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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 15:49

Atelier Oxala : saison dédiée à sa créatrice Raphaëlle Doré.

 

planete-oxala.jpgOxala c’est « l’atelier création artistique ». Des moments dédiés à l’Art et par l’Art. D’éducation à part entière, contribuant à l’ouverture des disciplines artistiques, sportives et philosophiques. D’abord, et parce que tout adulte impliqué dans un travail artistique joue aussi sa propre relation à la création. Des enseignements dispensés sous la forme d’ateliers dans les domaines du Yoga, du Chi Gong, de la Gym douce ou tendance, de la danse orientale, cubaine, contemporaine, baby danse, musique, Sat’s Song. L’art devient alors un merveilleux vecteur de rencontres, d’échanges et de partage. Une source infinie pour démêler les fils du chaos de la vie. Le travail de Laurence Ricordeau s’inspire de la vie. Instants choisis qu’elle enseigne avec savoir faire et passion. Moments heureux. C’est en 2011, qu’elle crée avec son amie de cœur et d’esprit, (disparue tragiquement en juin 2012) l’Atelier Oxala à Biarritz. Un lieu qui accueille adultes et enfants désireux d’explorer les univers de l’art. Rencontre avec une belle âme.

 

APP : Laurence, quelle est ta qualité au sein de l’Atelier Oxala ?

LR : Coordinatrice, animatrice et couteau Suisse ! Et la gardienne…

APP : La gardienne ?

LR : Oxala est né en 2011 par le vouloir de mon amie de cœur, ma sœur, Raphaëlle Doré. Une femme magnifique et douée pour la danse, scénographe, hélas disparue tragiquement dans ce lieu. J’en suis la gardienne depuis ce jour tragique 19 juin 2012, où malgré ma tristesse, je partage, j’enseigne, j’y mets toute mon énergie et mon expérience au service de cet atelier.

APP : Quel est son concept ?

LR : Associatif, humaniste et philosophique.

APP : Comment partages-tu tes responsabilités avec les autres animateurs ?

LR : Je me réfère toujours auprès de ma présidente Cécile Lassalde et Deva Macazaga de l’association Co&Ciedanse.

APP : Quelles sont ses capacités d’accueil ? Qui finance ?

LR : Oxala accueille des groupes jusqu’à 25 personnes (formation Bafa, Clsh en activité). Le dimanche en famille 70 personnes maximum pour un bon confort. Oxala s’autofinance.

APP : Quels sont ses objectifs ?

LR : Continuer à vivre, devenir une référence pour la transmission de l’art thérapie, danse thérapie. Celui d’accueillir plus d’enfants des centres de loisirs et offrir ce lieu à diverses créations.

 

Laurence Ricordeau, coordinatrice et animatrice de l’atelier Oxala – 4 allée de l’Aéropostale 64200 Biarritz

Informations et inscriptions : 06 11 03 96 08

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 23 au 29 aout 2013.

 

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 22:01

Salsa Berde : Endiablé et pur vitaminé !

 

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Le groupe Salsa Berde, c’est la soirée tropicale de qualité dans une ambiance détendue. Un répertoire de reprises de grands standards aux sonorités cubaines et latino américain. Au total une formation de douze musiciens qui offriront une nuit « caliente » assurée sur la place de la mairie de Bidart, samedi 31 aout à 21h30, mais qui vous transportera de l’autre côté de l’atlantique ! Attention ! L’abus de la salsa n’est pas dangereux pour la santé. Rencontre avec le pianiste Michel Mariescu.

 

APP : Michel, quelle a été ton éducation musicale ?

MM : J’ai suivi une formation de piano classique de 9 à 15 ans. Puis avec des amis lycéens, j’ai monté un groupe de rock et progressivement, j’ai découvert le blues, puis le jazz, musiques que j’ai exercé dans différents orchestres. Le dernier était une grande formation de 18 musiciens « Big Band Côte Basque » auquel j’appartiens toujours.

APP : A quelle occasion as-tu commencé à t’intéresser à la musique salsa ?

MM : La musique latino américaine en général mambo et salsa m’intéressait depuis longtemps, mais je ne la pratiquais pas. Il y a une dizaine d’années, le groupe Salsa Berde, qui existait depuis trois ans, m’a demandé de remplacer leur pianiste. Après quelques petites hésitations, j’ai intégré le groupe et j’y suis toujours, et on ne m’a pas viré (rires).

APP : Quand est né l’orchestre Salsa Berde ? Quels sont les musiciens qui le composent ?

MM : Il y a 15 ans. Donc deux chanteurs dont l’un joueur de guitare très particulière, Christian et Jean-Pierre. La chanteuse Agnès. Trois percussionnistes : Raoul, Guy et Fred. Le bassiste Jean-Marie. Deux trompettistes : Stéphane et Francis, Jean-Paul le tromboniste, deux saxos : André et Xavier et moi-même au piano.

APP : Salsa Berde a-t-il ses propres créations ? Ou uniquement des reprises standard, arrangées sauce Berde ?

