Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:02

Grand par la taille et par le talent, Eric Antoine, homme chaleureux et débonnaire nous a accordé une interview "mysteric" pleine de magie et de sincérité.

Un vif remerciement à Jean-Pierre Domboy pour avoir permis à cette rencontre de se réaliser.

Alicia Snicker.

 


ERIC ANTOINE INTERVIEW BIARRITZ MYSTERIC SHOW

 

 Décor 'impression Maroc' : Muriel Gilbert-Villeneuve.

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 01:08

The Rocky Horror Show : une perversion délicieusement pervertie.


270.JPGThe Rocky Horror Show, c’est délicieusement perverti et d’une liberté préservée. Un show festif au parfum libertaire, joyeusement déjanté, qu’a adapté et mis en scène Laurence Ricordeau, d’après le film culte. Une représentation le 29 juin à 21h au Caveau des Augustins. Rencontre avec une artiste Rocky’n’rollée et diablement attachante !

APP : Laurence, une petite présentation de toi pour nos lecteurs et nous en dire un peu plus sur ton parcours...
Laurence Ricordeau : Une artiste multiple ! Qu’on dit  « tombée dans la marmite du rocky depuis 25 ans ». Coordinatrice, art thérapeute à la Cie Oxala à Biarritz. La danse à 4 ans et 15 années pensionnaire dans une compagnie professionnelle américaine où j’ai découvert Rocky Horror Picture Show. Actuellement, j’enseigne les rudiments de la comédie musicale. Avant Rocky, j’ai monté « Cabaret ». J’aime partager, transmettre et fédérer des projets avec des gens qui aiment la musique, le chant, la danse, la vie et le rocky’n’roll (rires).
APP : Il faut dire que le film The Rocky Horror Picture Show est un véritable ovni, qui mélange les genres. Une comédie musicale « rocky science fictionnelle » qui évoque le conte psychédélique nimbé d’érotisme pervers. Comment, toi tu l’as adapté ?
LR : J’ai respecté le film et adapté les dialogues pour que les spectateurs comprennent l’histoire, qui, il faut bien le dire, est assez saugrenue. Les chansons sont en anglais. 25 ans que je fais vivre Rocky, et je rencontre toujours une bande de fous qui accepte de participer à l’aventure. Super !
APP : Après la MVC du Polo Beyris à Bayonne, tu vas représenter ton Rocky au Caveau des Augustins à Bayonne le 29 juin. Une petite salle de concert pour 11 comédiens chanteurs et 6 musiciens. Tu penses que tu ne seras pas à l’étroit ?
LR : Le défi ! Rocky s’adapte partout. Il m’est arrivé de faire danser mes interprètes sur le comptoir d’un bar, dans les escaliers, parmi les gens. Cette comédie dégage une telle convivialité de par son thème, sa philosophie, son délire, que j’ai fait une mise en scène endiablée. L’idée première, faire entrer les spectateurs dans la quatrième dimension. La chance aussi d’être entourée par une troupe d’artistes qui s’amusent, respirent, rêvent autour de ce spectacle fou et extravagant ! Sans oublier mes musiciens qui sont extraordinaires. C’est sûr qu’au Caveau des Augustins se sera du fond de la salle qu’on fera tous les changements. Mais je travaille avec de bons fluides. Pour le mot de la fin ? Continuer l’aventure, manger de la scène, transmettre de l’énergie et partager avec tous. Et en 2014, donner Rocky Horror Show dans son intégralité, c’est-à-dire 1h30 de spectacle.

APP : Et faisons connaissance avec Fred, alias docteur Fran-n-Furter, le savant fou transylvanien, bisexuel et travesti...
Fred : A la base je suis percussionniste, et bien sûr chanteur. J’avoue que lorsque Laurence Ricordeau m’a proposé ce rôle, je n’ai pas hésité une seconde, car je la connais depuis six ans, et pour avoir travaillé ensemble sur différents projets. Donc, vraiment tenté par la belle aventure, même si à la base je ne suis pas un comédien professionnel.
APP : Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce personnage ?
F : Ah ! Ah ! Lui, dans sa globalité. Certes ce n’est pas évident d’interpréter ce personnage travesti et extraverti, orgueilleux, sûr de lui, au goût apparent pour la violation des règles qui en fait un modèle de perversion, non pas pour répandre le vice, mais pour secouer la bonne moralité. Je suis séduit pas son côté totalement et délibérément libertaire.

 

The Rocky Horror Show - 29 juin à 21h - Caveau des Augustins Bayonne  logo-caveau

Informations : 05 59 25 69 76 ou 06 11 03 96 08

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 14 au 20 juin 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:39

Eric Antoine
Mystéric show sans fausse note.


PHOTO-1--PINGOUIN.jpg©Pingoin.

 

Entre magie et humour, Mister Eric Antoine ne jette pas de la poudre de perlimpinpin, mais ose se débarrasser de ses accessoires à paillettes. Il se lâche sans tour de passe-passe, avec esprit mais aussi autodérision. Enfin de l’art vivant et de l’improvisation avec son public ! L’homme à la coiffure « Erection capillaire » sera à la Gare du Midi de Biarritz le 13 juin à 20h. Entretien.

