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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 23:32

Tout contre Léo

Ou le secret !

 

tout-contre-leo-1.jpgInaccoutumés sont les spectacles offerts au jeune public qui parlent de la maladie, celui d’aborder des thèmes jusque-là tabous : le sida.

La Compagnie du Dagor a osé le faire, en la personne de son fondateur, metteur en scène et comédien Thomas Gorner, seul en scène pour interpréter « Tout contre Léo » adapté du premier roman de Christophe Honoré, le 20 janvier à 16 heures sous le chapiteau-spectacle de Baroja.

« Tout contre Léo » est une pièce émotionnelle, fondamentale et importante, où le jeune narrateur de onze ans (Marcel), benjamin choyé d’une fratrie de quatre garçons, plein d’énergie nous raconte. Tout bascule quand l’enfant découvre par hasard et à l’insu de sa famille, que son frère Léo est atteint du sida et que sa fin est proche. Une histoire qui nous plonge en sympathie avec les mots sans détours et purs, sans jamais être puérils, avec les sentiments douloureux et troublés de l’enfant et ce, avec une grande pudeur. Les thèmes de l’impuissance, de la révolte, de la mort y sont abordés simplement, voire crûment, ce qui leur confère davantage de force. Une histoire intime qui donne l’étrange sensation de flottement. Les tranches de vie se succèdent, souvent touchées par la grâce, entre mélancolie et spleen, mais jamais dans le pathos, témoignant d’une grande sensibilité qui oppose de regards  passionnants : celui d’un jeune homme qui va bientôt mourir et celui d’un môme qui observe plus ou moins en secret. « Tout contre Léo » aborde de beaucoup de spontanéité et de liberté, le sujet délicat du sida. Thomas Gorner dans le rôle de Marcel est étonnant de vérité. Son ton est précis, magnifiquement drôle, avec une démoniaque joyeuseté, sans jamais perdre un copeau de ce ton mordant et particulier du texte de Christophe Honoré. Une chasse aux souvenirs bien vivante où l’amour familial, filial, fraternel est à hauteur de petit garçon !

 

Tout contre Léo – chapiteau-spectacle de Baroja Anglet – dimanche 20 janvier à 16 heures   baroja

Tarifs : de 5 à 6,50 €

Réservations : 05 59 58 73 00

A partir de huit ans.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.


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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:58

J’achète !

Humour et rire en action face à la crise.

 

J-Achete_portrait_w193.jpgSimon Leblond et Florence Bardon nous présentent « J’achète ! », une pièce écrite avec les idées développées de l’un et les quelques modifications de l’autre qui parle de la décadence de notre société qui est mise à rude épreuve. Avec leur talent, leur humour engagé et lucide, le duo tire à boulets rouges joyeusement sur notre société de consommation. Une radioscopie du pouvoir d’achat, de la crise financière, du sexe, de la télé, de l’intégration, de l’immigration ! Ainsi notre monde actuel est observé sur un ton mordant et piquant, à travers des sketches et divers personnages. Un spectacle « douche écossaise » et férocement drôle. Du rire assuré ! « Rions un peu en attendant la ruine » aurait pu dire Pierre Desproges. Alors plus ça va mal, plus on a besoin des humoristes.

Entretien.

 

APP : Qui sont Florence et Simon ?

SL : J’écriai et je joue depuis 10 ans avec Florence. J’achète ! est notre troisième spectacle, et nous sommes également les auteurs d’une comédie musicale qui se jouera à Paris en 2013.

FB : Simon et moi, nous sommes un produit hautement satirique, relevé à la sauce piquante du socialisme néolibéral. Un pur produit commercial de notre société de consommation issu de la rencontre entre le sud-est et Marseille pour Simon et la région des Combrayes pour moi. Nous nous sommes installés à Paris dans le quartier bobo du canal Saint-Martin, où nous avons pu observer la pauvreté et l’indigence pour certains, bien présente à la périphérie parisienne et sur les principales chaînes généralistes. Nous avons immédiatement décidé d’en faire un spectacle burlesque afin de dégager un profit commercial non négligeable.

APP : Qu’est-ce qui vous a réuni tous les deux ?

SL : J’achète !, c’est une succession de sketches ayant pour fil conducteur notre rapport à la consommation. Le style est actuel avec beaucoup de référence à l’actualité et le rythme soutenu.

