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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:56

 Luna Negra : un vrai café-théâtre !

 

luna-team.jpgLa saison 2013/2014 permettra aux familiarisés de l’incontournable Luna Negra de retrouver avec bonheur les classiques du rire tout en découvrant les nouveaux joyaux du spectacle vivant, comme la danse, le mime, le chant et l’improvisation. C’est aussi sa volonté de proposer au public des divertimentos de notoriété nationale avec le souci de faire profiter un maximum. Le secteur du loisir voit aujourd’hui fleurir de nombreuses initiatives privées qui, comme celles de la Luna Negra, offrent un palette riche, régie par une logique économique, dépendant uniquement du « satisfecit populi », Jean-Michel Dupont-Garcia, son créateur et directeur artistique, souhaitait créer un lieu de vie, un lieu de vie artistique. La Luna Negra devient donc un véritable atelier d’artistes locaux ou d’autres venus de tous les coins de France et de Navarre et même de l’étranger ! Une halte pour les baladins des petites scènes. 17 ans plus tard, on peut dire que le pari est hautement gagné !

Entretien avec Jean-Michel Dupont-Garcia, et Marion Belguiral.

 

APP : Jean-Michel, une petite présentation de toi et de l’équipe de la Luna Negra…

JMDG : Bayonnais de naissance, je recherche et ai toujours recherché à faire vibrer ma part universelle et celle de l’autre. Le temps ! 17 ans que Luna essaime ses poussières d’étoiles vacillantes et magiques parce qu’échappant, souvent à leurs corps défendant, à l’attraction puissante des sunlights de la stratosphère du spectacle vivant et autre sphère télévisuelle. Ce café-théâtre de 100 places est dirigé par une équipe de cinq salariés supers motivés : Nathalie (administration), Marion (chargée de communication), Mathieu (production), Philippe (régisseur) et moi-même à la direction artistique. C’est aussi une quinzaine de bénévoles actifs qui sont soudés à nous. Présents onze mois de l’année, nous proposons un programme éclectique avec plus de 130 divertissements pour tout public, et ce à des prix modestes.

APP : Bayonne est-elle la ville tremplin pour les artistes locaux ? Comment perçois-tu l’évolution de la vie culturelle dans cette région ?

JMDG : La ville possède entre autres, une scène nationale, un cinéma d’art et essai et le café-théâtre. C’est déjà pas mal mis cote à cote, mais sans doute encore trop peu au regard des besoins d’expression d’une population de plus en plus créative, probablement en réponse à un mode de vie chaque jour plus aliénant. L’offre culturelle doit aussi s’évaluer dans le cadre d’une complémentarité intercommunale, interrégionale, et là il y aura beaucoup à réfléchir et à échanger dans l’avenir pour empêcher une fuite en avant et une surenchère, car reste la question d’un public certes important et multiple, mais pas extensible à l’infini.

APP : Une nouvelle rentrée plus riche artistiquement que l’an passé ?

JMDG : Oui, portée plus que jamais par notre expérience et notre grande envie d’étonner et de satisfaire. Dans un semestre, seront accueillis des danseurs internationaux de claquettes « 2offbeat » fin octobre. Une jeune comédienne issue du Petit Théâtre du Pain « My name is Kathththy » début novembre, un humoriste « Sir John genre du mime » tout juste rentré du Québec puisqu’en résidence chez Michel Courtemanche (humoriste, acteur et producteur de télévision québécois) début décembre. Une troupe de Fado de Coimbra, un Ensemble de musiques et chants touaregs en tournée, une Cie Cubaine de théatre en tournée dans le cadre d’un échange franco-cubain, un harpiste international, les soirées « d’impro-théatre » et surtout le lancement des « impros danse » réunissant cinq modes d’expression (contemporaine, traditionnelle basque, hip hop, flamenco et claquettes). Je ne dévoile qu’une esquisse de ce que sera notre saison 2014, accessible au plus grand nombre, sans discrimination économique et culturelle.

 

APP : Toi Marion, tu es chargée de communication… Comment a évolué le métier ces dernières années ?

M : Travailler dans un café-théâtre, c’est comme travailler dans une petite entreprise : il faut faire preuve d’une grande polyvalence. Outre la communication, je suis aussi en charge des relations avec la presse et les publics, du mécénat, de la billetterie… Cette polyvalence est aujourd’hui nécessaire et doit être assortie d’une vraie capacité d’adaptation à de nouveaux modes de communication tournés vers Internet, comme les réseaux sociaux qui révolutionnent aujourd’hui notre façon de communiquer.

APP : Quelle a été ta motivation première pour travailler dans la communication ?

M : Celle de travailler dans le monde culturel. La voie de la communication s’est ensuite naturellement présentée à moi, puisque j’ai la chance et en toute modestie (rires) de posséder un bon relationnel et des qualités d’analyse et de synthèse. Mon embauche à la Luna Negra en octobre 2012 est un véritable défi : s’agissant d’une création de poste, il a fallu construire une véritable politique de communication qui affirme l’identité actuelle de ce lieu qui a vécu de nombreux changements en dix sept ans.

APP : Quels sont les aspects positifs et négatifs de ta profession ?