MM : Non, uniquement des reprises standard.

APP : Y-a-t-il un futur à une salsa française, avec des paroles en français pour le succès populaire du genre ?

MM : Il y a bien eu quelques réussites de « salsa française », notamment avec Bernard Lavilliers, mais cela reste très marginal. Cette musique est trop imprégnée de culture latino américaine, notamment cubaine, avec des particularités rythmiques, des décalages étonnants entre les instruments la « clave » et très éloignée de notre façon européenne très « carrée » de jouer de la musique. La copie ne sera jamais aussi réussie que l’original.

APP : Salsa signifie quoi pour toi ? Quel sont les musiciens qui t’ont influencé ?

MM : Difficile d’exprimer en peu de mots mon ressenti par rapport à cette musique. L’énergie, l’envie irrésistible de se balancer, de danser à son écoute. Une joie de vivre, parfois même teintée de nostalgie. La jouer me procure un immense plaisir, décuplé par le fait de voir le public danser. C’est une bonne thérapie anti morosité, surtout par les temps qui courent ! Des musiciens, il y en a beaucoup, mais j’ai eu le choc émotionnel avec le film Buena Vista et les magnifiques Compay Segundo, Ruben Gonzalez, Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo.

 

Salsa Berde – 31 aout à 21h30 – place de la mairie à Bidart

Tarif : Gratuit

Informations : 05 59 54 93 85

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 23 au 29 aout 2013.

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 00:48

Yannick Fournié : caméléon et peintre étonnant.

 

Le peintre Yannick Fournié, séduisant et sincère, impose aujourd’hui son talent et sa force. On retrouve ainsi l’homme et l’artiste unis dans ces grandes toiles colorées et puissantes qui proposent une réflexion imprégnée d’un optimisme ressenti. Figuratif sans nul doute, il honore la réalité sans soumission, mais avec infiniment de sensibilité et de personnalité. C’est un artiste qui porte en lui cette force de caractère et ce charisme pictural qui lui permettent d’exprimer dans la peinture, l’amour du contemporain. Un parcours artistique atypique mais, riche de multiples expériences qui, au gré du vent, ont révélé un artiste de qualité.

Entretien.

 

APP : Yannick, comment préfères-tu que l’on te définisse en tant qu’artiste peintre ?

YF : Me définir comme un peintre actuel, autodidacte, qui fait de la peinture contemporaine figurative. Un atypique, à l’image de l’homme et de son parcours. En toute modestie, un artiste en pleine progression qui va évoluer dans d’autres média. J’aime peindre les figures humaines. Je suis également un peintre témoin d’une époque.

APP : Si l’on devait définir ton travail, ce serait quoi ?

YF : Actuellement ? Celui d’un travail qui parle de l’identité, de l’individu dans la masse, qui tient à affirmer sa place et qui joue son équilibre dans une société souvent violente.

APP : Ce sont donc des œuvres comme Christ de l’I Génération, Catcheurs mexicains, pop et kitsch, Astronautes, supers héros ambigus, et cops (flics) travestis… Les choisis-tu pour des raisons esthétiques ou idéologiques ?

YF : Je dirais idéologiques. Je leur donne un certain esthétisme. On définit ma peinture comme très forte et très typée. Pas appréciée par tout le monde certes. Mais c’est tant mieux, car si je plaisais à tous, cela voudrait dire que je n’ai pas de véritable identité.

APP : Peut-on penser que ta peinture est riche de ton vécu ?

YF : En tout cas, elle raconte des bribes de ma vie. J’en suis à ma quatrième vie, et il y en aura bien d’autres. Ma peinture correspond à un rôle que j’ai dans la société. Des personnages qui évoluent à tour de rôle, parfois des hommes ou des femmes. Celle de la première période faisait référence aux militaires, aux flics.

APP : Pourquoi n’avoir choisi essentiellement que des visages ?

YF : Parce que c’est la première période de mon travail, mais qui va évoluer très prochainement, car je sors de l’individu pour aller vers les individus. Je commence à mettre des univers dans le fond de mes toiles.

APP : Généralement, quels sens sont particulièrement en éveil chez toi quand tu peins ?

YF : Je peins déjà avec l’ouïe, c’est-à-dire avec des musiques qui me mettent dans un état un peu second. Par exemple la musique du groupe rock alternatif des années 90 Radiohead ! Que j’adore et qui me plonge dans une sorte de mélancolie. Cette musique me permet de voir mon modèle et le ressentir essentiellement.

APP : Lorsque tu commences une toile, as-tu une idée précise de l’aboutissement souhaité ?

YF : Oui, parce qu’un travail figuratif est un peu comme celui d’un photographe. Ma peinture que je considère comme réaliste, quand je peins sur une toile de 1.5m x 1.5m ne doit pas laisser les choses au hasard. Dans mes tableaux, je commence par définir l’espace et pose une tonalité de départ. Ensuite, je peux avancer vers le tableau en réagissant à chaque nouvelle action que j’apporte. Je ne peux pas avoir une idée précise de l’état final parce que chaque nouvelle forme colorée change tout le contexte. Une veste qu’au départ je voulais bleue, peut finir verte. Le tableau est terminé dès qu’une unité est atteinte et que je ne vois plus rien à ajouter ou enlever.