FB : Je dois dire que l’accent a surtout été mis sur l’affiche du spectacle afin de la rendre la plus racoleuse possible dans le but de faire venir un maximum de spectateurs. Parce que contrairement à la restauration, au théâtre, le public paie « avant » de consommer. C’est un avantage certain qui augmente l’opportunité de dégager un profit commercial non négligeable.

APP : Parlez-moi de Renato Ribeiro qui a fait la mise en scène…

SL : En plus d’avoir cette fonction, Renato est également comédien. Ils travaillent sur de nombreux projets comiques et dramatiques, mais aussi dans la chanson et de la comédie musicale. Il a été attiré par notre humour noir et grinçant.

FB : Renato est un artiste d’origine portugaise. Un pays, qui, comme vous le savez, propose une politique fiscale avantageuse.

APP : Comment écrivez-vous ? Chacun de votre côté ? Ou bien à quatre mains ?

SL : J’ai une imagination débordante. Je propose des idées et les développe. Florence tente d’y apporter quelques modifications.

FB : Etant la leader naturelle du duo, je propose et il dispose ! (Rires). Mais jamais plus de 200 lignes, ce qui permet d’obtenir un abattement au niveau des droits d’auteur.

APP : Votre spectacle est-il totalement encadré ou vous laissez-vous aller à des moments d’improvisation ? Et qu’avez-vous envie de dire sur votre personnage ?

SL : Oui, effectivement, beaucoup d’improvisation. Nous jouons ce spectacle depuis trois années, et il a beaucoup évolué au fil des tournées et par rapport aux réactions du public. Dans « J’achète !» nous interprétons à nous deux une vingtaine de personnages. Nous aimons faire rire sur des sujets critiques, trouver l’angle comique face à une situation qui ne l’est pas.

FB : Ben non, pas d’improvisation mon Simon. Parce que nous ne devons pas dépasser 1 h 15 si l’on veut rester à une TVA à 5,5 %. Mon Simon la complètement zappé.

APP : Quand vous êtes à l’écriture, êtes-vous à l’affût avait toujours une oreille qui traîne et un œil qui observe ? jachet.jpg

SL : Nous aimons mettre à jour le spectacle suivant l’actualité, tester des nouveautés toujours suivant l’actualité du jour.

FB : Il faut avouer qu’il nous arrive justement d’avoir l’oreille qui traîne et un œil qui observe le travail des humoristes concurrents. Cela permet d’augmenter notre productivité.

APP : Votre spectacle parle de décadence d’une société de consommation, alors je voudrais savoir comment est-il perçu par le public ?

SL : « J’achète ! » permet de rire de nos travers. Parfois c’est le rire jaune, mais sans jamais être des donneurs de leçons.

FB : Je dirais que la réaction du public est bonne puisqu’à ce jour nous avons réalisé un chiffre d’affaires conséquent dans une vision pérenne en termes de profits.

APP : Des projets ? Et que peut-on vous souhaiter pour 2013 ?

SL : Nous sommes en train d’écrire un nouveau spectacle et comme je te l’ai dit plus haut, une comédie musicale « tarantinesque » sur une musique afro américaine des années 70. Nous poursuivrons la tournée avec notre spectacle présenté à la Luna Negra, ainsi que « délires d’initiés» jusqu’à fin de 1013. Et puis le prochain festival d’Avignon.

FB : Nous espérons une augmentation de notre plus-value et du cash flow de notre production. De 1000 taux a été l’année du flouse. 2013 sera l’année du pèse. Mais il n’y a pas que ça dans la vie, il y a le fric aussi ! (Rires).

 

J’achète ! de et avec Florence Bardon et Simon Leblond – les 16,17,18,19,23,24,25 et 26 janvier - à la Luna Negra de Bayonne   logo luna

Tarifs : 15,12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:30

Entre imitations de confidences

Le retour de Patrick Sébastien en solo !