M : L’aspect positif de ce métier, c’est de rencontrer, de tisser un lien avec les spectateurs, avec nos partenaires institutionnels, professionnels et commerçants… La Luna Negra est un lieu culturel de proximité en liaison avec des acteurs locaux. Le côté négatif ? La dématérialisation des échanges, par exemple, l’E-mail remplace de plus en plus la rencontre, même si au Pays basque nous sommes encore relativement préservés à mon sens.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 octobre 2013.  581365_299293003488664_996313482_n.jpg

Philippe Fleury (régisseur).


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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:49

Roxane Durán : une saisissante et émouvante Anne Frank.

 

ANNE_FRANK1-_NS_BDPHOT_8704.jpgRoxane Durán, longue chevelure rousse, visage aux traits délicats, d’une innocence angélique, est la saisissante et émouvante Anne Frank de la nouvelle version théâtrale du « Journal d’Anne Frank » d’Eric Emmanuel Schmitt, qui se jouera à Biarritz, Gare du Midi le 11 octobre à 20h30.

Cette belle et talentueuse actrice fut révélée par « Le ruban blanc » de Michael Haneke, Palme d’Or au Festival de Cannes 2009. Et doit son prénom au charme d’Anne Brochet dans le film Cyrano de Bergerac… A vingt ans, elle est l’une des jeunes comédiennes européennes les plus prometteuses. Simple, directe et fraiche, elle s’est gentiment prêtée à l’interview.

 

APP : Comment as-tu obtenu le rôle titre dans la nouvelle version théâtrale du « Journal d’Anne Frank » de l’auteur à succès Eric Emmanuel Schmitt ?

RD : Tout simplement par la voie normale du casting. Au même pied d’égalité avec d’autres comédiennes dont certaines plus chevronnées. Je n’avais jamais fait de théâtre, puisque actrice de cinéma avec huit films, dont le dernier « La famille Bélier ». Et être à deux mètres du metteur en scène Steve Suissa, c’était plutôt intimidant. Après avoir été convaincante (rires), j’ai rencontré l’auteur et Francis Huster.

APP : Avais-tu lu le livre ? Quelle image as-tu de cette martyre juive de treize ans, morte en déportation ?

RD : J’avoue être passée à côté. Mais je l’ai lu et relu avant, pendant et après le casting. L’image d’une petite fille étonnamment mature, affichant un sacré caractère, une belle humanité, dotée d’une sensibilité à fleur d’âme. Quand je pense que c’est une fillette de treize ans qui a écrit des phrases aussi poussées pour son âge, son époque… C’est prodigieux. Tellement sûre de ses principes, que cela la rendait très forte.

APP : Qu’as-tu pensé de la nouvelle version de l’auteur ? Que penses-tu également du metteur en scène Steve Suissa ? A-t-il été un bon directeur d’acteurs ?

RD : C’est un petit bijou de réadaptation d’une œuvre aussi magnifique que « le Journal d’Anne Frank » et j’ai adoré. Il a une belle sensibilité, et la grande intelligence d’avoir eu l’idée de faire revivre Anne à travers le regard du seul rescapé des camps d’extermination, Otto Frank, son père. Un travail d’orfèvre en traitant sa pièce de façon cinématographique, d’abord en s’appuyant sur des projections, puis celui des flash-back. La mise en scène de Steve Suissa est d’une aisance remarquable. On passe d’une époque à l’autre sans saccades. C’est tout simple : on tourne les pages du journal intime d’Anne et on en découvre le contenu en même temps que son père. La pièce a beaucoup de moments gais et des instants d’espoir. On se laisse porter. Oui, c’est un bon directeur d’acteurs. Avec lui j’ai travaillé par couche, c’est-à-dire, mettre une d’Anne, une de moi, et ainsi de suite. Il m’a beaucoup rassurée, car il vient du cinéma comme moi. Il a ce côté vibrant, réel au niveau du visuel des scènes.

ANNE_FRANK-2_NS_BDPHOT_8565.jpgAPP : C’est une fierté d’avoir pour papa chaque soir sur la scène l’extraordinaire et charismatique Francis Huster ?

RD : Oh que oui ! C’est énorme. Très protecteur avec moi, mais également pour les huit autres partenaires. A chaque scène, nous sommes très complices, et même dans les interviews, parfois il me fait rougir (de plaisir) lorsqu’il fait des compliments à mon égard. C’est un vrai bonheur que de jouer à ses côtés. Oui, c’est un être extraordinaire et charismatique en diable. J’apprends beaucoup avec lui.

 

Voilà ce qu’a pensé le metteur en scène Steve Suissa au moment du casting de la comédienne Roxane Durán : « J’ai reçu 4 800 photos, j’ai vu 288 personnes en une demi-heure, et j’ai eu un coup de cœur pour Roxane, car je savais qu’elle pouvait faire passer des émotions, de les vivre et puis d’avoir ce paradoxe : elle a le corps d’une fille de treize ans et le mental d’une fille de quarante ans ! ».

 

Le Journal d’Anne Frank – vendredi 11 octobre à 20h30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 octobre 2013.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 22:41

Concert de clôture : 200 choristes à la cathédrale.

