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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 14:02
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 00:50
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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 22:35

Jazz entre amis : remarquables jazzmen de notre temps.

 

Gerard-et-son-big-band.jpegPlace ici à nos deux pianistes jazzmen les plus colorés que sont Gérard Daguerre et Arnaud Labastie. Ca va swinguer, taper dans les mains, bouger des pieds, dodeliner de la tête, bref ça va balancer et secouer avec eux et l’Alexander Big Band au Théâtre de Bayonne le 20 septembre à 20h30. Un moment rare et privilégié proche des musiciens, un pur plaisir pour les amateurs de vrai jazz. Et quand le jazz est là, on oublie la java !

Entretien.

 

APP : Arnaud et Gérard, comment vous est venue la passion pour le piano et la musique de jazz ?

AL : J’ai été initié au piano par ma mère professeur de musique. Entré au Conservatoire de Bayonne à l’âge de sept ans, j’ai obtenu une médaille d’or quelques années plus tard dans la classe de Suzanne Gaillard. C’est à 19ans, grâce à un atelier dirigé par Jacques Ballu et Antoine Gastinel que j’ai découvert le jazz. Je me souviendrai toujours du choc que j’ai ressenti en jouant mes premiers accords, accompagné par une contrebasse et une batterie. Ma passion pour cette musique ne m’a jamais quitté.

GD : C’est à l’âge de treize ans que ma passion pour le piano est née. J’ai eu la chance de rencontrer un excellent pianiste de jazz algérois au Casino d’Hossegor qui m’a beaucoup appris. Je remercie à cette occasion M. Paul Barrière, qui hélas nous a quitté récemment. J’ai pour cet homme une reconnaissance à vie.

APP : Quel sera le programme du 20 septembre au Théâtre de Bayonne ? Est-ce la première fois ce duo pianistique ?

AL : Quelques grands standards du jazz, comme Bye bye blackbird, Autumn leaves. Oui, c’est la première fois que nous jouons en duo. Mais également en ce qui me concerne, la première fois que je joue à deux pianos. J’ai un peu le trac, je dois l’avouer. Mais je suis en confiance avec Gérard qui est non seulement un musicien fabuleux, mais aussi une personnalité humaine.

GD : La première mais pas la dernière fois, ça c’est sûr ! (rires).

APP : Comment décririez-vous le style de jazz que vous interpréterez ? Vous arrive-t-il également de composer ?

AL : J’aime le jazz qui swingue, celui qui donne envie de danser, de claquer des doigts. Je n’ai jamais composé, mais peut-^être qu’un jour cela viendra.

GD : Un jazz qui est la fête entre musiciens. L’époque d’Art Blakey et le Jazz Messengers, Miles Davis, Cannonball Adderley… Il m’arrive de composer, mais pas uniquement pour de la musique de jazz.

APP : Parlez-moi de l’Alexander Big Band qui assurera la seconde partie …

AL : Je dirige cet Ensemble depuis dix ans. Il se compose de vingt musiciens amateurs et d’une chanteuse, tous issus de la région et liés par une passion commune : le jazz. Nous nous produisons régulièrement dans le Pays basque et les environs. Depuis un an, l’orchestre travaille sur un projet musical élaboré et écrit par Gérard, autour de sept grands standards du jazz et qui seront dévoilés à l’occasion de la soirée. Une très belle aventure en perspective !

GD : C’est avant tout la réunion de copains qui ont la passion pour le jazz. Des musiciens très motivés, dont l’un que je connais particulièrement, Robert Castagné, premier trompette avec lequel j’ai partagé la scène au Palais des Congrès de Paris avec Sylvie Vartan. Un excellent orchestre avec lequel j’aurai l’immense plaisir de partager la scène au Théâtre de Bayonne. Il y a aussi Arnaud Labastie, qui est la modestie même, un excellent pianiste et surtout un homme formidable.

APP : A votre avis, un pianiste de jazz est-il plus libre qu’un pianiste de musique classique ?

AL : On a une impression de liberté lorsqu’on improvise, lorsqu’on se libère de la partition écrite. Néanmoins, j’ai eu la chance d’écouter de grands pianistes comme Richter. Son interprétation des œuvres est tellement personnelle, inimitable, que cette question de liberté, finalement, ne se posait plus.