APP : Une œuvre peinte, c’est un morceau de ta vie ?

YF : Oui, c’est ça, mais après elle ne m’appartient plus. Cela fait partie de mon passé. Je suis exposé un peu partout, et quand je retrouve des toiles qui n’ont pas été vendues, j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui les ai faites. C’est comme si c’était un vague souvenir. C’est une œuvre du passé, et je n’ai plus besoin de l’avoir autour de moi, de l’observer avec fierté ou pas.

APP : Lorsque tu peins, tu livres toujours ton âme avec force et justesse ?

YF : Oui, ça c’est évident !

 

Yannick Fournié expose à DD Galerie, 7 bis rue Louis Mariano (quartier des docks) 64200 Biarritz de 10h à 13h et de 15h à 19h

Tarifs : Entrée libre

Informations : 06 18 93 57 75

Jusqu’au 31/08.

Du 3 au 6 octobre Affordable Art Fair, The Tunnel 269, 11th Avenue New York

Galerie Barroux-Planquart Paris du 3 au 6 octobre

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 aout 2013.

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Yannick Fournié (autoportrait) : son style est tout un Art ! ©YF.

 

 

 

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 22:36

Oldarra : parcours musical riche et direction attentive.

 

52028b37a4ca9.jpgDepuis 1946, Oldarra offre avec bonheur et souffle sa ferveur pour le chant choral. Ce chœur de Biarritz a su gagner une notoriété débordant largement du Pays basque pour une diffusion toujours plus importante du chant traditionnel et polyphonique.

Au début, un groupe d’hommes motivés par le chant qu’ils pratiquaient au sein de chorales diverses. Très vite les choristes manifestent de l’intérêt, que ce soit en direction du public, auquel ils offrent la beauté de la musique, ou encore entre eux, poursuivant le même objectif : celui de s’unir, de se surpasser et de se rapprocher les uns des autres.

Inaki Urtizberea, chef de chœur actuel, épris de chant choral, veille au grain, marqué par cet enthousiasme qui caractérise les passionnés de toute nature. Rencontre avec celui qui donne une impulsion constante et qui fait progresser le chœur d’Oldarra.

 

APP : Inaki, comment percevais-tu le chœur d’hommes d’Oldarra avant d’en être son chef, succédant à José Echave et Juan Eraso ?

IU : Celui d’un monde d’adultes parce que jeune j’ai chanté avec José Echave dans la chorale mixte de l’époque qui se produisait lors des spectacles d’Oldarra. Puis une collaboration musicale au Conservatoire de Pampelune avec son professeur Juan Eraso, et le Conservatoire de Bayonne où j’enseignais.

APP : Quel sera le répertoire proposé le 13 aout à l’église Sainte-Eugénie à Biarritz ?

IU : Un répertoire basque qui possède des qualités mélodiques et rythmiques remarquables. Nous nous mesurerons aussi à la subtilité musicale de différentes traditions du chant Slave, Italien, Anglo saxon, Espagnol, considérant que la beauté des sentiments musicaux est universelle et s’exprime dans toutes les langues.

APP : Quel est ton crédo pour le chœur Oldarra ?

IU : Faire fructifier un patrimoine avec de nouvelles créations et s’impliquer dans la vie culturelle du Pays basque par une présence continue.

APP : Qu’est-ce qui fait progresser Oldarra ?

IU : Oser s’attaquer à des répertoires différents que ce soit pour avoir accompagné le trompettiste Maurice André ou plus récemment I Muvrini, tout comme en participant aussi à des concours internationaux dont le dernier à Miranda de Ebro (Espagne) au cours duquel nous avons obtenu le 1er prix « habaneras » et le 1er prix « polyphonie ». Nous avons toujours des projets. Actuellement nous préparons un hommage à notre ami Vincent Ducourau qui aura lieu le 12 octobre au Théâtre de Bayonne, suivi le lendemain, d’un concert à la cathédrale.

 

Chœur d’hommes Oldarra – 13 aout à 21h30 – Eglise Sainte-Eugénie Biarritz

Tarif unique : 16€

Réservations : 05 59 22 44 66

Egalement avec le Chœur de l’Arin – 16 aout à 21h15 – Eglise Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz

Réservations : 05 59 26 03 16 ou sur place à partir de 17h

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 aout 2013.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 22:16

Roméo et Juliette : ballet omniscient et centré sur l’essentiel.

 

Image2Le mythe des amants de Vérone, immortalisé par Shakespeare et revisité par l’ineffable chorégraphe Thierry Malandain. Le ballet « Roméo et Juliette » évoque l’émotion contenue dans l’histoire tragique des jeunes amants grâce à l’interprétation de Silvia Magalhaes (dont ce sera la dernière prestation) et Guiseppe Chiavaro. Ce ballet revisité est au pinacle de sa perfection en tous points, nous dévoile la facette réussie d’une chorégraphie contemporaine et la virtualité d’une compagnie qui n’a pas fini de nous étonner. Un enchantement qui s’appuie sur la « Symphonie dramatique » d’Hector Berlioz.