 

Depuis sept ans, Pascal Mathieu a le plaisir d’organiser les concerts de la Cathédrale de Bayonne et de faire rayonner le Grand-Orgue. Un lieu propice à la musique classique de qualité. Mais aussi, grâce au concours de l’Evêché et de la ville de Bayonne et à l’implication du public basque, ces concerts sont devenus au fil des années un évènement attendu, s’inscrivant naturellement dans le programme des manifestations culturelles d’été de la ville.

L’organisateur Pascal Mathieu s’est gentiment prêté au jeu des questions réponses.

 

ananda-AM-03-08-2013-007.jpgAPP : Qui est Pascal Mathieu ?

PM : Le président de l’Arocc, association ancienne réveillée il y a sept ans avec la double mission d’accompagner et promouvoir l’activité culturelle, et singulièrement musicale de la Cathédrale de Bayonne. Et faire rayonner le Grand-Orgue avec le projet de restauration.

APP : Comment l’idée t’est-elle venue de créer ces concerts à la Cathédrale ?

PM : La Cathédrale somnolait sur le plan culturel depuis des années, alors que sa mission première d’église, à l’époque clocher principal de la grande paroisse bayonnaise (devenue en 1998 Notre-Dame de l’Assomption) était rayonnante, par le nombre et la fréquentation de ses offices. Mais la liturgie s’est lentement et insidieusement appauvrie (disparition des prêtres musicalement et liturgiquement compétents, perte du grégorien, effritement de la chorale, échec de la maitrise). Et la Cathédrale, par paresse, peur du dérangement et l’intrusion du profane, par suite aussi de la lente dégradation de son Grand-Orgue, a fui ou même découragé les propositions de concerts ou veillées musicales. En 2007, en lien avec l’Evêché et la ville, j’ai proposé un calendrier musical estival, haute-saison touristique en Côte basque, pour faire vivre la Cathédrale, démontrer aux pouvoirs publics qu’un orgue rénové aurait une importante activité de rayonnement culturel, complémentaire de sa mission liturgique.

APP : Une très belle programmation pour ce concert de clôture 2013 : 200 choristes et orchestre à la Cathédrale le 6 octobre. Un travail titanesque ?

PM : Oui, important, prenant, chronophage, captivant, riche en contacts humains et facilité par le « rodage » au fil de l’été. Mais aussi le concours logistique de la Mairie, la mansuétude de l’Archiprêtre de la Cathédrale, le bénévolat, des chanteurs et musiciens, qui ont voulu participer par leur geste, pour ce concert de clôture, à l’effort de restauration de ce pauvre Grand-Orgue. A préciser que le chœur Ananda aura ses solistes, Marianne Thomas au piano, Anne Mestelan et Maela Vegnes sopranes. Les chorales Chœur à cœur joie, Argelineak, Vocanti et l’Ortbcb seront là aussi.

APP : Selon toi, que faut-il faire pour rendre la musique, sous toutes ses formes, accessibles à un public plus large et aux jeunes en particulier ?

PM : La gratuité de l’entrée, la présentation des œuvres et de leurs auteurs pour les rendre concrètes, les situer, les humaniser par des anecdotes, les glisser derrière des « produits d’appel », des « têtes » de gondole musicales connues du plus grand nombre et établir une communication complice avec le public. Cela a fonctionné jusqu’ici puisque plus de quatre cent personnes se déplacent à chaque concert, dix samedis par été et ce depuis sept ans.

 

Concert de clôture été 2013 – 200 choristes et orchestre – dimanche 6 octobre à 16h – Cathédrale Sainte-Marie à Bayonne

Tarifs : Entrée et participation libres

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 octobre 2013.  baycath.jpg

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 20:59

Toi et tes nuages : une pièce qui raisonne longtemps.

 

nuages.jpgToi et tes nuages est une pièce intense qui nous enferme inévitablement dans un « huis clos », un psychodrame à quatre pensées, rendu avec l’énergie du désespoir pour l’une et la folie meurtrière pour l’autre. Un regard du monde extérieur sur les rapports de deux sœurs. Une pièce âpre mais profondément humaine, un bon moment de théâtre qui nous tenaille au tréfonds de notre être, qui soulève les vraies questions sur un sujet douloureux, mais traité avec subtilité. Cette plongée dans la folie mérite la venue de beaucoup de spectateurs ce 4 octobre à 20h30 au Chapiteau-Spectacles de Baroja. L’écriture d’Eric Westphal fait de cette rencontre à quatre, un drame un peu identique à la Tennessee Williams. La comédienne Monique Goyeneche nous en parle.

APP : Qui est la comédienne Monique Goyeneche ?

MG : Une passionnée de théâtre et l’aventure a débuté en 1977 dans la plus ancienne troupe de théâtre de la région La Grange aux vagues, dirigée par André Rabas, mon professeur d’art dramatique pendant six ans. Après son décès, nous avons mes camarades et moi créé notre troupe la Cie Théâtrale El Hogar en 1983.

APP : Pourquoi avoir choisi l’auteur de Toi et tes nuages Eric Westphal que tu vas jouer le 4 octobre au Chapiteau-Spectacles de Baroja ? Et qui sont les trois autres comédiens ?