GD : Pour moi, il est évident qu’un pianiste de jazz a plus de liberté que celui du classique, parce qu’il est obligé de jouer chaque note, chaque respiration écrite. Le jazz lui, respire et vit sur l’instant présent et de façon unique.

APP : Citez-moi trois raisons pour venir vous voir…

AL : Participer à une belle cause en aidant deux associations. Passer un bon moment « entre amis ». Venir découvrir les arrangements originaux, écrits spécialement pour l’occasion par Gérard. Je le remercie d’ailleurs très chaleureusement au nom de l’Alexander Big Band.

GD : Celle de participer à un gala de bienfaisance. Aider l’art quel qu’il soit au Pays basque. Venir écouter en toute simplicité une bande de copains musiciens, qui ont envie d’abord de faire plaisir, mais aussi la joie de créer cet évènement sur la scène du Théâtre de Bayonne.

 

Jazz entre amis – Gérard Daguerre – Arnaud Labastie – Alexander Big Band – 20 septembre à 20h30 – Théâtre de Bayonne

Tarif unique : 10€

Réservations : 06 16 37 07 76

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 septembre 2013.


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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:42

Annadré : de l’humour au stéthoscope.

 

logo lunaDocteur Annadré a tout pour plaire, minois ravissant, énergie communicative et sens inné de la scène. Cette patricienne hors du commun stéthoscope tout sur son passage et possède une identification médicale surréaliste. La consultation est incluse dans le spectacle qui a lieu du 18 au 21 septembre à la Luna Negra à Bayonne. Du très bon délire de cette « doquetoresse » qui révolutionne le monde médical grâce à une nouvelle méthode qui soigne aussi bien les inflammations amoureuses à répétitions, les allergies, l’acné et la nymphomanie tardive, le tout en chansons.

Entretien.

 

Annadre_HD.jpgAPP : Mais qui est cette humoriste au prénom pas commun ?

A : Michel Fugain a très bien répondu à la question : « C’est quoi ce prénom ? Tout simplement le condensé d’Anna et d’André ». Anna car j’avais lu le livre de Paul-Loup Sulitzer et André par adoration pour mon grand-père. J’espère qu’un jour ce prénom pas commun sera (re) connu pour qu’on ne me pose plus la question (rires).

APP : En 2013, avec ton nouveau spectacle « Chansons sur ordonnance », c’est la belle aventure sur scène qui commence ?

A : C’est une nouvelle étape qui va me permettre de croiser des gens que j’ai eu le plaisir de connaître lors de mon spectacle ‘Tête à plumes’ en 2009 à la Luna. Ce qui est formidable avec les chansons, c’est que ça marche dans les deux sens. Vous êtes malades, je vous prescris une chanson. Pour établir un diagnostic, je demande à mes patients leur chanson préférée du moment. Puis je leur ordonne des chansons génériques en fonction de leurs symptômes. Ah ! Que oui, il est bon de se faire soigner en chanson, d’autant que le médecin que je suis a beaucoup de charme ! (rires).

APP : Seule sur scène, tu dévoiles une sacrée personnalité, mais aussi diverses facettes… Est-ce pour toi une forme de thérapie sur ordonnance ?

A : Totalement ! On dit que la psychanalyse ne nous guérit pas, mais elle nous sauve. L’humour est mon meilleur médicament en toutes circonstances puisqu’il force à prendre du recul. Grâce à lui, je dédramatise facilement.

APP : L’humour pour toi serait-il une arme douce pour la séduction ? Es-tu d’accord avec moi pour dire « Femme qui fait rire… » tu connais la suite...

A : Bien sûr ! Mais la décence m’interdit de te dire la suite. Sache que lorsque je séduis, je n’ai besoin d’aucune arme. Je suis le charme et l’attirance personnifiés ! (rires).

APP : A une époque tu as dit : « Pour faire pleurer le public, je suis une championne », alors avec ce nouveau spectacle, comptes-tu le faire mourir de rire sur… ordonnance ?

