patience et encore patience, persévérance et énormément de plaisir et de joie à danser. Et la qualité essentielle, c’est l’humilité. Cette danse doit émaner du cœur de la danseuse, et doit savoir donner, juste donner.

 

Féminité – Spectacle de danse orientale par l’Association Basma – 3 juin à 18h au Théâtre de Bayonne 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarif unique : 10€

Réservations et informations : 06 50 25 82 02 et billetterie à la librairie Elkar Place Saint-André à Bayonne

 

Spectacle complet pour le 3 juin – Second spectacle le 17 juin à la MVC Polo Beyris à Bayonne…image_012.jpg

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays basque’ du 25 au 31 mai 2012.

 

© Alicia Snicker.

 

 

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C'est sous le signe de la féminité que sera placé le spectacle de danse orientale  de l'association Basma cette année, aprés le théâtre de Bayonne a guichet fermé, c'est a la salle du polo beyris que nous danserons a nouveau . La danse orientale, c'est l'Art de la féminité par excellence, la joie pure du corps dansant. Elle est inséparable du plaisir de danser. Une façon toute féminine de célébrer la vie! Heureux comme chaque année ce sera un moment de retrouvailles, de partage et de convivialité! Malika Abidallah.

 

Mes Photographies des danseuses ...

 

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© Alicia Snicker.

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:55

 "TOUT SUR TOUT (ET SON CONTRAIRE)"

 

© Alicia Snicker.


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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:57

 

© Alicia Snicker.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 23:29

Des Poupées Gonflées … et pas botoxées !

 

2012-PHOTOS-1562.JPGTrois nanas qui incarnent le renouveau de l’humour au féminin. Leur style associe texte, voix, musique et jeu. Reconnues depuis fort longtemps, Les Poupées Gonflées font un tabac là où elles se produisent. Sur scène, elles se taquinent gentiment tout en interprétant des chansons drôles et entrainantes. Ce sont des artistes accomplies ! Trois filles, trois tempéraments qui seront pour le plus grand plaisir du public les 18 et 19 mai à 20h30 à la Luna Negra. Des poupées gonflées et pas botoxées qui nous invitent sur scène dans leur univers rétro et plein de fraîcheur. Interview singulière !

 

APP : Mais qui sont ces drôles de Poupées Gonflées ?

CL : Je suis la blonde Christine Lecourt, dite Bebop, chanteuse accordéoniste, percusionniste, comédienne, qui a développé son propre répertoire au sein de son groupe Fleur de Zinc. Chanteuse pour Hootchie Cootchie, et pensionnaire dans une troupe théâtrale Les Malotrus. Une poupée gonflée qui fut bien studieuse au Conservatoire pour ses études musicales.

VS : Moi, la brune Véronique Sutter, dite Titi, chanteuse, bassiste, membre du groupe rock celtique Cows, musicienne autodidacte, tombée dans la marmite musicale depuis toute petite. Une autre poupée gonflée !

VC : Et la dernière de ce trio infernal, la rousse Valérie Charlot, dite Madame Charlot, chant, ukulélé, concertina, voix. Une poupée gonflée entre la plume et la baguette. Dans une autre vie, prof de lettres, études de chant et piano classiques mais qui s’est très vite encanaillée au contact du swing ! (rires).

APP : Comment vous êtes-vous rencontrées mes Poupées jolies ?

CL et VC : Deux merlettes qui chantions pendant quelques années au sein d’un trio de swing vocal Les Gingers Ladies, répetoire anglais qui reprenait les standards de la Libération.

VC : Quand j’ai eu envie d’écrire en français des chansons originales et pétillantes, Bebop m’a dit : « Je suis ton homme ! » J’ai rencontré Titi tout à fait par hasard lors d’un spectacle. Depuis elle est devenue notre dévouée et talentueuse complice et Avanti !

APP : Et que nous chantent-elles ces Poupées, non pas de chiffon, mais sacrément gonflées ?

VC : Ah ! Beau merle noir, que des chansons pétillantes à voix frétillantes, des histoires de femmes, mutines et coquines, poétiques et impertinentes, où l’harmonie vocale a la part belle, dont chaque texte est taillé comme une pierre précieuse. Des chansons écrites pour notre voix et notre personnalité, et les trois poupées n’en font plus qu’une. Tu connais les poupées russes ?

APP : Saperlipopette, qu’est-ce qui vous caractérise mes adorables poupées ?