MG : Parce que lorsque nous avons fait une lecture, nous avons eu un grand coup de cœur. Il faut dire que cette pièce nous l’avons joué en 1987 au Casino Municipal de Biarritz. Nous avons eu la chance d’avoir été en contact avec l’auteur pas plus tard que la semaine dernière. Mais son grand âge (84 ans) et la peur d’être fatigué par un long voyage lui ont fait renoncer à notre rencontre. Mais quel bonheur de défendre un si beau texte. Quant aux artistes qui m’entourent, il y a Agathe Le Grode qui est comme moi fondatrice de notre troupe. Joseph Lafitte, qui est également compositeur et interprète pour enfants. Henry Bauer comédien à Paris. La mise en scène est assurée par Alain Lefevre.

APP : Voudrais-tu en quelques mots nous dévoiler l’histoire sans la déflorer ?

MG : Celle de deux sœurs vivant en vase clos, dans un monde étrange ou se conjuguent poésie, violence, humour et tendresse. Une confrontation entre la raison et la folie. Mais où sont les limites entre la folie des gens raisonnables et la sagesse des gens fous. Ce qu’il faut retenir, c’est que l’histoire est captivante, qui nous ménage quelques surprises, passant de la gravité à la tendresse, puis de la drôlerie, laissant toujours le spectateur en haleine.

APP : Donne-moi une raison pour venir voir ce spectacle…

MG : Malgré son univers dramatique et oppressant, les deux personnages masculins apportent un élément de drôlerie. Une pièce qu’on a plaisir à voir. La petite anecdote : lorsque nous avions joué la pièce il y a presque 20 ans, Lucienne Hammon, fille de l’auteur dramatique Jean Anouilh avait été séduite par le texte.

 

Toi et tes nuages – Cie Théâtrale El Hogar – 4 octobre à 20h30 – Chapiteau-Spectacles de Baroja à Anglet  chapiteau baroja

Tarifs : 10€ - Etudiants et demandeurs d’emploi : 5€

Pièce déconseillée aux jeunes enfants

Réservations : 06 70 58 90 01 ou en prévente au Centre Culturel El Hogar à Anglet 54 rue de Hausquette

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 3 octobre 2013.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 23:23

Errobi Kanta : urtebetetze on zuri !

 

semaine-copie.jpgUne passion commune pour le chant a cappella, un désir de partage et une belle histoire d’amitié : la grande famille du chœur basque Errobi Kanta de Bayonne tient peut-être dans ce beau mélange, la recette de sa longévité. Ainsi, trente ans après sa création en 1983, cette chorale poursuit son objectif et rassemble aujourd’hui les choristes et musiciens en quatre pupitres, issus du Pays basque, autour de Céline Ladevese-Duffoir, leur chef de chœur. Pour fêter cet anniversaire, Errobi Kanta a souhaité organiser un concert exceptionnel qui aura lieu le 4 octobre à 20h30 à l’église Saint-André à Bayonne.

J’ai interviewé Beñat Iralour, son président.

 

APP : Be~nat, Errobi Kanta fetera cette année ses trente ans d’existence. Voudrais-tu me citer quelques temps forts de cette chorale ?

BI : C’est de participer chaque année à Santa Agate, au carnaval, à la fête de la musique, aux traditionnelles fêtes de Bayonne et à Olentzero. Celui d’avoir notre propre peña, et notre prestation la plus lointaine en 1998 : Hong Kong.

APP : Quel est son répertoire de prédilection ? Quel sera le programme du 4 octobre à l’église Saint-André de Bayonne ?

BI : C’est le chant a cappella (quatre voix d’hommes) que l’on pratique en quatuor, octuor (otxote), chants populaires basques et espagnols. Quant au programme, il sera composé de dix chants a cappella, d’un intermède de Txistu interprété par l’une de nos chefs de cœur Céline Ladevese-Duffoir, de six chants a cappella de l’ensemble (groupe actuel + anciens chanteurs), de cinq chants populaires par le même ensemble et sept chants populaires du groupe actuel.

APP : Quelle est la qualité première d’Errobi Kanta ?

BI : Celle de pouvoir conjuguer deux parties distinctes lors des concerts ou de prestations : le chant a cappella et le chant populaire avec quatre voire cinq musiciens également chanteurs.

APP : Des chants basques, chants populaires espagnols, mais la chorale a-t-elle des chants profanes ?

BI : La quasi-totalité des chants sont des chants profanes, cependant nous possédons un répertoire d’œuvres pour assurer les messes, celles aussi du mariage ou des enterrements.

APP : Donne-moi une bonne raison pour venir écouter les chœurs des hommes Errobi Kanta…

BI : Trente ans, c’est important, un anniversaire qu’il faut souhaiter avec nous. Errobi Kanta est un chœur basque qui a de la voix. En somme du bonheur à l’état pur ! (rires). Et la recette récoltée sera reversée au CCAS de Bayonne.

 

Le chœur basque Errobi Kanta – 4 octobre à 20h30 – Eglise Saint-André Bayonne  

Tarifs : Libre participation – Recette reversée au CCAS de Bayonne

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Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 3 octobre 2013.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 23:42

Daleman… talent confirmé

TibZ… talent naissant.

 

AC9Z3254-copie-1.jpg©Delphine Pernaud.