A : Je me le souhaite de tout cœur. Pour écrire ce spectacle, j’ai pris le temps nécessaire et je ne le regrette pas. Si je donne du plaisir, je risque d’en prendre également.

APP : En 2013, c’est l’année antidote du Dr Folamour ? Vas-tu promener ce spectacle prescrit sur ordonnance ?

A : Bien sûr ! Un peu partout en France, mais également en Suisse. J’espère aussi que « Chansons sur ordonnance » de ce Dr Folamour sera joué sur scène parisienne l’année prochaine !

 

Annadré – Chansons sur ordonnance – Luna Negra Bayonne – du 18 au 21 septembre à 20h30 

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 ou www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 septembre 2013.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:02

Asier Galardi… Ô Tango, plaisir sensoriel et fascination.

 

photo-studio.jpgTango argentin, musique profonde qui touche à l’âme. Danse de l’émotion partagée, du jeu de dialogues et du langage universel. Art vivant et art de vivre, le tango voyage et se renouvelle continuellement. Il est source d’inspiration, de liberté et de créativité. L’enseignement de Asier Galardi pour le tango argentin se trouve au croisement de toutes ses expériences dans cette discipline. Il se base sur des exercices corporels qui permettent à ses élèves de tous niveaux, de développer de manière personnelle, la communication et la sensibilité propres à cette danse.

Entretien avec un professeur qui a une approche très complète du tango et qui possède des qualités pédagogiques indéniables.

 

APP : Asier, comment as-tu rencontré le tango argentin ?

AG : Je dirais plutôt que c’est le tango qui est venu à moi. Adolescent, j’ai assisté à un spectacle de tango qui m’a profondément marqué, mais c’est surtout lorsque je suis parti à Buenos Aires en 1999 pour travailler, que je tombe, au détour d’une rue sur une Milonga (un bal de tango). Et dès cet instant, je suis littéralement tombé amoureux de cette danse avec son Abrazo (une embrassade) si intime et sa musique si envoûtante que ma passion pour le tango demeure toujours.

APP : Comment s’est produit chez toi le fait de devenir professionnel, de vivre du tango et pour le tango ?

AG : Après avoir vécu quatre ans à Buenos Aires, où je me suis formé au tango argentin quotidiennement auprès de Maestros reconnus, je suis renté à Irun, ma ville natale, avec le projet d’enseigner le tango parallèlement à mon travail qui n’a rien à voir avec l’artistique. Je crée en 2003 une école El Sotano. Peu à peu, l’affluence des élèves augmente et je suis de plus en plus sollicité pour enseigner et danser dans le cadre de festivals, stages… Le succès est tel, qu’il m’est difficile de concilier les deux. Je fais alors un choix en 2011 : celui de me consacrer entièrement à ma grande passion.

APP : Tu enseignes le tango depuis dix ans, anniversaire que tu as fêté cette année à Irun, donc j’aimerais connaître tes réflexions sur ces années passées à enseigner…

AG : Celui de transmettre avant tout cette danse sociale, qui demande, il faut bien le dire, une réelle connexion à l’autre par le fameux abrazo, cette manière si spécifique au tango argentin d’enlacer son ou sa partenaire. L’enjeu ensuite est d’interpréter la musique bien sûr, car un pas de danse, même lorsqu’il est marqué magistralement, s’il n’est pas habité par la musique et par l’âme des danseurs, devient vide de sens.

APP : Qu’est-ce qui fait pour toi la qualité d’un professeur de tango argentin ?

AG : La passion en premier. J’ai personnellement besoin de voyager chaque année à Buenos Aires pour continuer à me former auprès de virtuoses et être au fait de l’actualité de cet art. J’ajouterai également la capacité de transmettre ses connaissances d’une manière claire et pédagogique, et surtout de la patience (rires). Le corps est comme un instrument de musique qui demande un travail en profondeur, de la discipline, de l’écoute et du cœur.

APP : Quelles sont les idées reçues que tu aurais envie de dénoncer à propos de ton métier ?

