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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 20:54

Chat en poche… ou l’art de s’engager sans le savoir !

 

chatenpoche.jpg

 

Feydeau, c’est drôle et bon enfant, avec ce brin de cynisme sur la naïveté des bourgeois. Et c’est le cas avec l’une de ses pièces Chat en Poche qui sera donnée en représentation au Colisée à Biarritz le 30 mars à 20h30 par la Cie des Feux de l’Adour. Du théâtre comme on l’aime, qui nous fait basculer dans l’illogisme, où les quiproquos foisonnent, bondissent et se succèdent. Où l’inéluctable destin nargue les lois de la cohérence la plus rudimentaire : le tour de farce ! Et son savant mécanisme du rire au rythme. Une pièce remuante et rafraîchissante, un classique saupoudré de vitalité et de légèreté. Mais inutile de trouver dans Chat en Poche un soupçon de crédibilité ou d’homogénéité. Il s’est totalement affranchi  d’un quelconque engagement pour nous livrer une incroyable élucubration de situations toutes plus absurdes les unes que les autres ! Une pièce où tout est prétexte à rire. Un vaudeville qui ne se démode pas, avec sa mécanique bien huilée, qui comme à son habitude, fonctionne à merveille. Du théâtre drôle et bon enfant. D’une pièce qui parle de bourgeois aisés à la fin du 19ème siècle, avides de satisfaire leurs désirs. Où l’histoire du rentier Pascarel, enrichi dans la fabrication du sucre par l’exploitation des diabétiques, qui décide de s’offrir un ténor ! Ce dont sa bêtise et son aveuglement va provoquer la méprise initiale. Aujourd’hui encore, on reste sensible au mélange de gaité folle et de noirceur du théâtre de Feydeau. Une fête théâtrale défendue par les neuf comédiens de la Cie des Feux de l’Adour.

 

Chat en Poche – Cie des Feux de l’Adour – Colisée le 30 mars à 20h30

Tarifs : Adultes : 10€ Etudiants et scolaires : 6€

Billetterie sur place ou à réserver à feuxdeladour@hotmail.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 mars au 6 avril 2012.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:07

Les amis du placard… l’amitié ne s’achète pas !

 

Avis ! Si vous ne prisez pas l’humour noir et caustique. Si vous n’avez pas en vous une once de perversité. Si vous êtes romantique et sentimental, alors vous allez souffrir ! Hermétiques aux remises en questions, s’abstenir. Pourquoi ? Parce que la pièce « Les Amis du Placard » qui vient le 19 mars à 20h30 à la Gare du Midi à Biarritz, traite de l’abus de pouvoir, de l’asservissement et de l’esprit de possession. Mais il serait fort dommage que vous lui tourniez le dos, car elle se révèle digeste du fait que le quatuor de comédiens, Romane Bohringer et Didier Bénureau en tête, se donnent à fond à leur personnage avec un réalisme étonnant. les-amis-du-placard.jpgLa trame est originale, parce que l’insolent auteur, Gabor Rassov, s’est amusé des travers d’un couple marié depuis vingt ans et de leur petite vie étriquée. Il parle aussi d’une société de consommation poussée à l’extrême, de monsieur et madame tout le monde, genre Bidochon, qui décident d’acheter dans un supermarché, un couple d’amis, les Bégon, Juliette et Guy, qu’ils rangeraient dans un placard et qu’ils sortiraient quand ils voudront se divertir. Bon, ne rêvez pas, le jour où l’on achètera des amis dans une grande surface, les poules auront des dents ! Il a concocté grâce à sa plume efficace et piquante, un chapelet de situations cocasses qui provoquent les rires jaunes ou francs selon le ressenti ou la réceptivité de chacun. Une histoire grinçante, une satire sociale qui pose des questions sur le monde dans lequel nous vivons, car même si nous n’en sommes pas à « s’acheter » des amis, l’utilisation d’autrui devient monnaie courante. Et la pièce regorge de sentiments assez scabreux qui donnent à réfléchir. Mais ici, le rire est salvateur. Pour sûr, les Amis du Placard fait l’effet de poil à gratter !