 

TibZ, c’est un chanteur au parcours présenté comme un conte de fées. Auteur-compositeur et interprète, il propose une maquette à MyMajorCompagny. Nanti de son magot (100.000€) récoltés en un an grâce aux internautes, TibZ passe à l’enregistrement de son premier album folk. Des textes et musiques inspirés par sa voix écorchée vive et éraillée qu’il s’est façonnée comme ça. Il est l’invité de Baptiste Daleman au Caveau des Augustins le 4 octobre à 21h. C’est aussi le délicieux et éclatant voyage en compagnie de l’auteur de « Deviens-toi », « Power », « Voyageur solitaire », qui a cette rage et cette envie de faire ce pourquoi il est fait : chanter ! C’est l’incontournable de la chanson française de qualité. Mais aussi de la chanson rebelle, portée par de beaux mots : les siens !

Rencontre.

 

APP : J’aimerais que tu te présentes à nos lecteurs…

TZ : Je suis Thibault Gaudillat, j’ai vingt ans, né à Bergerac (24). A dix ans j’ai commencé la musique après avoir été bercé par de grands classiques qu’écoutait mon père. A cet âge, ce fut ma première guitare, mes premiers accords, mes premiers grands coups de foudre musicaux (Dylan, Neal Young, Francis Cabrel, Elvis Presley). Au niveau études, quatre ans de préparation pour un bac L option théâtre que j’ai obtenu après maints efforts. Et mon objectif premier : vivre de ma musique. Je suis sur le point de terminer mon premier album chez MyMajorCompagny.

APP : Ecris-tu, composes-tu ? De quoi parlent tes chansons ?

TZ : Oui, auteur et compositeur. Elles parlent de choses relativement simples qui s’adressent à tout le monde. Dans mes textes, il y a beaucoup de moments personnels, des instants qui m’ont marqué et que je raconte. Plusieurs clins d’œil et anecdotes qui parlent de ma région natale à laquelle je suis très attaché. Je n’écris pas souvent, mais l’écriture et la composition sonnent chez moi comme un vieil ami qui vient frapper à la porte pour boire le pot de l’amitié.

APP : Pourquoi avoir choisi MyMajorCompagny en ce début de carrière ?

TZ : L’histoire a débuté voilà deux ans. Un ami m’avait conseillé de me lancer dans l’aventure. Internet est un bel outil pour un chanteur qui débute et qui habite la province. Je me suis piqué au jeu et j’ai passé beaucoup de temps sur le site. J’avais réussi à rassembler des gens qui aimaient mon projet et qui étaient prêts à investir. J’ai bossé tout un été pour pouvoir me payer un home studio et continuer ainsi à améliorer mes maquettes, mes vidéos, tout en faisant également quelques concerts. MCM fut un véritable moteur, celui qui m’a permis de me développer artistiquement et humainement, car il faut bien le dire, c’est une belle histoire humaine, celle qui m’a apporté une belle maturité.

APP : Tu as atteint la coquette somme de 100.000€. Un premier album qui va bientôt sortir. As-tu une idée de ceux qui t’accompagneront dans ton parcours musical ?

TZ : Oh oui ! Je me suis mis en quête d’un réalisateur/arrangeur, un homme qui fabrique de toute pièce mon album. Je voulais quelqu’un de jeune, avec une remarquable expérience de la scène, qui pourrait arranger mes morceaux et avec qui le courant passerait bien. J’ai rencontré Eric Starczan, guitariste de General Electriks et réalisateur du premier album de Mickael Miro et des Backstage Rodeo. On a travaillé chez lui, puis à Paris chez Oβmix Studio, avec l’ingénieur du son Vincent Perrot. Je voulais pour ce premier album une couleur folk, et des textes en français. Je me suis entouré de grands musiciens comme Eric Sauviat, Toma Milteau, Philippe Tempo ou le danois Johan Dalgaard. Tous ont travaillé pour de grands noms de la chanson française, Cabrel, Biolay, Eicher, Hallyday, Damien Saez, Carmen Maria Vega. J’espère de tout cœur que ce premier opus touchera un grand nombre de personnes, et surtout ceux qui ont cru en moi. Oui, mille mercis à tous mes producteurs, à tous ceux qui ont participé au projet. Cet album est le leur !

 

APP : Baptiste, pourquoi avoir invité TibZ dans ton concert du 4 octobre au Caveau des Augustins ?

BD : Je l’avais déjà invité en avril dernier toujours au Caveau des Augustins à Bayonne. C’est Olivier Quesada (mon batteur) qui nous a mis en contact. Avec Sami, son guitariste extraordinaire, nous avons joué sur la Côte basque une bonne partie de l’été. Avec mes musiciens, Anatole, Laurent, Renaud Morelle et Olivier Quesada, cela a été une véritable osmose, d’où cette volonté de faire le co-plateau ensemble. Et pour la petite information personnelle, on s’entend tellement bien, qu’on est à la recherche d’une grande maison pour vivre ensemble et partager nos créations musicales.

APP : Quelle sera la couleur de ce concert du 4 octobre ?

BD : Sous le signe de la bonne humeur. Le même concert d’enfer qui avait eu lieu au Caveau pendant les fêtes de Bayonne. Et puis celles du partage, de l’imprévu, du frisson, de l’émotion, du rire ! Une explosion d’ondes positives.