AG : Tout d’abord, dire qu’il n’est pas nécessaire d’être un Argentin pour enseigner le tango ! Aujourd’hui cette danse s’est largement globalisée et il existe de nombreux professeurs, qui proposent un enseignement de grande qualité. Par ailleurs, je voudrais insister sur le fait que le tango n’est pas une danse difficile et c’est d’ailleurs, à la base, une danse née des quartiers populaires. Elle demande simplement un apprentissage continu dans le temps, ce qui n’est pas forcément bien perçu par notre société souvent très pressée.

APP : C’est le but de cet entretien : quelques mots sur tes cours à Anglet…

AG : Les cours vont reprendre le 19 septembre. Et c’est tous les jeudis dès 19h à la Salle Polyvalente de l’école Jean Jaurès à Anglet. Ils sont accessibles à tous les niveaux. Je voudrais faire découvrir cette danse qui est un véritable langage universel, émotionnel et sensoriel. Et pour moi, une fascination !

 

Asier Galardi – Ecole Jean Jaurès Salle Polyvalent d’Anglet – 19 septembre à 19h premier cours

Tarif : 45€ par mois

Possibilité de cours particuliers tangoelsotano@yahoo.es

Informations : 06 08 05 90 23

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 septembre 2013.

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 01:05

Musique en Côte Basque : un bouquet remarquable de concerts.

 

_DSC9232.jpgVoilà 54 ans que le Festival Musique en Côte Basque reste fidèle à sa tradition au cœur du Pays basque. En 2013, porté par un souci d’excellence de son nouveau directeur artistique Patrice Armengau qui offre sa force dans l’art de la musique, ici on nous entraîne dans des escapades à l’époque romantique de qualité exceptionnelle avec des grands noms de la scène musicale qui savent établir un contact privilégié avec le public, et de faire ressentir au plus haut point la musique classique.

Interview d’un homme passionné, sympathique et accessible.

 

APP : Patrice, depuis quelques mois tu es le tout nouveau directeur artistique du Festival Musiques en Côte Basque, pour lequel, tu avais œuvré adolescent comme bénévole. Aujourd’hui, pourquoi avoir accepté ce challenge ?

PA : Des années que nous en parlions avec mes amis du Comité d’organisation du Festival ; depuis que Jean Darnel, qui a réalisé cinquante éditions, s’est retiré. J’avoue que je me suis fais un peu prier (rires), mais au final, j’ai eu la belle faiblesse d’accepter. Très agréable de « rentrer à la maison » après des années d’aventures artistiques qui m’ont mené loin d’ici. A présent, il faudra être à la hauteur du challenge ! Je n’ai pas la pression d’accompagner ce festival encore un demi-siècle (rires), mais du moins le devoir d’appuyer l’équipe pour lui donner un nouvel essor.

APP : Quelle touche personnelle as-tu apporté à ce festival ?

PA : S’il y a une passion qui m’anime depuis longtemps dans la gestion des affaires artistiques, c’est de transmettre aux générations futures, le virus de la musique. Le public de la musique classique vieillit, et il faut le rajeunir et le renouveler. Nous proposons cette année une série de trois concerts pour les enfants, un chaque week-end, à des prix très compétitifs. Le festival a créé un pass famille à 5€ l’entrée pour les enfants et 10€ pour les parents. Il est en ventre à la Librairie Elkar de Bayonne. Ne surtout pas croire que les artistes sont au rabais ! Ce ne sont pas moins que François-René Duch^able, ainsi que Katia et Marielle Labèque, qui serviront de guides aux enfants. Le troisième week-end permettra de réunir pour du chant choral l’Escolania du Chœur Easo, une magnifique maîtrise de garçons de Saint-Sébastien et le chœur d’enfants de l’Ecole de Musique de Saint-Jean-Pied-de-Port pour démontrer que la musique et le chant sont à la portée de tous.

APP : Tu as fondé et dirigé les festivals « Iles de danse », « Nuits de Fourvière », mais qu’est-ce qui fait la spécificité de Musique en Côte Basque ?