APP : Merci Eric de te fendre de quelques mots sur ton spectacle « Mystéric » que tu présenteras à la Gare du Midi le 13 juin...
EA : C’est une condensation des mots « Mystère », « Hystérique » et celui de mon « Prénom », donc Mystéric. Et pourquoi le mystère est-il au centre du sujet, parce qu’en fait, le Mystère c’est ce qui différencie la magie de la prestidigitation. Car la prestidigitation, c’est le domaine du truquage, puisqu’un prestidigitateur n’a pas le droit de vous dévoiler ses tours. Alors que le mystère, c’est l’inexplicable et l’inexpliqué. Si tu veux, c’est la question qui entraîne d’autres questions. C’est pour moi le sens de la vie, le cerveau de mon partenaire. Toute ta vie tu cherches, et jamais tu trouves la réponse. Donc, c’est entre le secret et le mystère que j’ai construit le propos de ce spectacle.
APP : Comment devient-on un artiste pluridisciplinaire quand on a étudié pendant plusieurs années la psychologie à la Sorbonne ?
EA : C’est ma mère qui m’a donné le goût de la psychologie, le goût de l’artiste multiple, puisqu’elle était psy. Dans sa manière de travailler la psychothérapie, ça a inspiré beaucoup de choses. Elle pouvait pratiquer dans le paramédical, comme la philo, la religion. Forcément sa manière d’englober le monde, c’est quelque chose que je tiens d’elle. Donc cette passion, cette curiosité pour la psychologie, comme pour l’histoire, les mathématiques, pour la physique, pour la science, pour l’être humain d’une manière générale, c’est ce qui a fait que je suis devenu un artiste pluridisciplinaire.
APP : Qu’après avoir rencontré magie et théâtre, cela t’avait donné le moyen de dépasser la souffrance… Qu’entends-tu par là ?
EA : Je parlais de mon adolescence et de jeune adulte, où j’avais la sensation de n’avoir aucune place dans la société. Qu’est-ce que je fais ici, quel est mon rôle ? Qu’est-ce que j’apporte aux autres, ce que le monde m’apporte, en quoi je peux évoluer dans ce monde parfois un peu violent ? C’est toujours difficile de faire rentrer dans le rang ou briser. Donc pour moi le théâtre était le moyen de se rencontrer, de découvrir qu’il y avait une autre manière de penser, même une autre façon de vivre, d’exister à travers un métier. Et l’artistique, c’est vraiment un mode de vie.
APP : Pourquoi dire que la magie est ringarde et que tu n’éprouves pas une jouissance à tromper ton public ?
EA : Non, à vrai dire, la magie n’est pas ringarde, ce qui est ringard, ce sont les magiciens. Je m’explique : il y a ceux qui pratiquent la magie comme on la pratiquait il y a un siècle, c'est-à-dire, une démonstration de tours. C’est un peu triste. Or l’art magique, c’est merveilleux, inventif, créatif, ça développe des facultés humaines très intéressantes, de réflexion, d’ingéniosité, de dextérité. Un art très complet, mais que je trouve très souvent mal pratiqué et mésestimé, aussi bien par les professionnels que par le public. C’est pour ça que parfois, je tiens ce propos et en plus, c’est un peu général. Il y a ce côté un peu musée. On me dit que je « déringardise » la magie. La posture du prestidigitateur pour moi est ringarde, car c’est celui qui sait face à celui qui ne sait pas. Et regardez ce que je sais faire, et je ne vous le dirai jamais, et comment je vais vous baiser la gueule. Oups, un peu trivial non ? Tant pis, je l’ai dit.  Donc là, ça crée un phénomène de fascination, mais qui n’est pas du tout un phénomène d’émotion. C’est-à-dire pas d’égal à égal, on n’est pas en train de vivre avec l’autre, mais que chacun à un truc très différent. Donc pour moi le fait de tromper n’est pas intéressant, ce qui l’est, c’est le fait d’émouvoir. De surprendre, de faire vivre quelque chose. Et le théâtre a sa place au sein de la magie, ce qui permet de vivre ensemble quelque chose. Ce que je veux, c’est un mélange de personnages du clown ou du personnage burlesque.
APP : Ton spectacle, c’est du rêve, de la poésie ? Tu dis en même temps que c’est pour déconner. C’est quand que tu ne déconnes pas ?
EA : (Eclat de rire) Eh bien, c’est maintenant, car j’avoue être sérieux pour les interviews, car je n’aime pas trop ça. Mais je te rassure, je suis à l’aise avec tes questions. Et puis l’humour est une manière sympathique de réagir face à la violence, face à la connerie, face à différents problèmes. Donc oui, la « déconnade » est essentielle.

Euterpe Promotion présente Mystéric de et avec Eric Antoine - 13 juin à 20h Gare du Midi   gareBiarritz-e751c

Tarif unique : 33 €

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 7 au 13 juin 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:23

Izarrak
Chanteuses basques au sommet !


