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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 01:28

Les Jeudi de Bidache en 2013... ça donne quoi ?

Laissons Patrick Baylou, Président de l'Association Mosaique nous en parler...

 


PATRICK BAYLOU INTERVIEW - LES JEUDIS DE...

 
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:01

Le théâtre du Vivier présente deux scènes de la trilogie de "Ohne" de Dominique Wittorski.
Ohne met en scène, en les mêlant, le tragique de l’exclusion et le burlesque qui peut naitre des efforts pour le combattre. Ohne, héros d’un face à face terrible avec l’Administration. Il se présente à l’ANPE. On lui demande de prendre un numéro, il prend. Et de surveiller le cadran, il surveille. Mais Ohne parle une langue trouée… Il est pathétique et drôle, incisif ; il bouscule par tous ses raisonnements et force l’écoute. Les employés lui répondent avec leur assurance règlementaire, ils sont comiques, terrifiants et finalement touchants dans leur essai de comprendre et d’aider. Arrive alors au secours une aide venue d’ailleurs… et ça fout le bordel ! Impasse.

 


OHNE INTERVIEW - THEATRE DU VIVIER

© Alicia Snicker.

2013-PHOTOS-3921.jpg

chapiteau baroja


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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 20:18

Nuit blanche artistique : Biarritz fait la part belle aux Arts sacrés du XXIe siècleCulture           

 

Vendredi 5 juillet de 20h à 6h du matin Biarritz



photo-Patrick-T.jpg© Patrick T.


"Une photographie, c'est un arret du coeur d'une fraction de secondes" Pierre Mauvila.


Pour ce qui est des loisirs, la Nuit Blanche Artistique n’est pas la plus mal lotie pour le public biarrot et d’ailleurs. Pour sa 3e édition, elle permettra une nouvelle fois à un large public de découvrir des œuvres d’art et créations contemporaines sans avoir à franchir la cloison de verre qui ferme à la mixité sociale les grands lieux artistiques. Cette année encore, la manifestation artistique se fera à la Crypte Sainte-Eugénie à Biarritz le 5 juillet de 20h à 6h du matin. Ce dont se réjouissent l’artiste pluridisciplinaire et photographe, Maura Black, et les Affaires culturelles de Biarritz. Profitez de cette Nuit Blanche pour faire un pied de nez à la morosité et au temps capricieux, en découvrant l’art visuel, la danse, les concerts, le chant, les expos, le cinéma, la musique et la poésie. Nuit Blanche Artistique, un concept qui fait toujours la part belle aux Arts sacrés du XXIe siècle et aux artistes contemporains. Rencontre avec l’artiste Maura Black.

 

APP : Quel est ton parcours Maura Black ?
MB : Oh la la ! Photographe, performeuse, activiste, humaniste ! Celle qui a toujours son appareil photo en bandoulière, sa loupe dans la poche, qui passe et repasse par la corde molle de l’existence. Une photographe qui a des yeux de toutes les tailles, de toutes les couleurs et dans tout leur état. Je suis née aux îles Galápagos (Equateur) et ai grandi dans la nature. J’ai également étudié la communication sociale, la sémiotique de l’image et la photographie. En 2008, je crée avec d’autres Latino-Américaines, l’association « L’Attitude Européenne » qui a pour but de réaliser des échanges socio-culturels entre l’Europe et l’Amérique, en respectant leurs diversité, religion, histoire et culture.
APP : Qu’est-ce qui se cache derrière cette « Nuit blanche artistique » à Biarritz ?
MB : Une histoire, un parcours, une recherche. Des rencontres formidables et magiques avec des gens sensibles à des actions qui remuent notre société. Pour moi, cette « nuit blanche » comporte des « nuits blanches », avec tout un processus de réflexion. Quel thème choisir, par où commencer, comment poursuivre ? C’est en effet une réverbération de questions et de réponses individuelles que j’ai partagées avec les artistes, les amis, les familiers, les journalistes, en écoutant leurs envies, leurs opinions, leurs besoins. Le thème des « Arts sacrés au XXIe siècle » est né d’une nécessité, un hommage rendu à la femme en tant qu’être mythique dans l’histoire. J’avais choisi l’exemple de la Vierge Marie, qui pour les catholiques est un symbole très important, pour les musulmans, une femme exceptionnelle et pour les autres cultures bien sûr, ce n’est pas la « Vierge Marie », mais une femme qui donne la vie. Le féminin, « La Pacha Mama (en quichua), Ama Lur (en basque). La mère terre… La féminité avec tout son potentiel. C’est la mosaïste Véronique Dentel qui m’a suggéré : Les Arts Sacrés au XXIe siècle. Ce qui fait également la part belle aux artistes contemporains. On y a mêlé des artistes amateurs et professionnels.
APP : S’il fallait choisir deux ou trois moments forts pour cette nuit-là ?
MB : Difficile de choisir parmi tous ces trésors de la création. Je reprends la phrase de ma grand-mère qui disait : « Chaque étoile brille par sa propre lumière », mais pour répondre à ta question, je dirais : Le chant oriental mystique de la Princesse Sabiatou avec Njapndounke Njoya accompagné de la danseuse et chorégraphe vénézuélienne Saby Moralès. Le face à face poétique en basque, français, espagnol, avec Itxaro Borda et autres poètes. Performance : David-Elliot Salamanovich. Le groupe pluridisciplinaire national et international Havona Cool Jazz.
APP : Je te laisse le mot de la fin…
MB : Cette nuit sera un instant éphémère, mais tellement fort, qui invite à découvrir ou à redécouvrir des démarches différentes qui nous submergeront dans une nuit blanche autour de la spiritualité, l’individu et le mysticisme. Face au vide, face à la vie même. La mer, le ciel, l’art comme désir de voyage intemporel, de communion et de continuité. Ce désir sera au cœur de notre création.