PA : Musique en Côte Basque n’a pas de spécificité proprement dite. C’est un festival généraliste qui diffuse de la musique classique sur la Côte basque depuis un demi-siècle. Sa spécialité, c’est de maintenir une tradition de présence de grands musiciens interprètes, ceux d’aujourd’hui et de demain. Cette année, nous avons la chance de compter parmi nous Dame Felicity Lott, la plus française des cantatrices britanniques et le grand pianiste italien Bellucci qui viennent pour la première fois. Il y aura aussi le merveilleux violoniste Renaud Capuçon que notre public a vu grandir. Je ne parle pas de Béatrice Uria Monzon ou de Katia et Marielle Labèque qui sont des amies de la maison. Nous ferons la connaissance de David Kadouch, un jeune pianiste qui va compter sur la scène musicale ainsi que toute une pléiade de jeunes organistes conduite par le brillant Thomas Ospital. David-Kadouch-copyright-Caroline-Doutre.jpg

APP : Un festival à la programmation audacieuse ?

PA : Non, elle ne se veut pas audacieuse. Les moyens du festival ne nous le permettent d’ailleurs pas. Il a fallu élaborer des propositions qui rassembleraient le public. L’innovation de cette édition : une programmation qui est le fruit de collaborations essentielles avec les structures culturelles du Pays basque, au nord comme au sud. Je voudrais saluer à cette occasion, l’accueil et l’aide formidables des organisations musicales d’Euskadi (Quincena musical, chœur et orchestre notamment). De la même manière, le soutien de Biarritz Culture et du Malandain Ballet Biarritz, comme de ZTK Elkatea et de l’Institut culturel basque. Une aide précieuse qui a enrichi notre programmation.

APP : Dans quel état d’esprit es-tu en ce début des festivités ?

PA : Le trac terrible évidemment ! Un peu angoissé par la réponse du public, comme toute l’équipe du festival. Le Festival Musique Côte Basque fonctionne avec des moyens modestes, peu de subventions et grâce à l’énergie et l’engagement d’une équipe de bénévoles. Le festival n’a pu tenir tout ce temps que par un autofinancement important. L’adhésion du public est vitale ! Renaud-Capucon-couleur--c--DARMIGNY.jpg

 

Musique en Côte Basque – du 6 au 22 septembre dans 8 villes du Pays basque

Tarifs : de 10 à 65€

Réservations : 05 59 26 03 16 et www.musiquecote-basque.fr et points de vente habituels

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 septembre 2013.


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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 00:38

Tragédie : la belle âme d'un chorégraphe actuel.

 

Trage-udie-O-Dubois.-Photo-2-Franc--ois-Stemmer---copi.JPGL’auteur et chorégraphe de Tragédie, Olivier Dubois a cette qualité première de n’^être prosaïque dans ses choix ni dans ses créations. Son caractère et son excentricité le classe à part dans ce monde de la danse contemporaine française, souvent devenue académique et éteinte. Il s’est attaché avec ce ballet qu’il présentera dimanche 8 septembre à 21h à la Gare du Midi à Biarritz, à la formule simple et fondamentale qu’il mène jusqu’à son terme, sans se dérober.

Rencontre avec un danseur atypique qui signe-là une pièce manifeste, obsessionnelle et hypnotique.

 

APP : Olivier, avec Tragédie tu t’intéresses à la marche, au martellement, à la faille, mais aussi aux corps qui se déploient, se tordent, se développent. Alors en quelques mots, comment est né ce thème chorégraphique sur l’humanité ?

OD : Au départ, c’était pour moi le désir de donner une sensation du monde, d’approcher et d’explorer cette idée humaine… l’Humanité. A mon sens, il est impossible de montrer ce que pourrait ^être l’humanité, car sa conception est indépendante, autonome et responsable chez chacun d’entre nous, et de ce fait, son ressenti l’est aussi. Je tente donc dans Tragédie de permettre à chacun de se plonger dans son ressenti, et percevoir ! Ce ballet est le troisième volet d’une trilogie qui aborde l’humanité sous différents angles. Il y a eu Révolution créé au Festival d’Avignon en 2009 pour douze femmes, puis Rouge solo masculin en 2011, et enfin Tragédie créé en Avignon en 2012. C’est donc la conclusion.

APP : Peut-on penser que ce ballet soit une course vers la sortie, ou bien un exode ?