 

Les Amis du Placard – 19 mars à 20h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 45 et 50€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 mars 2012.

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:00

Colères… ou le parfait bougon !

 

Revoilou le Professeur Rollin de la série télévisée « Palace ». Attention !!! L’humoriste est sur son pied de guerre avec son spectacle qu’il promène dans les villes de France : Colères. Il sera pour le plus grand plaisir de ses fans, au Chapiteau-spectacle de Baroja à Anglet, le vendredi 23 mars à 20h. Autant vous dire que François Rollin est un homme au bord de la crise de nerfs. Et il ne faudra pas le titiller parce qu’il risque de piquer sa sale colère ! L’homme de scène, de télé et de radio prêtera ses traits à Monsieur Martineau, personnage terrorisant et attirant à la fois, mais habité d’une paranoïa ordinaire, et hermétique à toute espèce d’humour. Un anonyme hors de lui, mais finalement plus pathétique que redoutable. Pendant une heure et demie, il débitera son flot de paroles et sa virulence sur ses folles démonstrations qui laisseront au spectateur, une seule échappatoire : s’étrangler de rire ! Mais surtout un homme en colère contre tout et rien ! Et pourquoi est-il en colère le père Martineau ? Parce qu’il n’est pas normal de rire un 11 novembre, alors qu’il y a le 1er avril et le 14 juillet. Et ce pachyderme qui chaparde allègrement le goûter d’un môme en visite au zoo. Faut-il imposer à un pote venu en vacances, une ratatouille dont il ne veut pas ?! Ou ces 50 écuyers roumains qui chantent en italien en se trémoussant sur des manches à balai. Est-ce cela la culture contemporaine ? Colères, restant toutefois un spectacle marquant, drôle et fort émouvant. Et notre homme nous montre que l’on peut rire de tout et le faire si le talent est là. Ce qui est son cas !

 

Francois-Rollin.JPGFrançois Rollin dans « Colères » - vendredi 23 mars à 20h – Chapiteau-spectacle de Baroja à Anglet

Tarifs : de 12 à 16€

Réservations : 05 59 58 73 00

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 mars 2012.

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 21:41

La secrète obscénité de tous les jours… portrait d’hommes tragiques !

 

Vendredi 17 février à 21h, salle Maule Baïtha de Mauléon, il vous est proposé « La secrète obscénité de tous les jours » par les comédiens de l’Emetteur Cie, d’après l’œuvre de Antonio de la Parra, considérée comme l’une des figures de la nouvelle dramaturgie chilienne.

 

secrete-oscenite.jpg

 

L’argument :

Les idées préconçues et les raccourcis de deux hommes exhibitionnistes qui se disputent un banc public qui fait face à un collège de jeunes filles… Des pièces d’un puzzle qui s’emboîtent les unes après les autres devant nous. On y découvre deux personnages face à la peur, la gêne, la revendication, la colère et la confrontation. Et tout est dans le rapport qu’ils entretiennent et dans leur nudité, avec pour seul décor, un banc placé au milieu de la scène.

La secrète obscénité de tous les jours côtoie de bout en bout l’humour où les répliques oscillent entre douceur, fermeté et gravité, et une palette d’émotions. Deux personnages qui sont bien malgré eux frères d’une même situation qu’ils ont créée. Jaloux de leur droit visuel, de leur place sur le banc, ils cohabitent sans se comprendre. Et derrière la farce, il y a les fractures, les angoisses, avec en toile de fond, la dictature chilienne sous le régime Pinochet. Une pièce où l’on accède à la vie intérieure des deux héros, faite de contradictions, de tragique, un huis clos psychologique et un beau terrain de jeu pour les acteurs qui nous invitent à une réflexion sur ce que deviennent nos propres convictions dès lors que nous les affrontons au réel. Une mise en scène enlevée qui pousse ses pas vers la dérision !

