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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:47

Matthieu Esnult : un pianiste de style.



EsnultRylander-075.jpgLe 29 juillet à 20h à l’église Saint Jean-Baptiste de Saint Jean-de-Luz, aura lieu un concert exceptionnel du pianiste Matthieu Esnult. Agé de 24 ans, l’enfant du Pays basque est l’un des musiciens les plus prometteurs de sa génération. De l’Ondine de Ravel, aux mazurkas et nocturnes de Chopin à la fameuse Sonate de Liszt, chacun a pu mesurer son talent, son brio et sa sensibilité. Entretien avec pianiste de style !

APP : Matthieu, très tôt tu as étudié le piano : c’était ton vouloir ou celui de tes parents ?
ME : Chez moi, la musique était omniprésente : ma mère a toujours sculpté sur fond de Requiem de Fauré, de concerto de Beethoven. Mon grand-père jouait également du piano et il était l’ami de Samson François. Mes parents ne m’ont jamais poussé à jouer de cet instrument. Je l’ai découvert comme on découvre la lecture ou les mathématiques, assez naturellement. Le piano en lui-même me fascinait, par son aspect et ses sonorités.
APP : Te souviens-tu de ton premier engouement pour un compositeur, un CD, une œuvre précise ?
ME : Vers 11/12 ans, j’ai joué du Chopin, cela a été comme révélation. Je me souviens de ma mère qui, à chaque fois que je m’installais au piano, s’exclamait : Mets-y de l’âme ! Avec ce compositeur, je découvrais une musique qui était au plus proche de mes émotions, et qui l’est toujours. Une musique sincère qui parle au cœur, pour laquelle il est plus facile de « mettre l’âme », de jouer avec magie, de faire oublier les touches, de faire oublier les marteaux.
APP : A quel âge as-tu ressenti le désir de faire une carrière de pianiste et la prise de conscience de la possibilité de le faire ?
ME : A 17 ans, quand j’ai caressé l’idée de devenir pianiste. J’étais passionné par les lettres également, donc j’ai décidé d’étudier en parallèle la littérature, la philo et le piano. Et curieusement la philo m’a rapprochée encore plus de la musique. La philosophie est la plus haute musique écrivait Platon dans son dialogue le « Phédon ». Socrate d’ailleurs, c’était mis à la flûte dans les derniers jours de sa vie. Le désir d’être pianiste s’est transformé peu à peu en possibilité. Je suis donc parti me perfectionner à Londres, au Trinity Laban Conservatoire de Musique et Danse avec un maître russe exceptionnel : Mikhaïl Kazakevich. Aujourd’hui, c’est devenu une nécessité, le piano m’accompagne tous les jours.
APP : Quelles œuvres interprèteras-tu lors de ton concert en solo à l’église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz le 29 Juillet à 20h ?
ME : Du Chopin, du Ravel et du Liszt. Cela me tient à cœur. Chopin, Ravel, des poètes, dans leur manière tout à fait particulière qu’ils ont d’écrire pour le piano. Mazurkas et Nocturnes de Chopin, joyaux intimistes, souvenirs de Pologne. L’Ondine de Ravel, aux mille couleurs aquatiques et sensuelles. Liszt, le visionnaire philosophe. Je vais interpréter sa Sonate en Si mineur, qui est l’un de ses grands chefs-d’œuvre, une véritable fresque métaphysique. On en parle comme d’une représentation du mythe de Faust, mais cette sonate est l’image de tous les mythes, c’est une question : « qu’est-ce que l’Homme ? ».
APP : Ton métier te permet de voyager dans de nombreux pays d’Europe et donc, être en contact avec d’autres cultures. Comment est le public européen ?
ME : Celui qui m’a apporté tant de joie, de surprises. On ne sait jamais à quoi s’attendre. Un concert qui se passe bien, c’est une communion de l’interprète avec son public, une alchimie secrète. Je m’aperçois que la musique transcende les cultures, elle parle à tout un chacun.
APP : Matthieu, un message particulier ?
ME : La musique change la vie, elle change le monde !

Concert piano de Matthieu Esnult - église saint Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz - 29 Juillet à 20h

Tarifs : 15 et 12 € - Gratuité pour les moins de 18 ans - Billets dans les Offices de Tourisme de Terre et Côte Basque ou la billetterie en ligne www.saint-jean-de-luz.com

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 26 juillet au 1er aout 2013.