OD : Tragédie dans sa structure dramaturgique suit l’avancée du Chœur dans la tragédie grecque, à savoir du parados (marche) à l’exode (la course), en passant par deux épisodes, deux péripéties et la catharsis. Une course qui ouvre un espace sensoriel et émotionnel.

APP : Pour ce ballet, vas-tu toujours aussi loin dans l’obsession d’une écriture réglée ?

OD : Oui, je l’avoue, c’est une obsession. J’aime l’écriture qui d’abord nous cadenasse, puis nous libère. Tout comme une partition musicale, elle est un support qu’il faut suivre, respecter, pour ensuite la mordre, la transgresser et que l’œuvre surgisse. Trage-udie-O-Dubois---photo-9-Franc--ois-Stemmer.JPG

APP : Comment s’est fait le choix de tes dix huit danseurs qui s’exécutent entièrement nus ?

OD : J’avais une idée extrêmement précise de ce que le groupe de neuf femmes et neuf hommes devait raconter. En revanche, de quelles personnes il était composé, ça je ne le savais pas. J’ai surtout cherché la parole juste de ce groupe-là. Vraiment, j’ai fait l’alchimiste. J’ai cherché ce qui me semblait la plus juste pour Tragédie. J’ai surtout fait appel à eux en tant qu’^êtres humains. En les choisissant, l’essentiel pour moi était le désir, avoir envie d’eux et réciproquement. Savoir aussi comment les peaux se répondent. C’était un pari. Mais aujourd’hui je suis complètement satisfait de mon choix.

APP : Avec Tragédie souhaites-tu créer chez le spectateur un état d’hypnose, de transe ?

OD : Révolution, Tragédie et tout récemment Elégie, créés pour le Ballet National de Marseille, sont des pièces qui ont une révolution lente, voire très lente. Le temps est étiré, distendu, combiné à des segments de répétitions, d’échos, d’insistance, de récurrence. Ainsi, si tant est que l’on accepte de lâcher prise, ce tout vous plonge dans une hypnose, une ivresse ou encore une transe.

 

Cie Olivier Dubois – Tragédie – dimanche 8 septembre à 21h – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : de 12 à 38€

Réservations : 05 59 22 44 66

Informations : 05 59 22 20 21 et www.letempsdaimer.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 septembre 2013.


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:51

Le Temps d’Aimer… Biarritz mène la danse avec brio.

 

C’est un grand festival de la danse, celui du Temps d’Aimer la Danse. Celui qui permet de vivre tous ensemble, des moments pleins d’émotion, d’échange et de passion. Permettre aux amoureux de la danse et aux néophytes, de tous ^âges et de toute culture, de se réunir à Biarritz pour y vibrer au rythme de la danse. Créé il y a 23 ans, ce festival est devenu l’une des plus importantes manifestations chorégraphiques de l’Hexagone. Attirant chaque année un public toujours plus nombreux, parce que son chorégraphe Thierry Malandain et ses partenaires artistiques n’ont jamais failli dans le choix des compagnies de danse invitées. J’ai rencontré sa chargée de communication Eloixa Ospital et le chorégraphe Thierry Malandain.

 

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APP : Le Festival Le Temps d’Aimer la Danse est-il à la hauteur de ses espoirs mis il y a 23 ans : faire de la danse un art majeur ?

EO/TM : La danse est un art majeur qui bénéficie au Pays basque d’un public fidèle, mais elle est aussi victime d’à-priori. Il faut donc sans cesse convaincre qu’elle peut surprendre et plaire au plus grand nombre. A chaque nouvelle édition, la fréquentation est sensiblement en hausse, ce qui doit signifier que nous sommes sur la bonne voie.

APP : Comment a été conçue la programmation de cette 23ème édition ?

EO/TM : Le maître mot du festival est « éclectisme ». Comme chaque année, nous essayons de conjuguer toutes les tendances, toutes les esthétiques. L’important est de programmer des troupes, des artistes confirmés, mais aussi de jeunes compagnies d’Aquitaine, du Pays basque ou d’ailleurs. Egalement de proposer des spectacles inédits en France. C’est le résultat d’un long travail. Au final, il s’agit de composer une sorte de menu qui donne envie de goûter un peu de tout. Le Festival, c’est le temps des « mets » en quelque sorte (rires).