Nuit Blanche Artistique - Crypte Sainte-Eugénie à Biarritz

5 juillet de 20h à 6h du matin

Informations : Marie-Hélène Labasse 05 59 41 57 50 et Maura Black 06 29 69 60 91

20h : Ouverture des portes.

20h30 : Inauguration.

21h : Puccini, Bizet, Gounod avec la soprano Véronique Fourment, Marie Datcharry piano. Transcription pour piano de la Sicilienne. Sonate pour clavecin et flûte de Bach interprétée par Charles-Valentin Alkan. Avec extraits d’œuvres de Fauré et Maurice Ravel.

21h45 : Film « Bulding Sparka (Normandie).

22h : Concert-Performance avec Havona Cool Jazz. Danse Saby Moralès.

23h : Chants orientaux mystiques. Princesse Sabiatou. Chant des femmes touaregs, Chant Gnawa, Chant arabo-andalou, chant hébreu. Performance : David-Elliot Salamanovic.

23h35 : Concert FA7 Combo Jazz Funk.

00h30 : Cinéma.

00h45 : Concert avec Silent Opéra (Métal Lyric).

1h35 : Concert performance Los Magos, Kinjo, Phlippe et Fred.

2h00 : Performance musicale poétique Adelaïd Cerenys.

2h20 : Concert avec Undead Strippers Pays basque.
affiche-nuit-blanche-artistique-2013.jpg

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 28 juin au 4 juillet 2013.

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 02:23

Onze voix forment ce groupe au style épuré, et consacré aux chants basques.

 


INTERVIEW INVITES - XIBEROTARRAK - IZARRAK 10...

 

IMG-3821--19-.jpg 


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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 00:17

L'histoire d'une amitié entre deux acolytes inséparables du pays basque, Xabi et Patxi qui ont commencé par un concours à l'Atabal en 2007 à Biarritz, ce qui propulsa leurs carrières au sommet. Aujourd'hui le groupe s'est agrandi et compte cinq membres. Un véritable coup de coeur pour ce groupe qui a déjà participé à de nombreux concerts aux cotés d'Izarrak.

 


INTERVIEW INVITES - BEGIZ BEGI - IZARRAK 10...

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:27

« J’ai rien fait pour ça » : Martial, l’amuseur public n°1



Martial.jpg 

©Mathieu Delaunay.

"Avec ce spectacle j'ai acquis plus de discernement et de modération dans mon jeu".

 

Martial est un humoriste qui n’y va pas par quatre chemins pour tourner en ironie la vie de tous les jours et les absurdités de la société. Incisif et grinçant, il casse tous les codes du bien pensant. Ses yeux accrocheurs bougent sans cesse pour capter le moindre signe extérieur de rigolade. Le petit grain de sel qui aurait échappé au commun des mortels, mais que lui  attrape au vol. Une rencontre avec Martial, trublion au regard malicieux et au jeu subtil.