 

La Secrète Obscénité de tous les jours – Emetteur Cie – 17 février à 21h – Salle Maule Baïtha à Mauléon

Tarifs : 12, 7 et 5€

Réservations et infos : Olivier Leliège : 06 28 05 08 75 et http://emetteurcompagnie.blogspot.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 février 2012.

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:33

Le gai mariage… c’est gay comme un pinson !

 

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Une bien agréable pièce de boulevard écrite par des auteurs inconnus du monde théâtral, Bitton et Munz à qui l’on doit le scénario de « la vérité si je mens » dans une mise en scène originale et d’un modèle de rythme de José Paul et Agnès Boury. Pas de tête d’affiche, mais des comédiens performants qui vous feront vivre « Le Gai Mariage » ou Noce sur un boulevard du mensonge. Comment résister lorsque l’on apprend qu’on hérite d’un million d’euros d’une vieille… tante, sous conditions de se marier dans l’année ? Pas facile lorsque l’on est un hétéro invétéré et qu’on refuse de déroger à son amour pour le sexe faible. C’est le hic ! Et de surcroît, lorsqu’on se fait conseiller d’épouser un homme, c’est le bouquet ! Certes, mais un bouquet follement « gaygay », digne d’un bon théâtre vaudevillesque que nous offre Entractes-Organisations à la Gare du Midi à Biarritz le 13 février à 20h30. Ici, l’on sait créer avec talent un vrai comique de situation, où s’enchaînent les quiproquos et les malentendus avec un art tel qu’il en devient jubilatoire ! Le Gai Mariage, c’est l’escalade frénétique et hilarante, aux multiples rebondissements, jusqu’à la dernière réplique. Une comédie qui s’amuse aussi des codes et des préjugés sur l’homosexualité et on aurait bien tort de s’en priver ! Gai, gai, marions-nous, passons par les voies naturelles, même s’il faut forcer le passage ! Oui, mais ce mariage-là ne fait pas référence aux locataires du Marais parisien ni celui poitevin ! Et l’on joue allègrement de cette ambiguïté. En somme, un mariage sans fondement et gay comme un pinson !

 

Le Gai Mariage – 13 février à 20h30 – Gare du Midi Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 45 et 50€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article parus dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 février 2012.

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 22:46

Si Versailles m’était conté… ou de royales affaires !

 

si-versailles.jpg

 

Par sa façon de relater, avec sa belle voix théâtrale et charismatique en diable, Sacha Guitry est le narrateur idéal pour décrire les évènements historiques à Versailles, de sa création jusqu’aux années 50. Le mondain et chevronné conteur nous introduit dans les coulisses de son cinéma pour nous faire découvrir l’envers du décor avec son défilé de grandes scènes. Sans oublier son casting impressionnant d’acteurs de l’époque, fine fleur du cinéma français et étranger. Il dévoile aux cinéphiles et amateurs de l’Histoire de France, les « Royales Affaires » à la cour des rois Louis. « Si Versailles m’était conté » écrit et réalisé par lui, est un vrai grand film en costume comme l’on n’en fait plus et qui, après plus d’un demi-siècle, s’apprécie toujours ! Historiquement mémorable, son ode à la gloire du plus beau château du monde ! Et pour n’être pas véritablement de l’époque, les costumes rivalisent avec les tapisseries et le mobilier, qui, eux, le sont ! Une belle fresque historique de 2h45 qui nous fait survoler un bel album d’images aux couleurs de la France. Un film qui se déroule dans un univers improbable avec quelques anachronismes qui pimentent l’ensemble (parce que le cinéaste ne revendique pas l’exactitude historique). Son cortège de célébrités de Beaumarchais à Rousseau, de Voltaire à Montesquieu, de Pigalle à Lavoisier et Franklin, en fait l’une des qualités majeures, outre le plaisir de voir le Grand Trianon et le Hameau de la Reine. Versailles, un théâtre où l’on conspire en secret, une réalité traitée pour bâtir une légende. Avec Guitry, c’est régalien !