Entretien avec la fraiche, aérienne et gracile ballerina Silvia Magalhaes.

 

APP : Silvia, avant de raccrocher définitivement les chaussons, parles-nous du ballet « Roméo et Juliette » que tu vas interpréter pour la dernière fois le 12 aout à la Gare du Midi à Biarritz …

SM : Ce ballet est l’une des plus belles créations du chorégraphe Thierry Malandain. Je suis très fière d’interpréter une ultime fois à la Gare du Midi cette belle œuvre qui me tient à cœur depuis sa création. Pouvoir partager cet instant magique et plein d’émotions avec tous les gens que j’aime.

APP : Mais aussi avec ton partenaire attitré, Giuseppe Chiavaro…

SM : Guiseppe et moi, c’est une amitié de dix années depuis mon entrée au Malandain Ballet Biarritz. Nous avons partagé beaucoup de moments magiques et notamment dans « Roméo et Juliette », mais aussi ceux difficiles dans une carrière de danseur. Avec lui, trois qualités : complicité, confiance et partage. Le 12 aout sur la scène de la Gare du Midi, ce sera la fin d’une belle aventure conjointe, mais aussi, le début d’une nouvelle puisque nous avons un projet commun à Biarritz.

APP : La danse t’a-t-elle permis de croire que l’on peut vivre à travers ses rêves ?

SM : Comme la plupart des petites filles, je voulais être danseuse et j’ai eu la chance de réaliser ce rêve et de vivre ma passion. Je le dois beaucoup à mes parents qui m’ont encouragée, mais surtout à mon entêtement de réussir coûte que coûte. Danser, c’est aussi faire rêver le public, et lui transmettre toutes mes émotions et lui donner tout sur scène.

APP : Mais aussi ta rencontre très importante en juillet 2003 avec le talentueux et charismatique chorégraphe Thierry Malandain. Quels sont les souvenirs que tu garderas de lui ?

SM : Il faut que je te dise que je suis tombée amoureuse de Biarritz en venant auditionner en juillet 2003 au Malandain Ballet Biarritz. Elle a été concluante et j’ai très vite aimé le travail de Thierry. De beaux souvenirs ? Les moments de créations de ses ballets, toujours faits dans la recherche et le partage. Son étonnant travail et le côté formidable de ses chorégraphies où il donne le meilleur de lui-même, et son maximum. Un perfectionniste dans l’âme. Que de beaux rôles et de liberté offerts.

APP : Avant de nous séparer, que peut-on te souhaiter pour l’avenir chère Silvia ?

SM : Une reconversion réussie, développer et réaliser différents projets et l’envie de fonder une famille.

 

Malandain Ballet Biarritz – Roméo et Juliette – 12 aout à 21h – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : de 10 à 35€

Réservations : 05 22 44 66 et Informations : 05 59 24 67 19 ou www.malandainballet.com 2012-05-21 210456 cr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 aout 2013.


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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 22:09

Baleapop : sa 4ème édition met la gomme !

 

Baleapop est un festival qui bouge, grandit, et continue de s’ouvrir aux disciplines de la musique et de l’art contemporain. Une 4ème édition qui se veut originale et qui met la gomme ! Baleapop a pour ambition de favoriser la diffusion musicale et l’art actuel en invitant des artistes de tout bord à une rencontre avec le public. Une festivité et une réjouissance que Jeanne Boulart dirige d’une main de fer dans un gant de velours ! Pour l’occasion, je l’ai rencontrée pour lui poser quelques questions.07_BALEAPOP3.jpg

 

APP : Jeanne, qu’est-ce qui fait la spécificité de Baleapop ?

JB : Une bande d’amis, un collectif, une armada qui se donne corps et âme pour essayer d’offrir un évènement un peu atypique. On fait tout nous-mêmes, que du fait main. Nous ne sommes pas à la recherche de têtes d’affiche pour attirer le public. Au bout du compte ce cocktail marche, les gens viennent chercher des moments particuliers, comme dans une bulle.

APP : Pour cette quatrième édition, quelle sera la thématique en musique et en art contemporain ?

JB : En musique pas vraiment de thématique, mais des coups de cœur de l’année écoulée, et surtout des artistes qui suent sur scène ! Cela va de jeunes interprètes qui n’ont sortis que quelques chansons comme Vophoniq, BCBG, ou Alba Lua, à de réels papas à l’image d’Etienne Jaumet ou même grand papa, pour Black Devil Disco Club alias Bernard Fevre. En art contemporain, avec l’aide de la galerie Hybrid, on a fait un gros effort cette année pour rétablir l’équilibre musique et art car Baleapop souhaite vraiment mettre en avant ces deux médias. La thématique de l’exposition est « Faire le mur » pour cette idée d’évasion dans une école. Nous sommes très fiers des artistes invités tant au niveau international que local.