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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:38

Festilasai 2013... toujours sans fausse note


Affiche-Festilasai-2013.jpgBaptisé Festilasai, de l’association de deux noms « Festival » et « Lasai » (tranquille en basque), il résume l’état d’esprit de l’événement. Huit années après, il reste intact et… sans fausse note !  C’est une manifestation menée par des bénévoles et par des potes pour le plaisir de faire un bel événement, de partager une aventure et faire parler de la ville. La convivialité et l'accessibilité restent les maitres mots. Un festival qui se veut ouvert à tous. Pour en parler, je suis  allé à la rencontre de Malvina Hubert attachée de presse.

APP : Malvina, prête pour cette 8ème édition de Festilasai ?
MH : C’est la dernière ligne droite. Tous les aspects techniques et artistiques sont bouclés. La priorité est à la communication. Les bénévoles, de plus en plus nombreux et on les remercie, partent à l’aventure « collage affiches ». Tout le monde doit savoir que ce « petit » festival biarrot est prêt à accueillir un grand nombre de visiteurs. Alors aucun panneau et rond-point ne passera à côté d’une ré-décoration plumesque à nos affiches du « Choubou », mi chouette, mi hibou.
APP : Comment définirais-tu l’esprit et la ligne artistique de ce festival d’un jour ?
MH : Lasai !!! Nous souhaitons que le public et les bénévoles passent ce moment « tranquille ». Pensons aux barbecues d’été avec une bande de potes, du bon son et de l’animation. Le Dirty South Family, collectif des Dj locaux qui enflamment le Sud-ouest, viendra animer la compétition de skate qui commencera à 18h avec 1 000 € à la clef pour le gagnant du « mini rampe ». Le festival pense « art » aussi, en invitant les artistes locaux à performer en live. Cette année nous avons la chance de présenter les ateliers des Artistes de la Milady et Delwood. Festilasai souhaite partager son esprit de fête, mais pas sans prévention. Des bouchons d’oreilles sont à disposition à l’entrée du festival, un stand de Médecins du Monde sera au service public. Sans oublier notre partenaire Captain Scoot qui vous reconduira chez vous gratuitement, car « Celui qui boit, c’est celui qui ne conduit pas »
APP : Voudrais-tu, en quelques mots, nous parler de la programmation 2013 ?
MH : Le Festival pérenne sa volonté de mixité artistique. Nous accueillons des groupes locaux, nationaux voir internationaux et de styles complètement différents. A l’affiche cette année, le groupe local If Renaud was a punk, un hommage à Renaud façon punk rock,  Smokey Joe and The Kid, une combinaison dangereusement efficace de Hip Hop, d’Electro et de swing que n’aurait renié ni 2Pac, ni Al Capone et Le Catcheur, la Pute et le Dealer, mixture énergétique mêlant riff de guitares et rythmes digitaux électro. Brice Morin le président du festival met en avant le prix du festival 10 € pour une soirée de folie. Quelle que soit la programmation, le prix ne change pas. Ces dernières années ont été dures à cause de la pluie, heureusement que l’Atabal nous a accueilli. Notre but est de privilégier la qualité à un prix accessible à tous.
APP : Comment ce festival est-il financé ?
MH : Il s’autofinance principalement. Et d’une petite contribution de la Mairie, mais c’est le public qui fait vivre ce festival et nous le remercions vivement. Sans oublier les services techniques de la ville qui nous aident chaque année. Alors rendez-vous le samedi 3 août à 18h pour partager un grand moment « Choubouesque ! »

Festilasai - 3 août dès 18h - Biarritz

Tarif unique : 10 €

Informations : festilasai.blogspot.fr et sur facebook/festi.lasai

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 26 juillet au 1er aout 2013.


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:52

Festival Dames des Aulnes : la magnificence du classique.