 

Baptiste Daleman et TibZ - 4 octobre à 20h30 - Caveau des Augustins Bayonne  logo-caveau

Tarif : 6 et 9 €

Réservation : 06 98 18 22 77 et 05 59 25 69 76


Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 septembre au 4 octobre 2013.


AC9Z0195.jpg©Delphine Pernaud.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 23:05

Pottoroak a été constitué il y a dix ans pour permettre aux membres de cette association connue pour son implication dans la vie bayonnaise d'exprimer sa passion pour le chant. Composé de trente six de choristes, l'ensemble est placé sous la direction d'André Lassus, grand musicien et chef de chœur qui a longtemps été à la tête de l'Harmonie Bayonnaise et de l'école de musique de Tarnos. Le répertoire est varié avec une prédominance de chants basques traditionnels agrémentés de nombreuses incursions dans le répertoire étranger, religieux ou classique. Il comprend également des créations originales.

A l'occasion du concert du 29 septembre à 18h au Théatre de Bayonne, j'ai rencontré André Lassus et Michel Hernandez (ténor) pour qu'ils me parlent de cet évènement très attendu après leur passage à l'église Ste-Marie d'Anglet la semaine précédente.



POTTOROAK INTERVIEW DE ANDRE LASSUS MICHEL... par poesieduster64

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:48

Les Crieurs Pudiques : alchimie atypique et moments de partage.

 

PHOTOS-2013-2-0622.JPGCes trois gars se croisent dans une association théâtrale « Scaramuccia ». Quelques années après, Jean-Marc di Papadok, Marco dit Bronxy et Pierre dit Jamaik deviennent les Crieurs Pudiques. Avec leurs chansons, ils dénoncent les choses de la vie en passant toujours par l’humour et la pudeur. Le groupe vient de sortir son 1er CD « Hypocrise » qu’ils évoqueront au Théâtre de la Nature à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre à 20h30 entre percussions, guitare, flûte, guimbarde et polyphonies. Des mots qui flinguent, des chansons folles et douçâtres sont les chemins que prennent ces trois lascars de la dérision. Chaque espace ludique devient champ de bataille où les fleurs poussent sur le béton. Leur virée poétique n’est que bonheur. En somme les Crieurs Pudiques, c’est le savant mélange des genres !

 

APP : Gianmarco… Pour ceux qui ne te connaissent pas, voudrais-tu nous dire ton parcours artistique…

GT : J’ai commencé avec le Théâtre de l’œuf à Saint-Jean-de-Luz dès mes quinze ans. Formé au CNR de Toulouse avec Maurice Sarrazin, ancien élève de Louis Jouvet et fondateur du Grenier de Toulouse. Après avoir joué dans divers café-théâtre, j’ai créé l’association Scaramuccia. Je collabore également avec la Cie Les Lézards qui bougent de Bayonne. Et j’exerce mes interventions pédagogiques dans des établissements scolaires, les entreprises (gestion du stress et développement personnel).

APP : Le Pays basque est une région où la culture devient une belle identité. Pourtant, on peut avoir le sentiment qu’elle se dilue avec le temps et au fil des générations. Es-tu d’accord avec cela ?

GT : Je pense que la culture s’adapte à son époque quelque soit la région ou le pays. Ce sont les hommes qui font la culture et elle subit des influences socio politiques, économiques, historiques. Elle s’adapte, mais ne se dilue pas. En disant cela, j’ai l’image d’une goutte d’eau douce qui disparaît dans l’océan. La culture c’est comme un cours d’eau, une rivière, un fleuve, une cascade dont les perles d’eau viennent pour l’alimenter, entraînant au passage tout le limon, les sédiments d’une terre. Sans ces perles d’eau, l’océan n’existerait pas.

APP : En tant que fondateur/directeur de Scaramuccia Théâtre, te sens-tu investi d’une mission de transmission de patrimoine théâtral à la jeune génération ? Si oui, pourquoi ?

GT : C’est plus qu’un investissement, c’est un devoir, un choix réfléchi. Je considère que l’animation d’ateliers théâtre n’a pas pour unique rôle le loisir. Enseigner l’art dramatique n’est pas anodin. Pour moi, la matière théâtrale devrait être depuis très longtemps une matière fondamentale des programmes scolaires. Pratiquer le théâtre, c’est travailler avec plaisir, presque un luxe aujourd’hui.

APP : En dehors de ta programmation, tu proposes un travail d’atelier ainsi que des stages. En quelques mots, voudrais-tu nous en parler ? Et que dire de la saison 2013/14 ?

GT : Avec Peyo Anio, nous proposons des ateliers enfants, ado et adultes entre deux et trois heures par semaine. Les stages « Théâtre en bien-être » sont une nouveauté à laquelle je songeais depuis quelques années. J’ai imaginé donc des formules de stage qui mélangent la pratique théâtrale et le développement personnel. Des temps d’échanges et de rencontres, moins fréquents, mais plus denses et qui permettent de se concentrer sur un aspect particulier du travail. Le dernier stage est même dédié à la création d’une petite forme de spectacle.