0U0A7525-Modifier.jpgDix ans que « Izarrak » trace avec aisance sa route en chantant. Dix ans que ses interprètes donnent des lettres de noblesse à la culture basque. Un quatuor qui prouve que son talent va crescendo. Des chanteuses qui redonnent un nouveau souffle aux chants basques sans conteste, interprétés par de magistrales voix. Avec elles, émotion et charme n’ont pas fini d’opérer. Même une décennie après, elles possèdent le talent pour prétendre aller loin.  Chanteuses basques au sommet ! Izarrak sera sur la scène du Théâtre de Bayonne le 14 juin à 20h30 avec 40 invités surprises, connus de la scène basque. Pour cette belle occasion, je me devais de rencontrer Emmanuelle Irey-Luro, l’une des chanteuses du groupe. Entretien.

APP : Emmanuelle, quand est né Izarrak ? Quels sont les chanteuses et les musiciens à tes côtés ?
EIL : En 2003. Avant de former Izarrak, Sophie Oteiza et moi-même chantions en duo. L’idée de former un quatuor nous est venue à l’occasion d’une participation à un concert. Trois musiciens nous accompagnent toute l’année : Peio Chauvin guitares, Maurice Anocibar basse, et Pierre Sangla percussions. Pour la soirée du 14 juin, il y aura deux autres musiciens, Xan Errotabehere flûtes et Mario Gachis guitares, harmonica et percussions additionnelles, présent sur notre dernier album.
APP : Chanter en basque a-t-il toujours été une évidence ? Souhaites-tu exporter le groupe ?
EIL : Parce que le basque est notre langue maternelle. Toutes les quatre sommes originaires de la Vallée des Aldudes, réputée pour son attachement à la culture basque. C’est aussi notre identité. Dans notre dernier album « Erokeriaz », on chante en français, espagnol, anglais et même en yiddish. Nous avons eu la chance de donner des concerts à Londres, Dublin et Cardiff. En 2011, nous avons représenté le Pays basque à l’occasion d’un festival en Corse. En 2012, nous avons eu l’honneur de chanter dans la salle mythique de l’Olympia en 1re partie du chanteur Michel Etcheverry.
APP : Le dernier album « Erokeriaz » marque-t-il une étape particulière… de folie ?
EIL : Nous voulions aborder un autre style, plus rythmé que le précédent « Biziari So ». Cela nous a permis de nous essayer à d’autres registres musicaux en complément du chant traditionnel, tout cela sous la direction artistique de Mario Gachis.
APP : Quelle sera l’atmosphère musicale du concert du 14 juin au Théâtre de Bayonne où l’on fêtera le 10e anniversaire du groupe entouré d’artistes invités, connus de la scène basque ? Un concert facile à organiser ?
EIL : Une ambiance extrêmement variée, avec des artistes invités aux univers musicaux différents. Cette représentation sera complètement inédite et atypique avec de belles surprises. Oui, ce concert nous a demandé beaucoup de travail de préparation, puisque qu’il n’y aura pas moins de 40 artistes qui viendront chanter. Nous avons voulu un spectacle de qualité, et pour cela, nous nous sommes entourées de professionnels et notamment de Karakoil Production qui nous a aidées à mettre en place et réaliser ce projet. Ce concert ira du chant traditionnel au folk, pop-rock, en passant par le jazz.

Karakoil Production présente Izarrak 10 urte - 14 juin à 20h30 - Théâtre de Bayonne 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarif unique : 20 €

Réservations : points de vente habituels, ticketnet, France Billet, Fnac, Librairie Elkar Bayonne.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 7 au 13 juin 2013.


cd-izarrak.jpg


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 23:09

Can of Worms : Qui osera ouvrir « la » boîte ?


335750_3300095025400_1358652031_33312611_1151737377_o.jpgCrédit Photo : Thierry Loustauneau

 

Can Of Worms, c’est du son qui déchire grave, qui décape les neurones et qui « électrochoque » les tympans. Ce groupe a sorti un 2ème CD  World Collapse  qu’il présentera dans sa version nuclear trash and death  au Stade Jean Poulou à Ciboure, le 15 juin à 18h. Ces Headbanger qui sont à l’image de leur musique,  ne se désassortiront pas du décor « grincore ». Tout en gardant l’esprit thrash/death  old school, Can Of Worms évolue vers une musique plus musclée que par le passé, en accentuant les échanges entre voix thrash et death, tout en réduisant les passages lourds au profit de ceux vitaminés. Dans un délire apocalyptique entre réalité et science fiction, les dix titres du nouvel album racontent de différentes manières, comment tout aurait pu se terminer le jour de l’Apocalypse ! La Semaine du Pays basque qui pense que ce genre musical ne doit pas être détesté des médias, j’ai rencontré Manu Iriarté, chanteur et guitariste du groupe.

 

APP : Pourquoi ce choix du nom et qui sont tes musiciens ?                                          

Manu Iriarté : Can of Worms, une expression anglaise qui fait référence à la boite de Pandore. Avec notre genre musical, nous ne pouvions trouver meilleure image, résumant à elle seule, son côté incisif et dominant, un style qui casse les codes. Désolé, rien à voir avec la certaine boîte de vers de terre (rires). Il y a Steven Schriver chant thrash et guitare, Patrick Talgorn, batterie, Julien Tastet basse et backing vocal, et moi-même chant et guitare.

APP : Quel sera l’univers de ton concert à Ciboure ?