VC : L’humour et le flirt avec l’implicite. Trois voix qui se mêlent et se mettent en valeur, soutenues par des instruments (percussions « improbables » à partir d’objets du quotidien, et ça swing méchamment). Aucun tabou musical du tango au swing, en passant par la valse et le french cancan. Une vraie complicité de scène, orchestrée par la scénographe Philomena Oomens, qui met en valeur le tempérament de feu des trois pétroleuses.

APP : Et c’est quoi le spectacle de ces Poupées pétroleuses ?

VC : Des femmes un peu particulières comme la femme à barbe, ingénue, mutine, allumeuse, passionaria, copine, épouse, sirène, des poupées gonflées quoi !

APP : Poupée de cire ou poupées de son ?

VC : Des sacrées poupées de son qui feraient fondre la cire !

APP : Oh, oh, les mignonnes Poupées plaisent-elles au public ?

VC : Ben ouais, il en redemande ! Les dames nous font des clins d’œil entendus, les messieurs sourient et très heureux d’acheter notre album. Il y a même quelques fans qui reviennent souvent avec leurs enfants et qui chantent nos petits airs en boucle. Sans prétention, nous pensons que nous plaisons, car nous nous sommes produites dans des festival de jazz et de swing comme le Salbris Swing 41, Versailles Jazz Festival, Riscle Swing Festival. Nous avons chanté en première partie des Hurlements de Léo et de Sansévérino. Nous avons participé à des émissions de radio comme Tocade de Philippe Meyer. La prochaine fois je vous le chanterai, France Culture avec Hélène Hazéra, Chansons Boum. Nous chantons tant en France qu’à l’étranger, particulièrement en Espagne. Oui, c’est vrai, les hommes ont toujours adoré les poupées gonflées. Et quelque fois, on craint que leurs épouses essayent de nous piquer pour … nous dégonfler ! (rires).

APP : Ce serait quoi le petit mot de la fin de mes Poupées ?

VC : Les poupées gonflées ? De sacrées pépées qui ne manquent pas d’air(s) et d’hélium !

 

Assurément, les Poupées Gonflées, ce n’est que spontanéité, sans artifice, sans paillettes et même sans rouge à lèvres !

 

Les Poupées Gonflées – 18 et 19 mai à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 14, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 75 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 mai 2012.

 

INTERVIEW VIDEO EN COURS DE MONTAGE … DIFFUSION BIENTOT !

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:13

Tout sur tout (et son contraire) : un zapping éduquant !

 

Comment interpréter toutes les connaissances en quelques chapitres ? L’hypothétique mission du singulier Dr Constant et de son assistante Eglantine de transmettre un bon nombre de connaissances humaines en un temps record. Pour le savoir, allez donc à la Luna Negra du 23 au 26 mai à 20h30 où deux excellents comédiens s’évertuent à ne pas se prendre au sérieux, mais qui enseignent la subtilité des sciences humaines d’une façon décalée et agréable. « Tout sur tout (et son contraire) » c’est de l’humour, du bonheur, un texte qui pétarade dans tous les sens. Une savante absurdité. Entretien avec l’adaptateur et metteur en scène Franck Duarte et les comédiens Alix Valroff et Thomas Zaghedoud.

 

franck.jpgAPP : Qui es-tu Franck Duarte ?

FD : Comédien, adaptateur et metteur en scène qui fut pris de passion dès ses 16 ans pour le théâtre. Depuis, je ne suis jamais sorti de cette marmite bouillonnante. Mon bac en poche, j’entre au cours d’art dramatique Jean Périmony, et fort de cet apprentissage, je crée avec mes amis une troupe qui proposait des spectacles pour jeune public. Passionné des mots, j’ai poursuivi en parallèle des études à la Fac où j’ai obtenu un Master d’Edition et plus tard, je fus assistant aux Editions Fayard et Mille et une nuits.

APP : Pourquoi avoir fait le choix d’adapter Tout sur tout…, tiré du livre Anticyclopédie d’Emmanuel Vincenot et Emmanuelle Prelle, dont tu as également assuré la mise en scène ? De quoi parle cet intermède ?