APP : Comment se passe l’organisation d’un tel festival ? Quel regard portes-tu en ta qualité de directrice sur ton action pendant ces quatre jours (8 au 11 aout) ?

JB : C’est une petite équipe de cinq personnes qui œuvre six mois plus tôt et au fur et à mesure des talents et compétences s’ajoutent au projet pour finir à vingt personnes. Une organisation assez importante, et c’est toujours quasiment la veille que les équipes sont en place. Il faut faire attention que tout roule, c’est énorme, mais on est ravi de faire ça entre potes !

APP : Qu’est-ce qui te plait le plus dans une telle charge ?

JB : Je veille à ce que la répartition des rôles dans la pyramide se déroule au mieux. Je suis une maman, mais peut-être pas… toujours gentille ! (rires). Mais ce dont je suis fière, c’est que ce projet permet de donner le moyen à tous de s’éclater et qu’il tienne debout. Du menuisier qui va pouvoir faire une structure folle, à des amis bénévoles qui vont prendre des « vacances » pour nous aider.

APP : Quelles retombées espères-tu pour cette 4ème édition ?

JB : Sincèrement ? Juste que le public soit heureux, soit surpris et attende comme nous la prochaine édition !

APP : Que peut-on souhaiter pour l’avenir ?

JB : Celle de garder la foi. Car sincèrement, lâcher tout pendant des semaines juste pour quatre jours de festival, il y a un côté maso, mais tant qu’on aura ce feu, je ne m’inquiète pas !

 

Collectif Moï Moï et Nabie Production présentent Baleapop – 4ème édition – du 8 au 11 aout – Bidart

Journée et soirée du 09/08 : gratuit

Séances  ciné du samedi et dimanche : gratuit

Samedi et dimanche – concerts et expositions : 10€

Informations : 06 47 26 05 26

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 aout 2013.

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 21:07

Le regard de l’homme sombre : belle offrande d’humanisme.

 

PTDP-RegardHommeSombre_3.jpgLe Petit Théâtre du Pain avec sa création « Le regard de l’homme sombre » qui sera jouée le 11 aout  à 17h30, boulevard des terrasses à Cambo-les-Bains, a su accomplir sa fonction humaniste et participer au bannissement de toute exclusion, sans pour autant être démago ou ennuyeux ! Pour en parler, j’ai rencontré le metteur en scène Fafiole Palassio.

 

APP : Tout d’abord Fafiole, que raconte la pièce d’Ignacio Del Moral « Le regard de l’homme sombre » ?

FP : « Le regard de l’homme sombre » est une captation de l’effarante bêtise humaine. Jetés par-dessus bord pendant leur traversée, deux hommes noirs échouent sur une plage d’Espagne. Un seul a survécu. Un peu plus loin, derrière la dune, papa, maman, fiston, la puce, s’adonnent à la pèche à la coque. Hélas, la caractéristique des cons, consiste en un besoin irrésistible de s’habiller comme tout le monde ! Lorsqu’il surgit « l’autre sauvage des Caraïbes », on cède à la panique, contre toute forme de raisonnement, on juge le primitif sans observer ni la trivialité de son propre langage ni ses comportements primaires, on frise le délire paranoïaque et l’hystérie. Non, Monsieur et Madame tout le monde, n’ont pas plus d’à-propos que des lapins détalant en pleins phares. Alors que les fantômes de l’impossible exil palabrent doucement à l’oreille de l’échoué, des fantasmes et des clichés pourvus de grandes dents se dressent comme des ombres. One ne peut pas ôter la bêtise, ce don génial qu’elle a de nous navrer autant que nous faire rire. « Il faut rire de tout » disait Desproges, c’est extrêmement important, car c’est la seule humaine façon de friser la lucidité sans tomber dedans.

APP : Voudrais-tu exprimer en quelques mots ta mise-en-scène ?

FP : On peut parler ici d’une sorte de carrefour en forme de rond-point, un espace capable de raconter aussi bien l’arène que l’idée scénographique de l’expression populaire « Tourner autour du pot ». De la même manière, si les costumes taillent les silhouettes, les cultures et les âges, on a joué de conventions pour le traitement des personnages : de la peinture noire pour les noirs, de la crème solaire grossièrement appliquée pour les blancs … Et que ça ne se mélange pas ! La pièce est courte, nerveuse, et invite l’acteur à l’urgence. Il en va autant de l’énergie dans le flux-tendu des dialogues que dans leur incarnation. Simple, vif, le texte est dénué de psychologie pour la simple et bonne raison que le ressort même de la panique n’a rien de psychologique. On ne cherchera pas à imiter des « noirs » pas plus que des « enfants » car ce serait peut-être une réduction inconvenante. On conviendra plutôt de jouer, selon les règles de l’enfance, à « on dirait qu’on serait des… ».

APP : Comment s’est déroulé le travail avec les comédiens ?