Un mélange de thrash metal et de death metal, qui aura pour effet d'allier ces deux types de musique "metal" que nous trouvons complémentaires. Il y associera  puissance, rapidité, fougue du trash, au côté massif, imparable et sans compromis du death metal. Soucieux d’offrir une musique qui transpire la vitalité. Pour les plus interrogateurs, ce concert sera l’alliance avec l’énergie brute et le partage. Prendre le meilleur de chaque genre pour nous permettre d’accorder à chacun,  la délectation musicale et communiquer notre amour et notre passion pour cette musique.

APP : Quels sont les lieux et dates de tes prochaines scènes avec le groupe ?
Après Bordeaux et Toulouse en début d'année,  nous devrions récidiver pour Bordeaux et Pau  en mars 2014. Des liens également avec la Bretagne, il se pourrait que nous partions faire un tour chez elle. Etant donné nos origines basques, nous démarchons auprès des mairies et, pourquoi ne pas jouer dans des fêtes locales. Le premier album World collapse est né en décembre 2012, date fatidique de la fin du monde -Can of Worms ne fait rien à moitié-  (rires), se compose de 10 titres relatant comment tout cela aurait pu finir. Cet album est donc un safari apocalyptique où, toujours dans la vision de la boite de Pandore,  se mêlent conflits, guerre et cataclysme s’enchaînant tristement. Le contenu du 2ème CD est donc cohérent avec notre univers, et un bon exutoire auditif, qui a mis 9 mois de gestation, ayant tout réalisé en auto production, avec l’aide précieuse d'Atturi, studio pour le mixage/mastering. On peut se procurer celui-ci chez Dark Beauty, 12 Rue des Basques à Bayonne.

 

Can of Worms Stade Jean Poulou samedi 15 juin à 18h à Ciboure.

Tarifs : Entrée libre.

En 1ère manifestation, Tournoi de football américain le samedi 15 et dimanche 16 de 13h à 18h.

Informations : Pascal Pilarz : 06 35 41 42 52

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 juin 2013.

946538_10151395365360986_1028189265_n.jpg

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 00:26

Mais qui a tué le cadavre mort ?

Des Zexperts vraiment givrés.

 

05-au-15.06.13---LES-ZEXPERTS.JPG« Mais qui a tué le cadavre mort ? », une nouvelle comédie de l’auteur de « Si je t’attrape, je te mort ! », Olivier Maille, qu’il a mis également en scène et qui sera jouée au Café-théâtre La Luna Negra du 5 au 15 juin à 20h30. Les Zexperts sont de véritables Zexperts de l’humour. Et si l’on aime les parodies et les calembours, cette pièce est à recommander. Elle a de quoi réveiller vos zygomatiques !

J’ai voulu rencontrer ce quatuor d’hurluberlus et des plus catastrophiques de l’histoire de la police scientifique. Entretien imaginaire… avec Amélie Robert, Mathieu Brugot, Arnaud Bath’m’wom et Benoît Menager.

 

APP : Prêts pour l’interrogatoire, les sous-doués de la police scientifique ? Qu’est-ce qui vous a séduit dans le personnage que vous interprétez dans « Mais qui a tué le cadavre mort ? » ?

AR : Je suis Karen Mulder, la scientifique sexy hot et j’ai été séduite par le fait qu’elle soit une femme parfaite, son côté glamour, une castratrice, qui possède un neurone et demi. Oui, très sincèrement, et sans aucun doute, merci à Olivier Maille, l’auteur, de m’avoir donné le rôle de ma vie ! Hi, hi, hi.

MB : Je suis Jean-Jacques Grisclair, l’investigateur professionnel de niveau amateur. Ben merci à Olivier Maille, l’auteur, de m’avoir proposé ce rôle en or, parce que j’aime ce côté décalé, un peu dans l’esprit des Nuls… Que du bonheur en somme à l’interpréter ! Ouais, ouais, ouais.

AB : Je suis Philippe Berthier, vraiment merci à l’auteur de m’avoir permis d’interpréter au moins une fois dans ma vie, la débilité profonde. Je dois dire que c’est vachement bath. Oui, bath, bath, bath !

BM : Je suis Michel Patron, ben moi je ne remercie pas l’auteur pour ce rôle, j’suis trop sérieux avec une folie cachée. Grrr, grrr, grrr.

APP : Bon les Zexperts, mettez-vous à table et dites-moi tout sur cette étrange affaire… et pas de faux témoignages, ok ?

AR : Oui je vais m’allonger, euh excuse bb, je vais me mettre à table : franchement, à franchement parler, je trouve que c’est un univers où tout est possible, oui, humm… surtout le pire… mais pas avec toi. Ah bon ? C’est hors propos… Excuse, excuse… Hi, hi, hi.

AB : C’est à se gratter très souvent la tête et j’arrive à me faire mal, mais j’dirai que c’est une enquête sur fond de grand n’importe quoi ! Et pour moi, c’est pas bath, bath, bath !

BM : Je ne remercie toujours pas l’auteur, c’est débile à souhait ! Grrr, grrr, grrr !

APP : Pour la confidence, Jean-Jacques et Karen vont-ils tomber amoureux l’un de l’autre ?

BM : Ben, ils font du poney ensemble tous les dimanches afin de trouver du travail en Californie. J’suis jaloux ! Grrr, grrr, grrr !

MB : Je refus de me mettre à table, pour le savoir il faut vite réserver du 5 au 15 juin ! Ouais, ouais, ouais !