RP-et-ES.jpg

 

Fier de sa 16ème édition, le Festival de La Dame des Aulnes s’enorgueillit d’avoir acquis grâce à l’association Kliho, une solide renommée. Et le lieu emblématique de ce festival demeure l’église de Notre-Dame d’Halsou datant du XVIe siècle. Un festival où nul autre pareil qui réunit tous les mélomanes avertis, aficionados et profanes, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. 16 années d’un beau partage musical et le faste du classique. Un rendez-vous incontournable. C’est le cas pour Raphaël Pidoux violoncelliste et Emmanuel Strosser, pianiste que j'ai interviewé.

 

APP : Raphaël, quel a été ton éducation musicale ?
RP: De parents musiciens, j’ai choisi le violon puis le violoncelle. Mon père m’a appris à jouer de cet instrument, car j’étais son seul « débutant ». Ma mère avait une oreille qui traînait sur mon travail quotidien, je n’en ai pas souffert, c’était motivant. Puis l’apprentissage avec mes professeurs comme Philippe Muller, Christophe Coin, Janos Starker, Menahem Pressler et le Quatuor Amadeus.
APP : Tu enseignes au CRR de Paris, mais comment abordes-tu ton rôle de transmission et celui de professeur ?
RP : On ne peut pas jouer sans enseigner. Une transmission réussie, c’est amener l’élève à l’autonomie. Qu’il puisse vite se détacher de son professeur est un gage de réussite. Pour autant, l’exigence et une certaine forme de liberté sont nécessaires. Former le goût musical est important de nos jours, tous les styles de musique sur plus de trois siècles sont joués. Dans notre métier, c’est le compositeur que l’on met en valeur, pas forcément l’artiste.
APP : La musique de chambre tient une place importante dans ta carrière. Pourquoi ?
RP : Parce que l’égo n’a pas de place dans un Trio ou une Sonate. N’est-il pas plus difficile de travailler en équipe qu’en solo ? Le partage et le respect n’est pas forcément le plus naturel chez l’homme ?
APP : Quel sera le programme à l’église d’Halsou le 26 Juillet ?
RP : Quatre chefs-d’œuvre ! La musique de chambre, c’est souvent là où les compositeurs mettaient le meilleur d’eux-mêmes. Ils jouaient aussi leurs propres œuvres en concert, ils ne pouvaient donc supporter une maladresse ! Beethoven, c’est la bible, les premières sonates importantes pour le violoncelle et un chef d’œuvre absolu. Debussy évoquait l’exception française, les couleurs, les parfums et la grâce. Zoltan Kodaly, rarement joué, c’est du parfait, à la fois nostalgique et délicieusement, fiers comme aiment l’être les Hongrois. Brahms, c’est la puissance et la passion. Le violoncelle ressemble ici aux cuivres et se déchaîne dans toute sa tessiture.
APP : Selon toi, que faut-il faire pour rendre la musique classique accessible à un public plus large et aux jeunes en particulier ?
RP : Ne pas leur mentir ! Et une rigueur pour en jouer ! Mais la partager est si simple dès lors qu’on écoute, visualise et perçoit le travail d’un musicien. Ouvrir les salles de concert à un format plus court, créer l’événement. Mais aussi faire chanter et battre la mesure resterait finalement le meilleur des apprentissages si les rénovateurs des hautes sphères n’en décidaient pas autrement !

APP : Et toi Emmanuel, quelle a été ton éducation musicale ?
ES : Pas des plus classiques. Le conservatoire de Strasbourg, ma ville natale, et le CSNM de Paris où j’ai poursuivi mes études dans les classes de Jean-Claude Pennetier (piano) et Christian Ivaldi (musique de chambre), deux personnalités que j’ai beaucoup admiré en tant qu’étudiant et heureux aujourd’hui de les avoir pour amis.
APP : La musique de chambre tient une place importante dans ta carrière : pourquoi ?
ES : Tout simplement parce que je ne peux passer ma vie seul devant un piano. J’aime le partage musical, me nourrir du talent de mes partenaires. Le piano est un instrument de solitaire donc absolument nécessaire de faire le plus possible de musique de chambre pour goûter pleinement le plaisir absolu. Je pense aussi que cela me fait progresser dans la pratique solo du piano.
APP : Et ta relation quotidienne avec le piano ?
ES : Prendre beaucoup de plaisir à jouer avec lui. Il fut un temps où cela m’ennuyer de me lever tôt le matin et d’être au piano toute la journée. A présent, je me sens incroyablement privilégié de pouvoir faire ce que j’aime et en vivre.
APP : Tu joues dans des Formations de structure très différentes : orchestre, duo, quintette, solo… Pourquoi autant de diversité ?
ES : Parce que le piano le permet, donc pourquoi s’en priver ? Je pense d’abord aux œuvres que j’ai envie de jouer, peut importe la Formation. Quelle chance de pouvoir passer d’un concerto de Ravel à un lied de Schubert, d’un trio de Beethoven à un prélude de Chopin. Le piano n’est peut-être pas le plus « bel » instrument comme peuvent l’être le violoncelle ou le violon par exemple, mais c’est assurément le plus riche quant aux possibilités de répertoire, de formation. Je suis heureux de cela, même si la tâche est immense et qu’une vie ne suffirait pas pour jouer tous nos trésors musicaux.