 

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Revoilou le grand canaillou, qui, 40 ans plus tard, après une brillante carrière d’animateur, Patrick Sébastien a décidé d’imiter de nouveau, pour un dernier tour de piste. Ainsi, quelle joie qu’on lui donne reflirter avec ses premières amours de la « contrefaçon vocale » et ces mots d’esprit, habituels et de nouvelles créations, qui rendent hommage avec tendresse à quelques artistes disparus et présents, mais toujours avec cette pointe acidulée d’humour. Un dernier pitch de la « grande gueule » et « soupe au lait », qui se consacrera à l’imitation toute une soirée pour parachever sa brillante carrière « d’imposteur vocal » avec « Imitations et Confidences », à la Gare du Midi à Biarritz le 17 janvier à 20 h 30. Patrick Sébastien a fait ses premières armes d’imitateur en amateur au début des années 70, avant de devenir une  référence en la matière. Il a donc décidé d’y revenir pour le bonheur des nostalgiques et la découverte et l’étonnement des plus jeunes qui ne l’ont pas connu dans son talent le plus personnel. Entouré de cinq musiciens, il dira un au revoir définitif à cet art qui l’a rendu célèbre. Entre rire, affection, réminiscences, événements chauds, l’homme aux cent visages  offrira sa dernière voltige prestige.

« Un message d’humanisme à faire passer. Les gens ont besoin de considération au-delà des problèmes économiques. Il faut changer l’état d’esprit de ce pays pessimiste pour ne pas en laisser au bord de la route. Politiquement, les élites qui nous méprisent vont avoir le retour de bâton. Il faudrait remettre l’éducation parmi les priorités. Mois, je voulais être prof de philo. J’ai choisi la légèreté mais ça ne veut pas dire seulement monter sur la table et faire tourner les serviettes.»

La marque de fabrique de notre histrion on le sait, ce sont ces masques et accessoires. Très aisément, il entre dans le corps des « imités» dans son spectacle «Imitations et Confidences ». Et pour plusieurs soirs de sa tournée, la star sur scène, ce sera lui ! Patrick Sébastien,  on aime ou on déteste, mais rendons à César ce qui appartient à César, par son talent d’imitateur, il prouve qu’il est une véritable bête de scène, un show man hors-pair. Ses intonations de voix et son mimétisme sont extrêmement naturels. Avec lui on est en compagnie de Bedos, Lucchini, Bourvil, Signoret, Montand ou encore Poelvoorde. Même notre Jojo national sera là. Les rosseries sont parfois triviales. « Je suis désolé d’avoir commencé avec Strauss-Kahn. Vous êtes comme la femme de ménage, devait en avoir plein le cul.», lance l’imitateur. Et le public aime ça et il affectionne même. Alternant chansons et sketches, l’imitateur et ses musiciens font la nique à l’ennui. Le rythme est appuyé, les personnages défilent dans un train d’enfer. Petit plus : il gardera une petite place pour ses chansons les plus connues comme « Le petit bonhomme en mousse » ou « Ah si tu pouvais fermer ta gueule ». Le public est toujours conquis par la bonne humeur qui émane de ce bonhomme, qui a le sens de la répartie et de son amour pour l’autodérision. Il est en tournée partout en France et les réactions sont chaleureuses.

 

Patrick Sébastien « imitation et confidence » - 17 janvier à 20 h 30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : 39 et 35 €