AB : Entre Berthier et Karen ? En tout cas, j’y travaille ! Bath, bath, bath !

AR : En tout cas… le suspens est insoutenable. Hi, hi, hi …

 

Les Zexperts dans « Mais qui a tué le cadavre mort ? » - 5 au 8 juin à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 31 mai au 6 juin 2013.

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 22:42

Just Friends Quintet : l’atout swing !

 

1JUST_FRIENDSPhotoFr-2A1A82-1-.jpgJust Friends Quintet sera en concert sous le Chapiteau-Spectacle de Baroja le 6 juin à 20h30, l’occasion de vivre une grande soirée jazz. Par celui qui possède « l’atout swing » et la solide formation musicale digne des petits Ensembles des Buck Clayton, Ruby Braff/George Barnes. Au programme, un phrasé parfait et un solide tempo où chaque musicien donnera libre cours à des sons revisités dans une forte dynamique musicale. Tout concourra à un swing sans artifice, sans l’once d’amplification abondante, afin de privilégier le jeu naturel.

Entretien avec le trompettiste Dominique Burrucoa.

 

APP : Quel sera l’univers de ton concert et qu’attends-tu de celui-ci ? Quels seront les musiciens à tes côtés ?

DB : Just Friends Quintet – des amis passionnés de jazz – qui le créent en 2001. Nous jouons du « jazz mainstream », ou dite « période swing », illustrés par Duke Ellington, Count Basie et autres musiciens supers des années 40. Nous privilégions la maitrise sonore, le velouté des sons, une belle harmonie et un goût prononcé pour l’arrangement. Apporter une touche d’originalité dans l’interprétation des grands standards. Outre le trompettiste que je suis, à mes côtés : Emmanuel de Montalembert (guitare), Arnaud Labastie (piano), Laurent Aslanian (contrebasse) et Antoine Gastinel (batterie).

APP : Quelles sont tes influences musicales ?

DB : Le musicien de jazz vous répondra sans hésiter, Louis Armstrong, parce qu’il l’a symbolisé. La référence absolue ! Dans ma façon de jouer, des critiques trouvent une parenté avec Charlie Shavers, Roy Eldridge, trompettistes que j’admire particulièrement qui se produisent aux côtés de Buck Clayton, Ruby Braff ou Warren Vaché. Ce dernier est un maître dont j’ai eu la chance d’être ami. Le jazz est très particulier et son apprentissage n’est pas évident. Lorsque j’ai écouté pour la première fois Maurice André en concert, cela a été pour moi le choc et une belle sonorité !

APP : Que représente le jazz pour un musicien de ta génération ?

DB : Jeune, ma passion pour le jazz n’était pas vraiment partagée par mes amis, dont la plupart préférait la pop et le rock. Les Beatles et les Rolling Stones. Si l’on fait attention aux programmations, le jazz n’en constitue qu’une infime partie. Pourtant le blues, le gospel et le jazz sont à l’origine de ce que l’on nomme « les musiques amplifiées », soit l’essentiel de l’écoute des jeunes. Et puis, il y a la liberté du jazz par rapport à la musique écrite et la dimension de l’improvisation, deux éléments qui devraient intéresser tous les musiciens.

APP : Que souhaites-tu développer avec ton quintette sur le plan musical, composition et improvisation ?

DB : Sortir des sentiers battus. Et deux constantes : la beauté mélodique et le swing, cet élément indéfinissable, mais indissociable de la musique de jazz. L’objectif : le partage de notre passion pour cette musique si particulière, le « mainstream jazz ».

Dominique-Burucoa--trompette--photo-Ronald-Fitte.jpgAPP : Penses-tu qu’on puisse remplir une vie avec pour passion la musique ? A part cet art, c’est quoi le quotidien de Dominique Burrucoa ?

DB : Il me faudrait deux vies ! Avec mes activités professionnelles à la direction de la Scène Nationale Bayonne Sud Aquitain, j’ai conscience d’être trop souvent infidèle à la musique. Et, si vous ne lui êtes pas suffisamment fidèle, elle vous le fait durement payer. Mon quotidien ne lui est pas essentiellement dédié. Pour faire court, j’aimerais consacrer plus de temps à ma famille et aux amis, souffler souvent dans ma trompette, afin de conserver le plaisir de jouer avec. Il suffit parfois de peu de choses pour que le bonheur soit au bout !

 

©Ronald-Fitte

 

Just Friends Quintet – 6 juin à 20h30 – Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet  chapiteau baroja2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 14 et 10€

Réservations et informations : Théâtre de Bayonne : 05 59 59 07 27  et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 31 mai au 6 juin 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 00:03

Chambres d’hôtels Une attraction magistrale du geste et du récit !

 

Des espaces dans un univers singulier, des êtres aimants et se détestant. La solitude pesante, un vent de polar, une chorégraphie qui travaille dans les mots et l’énergie dans l’émotion. La chambre d’hôtel peut devenir le lieu parfait pour retrouver son souffle. Dans « Chambres d’hôtels » la chorégraphe Valérie Rivière a conçu un ballet composé de trois pièces courtes qui offre différents regards sur la vie de trois femmes en un thriller amoureux. Liberté dans l’imaginaire, dans l’amour et la solitude, avec la sensualité comme moteur de survie.