APP : Martial, comment décrirais-tu ton spectacle « J’ai rien fait pour ça ! » (Mise en scène : Claire Vidal et Benoît Joubert.)
Martial : Je dirai une traduction « populaire » où le spectateur peut se retrouver, se reconnaître, qu’il soit jeune ou vieux. Je travaille sur les conflits générationnels, sur ce que je peux voir à la télévision, dans la rue attablé à la terrasse d’un café, les choses marrantes ou tristes au quotidien.
APP : Tu t’es inspiré de ta propre expérience ?
M : C’est difficile de ne pas partir sur des choses qui vous touchent personnellement, même s’il faut y mettre un peu d’imagination. « J’ai rien fait pour ça ! » a été écrit en partie dans le train, sans trop savoir si j’allais réussir à assembler les pièces du puzzle. Donc, avant de le monter définitivement, je le testais auprès de ma famille ou de mes potes.
APP : Donne-nous trois bonnes raisons pour aller voir ton show…
M : Ah ! Ah ! Eh bien, parce que le rire est favorable sur la santé. Parce que le rire permet de dominer le stress dans les moments difficiles. Parce que le rire, c’est de transmettre quelque chose de positif aux autres. Flattons l’égo, ce spectacle vaut le détour (rires).
APP : Que penses-tu de cette phrase : « Faire rire, est le métier le plus difficile. Molière t’avait prévenu ! » ?
M : Très difficile ! Il m’a fallu du temps, de l’apprentissage, des essais pour comprendre ce mécanisme singulier et distinctif. J’ai toujours écrit mes textes sur scène, car c’est le seul endroit pour moi qui me permet de savoir si la mayonnaise prendra ou si le soufflet ne s’écroulera pas. La réaction du public me donne l’indice pour déclencher le rire et parfois, j’applique l’improvisation, car je sais que le spectateur en est friand. Je me fais un malin plaisir de la pratiquer en fonction de ce que j’entends dans la salle, surtout lorsque quelqu’un m’apostrophe. Oui, le rire véhicule la bonne humeur. Voir repartir les spectateurs avec le sourire aux lèvres, c’est pour moi « partie gagnée ». Ils en ont bien besoin par ce temps maussade qui sévit et cette période de crise présente. La difficulté, c’est le fait qu’un jeu de mots, une phrase, une situation comique n’est pas perçue de la même manière chaque soir. J’aime me mettre en danger, ce qui me permet de chercher des choses à renouveler, à adapter, à partager.
APP : Physique de « beau gosse », cela t’a-t-il aidé dans ta jeune carrière ?
M : Comme on dit, j’ai la beauté de ma jeunesse ! (Rire) En toute franchise, je n’en sais rien, mais je ne l’espère pas. C’est flatteur, mais je serais un peu déçu qu’on vienne me voir que pour ça. Et puis ça m’embêterait vachement d’en jouer. Qu’on me trouve beau ou moche, ce qui compte, c’est de m’apprécier en tant qu’humoriste. Au fait, tu as remarqué ma tignasse ? Je suis certain de recevoir prochainement une lettre me sommant d’aller me faire couper les cheveux ! (Rire)
APP : Entre ta toute première scène et ce spectacle 2013, quels sont les grands changements ?
M : Avec ce nouveau spectacle avec lequel je tourne depuis deux ans, je dirai qu’il est plus personnel et j’ai acquis plus de discernement, de modération dans mon jeu, d’observation, de contrôle et de rigueur.

Martial Betirac « J’ai rien fait pour ça ! » - samedi 29 juin à 20h30 - Luna Negra à Bayonne   logo luna

Tarif s: 15,12 et 8 €

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

(autre représentation le 14 septembre 2013).

Questionnaire de Proust

Le principal trait de ton caractère ? : Bosseur.

La qualité que tu préfères chez un homme ? Le talent. Chez une femme ? : Son côté enfant.

Le bonheur parfait selon toi ? : Auteur de chansons et heureux auprès de ma famille.

Ton dernier fou rire ? : Hier en répétition.

Ton occupation préférée ? : Composer et jouer de la musique.

Ton écrivain préféré ? : Charles Baudelaire.

Ton livre de chevet ? : Les Fleurs du mal.

La figure historique que tu admires ? : Est-ce que Serge Gainsbourg est historique ?

Ton chanteur et compositeur préféré : Serge Gainsbourg, Jean-Jacques Goldman et Jean-Louis Aubert.

La chanson que tu fredonnes sous ta douche ? : La Javanaise.

Ta couleur préférée ? : Le rouge.

Ta boisson préférée ? : Whisky Coca.