APP : Tu es l’un des musiciens du groupe « le Crieurs Pudiques » qui vient de sortir son 1er CD « Hypocrise » que tu présenteras lors de ton concert du 28 septembre à 20h30 au Théâtre de la Nature à Saint-Jean-de-Luz. Voudrais-tu nous en parler ?

GT : Le groupe a été créé il y a plus d’une dizaine d’années. Marc Robert et Pierre Talgorn étaient des membres de nos ateliers et entrant dans leur vie, nous avons mis en commun notre savoir-faire artistique, musique, théâtre et écriture, et nous avons fondé ce trio. Nous avons timidement joué dans la rue, puis les bars, dans les gaztexe, à la Luna Negra à Bayonne, les MVC. Les Crieurs Pudiques sont trois mauvais garçons au grand cœur, dont les chansons égratignent, touchent, parlent de nos comportements, de la société en général, mais toujours avec humour et pudeur. Toutes les générations confondues sont friandes de nos titres. Pour l’instant avec ce 1er CD, c’est un essai effectué, il nous reste plus qu’à le transformer ! (rires).

 

Concert Les Crieurs Pudiques – 28 septembre à 20h30 – Théâtre de la Nature à Saint-Jean-de-Luz

Tarifs : Entrée libre

Informations : 05 59 51 24 17 ou scaramuccia@orange.fr et http://theatre-scaramuccia.blogspot.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 septembre 2013.

 

A revoir sur ce blog l’interview vidéo de Gianmarco Toto réalisée aimablement par mon amie Alicia Snicker.

 

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:18

L’Alouette : sous la voûte de l’âme et des ailes espiègles.

 

Photo-copy-de-Chris-Mahe-jpgL’Alouette, revisitée par l’esprit et la plume aiguisée de Jean Anouilh. Une pièce qui mérite d’être vue, parce que très actuelle, émotionnelle, à l’esprit satyrique, et qui va du réalisme à l’irrationnel. Virginie Mahé qui a assuré une savante mise en scène a su aller à l’essentiel. Une pièce qui porte au rire et à la réflexion. Une tragicomédie convaincante, bien servie par les comédiens amateurs. Une certaine Jeanne, femme passionnée et éternellement moderne, qui est devenue immortelle en incarnant la liberté. La pièce sera jouée le 26 septembre à 21h au Colisée à Biarritz. Entretien avec Virginie Mahé qui apporte toute sa sincérité nécessaire à la pureté de cette pièce.

 

APP : Jean Anouilh disait : « Je compare la destinée de Jeanne au chant de l’Alouette au-dessus des soldats. Cette petite alouette qui se fait entendre au milieu des canons ». Lorsque tu as fait la mise en scène, pensais-tu à une certaine liberté, à l’âme, à l’incarnation d’un oiseau qui vole vers le ciel ?

VM : Evidemment. Une liberté lumineuse. Je suis moi-même éprise de liberté, ce qui explique mon attirance pour cette « Alouette », si pure, si forte et fragile à la fois. J’ai beaucoup d’admiration pour ces femmes hors du commun, qui se battent pour défendre un idéal envers et contre tout.

APP : Que penses-tu de l’écriture de Anouilh ? Aurait-il pu titrer tout simplement « Jeanne d’Arc » au lieu de « Alouette » ?

VM : Son écriture évoque pour moi la finesse d’esprit. Il associe l’humour au drame avec élégance. J’aime ce mélange de force et de poésie que l’on retrouve dans son œuvre. De ce fait, son titre « l’Alouette » ne pouvait en être autrement. Tout un symbole !

APP : Espères-tu entrer avec cette pièce dans le fantasme du public et le surprendre ?

VM : Oui, car il découvre la pureté de Jeanne, passionnée et déterminée. Face à ses juges impitoyables, elle va retracer son épopée. J’ai voulu une mise en scène un peu touchante, attendrissante, déchirante. Le jeu de mes comédiens est extraordinaire pour des non professionnels venant des ateliers adultes du Théâtre du Rideau Rouge et montrer le côté sincère et attachant pour ma Jeanne. Le public aura le fantasme qu’il désire. C’est la 3ème représentation qui a déjà conquis. Oui, j’aime le surprendre.

APP : Avant de nous séparer Virginie, j’aimerai que tu nous dises quelques mots sur la Compagnie Le Rideau Rouge…

VM : Des ateliers pour adultes, ados, enfants, une école agrée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports, et fondée en 1988 à Biarritz par Gérard Bagardie. Il y a une centaine d’élèves et une troupe. Après quinze ans d’expérience théâtrale à ses côtés, il me propose de faire des mises en scène et notamment celle de l’Alouette, parce que passionné par cet auteur. Pour information, Gérard a été récompensé par le Prix Jean Anouilh en 1999 pour sa pièce « Les Conquérantes ». Je suis très heureuse, car le Rideau Rouge présente trois pièces au Colisée les 27 septembre à 21h : « Madame Sans-gêne » et le 28 à 21h « Le Malade Imaginaire ». Pour tout connaître de nos activités, tapez ce lien : http://www.lerideaurougebiarritz.fr

 

L’Alouette de Jean Anouilh – 26 septembre à 21h – Le Colisée Biarritz

Tarifs : 10 et 8€

Réservations et informations : 06 82 93 23 93 ou directement à la caisse 1h avant le spectacle.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 septembre 2013.