Ciné-conférence « Si Versailles m’était conté » de Sacha Guitry – samedi 7 janvier à 18h au Colisée à Biarritz – Projection suivie d’une conférence à l’initiative des Amis de Napoléon III
Tarif unique : 6€
Réservation : 05 59 24 36 52


Article paru dans la ‘Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 janvier 2012.


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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 04:02

Panchika Velez… ce feu sacré pour la scène !

2012-PHOTOS 1232 cr« La photo de papa » est une nouvelle version (texte, mise en scène et distribution) de ce spectacle créé en 1997. Il évoque des liens familiaux, des non-dits prêts à éclater, des motivations opposées de personnages d’origines et de milieux sociaux différents, la « modernité » éclairée à la lumière de l’année 1936, ce sont là les points d’achoppement de la fable.
L’auteur Stéphane Wojtowicz se sert avec ironie de la toile tendue d’août 36, à deux pas d’un pays déjà en guerre, pour évoquer à la fois le délitement contemporain que nous traversons, et les liens humains universels qui nous réconfortent ou nous entravent. Sur le ton moqueur qui caractérise son écriture et pointe nos lâchetés, nos douleurs, sans jugement et sans pathos, il continue à explorer ses thèmes récurrents. Les poids familiaux sont contrebalancés par des rencontres libératrices, les influences de l’environnement et du temps agissent sur les décisions, la dimension tragique de la condition humaine s’exprime aussi dans le dérisoire. « Je m’empare donc une nouvelle fois de cette histoire, dont l’actualité me semble plus que jamais brûlante. » C’est la note d’intention de la metteur en scène, Panchika Velez, qui présentera la pièce « La Photo de Papa » sur la scène du Théâtre de Bayonne, les 10 et 11 janvier 2012 à 20h30.
Après une adolescence passée à Saint-Jean-de-Luz, Panchika Velez (ses dernières créations : 2009 « Le Mec de la tombe d’à côté » de Katarina Mazetti, 2009/2010 : « Le journal à quatre mains » de Benoîte et Flora Groult.) revient à Paris, sa ville natale, pour suivre les cours de théâtre de Jean Périmony. Suite à sa formation classique, elle accomplit différents stages d’écoles d’art dramatique, dont le célèbre Actor Studio avec J. Garfein. En 1993, elle se consacre au métier de comédienne de théâtre, et joue notamment sous la direction de Claude Lelouch. Parallèlement assistante de réalisation, directrice de production, animant pour quelques mois sur TF1 « L’Une de Miel », elle dirigera des stages d’initiation théâtrale et de groupes d’expression orale. En 1994, elle se consacre à la mise en scène et crée la compagnie Arguia Théâtre (www.arguia-theatre.com) pour laquelle elle a réalisé une douzaine de spectacles, dont « Nuit d’amour éphémère » de Palomina Pedrero, sa première création présentée à la Cartoucherie de Vincennes, qui raflera le prix du meilleur auteur au Festival de Madrid. Sa deuxième mise en scène à l’issue d’une résidence dans les Landes, lui vaudra le soutien du Conseil Général et de la Ligue de l’Enseignement. En 1996, avec l’aide des mêmes partenaires, elle s’installe à Saint-Paul-les-Dax, et en 2000 à Dax. En 2009, elle sera en charge de la programmation théâtrale de l’Atrium de Dax pour la saison culturelle de la ville en collaboration avec la municipalité et l’adjoint à la culture, Stéphane Mauclair.
Quant à l’auteur Stéphane Wojtowicz, il est également comédien et jouait la saison dernière au Théâtre de l’Union à Limoges « Les Amis du Président » d’Alain Gautré. Il faisait également partie de la distribution de la pièce de Niels Arestrup « Le Temps des Cerises » aux côtés de Cécile de France et Eddy Mitchel. On a pu le remarquer sur grand écran dans  « Les Emotifs Anonymes » de Jean-Pierre Améris avec Isabelle Carré et Benoît Poelvoorde, « Holiday » de Guillaume Nicloux, « l’Exercice de l’Etat » de Pierre Schoeller avec Olivier Gourmet, Michel Blanc et Zabou Breitman et récemment sur France2 dans « Les Beaux Mecs » de Gilles Bannier. Son parcours d’auteur lui fait approcher l’écriture théâtrale et scénaristique pendant plusieurs années, et c’est en 1997 qu’il écrit sa première pièce « La Photo de Papa » mise en scène par Panchika Velez. Il recevra le Molière de l’auteur francophone vivant en 2006 pour sa seconde production « La Sainte Catherine » mise en scène par José Paul et Agnès Boury. Et « Les Forains » mise en scène par Panchika Velez lui vaudra une nomination du Meilleur Auteur aux Molières 2008 et une récompense avec le Prix du Meilleur Acteur de comédie pour le Raimu 2009.
Pour la pièce, recréée en 2011, Panchika Velez s’est entourée de comédiens qui ont l’âge et la vitalité de ces personnages si proches de nous. Elle a voulu une scénographie, un son, une lumière et des costumes qui se fondent dans une approche esthétique évoquant une époque passée et pourtant bien actuelle. Le climat océanique, la proximité du rivage, la vie estivale de ce début d’août, sur la terrasse, se transforment en une opposition des lumières et des ombres orageuses d’avant-guerre, les êtres repliés à l’intérieur de la maison d’enfance qui va se fermer pour la dernière fois, mais tout de même à la lumière du petit matin… Et nous de dire : « Dans cet aller-retour entre le présent et le passé, ce va-et-vient de l’intérieur à l’extérieur des êtres et de l’espace, je souhaite partager la vitalité qui se dégage pour moi de ce texte. »
C’est criant, Panchika Velez a gardé le feu sacré pour la scène qui donne au métier de la mise en scène au théâtre une valeur considérable !