16ème Festival de Musique Classique La Dame des Aulnes - 26 juillet à 21h - église d’Halsou

Tarifs : 20 € / 5 € Places numérotées

Réservations : 05 59 93 23 37 ou ventre des billets 1h avant le concert

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 19 au 25 juillet 2013.

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:40

Etonnants Sacqueboutiers de Toulouse.


Sacqueboutiers.jpgEn 35 années d’existence, Les Sacqueboutiers de Toulouse s’affirment comme l’une des meilleures formations de musique ancienne sur la scène nationale et internationale. Jugé par leurs pairs et le public comme la référence de la musique instrumentale du XVIIe siècle, italienne et allemande en particulier. L’Ensemble recueille les plus hautes récompenses décernées par la critique discographique. Ah ! Etonnants Sacqueboutiers de Toulouse. Le programme instrumental présenté à Biarritz à l’église Martin le 23 juillet à 20h30 intitulé « Instruments en Dialogue » s’inspire de la musique vénitienne du XVIe siècle : une occasion de se replonger dans le formidable patrimoine musical de ce siècle à Venise. J'ai rencontré Daniel Lassalle, sacqueboutier qui a pris rendez-vous avec cinq autres musiciens pour un exceptionnel voyage musical dans le passé.

APP : Daniel, comment t’es venue l’idée de ce concert exceptionnel dans le cadre du 20ème anniversaire de l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz, que tu donneras le 23 juillet à 20h30 à l’église Saint-Martin de Biarritz ?
DL : C’est une manière de faire une passerelle entre instruments modernes et instruments anciens.
APP : Quels sont les trombonistes qui assurent la première partie du concert autour de la Sonate d’Haendel pour deux trombones ?
DL : André Raya, trombone solo à l’Orchestre de Pau Pays de Béarn et assistant de la classe de trombone. Natif de Saint Jean-de-Luz. David Locqueneux, trombone solo à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. Professeur au CRR de Toulouse. Natif de Chaumy (Aisne)
APP : Quels sont les aspects du sacqueboute qui t’attirent ?
DL : C’est justement l’aspect virtuose du répertoire de la Sacqueboute et son rôle vocal permettant d’accompagner la voix qui m’ont séduit dans cette aventure.
APP : Quelle différence de « son » y –a-t-il ?
DL : La sonorité de la Sacqueboute est plus compacte et concise, permettant une utilisation plus solistique que celle du trombone plus adaptée au pigment sonore de l’orchestre.
APP : Te souviens-tu du moment où tu as décidé de jouer du sacqueboute, l’ancêtre du trombone ?
DL : Déjà, très jeune, à 15 ans, j’ai eu l’opportunité de remplacer mon maître Jean-Pierre Mathieu, et tout naturellement, j’ai perpétué son entreprise dans la recherche et la renaissance du répertoire des cuivres anciens.
APP : Une présentation des trois autres musiciens qui seront à tes côtés le soir du concert ?
DL : Hélène Médous, violoniste, professeur au CRR de Carcassonne, 1er prix du CNSM de Lyon qui s’est passionnée elle aussi pour la pratique du violon baroque. Jean-Pierre Canihac, cornettiste, fondateur des Sacqueboutiers, professeur au CRR de Toulouse, au CMSM de Lyon et à l’ESMUC de Barcelone et Maïko Kato, organiste et claveciniste de grand talent et 1er prix du concours international d’orgue d’Angers.
APP : Quels sont les sacqueboutiers et trombonistes qui t’ont influencé ?
DL : En ce qui concerne les trombonistes, Jean-Pierre Mathieu et Michel Becquet qui sont mes exemples pour la transversalité entre le trombone et la sacqueboute.