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 21:15

PSY : Acrobates thérapeutes d'un soir


sitraEVE845690_255380_psy-odg.JPGPsy, c’est un présent que nous offre pour les fêtes de fin d’année, la Scène Nationale de Bayonne Sud-Aquitain, vendredi 21 décembre à 20h30 avec « Psy », par la Cie des 7 doigts de la main. Une formidable vision qui visite les aspects les plus obscurs du miroir intérieur qui coalise le langage « analeptique » et attrayant des arts du cirque. Des artistes qui, par leurs prouesses acrobatiques, nous coupent le souffle et nous laisse pantois, nous octroyant la thérapie salutaire. Des exécutants qui réalisent un véritable tour de force, en nous immergeant dans une sphère où circulent les visions les plus hallucinées et une chorégraphie acrobatique au mécanisme bien rôdé. Une frénésie spéciale que beaucoup aimerait avoir. « Psy », c’est aussi une belle action de courage et du pouvoir qui sommeillent dans chacun de nous, et qui nous permettent de maîtriser nos peurs et nos traumatismes, à surpasser nos limites et prendre notre envol. Une compagnie qui s’appelle les 7 doigts de la main, un nom bien étrange direz-vous, mais n’y voyait pas là une quelconque difformité, bien au contraire, c’est tout simplement un intitulé baroque adopté par une troupe d’artistes de cirque qui n’ont de cesse de faire fonctionner leur matière grise, pour offrir leur spectacle hors du commun et original. Cette troupe de saltimbanques, créée en 2002 sous l’impulsion de 7 artistes, anciens du Cirque du Soleil, formés dans les plus illustres écoles du cirque (Londres, Montréal, San Francisco) vient tout droit de Montréal (Canada), avec dans leurs bagages des mises en scène pour nos troubles psychiques, nos phobies, nos tocs, nos pathologies, pour leur dernier spectacle appelé « Psy ». A ces différents troubles psychiques, s’associent diverses pratiques circassiennes (acrobaties ahurissantes, jonglage, trapèze…), avec ce petit supplément d’âme, avec un zest de poésie, d’humour, de danse et sans oublier la musique, un hip-hop tirant vers le rap bien punch. Avec humour et légèreté, ils défient la gravité des troubles émotionnels et terrassent les coutumes de la Piste aux Etoiles. Acrobates thérapeutes d’un soir, ils rangent au placard l’habit de l’Auguste et du clown blanc pour enfiler la blouse blanche et traiter nos maux. Sur le chemin de notre convalescence, mâts chinois, roue, jonglage, corde aérienne et planche sautoir servent une sismothérapie circassien. En un mot, c’est « hallucinant » !


PSY par la Cie les 7 doigts de la main, vendredi 21 décembre à 20h30 au Théâtre de Bayonne  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 32,29 et 22 €

Réservations et Infos : 05 59 59 O7 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 décembre au 3 janvier 2012.


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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 13:58

Les Bonobos

Singement et dupement vôtre.

 

La-Baule-Escoublac-Atlantia--les-Bonobos.jpgC’est l’histoire de trois potes qui se connaissent depuis l’enfance : Alex l’aveugle, Dan le sourd et Benjamin le muet. Des personnages qui ressemblent étrangement aux trois singes de la Sagesse, mais qui ont l’irrésistible envie de forniquer, les classes assurément dans la  représentation des Bonobos ! L’histoire de ces trois handicapés qui ont l’esprit et le bas du pantalon agités par le seul désir : rencontrer la femme de leur vie. Ces trois malins primates seront sur la scène de la Gare du Midi le 19 décembre à 20 h 30 dans la nouvelle pièce de Laurent Baffie « Les Bonobos » qui a ce talent d’auteur de théâtre et qui possède le sens pointu de l’observation et de la réplique qui atteint son but. Bien que de nombreuses allusions sexuelles dispersées çà et là, la signature de l’irrévérencieux Baffie ainsi que la mécanique du rire fonctionnent bien. Le dosage des gags enflé s’avère idéal, la pièce est découpée en chapitres clairs et les répliques à double sens. Pas de temps mort parce que l’humour claque tout en laissant passer les sentiments. Le trio formé par Alain Bouzigues (Caméra Café), Marc Fayet (auteur et metteur en scène) et Jean Noël Brouté (Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté) est parfait, et leurs partenaires féminines incroyablement cocasses dans des styles différents, allant de la séductrice à la trop affective et émotionnelle, en passant par la brut de pomme. Tous les composants sont réunis pour être «singement » et «  dupement » vôtre !

 

Les Bonobos – 19 décembre à 20 h 30 – gare du Midi Biarritz gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 34 à 48 €

Réservations : 05 59 22 44 66 et www. entractes-organisations.com

 

Article publié dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 14 au 20 décembre 2012.


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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 17:49

La femme du boulanger ...

de l'émotion joyeuse

 

Sans-titre-1-copie-4.jpgSamedi 8 décembre à 20h30, à la Gare du Midi, se jouera La femme du boulanger de Pagnol, dont l'inoubliable Raimu l'avait immortalisé bien avant le fringant nonagénaire qui a toujours un appétit de la scène, Michel Galabru et le méditerranéen Roger Hanin. Il sera ce cocu magnifique, qui se laissera pétrir par les mots du grand auteur provençal et rouler dans la farine par sa boulangère aux miches attrayantes, mais plutôt séduite par les bras audacieux du robuste berger Dominique. Brave boulanger, tendre comme de la mie, qui n'aime faire que son pain et regarder sa jolie infidèle, la pulpeuse boulangère aux reliefs avérés, au corps voluptueux et l'oeillade assassine, pas si angélique, mais petite gourgandine qui se lance dans le libertinage de ses sens embrasés. Mais qui reviendra au fournil comme cette salope de Pomponette. La femme du boulanger, c'est une bonne fournée "Pagnolesque" à l'émotion joyeuse, avec sa pléiade de personnages hauts en couleur et pittoresques. Les 12 comédiens servent bien la fable de Pagnol, tressant le burlesque et l'exubérance dramatique. Cette pièce, c'est de la bonne pâte à fougasse, qui fleure bon la Provence et le pastaga, plein de tendresse, d'amertume, mais aussi empreinte d'humanité.