Ce spectacle sera au Théâtre de Bayonne, le 4 juin à 20h30, interprété par des danseurs de tempérament !

Entretien avec Valérie Rivière.

 

Ch-4.4-PP.jpgAPP : Qui est Valérie Rivière ?

VR : Je suis chorégraphe pour la Compagnie Paul les Oiseaux qui a fêté ses 25 ans d’existence en 2012. J’ai commencé mes études de danse au Conservatoire National de Région de Bordeaux de 1974 à 1978. Puis d’autres études de danse à Monte-Carlo, ensuite Bruxelles. Et là est né un attachement particulier pour la chorégraphie. En toute modestie, j’ai signé seize pièces chorégraphiques.

APP : Que se passe-t-il dans les chambres d’hôtels : 26 à Berlin, 360 à Vancouver et 4 à Hanoï ?

VR : J’ai souhaité aborder l’univers du polar, raconter une histoire en évitant le piège de la narration. J’ai pensé que la danse pouvait amener une lecture émotionnelle qui contrerait cet écueil. Il y a donc l’univers singulier des chambres d’hôtels réalisé par Claudia Jenatsch. Un intérieur cerné par un extérieur, un lieu frontière, anonyme, où le temps et l’espace sont les liens invisibles des personnages. Les évènements glissent les uns dans les autres, éclatent les rêves de chacun, l’amour, la mort, la solitude de tous. La chambre 26 se trouve dans une pension de famille, habitée par la présence d’une femme au bord d’elle-même. Elle s’appelle Clarisse. Seul le fil du téléphone la relie au monde. Lentement, le doute et l’illusion enveloppe son histoire. La chambre 26 est la clé de ce drame engagé. La chambre 360 abrite un couple infiniment amoureux. Mais plus tard, la fatigue et l’ivresse ne laissent entre eux que le fil tendu de la vérité. Le téléphone sonne… la violence succède à la passion. A 6 726 miles de là, dans la moiteur d’une fin d’après-midi, il pleut sur Hanoï. Rangée du monde, Wendy, seule, se languit pour une autre femme. Elle a dégoupillé ses grenades et pense tirer les ficelles du bout de ses doigts. Mais soudain, tout explose… sans un bruit.

APP : Comment est née ta rencontre avec l’auteur Timothée de Fombelle ?

VR : Lors d’une représentation d’un spectacle jeune public que j’avais écrit en 2055 « Game Over ». Cette rencontre nous a mené vers une première collaboration pour l’écriture de monologues sur le spectacle « Ocean Air ». Ensuite, je lui ai demandé de m’accompagner pour les Chambres d’Hôtels. Je me suis retournée… il était là ! Tous deux, nous avons un véritable échange artistique. J’ai beaucoup de respect pour cet auteur qui est tellement à l’écoute et il est si magnanime.

APP : Dans tes gestuelles, joues-tu sur des oppositions, des explorations sensorielles, des gestuelles abstraites qui attirent vers le haut ou celles concrètes qui attirent vers le sol ? Tes danseurs trouvent-ils un mode ludique à leur état ?

VR : Je dirai plutôt que la pensée chorégraphique s’inscrit dans une logique cinématographique. Les textes de l’auteur sont ma musique. La danse travaille dans les mots, l’énergie dans l’émotion. La scénographie impose un espace mental à la danse. L’éblouissement des sentiments, plus forts que tout, asservissent l’intime. Je considère mes danseurs aussi comme des acteurs et en ce sens, nous avons exploré l’idée qu’ils étaient par leur corps, les voix off de leur personnage. Mais c’est vrai, j’affectionne une danse d’atmosphère, d’humeur, où l’intime et la sensualité ont la part belle.

APP : Que dire de ces six voix off, dont celle de la talentueuse actrice Cécile de France et de la composition musicale qui accompagnent « Chambres d’Hôtels » ?

VR : Au même titre que la danse, avec Guillaume Siron, à qui j’ai confié l’univers musical de « Chambre d’Hôtels », nous avons fait le choix d’une ambiance sonore cinématographique. Nous avons travaillé dans une forme d’hyper réalisme, tant sur les évènements qui se passaient dans les chambres qu’à l’extérieur. Il y a aussi une grande application sur les enregistrements des voix et c’est vrai que la distribution est plus que prestigieuse. Il y a évidemment Cécile de France pour le personnage de Clarisse, mais aussi Stephan Wojtowicz pour l’interprétation du « privé », Laetitia de Fombelle jouant Wendy. Il a fallu faire exister les huit personnages qui traversent ce polar chorégraphique sans oublier le supplément d’âme que nous livre Bashung, La Callas, Patty Smith…

 

Chambres d’Hôtels – de Timothée de Fombelle – chorégraphie de Valérie Rivière – le 4 juin à 20h30 – Théâtre de Bayonne

Tarifs : 18€ - carte saison : 16€ - moins de trente ans, Maimorables : 12€   2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Réservations et informations : 05 59 59 07 27  ou www.snbsa.fr

Dans le cadre des Maimorables

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 mai 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 14:21


REMY BOIRON INTERVIEW - LA DANSE DES MYTHES

 

Rémy Boiron Un embarquement du rire à l’émotion.