Les Sacqueboutiers de Toulouse - Eglise Saint Martin - 23 juillet à 20h30

Tarif unique : 15 € (gratuité pour les moins de 16 ans)

Réservations : 05 59 22 44 66 ou www.biarritz.fr ou directement sur place 1h avant le concert.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 19 au 25 juillet 2013.


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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 01:20

Les vendredis aux Remparts  Belle ouverture à la culture basque


51ddc62ea00e6.jpgPhoto : Begiz Begi.

 

La tradition musicale basque tient une place très importante pour cette 1ère édition des Vendredis aux Remparts, même si elle conçoit de nombreuses caractéristiques plus ou moins anciennes, qui s’entremêlent aux éléments extérieurs résultant de l’histoire du pays, aujourd’hui intégrés par les habitants dans leurs propres expressions musicales et artistiques. Promouvoir la culture basque, les Vendredis aux Remparts ambitionnent d'être l’espace du dialogue et de l’expression qui entre dans une stratégie globale établie par la ville de Bayonne pour dynamiser la culture. Certes, ce n’est que le premier pas d’une belle aventure, qui promet d’animer comme il se doit, une région considérée comme le carrefour des rencontres historiques. Entretien avec Laure Harosteguy, responsable animation à l’Office de Tourisme de Bayonne.

APP : Qui est Laure Harosteguy ?
LH : Je suis responsable animation à l’Office de Tourisme de Bayonne, et en charge de différentes manifestations, comme la Fête de la Musique, et à présent Les Vendredis aux Remparts.
APP : Quelle a été ta motivation première d’accepter « Les Vendredis aux Remparts », dont il faut le préciser, c’est la 1ère édition ?
LH : Tout simplement de faire découvrir tour à tour, dans le Grand et Petit Bayonne, 1500 ans d’invention et de recherche dans l’art de défendre les villes. Deux parcours de visites pour découvrir, avant le concert, les Remparts « sans dessus dessous ». Châteaux, anciennes douves, passages dérobés, casemates, tours, bastions, autant de lieux, autant de périodes pour une visite en fin d’après-midi. Quant aux concerts, c’est l’occasion de faire découvrir la culture basque à travers différentes formations musicales issues du Pays basque Sud et Nord. Cette série de concerts éclectiques prolongent les visites sur différents sites fortifiés de la ville.
APP : Pour poursuivre ce qui est des concerts, quels sont les groupes invités ?


Le 12 juillet à la Poterne Patxi eta Kompania, danses traditionnelles du Pays basque

Le 19 juillet à Mousserolles Alboka Tropik, musiques traditionnelles et actuelles

Le 2 août à Porte d’Espagne, Zeze, musiques Electro Folk

Le 9 août à Mail Pelletier, Juan Mari Beltran, musiques et instruments traditionnels du Pays basque

Le 16 août à la Poterne, Begiz Begi, chansons traditionnelles et actuelles

Le 23 août à la Poterne, Concert de jazz avec une formation de Pampelune

Le 30 août à la Tour de Sault, Hinka, chansons traditionnelles et actuelles


APP : Quelles sont les 3 raisons qui pourraient inciter le public à faire les visites et assister aux concerts ?
LH : Tout d’abord le cadre qui est proposé à chaque visite. L’horaire qui n’est pas à dédaigné puisque cela se passe en fin de journée (19h), donc après le travail. Et le travail énorme déployé par l’association Patrimoine et Musique qui vise un public plus large.
APP : Que peut-on souhaiter aux Vendredis aux Remparts ?
LH : Faire connaître des groupes de musiques natifs du Pays basque et qu’ils attirent un public nombreux et de tous ages.

Les Vendredis aux Remparts proposés par Bayonne Tourisme les 12/19 juilletet les 2/9/16/23/30 août de 19h à 20h30

Tarif pour les visites : 6 € gratuité pour les – de 12 ans - Les Concerts sont gratuits

Informations et réservations : 05 59 46 09 00 et www.bayonne-tourisme.com


Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 12 au 18 juillet 2013.