FD : Pour mon mémoire de master, j’ai réalisé une enquête sur le monde du livre humoristique. Mais pour être franc, peu de ces livres me faisaient vraiment rire. Et puis je suis tombé sur l’Anticyclopédie Universelle : de l’encyclopédie absurde, foutraque et déjantée, un véritable OVNI dans le lot des différents livres d’humour. Il ne ressemblait à aucun autre. J’avais là une véritable pépite dans la main. J’ai donc proposé aux auteurs d’en faire une adaptation théâtrale. Très vite, ils ont accepté. Il parle d’une parodie de conférence avec deux personnages, le Dr Constant et son assistante Melle Eglantine, qui ont pour mission de transmettre des savoirs en une heure chrono ! Après 150 représentations à Paris, Tout sur tout a rencontré un véritable succès au Festival d’Avignon 2011, et il poursuit actuellement une tournée dans toute la France.

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APP : Drôlissime Mlle Eglantine, qui es-tu ?

AV : Je suis Alix Valroff qui, après une formation aux cours Florent et à l’Ecole des Enfants Terribles, j’ai commencé ma carrière avec un personnage fort, celui d’une jeune autiste dans Les Asservies, mis en scène par Esther Bastendorff. Puis à l’affiche du Langue à langue des chiens de Roche, de Daniel Danis au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes et de Léonie est en avance de Georges Feydeau, que Sandra Macédo a monté. Récemment, j’ai joué dans La Colo au Théâtre Montmartre Galabru, Un Mal pour un bien au Théâtre de Bourg-la-Reine, U et le Secret du Langage, un spectacle jeune public. Et j’ai été formée par Bruno Esposito, au jeu devant la caméra.

APP : Quelques mots sur ton personnage d’Eglantine ?

AV : Une demoiselle, qui derrière son allure timide et parfois gauche, se révèle une femme sensible et émotive. Bien plus que l’assistante du Dr Constant, elle participe à ses expériences, organise ses recherches et classe ses dossiers. Pleine d’admiration et de reconnaissance, elle prend son rôle très à cœur et s’investit totalement dans la mission de ce sacré docteur !

 

APP : Qui es-tu Thomas Zaghedoud ?

TZ : J’ai été formé au cours de Jean Périmony et je suis titulaire d’une Maîtrise d’Etudes Théâtrales. Ma première expérience, Coelio dans Les Caprices de Marianne de Musset, l’amant dans Faisons un Rêve de Sacha Guitry. Multipliant les registres, je joue dans Mains n’te promène donc pas toute nue ! de Feydeau, Ruy Blas de Victor Hugo et Une fille bien gardée de Labiche, Le Misanthrope mis en scène par Dimitri Klockenbring. Egalement lauréat du concours Jeunes metteurs en scène du Théâtre 13 à Paris. Je donne également des cours d’initiation théâtrale en milieu scolaire, notamment auprès d’élèves en difficulté.

APP : Quelques mots sur le Dr Constant ?

TZ : Cette conférence, c’est sa vie, son œuvre ! Passionné, sensible et déterminé, il porte une blouse blanche et des lunettes, ce qui prouve bien que c’est un scientifique. Il a tout lu, tout vu, tout entendu, tout retenu et a récemment eu l’idée de regrouper tous ces savoirs en une seule conférence.

 

APP : Franck, quel regard portes-tu sur le théâtre de l’absurde, délirant, mais absolument indispensable ?

FD : Je pense à ceux qui l’ont fait se développer, les Desproges, Ionesco, Dubillard, Allais, Monty Python… Ce type d’humour est moins présent dans l’univers culturel ces dernières années, c’est peut-être parce que, finalement, il parle énormément de nous, et sans concession ! En effet, l’absurde est toujours un miroir déformant de notre réalité et c’est souvent par l’absurde que les raisonnements sont les plus forts.

APP : Ma dernière question : Quels sont vos projets à tous les trois ?

FD et AV : Un projet de comédie en commun qui sera programmée dès cet été à Paris. Mais pour l’instant, nous préférons ne pas trop en parler, peut-être par superstition (rires), mais nous espérons bien la jouer en Pays basque en 2013. Nous te tiendrons au courant, sois en certain !

TZ : En août prochain, j’interviendrai avec ma compagnie Actadoz au Festival d’Hix à Bourg-Madame avec un spectacle de rue autour des fables de La Fontaine. Début 2013, je reprends le rôle de Philinte dans la tournée du Misanthrope.

 

Tout sur tout…, animé, vif, rythmé, voilà comme on peut décrire l’adaptation et la mise en scène de Franck Duarte. C’est simple et efficace. Sa belle complicité avec les deux comédiens chevronnés offre un divertimento d’une belle respiration et de rupture dans le jeu.

A ne surtout pas rater !

 

Tout sur tout (et son contraire) – du 23 au 26 mai à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 14, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 75 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 mai 2012.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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