Les fautes pour lesquelles tu as le plus d’indulgence ? : Celles commises sous l’impulsion, l’énervement.

Qui détestes-tu vraiment ? : Ceux qui ne respectent pas le métier d’artiste, ceux qui utilisent ce bel art à d’autres fins.

Si tu devais changer une chose dans ton apparence physique ? : Mon nez qui est tordu (rires).

Ton plus grand regret ? : Ne pas avoir eu les moyens de mon ambition.

Qu’as-tu réussi de mieux dans ta vie ? : Mes spectacles quand j’avais un groupe de jazz sur scène avec moi.

Ta devise ? : Travail, Famille, Patrie.

 

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 au 27 juin 2013.


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:20

« La mémoire de l’autre » : ne soyez pas amnésique, allez-y !


photo-multiple-2.jpg« La mémoire de l’autre » par Carpe Diem Théâtre est programmée le vendredi 28 juin à 20h30 à la Luna Negra. Un « carpe diem » réussi avec cette pièce ! Et le jeu des comédiens est à la hauteur. Donc, ne soyez pas amnésique, allez-y ! Une rencontre de « belle mémoire » avec la comédienne et metteur en scène Fabienne Zambon.

APP : Une petite présentation de Carpe Diem Théâtre...
Fabienne Zambon : « Carpe Diem ! » a dit Horace un jour de liesse. La traduction littérale en est « cueille le jour » autrement dit « profite du moment présent » C’est ce que nous faisons mes amis et moi : vivre la passion du théâtre mais aussi, la faire partager. C’est à Salies-de-Béarn que j’ai créé il y a 12 ans « Carpe Diem Théâtre » qui abrite dix comédiens. Nos pièces sont des comédies d’auteurs contemporains.
APP : Pourquoi le choix de monter « La mémoire de l’autre », qui parle d’un thème singulier : « l’amnésie et le transfert accidentel de la mémoire d’une personne à l’autre » ?
FZ : Le télescopage de mémoire est un point de départ fabuleux. J’avais cette pièce dans un tiroir depuis quelque temps et j’avais tellement ri à sa lecture que je m’étais promis de la monter un jour. Ce n’est pas un choix, mais une évidence…
APP : Comment qualifierais-tu cette Audrey que tu interprètes ?
FZ : Arrogante dans sa réussite sociale, suffisante vis-à-vis des petites gens qu’elle écrase sans état d’âme. Elle a tellement de « casseroles », que c’est en perdant pied qu’elle réussit à émouvoir ! Il faut le voir pour le croire…
APP : Quelques mots sur ton travail de mise en scène…
FZ : Une comédie étonnante, alerte et lucide, délirante, presque facile à la mettre en scène et un vrai régal de travail. Le plus intéressant a été de « fouiller » les personnages, de chercher au plus profond d’eux, leurs travers et leurs faiblesses. La difficulté était de ne pas perdre le fil de ces deux mémoires qui s’entremêlent et de bien restituer le processus des vases communicants.
APP : Qui sont les deux comédiens à tes côtés ?
FZ : Nathalie Ducourant. Elle aime viscéralement la scène puisqu’elle est également chanteuse dans un groupe de rock à Pau. Guy Perrin, avec derrière lui une trentaine d’années de théâtre amateur et je dois dire qu’il m’a apporté une aide précieuse dans la mise en scène de cette pièce.

Carpe Diem Théâtre « La mémoire de l’autre » -  Luna Negra -28 juin à 20h30

Tarifs : 12 et 9 €

Réservations et informations : 06 75 13 36 95 et aux points de vente habituels

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 au 27 juin 2013.


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:12

Ohne, quand Baroja met le « off » en lumière

2013-PHOTOS-9350.JPGDe citer l’auteur : « Ohne n’est pas l’étranger ! Ohne, c’est Sans. Un être incomplet. Pas un handicapé, pas un arriéré. Pas d’altération de ses facultés mentales ou intellectuelles. Ohne a seulement un problème de langage. » Cette pièce sera interprétée par le Théâtre du Vivier le 26 juin à 20h45 sous le Chapiteau spectacle de Baroja à Anglet. J'ai rencontré deux comédiens amateurs talentueux qui crèvent les planches. Entretien.