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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 01:07

Les incontournables jeudis de Bidache


PHOTOS-2013-2 4121© Benat Sabaté.


Le procès de la femme adultère, Louise de Roquelaure.


Flâner dans les rues du petit village de Bidache, à la frontière du Pays basque, à la limite des Pyrénées Atlantique, c’est une véritable joie de vivre. Riche de son passé et des ses vestiges architecturaux, les bidachots se font un plaisir de partager les richesses humaines, historiques et patrimoniales. Et de faire découvrir les Jeudis de Bidache sous l’égide de l’association Mosaïque, représentés par Patrick Baylou, son président et Michèle Dellisola, responsable du secteur artistique. Ces jeudis attendus chaque année font le charme des soirées Bidachottes, dans ce petit village du Pays basque aux 1 000 âmes, qui est à 20 minutes de Bayonne. Voilà maintenant 7 ans que les Jeudis de Bidache investissent le village au gré de nombreuses animations et manifestations en tous genres et le succès se confirme chaque année. Ces « jeudis » sont l'occasion de découvrir de nouveaux thèmes historiques (se restaurer et boire un verre en musique). Le 15 août dernier, 1200 visiteurs sont venus découvrir cette manifestation. Une invitation hebdomadaire au farniente et une façon originale de penser musique, théâtre et danse. Rencontre avec Michèle Dellisola, responsable des spectacles, animations et comédiens pour le compte de l’association Mosaïque.

APP : Michèle, en quoi consiste ton rôle au sein de l’association Mosaïque ? Les joyeuses comères de Bidache.PHOTOS-2013-2-4165.jpg
Michèle Dellisola : Je suis responsable du secteur artistique « Spectacles-Animations-Comédiens » Mon rôle consiste à dénicher de bons spectacles amateurs ou professionnels, des animations toujours originales et à recruter des comédiens bénévoles pour les saynètes de théâtre de rue. Tout ceci s’articule dans un souci de présenter des spectacles variés, afin d’offrir un horizon culturel toujours plus diversifié. C’est du mélange que naissent les plus belles aventures et rencontres humaines ! Comme ces spectacles sont gratuits, le challenge considère également à faire cadrer « spectacles » et « budget ».
APP : Une belle programmation pour la 7ème édition des Jeudis de Bidache….
MD : 25 juillet : Danses Orientales avec les danseuses de Malika Abidallah du Studio Danse Harmonia de Bayonne avec « Féminité », où les femmes seront à l’honneur pour cette soirée pleine de charme oriental, d’émotions et dévoilant ainsi, l’essence poétique de la féminité.
8 août : Musiques Tziganes par la troupe Maminka : de complaintes tziganes en tarentelle débridée, de romance russe en danse grecque, c’est un véritable voyage musical à travers l’Europe et l’Orient que nous proposeront les cinq musiciens.
22 août : Music-Hall Cabaret par la troupe Sueno de Bayonne. Du rire, des plumes, strass, paillettes, de la danse et des surprises… pour clôturer la saison 2013 avec chanteurs, danseurs et transformistes.
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La garde du comte Antoine II de Gramont.

 

APP : Pour le petit scoop, tu seras sur le devant de la scène, puisque tu seras Louise de Roquelaure, femme du Comte Antoine II de Gramont, souverain de Bidache, qui a commis l’adultère avec son écuyer Marsilien. Pas trop le trac ?
MD : C’est une première pour moi ! A vrai dire, peu de comédiennes se sont manifestées pour ce rôle. Mais, entourée des autres camarades bénévoles, je me sens bien soutenue, car c’est avant tout l’esprit de convivialité et d’entraide qui nous animent. Je vais relever ce défi de « nouvelle comédienne » (rires)
APP : Un souhait, un appel, une déclaration pour cette édition 2013 ?
MD : Pour le souhait, je demande du beau temps pour ces quatre soirées en extérieur, indispensable pour que tout se déroule correctement, car c’est un très lourd investissement de toute une année. Une déclaration : Pour les "balades théâtrales" dans les rues du village, c'est un défi plus grand que celui de 2012  : 2 fois plus de comédiens bénévoles(soit 31) et davantage de saynètes de rue pour répondre à la demande du public enthousiasmé en 2012 - Donc plus d'écriture de textes, plus de mise en scène, plus de costumes historiques, plus d'accessoires, plus de moyens humains..., ce qui m'amène à lancer un appel à tous ceux qui voudraient se lancer à nos côtés dans l'aventure 2014 comme bénévoles pour consolider nos "piliers" organisateurs. Ce sera, sans nul doute, une nouvelle belle aventure d'humour et culture pour faire découvrir l'histoire de notre village et ses environs.
APP : L’objectif de l’association Mosaïque ?
MD : Créer de la vie dans le village. Permettre de découvrir la richesse de l'histoire et du patrimoine Bidachot.