Photo-copy-de-Chris-Mahe.jpg©Chris Mahé.

Photo-copyright-Sandie-Roussane.jpg©Sandy Roussane.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 22:01

Pottoroak : accroche ce Chœur sur le Cœur !

 

Pottoroak.jpgAu-delà des chants classiques et religieux, le Chœur d’Hommes du Club Pottoroak s’évertue à mettre en valeur des auteurs et des airs de tous temps et de toutes origines. Amateurs passionnés, ils offrent au public un répertoire aux multiples facettes, avec des pièces a cappella qui voyage à travers les styles musicaux et les époques. En parallèle de l’aventure musicale, les 35 chanteurs hommes forment une grande famille qui vit, grandit, aime à la folie, rit à gorge déployée, mais fait pleurer aussi. Chanter, c’est rencontrer l’autre, c’est vibrer ensemble, c’est aussi pour quelques minutes rejeter la cacophonie d’un monde fou. Chanter, c’est exister ailleurs et autrement que dans une société de consommation et d’individualisme. J’ai rencontré son chef de chœur, dynamique et innovateur, André Lassus, reconnu pour le travail qu’il mène à réitérer l’esprit et la forme du chant choral et Philippe Placé.

Pottoroak sera en concert au Théâtre de Bayonne le dimanche 29 septembre à 18h, avec en première partie le groupe Egungoak.

Interview.

 

APP : Pourquoi ce concert au Théâtre de Bayonne ?

AL : Le chœur du club des Pottoroak comprend 35 chanteurs, qui se sont produit à Anglet, Biarritz récemment. C’est donc légitime que ce chœur ait envie de se produire à Bayonne qui est la ville de leur club, et de plus, dans ce théâtre de la scène nationale qui invite des artistes confirmés.

APP : Quel sera le programme ?

AL : Le concert se déroulera en trois parties. Egungoak, groupe de chanteurs et musiciens basques assurera la première partie et accompagnera également la chanteuse Magali Zubillaga à la voix reconnue et appréciée. La deuxième, le chœur d’homme chantera ensuite a capella son répertoire traditionnel et des chants avec des solistes. La troisième, sera consacrée à la musique d’Abel Moreno, compositeur célèbre de musiques taurines auquel Bayonne vient de rendre hommage dans les arènes le 9 août dernier. Le chœur et l’orchestre interprèteront : Lloran los clarines et la Madruga. L’orchestre, une douzaine de musiciens, créé pour la circonstance, accompagnera le chœur pour chanter l’hymne du XVIème Mondial de Pelote écrit par Jacques Ballue « Pilota ». En final de ce concert, le chœur d’hommes et Egungoak chanteront avec le public comme ils aiment le faire.

APP : Quand est né le groupe basque Egungoak ? Et qui sont ceux qui le composent ?

PP : De l’éclatement des ballets basques Etorki. Né voici 23 ans, il y avait à l’origine huit musiciens-chanteurs masculins qui perpétuaient la culture festive basque. Le temps verra l’ensemble changer, face aux vicissitudes de la vie et se réduire à 5 membres. L’accordéon appuyé par une guitare et un clavier, de 4 chanteurs dont le souci principal s’attache à perpétuer le même état d’esprit à travers un répertoire divers et de qualité (chansons basques contemporaines ou anciennes). Egalement le répertoire festif espagnol et ceux tirés du répertoire français pour satisfaire à l’occasion le touriste en vacances dans notre région. Cette vocation musicale trouve toute sa place dans l’animation de soirée (associations, fêtes de village, séminaires, des concerts publics ou privés réunissant les amoureux du chant et de la convivialité). Nous nous considérons comme une formation musicale dont tous les membres prennent part à la constitution du répertoire et à l’organisation de la formation. Les musiciens ont un parcours classique ou viennent du Conservatoire de Bayonne.

APP : Voudrais-tu me dire qui est Magali Zubillaga ?

PP : Une chanteuse à la voix chaude et sensuelle qui a participé à de nombreux concerts dans le Pays basque, et non des moindres. Son répertoire n’est pas sélectif, mais elle aime interpréter des auteurs compositeurs interprètes comme Imanol, Pantxoa Carrère, Peyo Ospital, Manech Pagola, Jojo Bordagarai et le plus surprenant, la chanteuse Argentine Mercedes Sosa, dont la notoriété musicale reste encore dans toutes les mémoires des initiés. Pour le concert du 29, nous serons rejoints par deux anciens membres du groupe sur la scène du Théâtre de Bayonne.

APP : Egungoak a-t-il un type de lieu de prédilection pour se produire ?

PP : Nous nous produisons le plus souvent dans le département, mais nous ne refusons pas de participer à la Fête du Rugby à Lombez Samatan, la Nuit Basque à Sainte Foix la Grande et la Cidrerie à Astigarraga Espagne.

 

Chœur Pottoroak et groupe Egungoak – dimanche 29 septembre à 18h – Théâtre de Bayonne

Tarifs : 10€ et gratuit pour les moins de 12 ans

Réservations et informations : 06 08 48 32 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 septembre 2013.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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