APP : La danse est-elle un patrimoine et une richesse à Biarritz ?

EO/TM : L’histoire chorégraphique de Biarritz est d’une richesse insoupçonnée. En effet, depuis le Second Empire jusqu’à aujourd’hui, un grand nombre d’artistes de la danse sont venus à Biarritz pour s’y produire ou tout simplement pour y séjourner le temps d’un été. Pour certains, il s’agissait d’un rituel annuel. Dès lors, à sa mesure, la ville de Biarritz peut ^être considérée comme un capitale de la danse.

APP : Sans éveiller la jalousie, citez-moi trois ou quatre coups de cœur de ce Festival…

EO/TM : Il est très difficile de choisir tant les styles, les esthétiques et les histoires racontées par les chorégraphes sont différentes. Alors peut-^être le chorégraphe brésilien Samir Calixto qui se réapproprie les célèbres 4 saisons de Vivaldi dans un magnifique duo. Il fait partie de cette nouvelle génération de chorégraphes qui écrit régulièrement pour le Nederlands Dans Theater. Il vient d’ailleurs de remporter avec cette pièce, l’un des prix les plus prestigieux dans le monde de la danse. Toujours dans les compagnies qui viennent pour la première fois, celle belge de « Opinion Publique ». Celle formée par des danseurs qui se sont rencontrés chez Maurice Béjart et qui ont eu envie de poursuivre ensemble l’aventure, en s’inscrivant justement dans l’héritage de Béjart. Excellents danseurs, ils abordent avec un grand humour, les dérives de l’art contemporain parfois trop nombrilistes. Le génial Foofwa d’Imobilité, sacré comme le nouveau Barychnikov, égérie de Merce Cunningham, qui retrace son histoire de la danse comme dans un one man show vitaminé. Et enfin, Hervé Koubi, qui, après avoir découvert tardivement ses racines algériennes, a travaillé avec des danseurs de hip hop et de capoeira algériens et burkinabés. Inspiré du livre de Yasmina Kadra, « ce que le jour doit à la nuit », il nous raconte une histoire de liens mêlés, de ponts et de rives.

APP : Esprit curieux. Programmer « Tragédie » d’Olivier Dubois, qui succèdera à Carolyn Carlson au Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas-de-Calais, où 18 danseurs sont entièrement nus, ne craignez-vous pas un choix pour les puristes ? Ou surprise, un évènement marquant ?

EO/TM : « Tragédie » risque d’^être effectivement l’un des temps forts du Festival. Neuf hommes, neuf femmes, nus en marche. Mais il ne faut pas voir dans cette nudité de la provocation, ni un effet de manche. Les vêtements renvoient inévitablement à des codes sociaux, ils sont des marqueurs. Alors le chorégraphe a choisi la nudité pour simplement aborder dans le fond, la question de l’Humanité. Les danseurs marchent, marchent, se frottent, s’engagent, c’est d’entre les pas de chacun, par nos engagements que surgira cette humanité. Parce que le simple fait d’^être un homme ne fait pas l’Humanité, voilà la tragédie de notre existence. Olivier Dubois signe là une pièce manifeste, hypnotique qui effectivement est l’évènement marquant. Il nous assène un uppercut esthétique et émotionnel. Créé en Avignon l’année dernière, il est encore dans tous les esprits. Et c’est bien la marque du Temps d’Aimer d’offrir à son public, des spectacles très différentes qui font l’actualité de la danse d’aujourd’hui. Dans le Temps d’Aimer, il y en a pour tous les goûts, tous les styles, mais tous les spectacles se distinguent par leur grande qualité.

 

INFOS PRATIQUES

 

Des tarifs pour toutes les bourses : Etudiants, intermittents, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA : 12€

Et pour profiter pleinement du Festival, choisissez les formules suivantes :

Formule 2 spectacles : 40€

Formule 4 spectacles : 64€

Formule 6 spectacles : 84€

Formule 10 spectacles : 120€

Billetterie en ligne : www.letempsdaimer.com

Gare du Midi : billetterie et accueil du festival à partir du lundi 2 septembre

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 aout au 5 septembre 2013.