 

La femme du boulanger - 8 décembre à 20 h 30 - Gare du Midi à Biarritz gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 43 à 48 €

Réservations : 05 59 22 40 66 et www. entractes-organisations.com

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 30 novembre au 6 décembre 2012.


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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 21:35

Faites l'amour avec un belge, on s'aime comme on se frite !

 

phpThumb-copie-5.jpgUne française qui a du tempérament et un Belge qui a la frite, ça donne quoi ? Je vous le donne en cornet de frites... L’amour comme on se frite !  

 

Avec la pièce de Michaël Dufour “Faites l’amour avec un Belge” qui sera jouée le vendredi 30 novembre à 20h30 au Colisée à Biarritz, ça sera de l’amour vache, celui qui fait penser à « qui aime bien, châtie bien »... encore une fois. Une pièce qui met en scène la vie commune détonante d’un couple hors du commun qui entre de pleins pieds dans la caricature et les stéréotypes de l’humour franco belge avec beaucoup de vécu et d’autodérision.  

Avec le Belge Michaël Dufour, en mari homme d’intérieur, romantique, tendre, qui aime le shopping et ce n’est pas le pire, il fait aussi l’amour ! Et sa partenaire épouse française France Renard qui est râleuse, ne rate jamais un match de foot avec ses copines le jeudi soir, qui aime la bière, le sexe et qui en redemande chaque soir un peu plus ! Tout ça fait clac clac, boum boum, chop chop sur scène.  On croque à belles et pleines dents le choc des cultures entre la France et la Belgique. On se vanne l’un et l’autre pour la plus grande joie du public qui compte les points avec plaisir. Par ces temps frisquets, on recommande Faites l’amour avec un Belge, pour oublier l’espace d’1h30, le quotidien quelquefois morose. Mais aussi parce qu’un “strip-texte” mené par une obsédée textuelle qui a du tempérament, et également le “strip texte” d’un auteur comédien Belge qui a la frite ! 

 

 

Faites l’amour avec un belge au Colisée Biarritz le vendredi 30 novembre à 20h30 colisee

Tarifs : 20 et 18 €

Réservations : 06 07 08 41 26 et à la caisse du théâtre 1 h avant le spectacle

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 23 au 30 novembre 2012.


 


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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 22:58

La Peste

Francis Huster seul avec le texte de Camus.

 

La_peste.jpgCôté Diffusion et les salles Mega CGR Bayonne et Tarnos nous feront découvrir sur la grande toile, Francis Huster, le maître de l’art dramatique qui reprend l’immense et remarquable texte de Camus, après l’avoir joué plus de 700 fois en France et à travers le monde, et dernièrement à Boston, Washington et New York : « La Peste ».

Le comédien (qui interprète et a signé la mise en scène) nous fait partager sa passion des grands classiques de la littérature en adaptant le roman du célèbre auteur, qui fait vivre sur scène des héros qui nous émeuvent par la justesse, d’une histoire qui nous parle de l’épidémie de peste dans les années 40 à Oran (ville d’Algérie). Seul avec le texte, Francis Huster, tout en nuance, passera d’un personnage à l’autre en évitant de grossir le trait et sans emphase, en laissant parler l’auteur par sa bouche, et ce, durant près de 1h40. Sur la scène dépouillée ou juste devant un rideau de fer, accompagné par des lumières et des sons qui créent l’ambiance, l’homme vêtu d’un trench et d’un costume noirs, fait du roman de Camus, une parabole aussi immanente et bouleversante que la chanson de Reggiani « Les loups sont entrés dans Paris ». De l’émotion et une force dramatique à l’état pur. Une plongée cauchemardesque efficace qui doit surtout au brio de Francis Huster. Le pari était risqué, mais le défi a été relevé. Une belle leçon d’humanité que nous livrent Huster et Camus.