L’association Mosaïque présente Les Jeudis de Bidache les 25 juillet et 8 et 22 août

Toutes les soirées sont entièrement offertes par l’association (excepté la restauration)
Informations : 06 10 19 01 38 et http://mosaique.moonfruit.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 12 au 18 juillet 2013.

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 01:35


3eme NUIT BLANCHE ARTISTIQUE BIARRITZ 2013  

 

© Alicia Snicker.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 14:20
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 00:05

Itsasoa : des voix qui font la joie du chœur

 

51d4355c0d25a.jpgFrédéric Sorhaitz fut, dès 1984, professeur d’alto au Conservatoire de Bayonne, directeur de l’Ecole de Musique de Saint-Palais et professeur d’alto au Conservatoire des Landes. Il est également musicien à l’ORBCB, violoniste et mandoliniste, jouant également pour l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. Directeur de chœur paroissial depuis son adolescence, il se perfectionne dans la direction d’orchestre auprès de Robert Delcroix, ancien professeur de direction d’orchestre au CNSM à Paris. Il dirigea également les chorales basques Elhea (Saint-Palais) et Arraga (Cambo), et l’Orchestre Symphonique de Dax. Depuis 2002, grâce à son amie Christine Verge, il est chef de chœur et directeur artistique d’Itsasoa. Entretien avec celui qui apporte ses compétences précieuses pour ces voix qui font la joie du chœur.

APP : Jolie formule lorsqu’on présente Itsasoa « Les choristes ont le cœur en Euskal Herri et l’esprit tourné vers le monde », chorale d’inspiration navarraise. Je voudrais savoir quand et comment est née celle-ci ?
FS : Créé en 1990, le Chœur mixte de Biarritz deviendra en 1998, Chœur Itsasoa (qui veut dire la Mer). Les costumes sont d’inspiration navarraise, plus précisément d’Ochagavia pour les femmes et de la vallée du Roncal pour les hommes.
APP : Quel sera le programme du concert que tu donneras avec tes 60 choristes le 11 juillet à l’église Sainte-Eugénie à Biarritz ?
FS : Des œuvres de compositeurs basques Urunuela, Olaizola, Madina, Donostia, Sorozabal, Guridi, Urteaga, Busto et bien d’autres, ainsi qu’un chant de Atahualpa Yupanqui et un chant philippin. Egalement d’autres œuvres, Gernika de Sorozabal, Aita Gurea de Madina et Sagastipean de Busto.
APP : Le répertoire d’Itsasoa s’accentue-t-il plus vers les chants religieux et classiques que ceux contemporains ? Comment perçois-tu l’évolution de ton travail en ta qualité de chef de chœur et de directeur artistique ?
FS : Cela va du répertoire classique aux compositions contemporaines. Les compositeurs basques sont très présents. Nous avons des projets sur plusieurs années et ce, dans tous les styles, non seulement en basque, mais aussi dans d’autres langues. Plusieurs choristes sont instrumentistes et sont capables de déchiffrer une partition et de la faire répéter. C’est un atout pour le chœur et une aide précieuse en prolongement de mon travail. L’objectif de l’apprentissage d’un chant est de le travailler jusqu’à le posséder et pouvoir l’interpréter, l’exprimer, le transmettre, le communiquer au public. Les choristes sont des amateurs et j’attends d’eux qu’ils se comportent en spécialistes et se préparent comme s’ils étaient solistes. Chacun est responsable de sa participation, même si elle est fondue dans l’ensemble.
APP : Lorsque tu rassembles les 60 choristes sur scène, quelle est ta motivation première ?
FS : Actuellement, ce chœur est fait de 70 chanteurs et, mon but, c’est de bâtir avec eux. Je sais qu’ils font tout pour apporter la continuité d’Itsasoa tant en France qu’à l’Etranger. Je souhaite que nous transportions le public vers l’inouï. Transmettre l’énergie choristes, susciter l’homogénéité de l’ensemble et veiller à une interprétation fidèle des œuvres et atteindre la sensibilité de l’auditeur. Une autre dimension du concert se révèle quand nous chantons hors du Pays basque : la volonté de faire connaitre la beauté et la diversité culturelle de notre pays. Non seulement par le chant, mais aussi par la parole et parfois par la danse. Nous sommes inspirés en cela par des groupes célèbres qui nous ont précédés : Oleata, Erosoinka, Oldarra, Oraï bat, Etorki pour ne citer que ceux-là.