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:00

Lidia : la flamme gitane d’une flamenca française.

 

P1000334_p11.JPGLidia, c’est la magie du corps, de la gestuelle, les yeux et la musique du flamenco. Elle n’imite pas, elle développe un style qui correspond à sa personnalité, sa fougue, sa foi, sa grâce. Elle a cette imagination et une originalité au style traditionnel du flamenco pur. Une fille de feu qui ne manque pas de trempe, ni de talent ! A ne pas rater, son spectacle des 6 et 7 septembre à la Luna Negra à Bayonne.

Entretien.

 

APP : Lidia, une petite présentation de toi pour nos lecteurs …

L : Française originaire des Landes. Mes parents m’ont donné la chance de pouvoir apprendre la danse et la musique. 13 ans de danse classique. Puis, j’ai découvert le flamenco que je vis pleinement et passionnément. Après Séville, je vis en Navarre et je travaille à Pampelune.

APP : Si je te dis « Le flamenco ne vient pas à l’intellect, mais va à l’émotion », tu en penses quoi ?

L : Les différents « palos flamencos », c’est-à-dire divers types de chants qui se caractérisent par les émotions. Par définition, un tango est rythmé, vif, festif. En revanche, celui qui entend une solea, perçoit le désarroi et la tristesse. C’est du 100% de l’émoi ! Oui, le flamenco va à l’émotion.

APP : Ton spectacle « Noce Flamenco » que tu présenteras à la Luna Negra de Bayonne les 6 et 7 septembre prochain, où toi la « Lunares » et Ana Morrillo la « Bambani », sera le voyage en terre flamenco. Tu voudrais nous en dire plus ?

L : Des artistes qui font découvrir cette terre flamenco, où avec sa guitare, Rafael Borja nous plongera dans un univers chargé d’énergie et de pure harmonie. Pedro Jiménez « El Lele » et son frère Alfonso « El Indio », par leurs voix purement gitane et le choix particulier de leurs chansons, nous ferons voyager au cours de leur histoire. Ana Morrillo la « Bambini » et moi-même, nous interpréterons ces chants à notre manière. Ana est une danseuse sublime, qui possède des mouvements impétueux, dignes d’une pharaonne. Son charisme sur scène ne fait aucun doute. Ce sera un spectacle dans la pure tradition gitane.

APP : Depuis quelques années, on constate une véritable explosion du flamenco en dehors des frontières espagnoles. Comment expliques-tu ce phénomène ?

L : En novembre 2010, l’UNESCO a reconnu le flamenco comme un élément du « Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité ». Cela a contribué à la diffusion de cet art longtemps resté confiné aux frontières de l’Andalousie. Le flamenco est avant tout un art de transmission orale qui a longtemps été marginalisé pour ^être une tradition gitane. Aujourd’hui, les étrangers affluent dans les écoles de renom à Séville, Jerez de la Frontera ou Cadix, afin de se former et de l’exporter dans leur pays. Des profs et maestros espagnols s’expatrient au Japon, en Russie ou en Allemagne pour l’enseigner. Il y a de plus en plus de festivals internationaux de flamenco.

APP : Peut-on comparer l’audace des flamencas françaises avec celles des toreras cavalières françaises qui ont finit par se faire un nom comme Marie Sara, Léa Vicens ou Marie Barcelo, Patricia Pellen ou Juliette Clavière ?

L : La comparaison me parait vraiment forte, tant le monde de la tauromachie me fascine et en même temps m’impressionne. Si l’audace c’est d’^être une française passionnée par un art qui est de tradition espagnole, et de vouloir vivre cette passion, alors oui, on peut trouver quelques points de ressemblance. Je crois que lorsqu’on aime quelque chose, nos origines comptent moins que la volonté et le travail. C’est sûr que les Andalous sont flamencos jusque dans leur manière de parler ! La pression, oui, on l’a. Mais on reste sereins, parce que nous sommes sincères avec nous-mêmes.

 

Noce Flamenco – 6 et 7 septembre à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo_luna.jpg

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 aout au 5 septembre 2013.


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 01:48

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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