 

« La Danse des Mythes », un voyage odysséen sur les origines du monde, avec ses mythes et ses croyances que nous narre le talentueux Rémy Boiron. Un comédien qui fait valser ses mots avec brio, sur les tons récréatifs et graves. Un interprète généreux. Une ronde des mots accompagnée par les envolées musicales et sonores insolites d’Alain Larribet. C’est l’embarquement du rire à l’émotion. Je suis allé à la rencontre de celui qui nous offre un spectacle débordant d’humanité et de drôlerie.

 

APP : Ta définition de « La Danse des Mythes »… Qu’est-ce qui t’a inspiré à t’intéresser à un tel sujet ?

RB : Une intuition et des questions. Je me demandais pourquoi nos ancêtres se fondaient sur des reliques, des mythes fondateurs pour éclairer leur présent. Et pourquoi nous nous fondions aujourd’hui sur des croyances futures mythiques (la croissance, le plein emploi) pour supporter le présent. Pourquoi les indiens sont-ils toujours restés indiens, comme les inuits, les aborigènes, les amazoniens avec les mêmes mythes fondateurs, transmis de génération en génération. Et pourquoi sommes-nous passés du silex au laser, des cavernes au plan d’épargne logement, des habits en peau de bête à la veste en Kevlar Goretex made in China ? Voilà ma définition et mon inspiration.

APP : Travailles-tu seul à l’écriture, assures-tu la mise en scène ?

RB : L’écriture est un passage obligé de solitude, c’est ma pensée. C’est l’occasion de plonger dans son désarroi profond, d’oser le voir, le nommer, puis d’en rire. Le tout est de trouver les points d’universalité dans les secousses de son égo. En ce qui concerne la mise en scène, je demande toujours un coup de main plus ou moins appuyé, selon le spectacle proposé. Pour « La Danse des Mythes », c’est une suite de rencontres avec des amis, des collègues, des spectateurs qui fait ce qu’il est devenu aujourd’hui.

APP : Qu’est-ce qui t’as donné envie de faire du one man show : un brin égocentrique, ^être l’homme orchestre, de se dire « Mais qui va jouer avec moi ? », le plaisir de montrer seul ses gammes, ou seul, en s’imaginant  être au bistrot avec ses potes (le public) ou bien ne pas vouloir partager les applaudissements ?

RB : Mon envie de faire du « seul en scène », si c’était juste une question d’égo, je ne serais peut-être pas celui que je suis aujourd’hui. Mon nom n’est célèbre qu’en homonymie de pharmacie, à dose homéopathique ! (rires). Je suis là où la vie m’a invitée à ^être, en partage de mots concoctés, au service de ceux qui n’ont pas le temps de les cuisiner. Je n’oublie jamais les boulangers qui se lèvent avant l’aube pour fabriquer le pain, les garagistes qui réparent les moteurs, les maçons qui montent les murs, les enseignants qui éduquent nos enfants. Ils sont seuls à le faire. Le « seul en scène », c’est loin d’être une blague. Il cache toujours quelques exigences.

 

Rémy Boiron – La Danse des Mythes – 24 et 25 mai à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 mai 2013.

 

 

2013-PHOTOS-3752.jpg

2013-PHOTOS-3757.jpg

 


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 20:27

Le 2ème rendez-vous quai de la gare…

mènera son train d’enfer !


rendez-vous-quai-gare-1.jpgAllez un train de Poste au rendez-vous « quai de la gare » ©DR.

rendez-vous-quai-gare2.jpgUn train de plaisir pour la jeunesse ©Olivier Houeix.


Partager le regard de l’autre, c’est avoir un autre œil sur le monde qui nous entoure. C’est participer à l’exploration d’un monde construit ensemble. Agir pour faire de la vie, une œuvre personnelle et collective. La 2ème édition du « Rendez-vous sur le quai de la gare » se déroulera du 26 au 28 mai à Biarritz, où il vous sera proposé d’adopter ce rendez-vous pour des rencontres et partages d’une passion : la Danse, et d’entrer dans l’univers chorégraphique du Malandain Ballet Biarritz et de son remarquable maître à danser Thierry Malandain !

« Rendez-vous sur le quai de la gare », c’est aussi la création de spectacles vivants, la présentation au public d’œuvres chorégraphiques, musicales, photographiques, costumes, décors.. ; concourant à la mise en valeur et à la diffusion du patrimoine artistique. Au cours de ces « Journées portes ouvertes » tous pourront explorer les locaux de la Gare du Midi, spécialement aménagé pour la circonstance, avec des expositions de costumes, d’accessoires et de photos des spectacles, des projections de ballets, des rencontres via des répétitions publiques, conférence, classe publique. Mégabarre avec Thierry Malandain, ses danseurs et de jeunes artistes venus de Toulouse, Tarbes et Biarritz. Cette année sera aussi une belle opportunité de découvrir en avant-première des extraits de « Cendrillon », la dernière création du chorégraphe. Cette rencontre est l’occasion de démontrer que tous les arts sont avant tout une manière de vivre. Mais une chose est sûre, ce rendez-vous quai de la gare mènera son train d’enfer !

Interview de Thierry Malandain.


APP : Que représente pour toi cette deuxième édition du « Rendez-vous sur le quai de la gare » ?