FP : Comme d’habitude, tous les comédiens se sont essayés à tous les rôles pendant une période, puis se sont vus distribués au terme de ce qu’on appelle ‘l’évidence’. Pour cette création, il nous a fallu aller à l’essentiel et être plus que jamais en confiance puisque nous avions fait le pari d’un montage du spectacle en 29 jours ! Je crois que c’est précisément parce que nous sommes comme les doigts de la main que ce type d’aventure express est possible. Six comédiens sur le plateau qui comme d’habitude joueront en intérieur comme en extérieur. Voilà pour la carte d’identité formelle.

APP : Quels publics vises-tu avec ce spectacle ?

FP : Tous ! Même si je pense sincèrement qu’il mérite d’être vu en famille. C’est un bon support pédagogique et un sujet de société qui gagne à être regardé par les jeunes.

 

Dans le cadre des Fêtes des Villages de Cambo et d’Ascain – Cie Le Petit Théâtre du Pain – dimanche 11 aout à 17h30 – Boulevard des terrasses Cambo-les-Bains

Egalement le 15 aout à 15h au Fronton du bas-Xurio à Ascain.

Tarifs : Gratuit

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 aout 2013.

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:16

Malandain Ballet Biarritz

Ils vivent et respirent la danse !

 

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© Olivier Houeix. De merveilleux danseurs (de g à d et de h en b) Fabio Lopez, Laurine Viel, Irma Hoffren et Mickael Conte - Les ballets : "Une dernière chanson" et "Roméo et Juliette".

 

Où danse-t-on encore en cette période d’été en France, tout simplement au Malandain Ballet Biarritz que dirige l’extraordinaire et prolifique chorégraphe Thierry Malandain. Toujours avec cette intelligence et ce talent sans cesse renouvelés, et qui sait si bien mêler modernité et néoclassicisme. Il le prouvera une nouvelle fois lors de sa soirée ballets à la Gare du Midi le 8 août. Je suis allé à la rencontre de quatre jeunes, beaux et talentueux danseurs qui vivent et respirent la danse et, pour en savoir plus sur cet art qui lie toutes les cultures en un langage universel. La danse, telle une sculpture qui dessine l’espace à chaque instant et qui peint la multitude des émotions du présent. Entretien avec Irma Hoffren, Fabio Lopez, Micka¨¨el Conte et Laurine Viel.

 

APP : Parlez-moi de votre rôle dans « Une dernière chanson »…

IH : Je me laisse beaucoup guider par la musique et j’essaie de ne pas tomber dans l’automatisme. Etre différente à chaque fois.

FL : Ce ballet léger développe le concept d’un groupe et non celui d’un individu. Pour moi, ce sera la première fois que je le danserai, donc beaucoup à échanger avec ma partenaire Ellyce Daniele. J’ai visionné la vidéo et lu les textes de chansons de la Renaissance française afin de mieux comprendre le caractère universel de ce ballet.

MC : Mon personnage est quelqu’un de timide, maladroit en amour et un peu fou. Ce même soir, j’interpréterai le solo de « L’Après-midi d’un faune » bestial et terrien. Je l’ai préparé dans un travail plutôt intérieur pour faire place aux émotions. J’essaie de penser comme un faune, et beaucoup d’images ont fourmillé dans ma tête.

LV : Ce ballet est résolument joyeux, plein de vie. Dans ce pas de deux avec Frederik Deberdt, je suis telle une jeune fille amoureuse, qui essaie de plaire au garçon qui ne la voit pas vraiment, mais qui arrive à faire quelques pas à ses côtés. J’aime aborder mon personnage de façon différente, et d’en avoir plusieurs visions.

APP : La danse fut-elle pour vous une réelle vocation ou un désir parental ?

IH : A cinq ans, j’ai voulu faire comme ma copine d’enfance, danser. Le virus m’a vraiment gagné et j’ai continué.

FL : Un désir parental dû au fait d’habiter dans un quartier défavorisé de Lisbonne. Mes parents voulaient que j’entre au Conservatoire de cette ville pour favoriser plus facilement mes études. Et cela m’a été bénéfique. C’est aussi ma passion pour les ballets Béjart que j’ai décidé d’être danseur professionnel.

MC : Atavisme ! Maman prof de danse. Mais au début, c’était pour moi un loisir. Au fil des années, c’est devenu le moyen de m’exprimer. En parallèle je pratiquais la natation. En entrant au Conservatoire National de Bordeaux, j’ai décidé d’être danseur.

LV : Pour moi, une réelle vocation. C’est merveilleux de pouvoir vivre sa passion.

APP : Danser dans la Compagnie Malandain Ballet Biarritz fut-il un choix ou une proposition ?

IH : Quatre années au Ballet National de Lorraine, et suite à une nouvelle direction artistique qui ne me plaisait pas, j’ai cherché d’autres compagnies. C’est à mon passage au Ballet Biarritz Junior que j’ai voulu tenter ma chance pour une audition.

FL : Au Rudra Béjart de Lausanne, un copain danseur m’a conseillé d’auditionner chez Thierry Malandain. C’est en regardant la version de son «Après-midi d’un faune » dansé par Christophe Roméo que j’ai décidé d’auditionner. Cela c’est fait lors de la venue de la Compagnie au Théâtre de Chaillot à Paris en 2006.