Chœur mixte Itsasoa - Eglise Sainte-Eugénie à Biarritz - 11 juillet à 21h

Tarif unique : 12 €

Réservations et informations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 5 au 11 juillet 2013.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 23:52

La Nuit du Théâtre... vous appartient !

 

L'atelier du Rideau Rouge - Bienvenue chez RaymondVoilà la 13ème édition de la Nuit du Théâtre de la MVC Polo Beyris à Bayonne ouvre ses portes les 5 et 6 juillet à partir de 17h. Entrez donc dans le monde de l’art vivant grâce à des spectacles variés et originaux, classiques ou contemporains, interprétés par des talents amateurs. Cette Nuit du Théâtre est parrainée par Jean-Philippe Viaud (journaliste à France 2 et chroniqueur à Télé Matin de William Leymergie). Grand moment théâtral de l’été, ces deux nuits ne vous laisseront pas indifférents. D’année en année, sous l’impulsion de la FATAB, elle affirme sa fringale d’audace et d’originalité. Entretien avec le directeur de la MVC Polo Beyris Bayonne : Arnaud Guicharousse.

 

 

 

APP : Arnaud, c’est la 13e édition de la Nuit du Théâtre…
arnaud.jpgAG : Dans la dynamique des 50 ans du quartier du Polo et de l’association de la MJC/MVC, cette 13e Nuit du Théâtre sera festive, conviviale et mettra une fois de plus en avant, l’engagement des bénévoles et la volonté de faire vivre un lieu culturel atypique. La Fatab et ses membres nous ont montré leur volonté de pérenniser ce projet unique, leur amour du théâtre et de la culture populaire. Le parrain cette année sera Jean-Philippe Viaud, journaliste et chroniqueur à France 2.
APP : Cette action citoyenne a-t-elle des retombées pour les habitants du quartier dans le domaine de la culture ?
AG : Tu as raison de dire que c’est une action citoyenne, au-delà des bénévoles de la Fatab, il y a chaque année un nombre important d’autres soutiens, ceux du Comité d’Animation du Polo et des habitants du quartier proche, des jeunes également, qui s’investissent dans l’organisation pour que cette fête du théâtre soit plus belle. Cette notion d’engagement est une valeur citoyenne importante. Chaque année, les habitants du Polo bénéficient d’un petit prix d’entrée. La Nuit du Théâtre permet les rencontres, de rompre l’isolement pour certains, et réunir des passionnés du théâtre, amoureux du verbe et de la prose.
APP : Qu’attends-tu de cette 13e édition ?
AG : Que la Fatab fasse le plein de spectateurs, que l’ambiance soit comme les années précédentes, chaleureuse et détendue et le rire soit toujours roi. Que la MVC vive de moments forts, et l’émotion toujours là. Il faut soutenir vaille que vaille le théâtre amateur et permettre à la culture de s’exprimer quel que soit le territoire.

13e édition de la Nuit du Théâtre - 5 et 6 juillet à partir de 17h - MVC du Polo Beyris 28 avenue de l’Ursuya Bayonne  logo-beyris.jpg

Tarifs : 10 € ou via un pass pour les 2 nuits à 14 €

Réservations et informations  : 06 63 65 17 07

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 5 au 11 juillet 2013.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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