TM : Sous l’égide de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, le « Rendez-vous sur le quai de la gare » est une manifestation dédiée à la sensibilisation des enfants et de leurs parents à la danse. C’est pourquoi, dans ce cadre, nous présentons en association avec Biarritz Culture, des représentations scolaires de Cendrillon. En 2012, la première édition de cet évènement fut un succès que nous souhaitons inscrire dans la durée, c’est la raison de cette seconde édition.

APP : Tu unis la danse aux arts multiples comme la musique, la photo, les costumes, les décors, la vidéo… Donc, pour toi, celle-ci se doit d’être reliée aux autres arts ?

TM : A cette occasion, nous profitons d’associer aux représentations scolaire, aux répétitions publiques, toutes les traces laissées par les spectacles, les créations antérieures, d’où les expositions de photographies d’Olivier Houeix et de Johan Morin, ou celle des costumes de Jorge Gallardo.

APP : Lors de ces trois jours de ce « Rendez-vous », tu présenteras quatre de tes créations : La Cigale, Le Carillon, Lucifer et La Chambre d’Amour. En quelques mots, voudrais-tu nous en parler ?

TM : Il s’agira de projections de ces ballets à Biarritz, qui permettront au public de revoir ou de découvrir ces chorégraphies qui font désormais partie du passé et qu’il serait difficile pour les plus anciennes de remonter.

APP : C’est ta première mini tournée au Mexique où tu présenteras tes ballets Magifique, Une Dernière Chanson, Boléro de Ravel et l’Amour Sorcier, et l’occasion d’être avec ta nouvelle pensionnaire, native de cette ville, Patricia Velazquez. Je voudrais savoir comment réagi le public mexicain en découvrant tes chorégraphies…

TM : La Compagnie se produit régulièrement en Amérique du Sud, mais effectivement, c’est la première fois que nous sommes invités au Mexique, et ce jusqu’au 21 mai. La tournée a débuté à Guadalajara où en présence de l’Ambassadeur de France au Mexique, Mme Elisabeth Beton-Delegue et des hautes autorités mexicaines, nous avons ouvert le Festival Culturel de Mayo, dédié cette année à la France. Actuellement nous nous produisons à Léon et nous terminerons ces deux semaines dans la capitale Mexico. Pour l’heure, les spectacles reçoivent un accueil très chaleureux, le public a salué l’atmosphère poétique d’Une Dernière Chanson, et beaucoup ont apprécié la sensualité de nos danseurs dans le Boléro. Par ailleurs, la Première de Magifique à Guadalajara s’est terminée par une « standing ovation » et bien entendu, Patricia Velazquez, native de cette ville, a obtenu un succès tout personnel.

APP : Jeudi 30 mai, tu fêteras les dix ans de l’association des Amis du Malandain Ballet Biarritz. Je présume qu’il y aura de la joie au fond de ton cœur et une forte émotion…

TM : Certainement, car cet anniversaire est un évènement. Voilà dix ans que l’association, animée par la présidente Colette Rousserie et son bureau composé de Jean-Claude Boussard et Alexandra Dartiguenave, accompagne et soutient financièrement le ballet. Aujourd’hui, près de 300 personnes sont membres de l’association. Et cet engouement pour notre travail et cette fidélité me touchent beaucoup et j’en suis très ému.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 mai 2013.

 

QUE VA-T-IL SE PASSER CES TROIS JOURS ?

 

 

DIMANCHE 26 MAI


11h Megabarre – Jardin Public – Entrée libre

12h Atelier de sensibilisation Art chorégraphique et environnement

14h Séance maquillage pour enfants (sur réservation à Malandain Ballet Biarritz)

15h Répétition publique Grand Studio (sur réservation à Malandain Ballet Biarritz)

16h30 Classe publique suivie d’une conférence dansée autour de la création « Cendrillon » avec Thierry Malandain et les danseurs du Ballet (sur scène Gare du Midi) Entrée : 3€ sur réservation.

 

 

 

LUNDI 27 MAI


14h30 Représentation scolaire « Cendrillon »

18h et 19h Projections de ballets « Cigale » et « Carillon » (Salle Gamaritz) Entrée : 3€ sur réservation

20h Spectacle de l’Option Art Danse du Lycée André Malraux (Casino Municipal) Billetterie sur place.

 

 

 

 

MARDI 28 MAI


14h30 Représentation scolaire « Cendrillon »

18h et 19h Projections des ballets « Lucifer » et « La Chambre d’Amour » (Salle Gamaritz) Entrée : 3€ sur réservation.

 

DURANT CES TROIS JOURS


Entrée libre pour visiter la Gare du Midi et les différentes expositions de 10h à 19h

Réservations : Office du Tourisme Biarritz : 05 59 22 44 66  et www.biarritz.fr

Informations : Malandain Ballet : 05 59 24 67 19

Jeudi 30 mai : 10ème anniversaire de l’association les Amis du Malandain Ballet Biarritz avec une conférence sur « l’image de la danse dans la peinture moderne » Gare du Midi (entrée libre sur réservation au

05 59 24 67 19)

20h30 1er mouvement du Concerto pour deux pianos de Francis Poulenc et Gloria de Francis Poulenc. Entrée libre.

 

 

gareBiarritz-e751c

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article

L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

Rechercher

WALL SNICKER

Catégories