MC : Comme Irma, quatre ans pensionnaire au Ballet National de Lorraine. Le travail de Thierry Malandain m’intéressait fortement. L’audition à Biarritz a été concluante !

LV : Je cherchais une compagnie néoclassique, et en France, Thierry Malandain reste le seul à s’intéresser à la danse classique en la modernisant à son image et en produisant une gestuelle qui lui est propre.

APP : Qu’appréciez-vous dans le travail du chorégraphe Thierry Malandain ?

IH : Son profond respect et l’amour pour la danse qui se reflète dans son travail. Il prend beaucoup de soin avec ses créations et chorégraphies. Surtout très attentif aux moindres petits détails.

FL : Thierry Malandain est un néoclassique, le seul parmi les dix neuf CCN en France. Je partage sa passion pour l’histoire de la danse, sa perfection du mouvement, ses thématiques universelles abordées dans ses ballets. Plus je le connais, plus il m’épate. Je tiens à le remercier de croire en mon travail en tant que danseur et jeune chorégraphe.

MC : Pour beaucoup, sa simplicité !

LV : J’apprécie son exigence par rapport à sa technique, son travail à la fois propre, pointu et fin. Des gestuelles toujours étroitement liées à la musique.

 

par Malandain Ballet Biarritz

Jeudi 8 août à 21h – Gare du Midi Biarritz «Soirée de Ballets » 

Tarifs : de 10 à 35€

Réservations : 05 59 22 44 66  Informations : 05 59 24 67 19 et www.malandainballet.com

Lundi 12 août à 21h – Gare du Midi Biarritz « Roméo et Juliette »

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 août 2013.


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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 20:56

Welcome to Gospel River.

 

PHOTOS-2013-2-0351.JPGIls communiquent leur Foi, leur joie et l’amour par leurs voix, sous la houlette de leur chef de chœur Bao. Le concert du 6 août à 21h à l’église Sainte Eugénie à Biarritz, sera alors un voyage dans l’univers du Gospel et Negro Spiritual. Un spectacle dont l’ambiance sera empreint de partage, de convivialité, de bonne humeur. Gospel River est un chœur plein d’énergie, qui chante et vibre à cœur ouvert, au rythme des chants nord-américains, sur un répertoire résolument contemporain. On est immédiatement transporté par la formidable énergie déployés par les chanteurs, suscitant une émotion omniprésente jusqu’à la dernière note. L’âme du Gospel River coule à flots à chacune de ses prestations, entraînant le public à danser avec eux sur Down by the Riverside. Un voyage musical à ne pas manquer. Entretien avec Emmanuel Bayigbetek, connu sous le nom de Bao.

APP : Une petite présentation de toi Bao….
B : D’origine camerounaise, je suis né dans le… Gospel ! (rires), au sein des églises protestantes de mon pays où j’ai puisé mon éducation musicale. Autodidacte, bien avant de me former au Blues, au Jazz et de m’imprégner de musiques traditionnelles. Distingué par mes pairs à 13 ans à peine, à l’orgue et aux percussions, on me confie la direction du chœur de l’office dominical. Puis dans mon pays, je forme différents chœurs de gospel. Je joue du clavier et de la guitare. Ma voix de basse et mon savoir en qualité de musicien me feront une solide réputation au sein du Gospel parisien.
APP : Qu’est-ce qui t’a décidé à devenir chef de chœur au Gospel River ?
B : Après avoir été dans plusieurs groupes de Gospel et fort de mon expérience de musicien, j’ai décidé de créer en 2003,  Gospel River afin de transmettre l’inspiration et la puissance unique de la musique negro-spiritual. Chaque classique du Gospel et du Negro-spiritual est revisité par mes soins d’arrangeur, mêlant mes racines africaines et ma passion pour le Jazz. Profondément humaniste et croyant, je prêche à ma manière l’Evangile au travers de mon engagement au sein de Gospel River.
APP : Est-il exact que Gospel River soit un chœur cosmopolite ?
B : Oui, un chœur cosmopolite (Antilles, Afrique, Etats-Unis...) qui démontre avec naturel que le negro-spiritual et le gospel ne sont pas des expressions artistiques cantonnées au seul territoire nord-américain.
APP : Qu’interprèteras-tu le 6 août à l’église Sainte Eugénie à Biarritz ?
B : Principalement des chants tirés du Gospel traditionnel et du Negro- spiritual les plus célèbres, tels queDown by the Riverside, Jésus, Swing low, Oh happy day, We shall overcome ou oh when the saints.
APP : Que peut-on souhaiter à Gospel River ?
B : Revenir l’année prochaine ici, pour faire un partage de bonheur et que mes projets se concrétisent. Il est prévu une tournée en Belgique et la sortie d’un 2ème CD.

Gospel River le 6 août à 21h - Eglise Sainte Eugénie à Biarritz

Entrée : 23 € Gratuité pour les moins de 10 ans

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 2 au 8 aout 2013.