APP : Pour commencer, une petite présentation du groupe de 4 du Théâtre du Vivier…
Patrick Moglia : Quatre comédiens qui, pendant trois années, ont fait une formation au Théâtre des Chimères et qui se sont réunis pour créer le Théâtre du Vivier. Pour les citer : Philippe Denis, Joële Ghienne, Danièle Lepeytre et moi-même.
APP : Qui est l’auteur de la pièce « Ohne », Dominique Wittorski ?
Joële Ghiene : Un Belge né en 1965, qui est aussi comédien et metteur en scène pour le théâtre, le cinéma et la radio. Sa pièce, créée en 2004, a été commandée par France Culture et jouée plus de 115 fois.
APP : Pourquoi le choix de celle-ci ?
Patrick : Tout simplement parce que le texte nous a emballés.
Joële : Je dirai que ce texte montre la difficulté à communiquer, notamment dans l’univers de la recherche d’emploi par un homme, qui se trouve être à l’écart de la norme et pas dans la nomenclature. Trois journées d’un dénommé Ohne à Pôle Emploi. Trois variations absurdes et drôles sur le thème de la différence, de la reconnaissance et de la mémoire. Envie de s’attaquer à une pièce faussement réaliste, et d’en faire ressortir les accents dérisoires, comme l’humour, le décalage, la mauvaise foi. D’y apporter de la légèreté, mais éviter toute approche psychologique. Un jeu d’acteur important, où c’est trois fois l’histoire de Ohne, qui le montre en trois façons d’être exclu : celle qui considère qu’on n’est rien, celle dans un monde qui n’existe pas et celle de se dire, j’existe, le monde existe, mais je n’arrive pas à faire passer les choses, à m’intégrer dans ce système. Trois fois la même situation, mais racontée de manière différente. Ce qui est intéressant, ce n’est pas le même comédien qui interprète Ohne, l’employé, le personnage énigmatique, ainsi que les deux mères.
Patrick : C’est cette incommunicabilité qui nous a interpellés, de se dire comment cet handicapé des mots, seulement des mots, arrive à se dépatouiller de tout ça sans ce pouvoir de la parole indispensable. On a surtout voulu éviter de tomber dans la sinistrose et d’un discours qui plombe.
APP : Sans déflorer l’histoire, peut-on en savoir un peu plus ?
Patrick : C’est la rencontre entre individus qui n’arrivent pas à se comprendre, car l’un parle un discours administratif et l’autre n’arrive pas à entrer dans les cases du formulaire. Mais chance pour lui, de trois façons différentes, il va tomber sur un employé qui va lui consacrer du temps, pour comment inscrire sa vie, ses espoirs, son histoire dans les cases d’un formulaire.
Joële : Le premier employé est très posé, convenable et qui a un peu d’humour, mais ambigu, qui veut expliquer vite, ce qui lui conviendrait. Le deuxième est une fille sympa, ouverte, bien dans sa peau, mais un peu en dents de scie par ses réactions. Heureusement, un médiateur inattendu lui viendra en aide.
APP : Après Anglet, pensez-vous promener cette pièce ?
Joële : On l’espère bien. D’ailleurs, nous avons fait une demande pour participer à un Festival.
Patrick : Un festival de comédiens amateurs qui se situe à Blanquefort (Gironde), au nord de Bordeaux pour lequel nous avons déjà participé. Il faut dire également que nous avons créé la pièce à Biarritz au Colisée le 6 avril 2013.
Joële : Pour la petite fierté, à ce Festival nous avons obtenu le 2e prix avec la pièce « Christophe Colomb » de l’auteur belge Michel de Ghelderode (rires).

Ohne par le Théâtre du Vivier - 26 juin à 20h45 - Chapiteau spectacle de Baroja  chapiteau baroja

Dans le cadre du « Off de Baroja » organisé par la ville d’Anglet

Entrée gratuite

Réservation et Info : 05 59 58 35 60 ou www.anglet.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 au 27 juin 2013.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:34
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 15:44

Le quatuor basque fête ses 10 ans en proposant un concert original, atypique et inédit dans la prestigieuse salle du Théâtre de Bayonne.
Emmanuelle, Sophie, Kattin et Céline sont accompagnées de leurs musiciens pour un moment unique. Originaires de la Vallée des Aldudes, ces quatre jeunes femmes ont partagé leur passion du chant en rassemblant un bon nombre d’artistes à leurs côtés afin de fêter cet anniversaire musical. A l’affiche : Petti, Amaia Riouspeyrous, Hiru Soinu, Xiberotarrak , Begiz begi, Kriolinak, Michel Etcheverry, Anje Duhalde et Kalakan.

 


IZARRAK INTERVIEW 10 URTE THEATRE BAYONNE 2013

IMG-3821--110-.jpg

 


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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