 

La Peste – Francis Huster – 15 novembre à 14h et 20h – 16 novembre à 18h et 20h – Mega CGR Bayonne et Tarnos logo cgr

Tarifs : 15 et 11€

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 novembre 2012.


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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:45

Ma colocataire est encore une garce… ou les nouvelles aventures du naïf amoureux.

 

images-copie-1.jpgLes galères se réitèrent pour Hubert Chataigneau, le naïf amoureux qui ira de déconvenues en surprises avec ses deux nouveaux colocataires. Méprises et coups de théâtre en rafale pour une autre version de « Ma colocataire est encore une garce », comédie actuelle et désopilante qui sera jouée le 9 novembre à 20h30 au Colisée à Biarritz. C’est hilarant à souhait, pour un spectacle qui se veut un boulevard musclé, avec un sacré tohu-bohu et rires en cascade. Un pièce qui a été écrite par Fabrice Blind en collaboration avec Michel Delgado et Nelly Marre à l’attention de tous les naïfs amoureux. Les répliques atteignent leur but et les réparties souvent croustilleuses. Dans ce spectacle style café-théâtre, la mise en scène parfaitement huilée de la talentueuse humoriste Anne Roumanoff, qui s’est lancée avec enthousiasme dans cette aventure, repose sur l’énergie, la personnalité et le bagout des trois comédiens qui dépotent la scène. Il y a la sexy et délicieuse garce Sasha, campée par Marie Pape, Luigi escroc peu futé, macho narcissique, plus bête que bellâtre interprété par l’irrésistible Sir John, et noblesse oblige, parce qu’on n’est mieux servi que par soi-même, Fabrice Blind dans le rôle du candide et débonnaire Hubert. « Ma colocataire est encore une garce », c’est du burlesque à souhait, avec un aplomb à toutes épreuves et des minauderies rigolotes. Bref, leur jeu de scène s’avère efficace ! Ce qui fait qu’on est toujours ravis d’avoir rendez-vous avec le bon théâtre boulevardier. phpThumb-copie-1.jpg

 

Ma colocataire est encore une garce – 9 novembre à 20h30 – Colisée Biarritz

Tarif unique : 20€

Réservations : 05 59 22 44 66 et à la caisse du Colisée une heure avant le spectacle.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 novembre 2012.


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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:41

Pourquoi pas nous… une fraternité de l’humour !

 

412078_264575776940194_264573636940408_708307_923624659_o.jpgFarid Amziane et Benoît Joubert, au détour de leur carrière solo, se sont rencontrés en première partie du spectacle de Michaël Gregorio. Et depuis une année, ces deux là ont su créer une fraternité de l’humour. Jean-Michel Dupont-Garcia, directeur du petit espace Luna Negra nous permettra de les découvrir dans leur premier spectacle « Pourquoi pas nous » où chacun sera à la fois moqueur et touchant, glissant sur le fil de la cocasserie. Deux frangins (dans le scénario) que tout oppose, mais qui n’ont qu’un seul point commun : leur mère. Ils nous entraînent dans un univers déjanté avec un plein d’énergie et s’engouffrent dans les moindres recoins de l’absurde en prenant des risques sans bouée, et qui arrivent à épousseter le quotidien et à écorcher la prose, pour rester dans un parler simple. Avec Farid et Benoît, on revient vers le naturel, on se vide la tête, et c’est de la franche rigolade. Une ode aux deux personnages qui errent en transportant, l’un dans son attaché-case et l’autre dans son baluchon, des bouts de leur vie. Deux histrions bien sympas qui jouent avec le public, gagnent à être connus. On sent la bonne humeur et la bonne volonté à évite le comique style chargeurs réunis. Le spectacle « Pourquoi pas nous », c’est un coup d’essai qui n’est pas un coup d’épée dans l’eau, mais presque un coup de maître ! Ils sont dans la lignée des humoristes en devenir, qui donnent à réfléchir au second degré et détendent au premier. Un duo au nom de l’esprit et de la dérision.

 

Pourquoi pas nous – 2 et 3 novembre à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 12, 9 et 6€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 novembre 2012.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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