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Concert Liste

 1- Go down Moses                  

 2- Get on board                     

 3- Down by the riverside        

 4- Swing Low                           

 5- Jesus                                  

 6 – Oh when the saints                     

 7- Peace like a river                                         

 8- Steel away                                        

 9- We shall overcome                                                     

10 – This Little Light of Mine glory glory

11 – Fly away                     

12 – Jesus loves me  

13 - Amazing grace                      

14 - Oh happy day   

                       

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 20:28

NEKEZ ARI : Excellente communion des voix.

 

009.jpgLe chœur d’hommes Nekez Ari rassemble des chanteurs originaires du Pays basque et natifs de Saint Jean-Pied-de-Port. Des hommes heureux de se retrouver entre frères, dans une excellente communion des voix. Autour de cette même passion pour le chant, les membres de « sans prétention, difficilement », le sens du mot Nekez Ari, désirent développer la pratique du chant, du répertoire religieux et traditionnel basque afin de séduire un large public. En 2007, il a pour chef de chœur Léon Alfaro qui depuis 7 ans, abordera un répertoire musical plus vaste et une autre technique de direction. Il y a quelques années, le chœur Nekez Ari fut présélectionné pour les Victoires de la Musique. Aujourd’hui, cet Ensemble a 33 ans et reste fidèle à ses origines. Je suis allé à la rencontre de celui qui a donné un nouvel élan à ce chœur d’hommes : Léon Alfaro.

APP : Léon Alfaro, qui est à l’origine du chœur basque Nekez Ari ? Comment en es-tu devenu son chef de chœur ?
LA : En 1972, quelques copains passionnés de chant, natifs de la région de Saint Jean-Pied-de-Port, créent le groupe Nekez Ari, qui plus tard deviendra le chœur d’hommes Nekez Ari. Leur seule ambition : chanter des chants traditionnels basques sans vraiment y croire, mais aussi par dérision. C’est pour cela qu’ils l’ont appelé ainsi, et qui veut dire en basque « sans prétention, difficilement ». C’est en 2007 que j’ai pris les choses en main pour un renouveau, un nouveau programme et une modernisation de l’effectif avec deux anciens fondateurs du groupe Peyo Etchegoin en 1er ténor et Jean-Léon Pebet en basse baryton. Pour ma part, j’accompagne toujours quelques chants à l’accordéon, car je suis le musicien de l’ensemble. Je compose et harmonise les nouvelles créations. Les paroles sont écrites par les membres du groupe. Peyo, François Caset et Jean-Léon. Le chœur est composé de 5 ténors 1, de 5 ténors 2, de 4 barytons, de 5 basses, dont 10 solistes.
APP : Quelle est l’originalité du chœur ? Et son répertoire ?
LA : Des voix d’hommes pures, profondes, de ce pays basque, qui s’expriment avec passion et amour. Un chant dans toute sa beauté, mais aussi l’ouverture à d’autres cultures du monde que nous partageons avec le public. Son répertoire : chants religieux, basques, orthodoxe russe, grec latin, chants profanes, slave, espagnol, italien. Egalement des chants festifs de nos créations.
APP : Que proposera Nekez Ari pour son concert du 16 août à l’église Sainte Marie d’Anglet ?
LA : Nous proposerons 21 chants, religieux, profanes et créations.
APP : Le chœur d’hommes a-t-il un lieu de prédilection pour se produire ?
LA : Oui, les églises qui sont nos lieux de prédilection, car généralement l’acoustique y est bonne, parfois excellente. Egalement les basiliques (Rocamadour, Mont Saint-Michel), les cathédrales, châteaux, théâtres. Le 2 août 2008, nous avons donné un concert inoubliable dans la Grotte de l’Aven Armand en Lozère. C’était un cadre splendide et une acoustique exceptionnelle. Et un public exalté.
APP : En quelques mots, comment se passe une répétition ?
LA : Dans la joie et la bonne humeur, le plaisir de se retrouver et pour accomplir le travail de détail du groupe et d’ensemble.
APP : Qu’apprécies-tu le plus dans ton travail ?
LA : Faire découvrir à mes amis chanteurs mes connaissances, mon savoir, le goût pour les belles œuvres, la qualité du travail bien exécuté. C’est pour moi un enrichissement personnel très important. Et ce public formidable, qui à la fin de chaque concert, finit debout, charmé, conquis, enthousiasmé après avoir essuyé quelques larmes au passage. Pour nous tous, voir cela, c’est la meilleure des reconnaissances et une formidable récompense.
APP : Eh bien je te laisse le mot de la fin…
LA : J’aimerais être toujours présent pour diriger ce magnifique chœur d’hommes qu’est Nekez Airi qui me procure tant de bonheur.

Nekez Ari (chœur basque) -  vendredi 16 août à 21h - Eglise Sainte Marie d’Anglet

Entrée : 10 € gratuité pour les moins de 14 ans

Réservations et Informations : 05 59 63 88 96

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 2 au 8 aout 2013.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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