La Photo de Papa – 10 et 11 janvier à 20h30 – Théâtre de Bayonne2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]
Tarifs : 15, 20 et 24€
Réservations : 05 59 59 07 27 et snbilletterie@snbsa.fr

Voir vidéo intégrale : INTERVIEW de Panchika Velez et Yvon Back - Théâtre de Bayonne - La photo de Papa

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 janvier 2012.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 01:16

Yvon Back et Panchika Velez nous parlent de la pièce de Stéphane Wojtowicz

"La photo de Papa"

actuellement en représentation au Théâtre de Bayonne

les 10 et 11 janvier 2012...

 

 


interview panchika velez yvon back  

© Alicia Snicker.

 

2012-PHOTOS-1232_cr.jpg© Alicia Snicker.

2012-PHOTOS 12302D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC-3-.jpg

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:41

Black Out… un sujet délicat et tabou !

 

Black Out, traduit et mis en scène par Jürgen Genuit, sera joué par la Cie Théâtr’action au Théâtre de Bayonne les 13 et 14 décembre à 20h30. La violence en milieu scolaire représente un danger, et quand on ne parvient pas à répondre à ce problème, cela fait défaut à la collectivité. Et elle ne disparaît pas en l’ignorant. Elle dénote un manque de confiance, de self contrôle, un acte souvent gratuit commis par les plus fragiles, qui bien souvent refusent leur culpabilité. Black Out est le sujet délicat et tabou qui parle de la condition sociale, intellectuelle, du défaut de communication et surtout de ce qui atteint et ce que subit de plein fouet l’enseignant. Texte pour deux personnages où élève et enseignant se partagent un dialogue et le rapport vivant avec le public, dans un souffle querelleur et menaçant qui vous bloque la respiration. Des passages émotionnellement forts qui s’installent quand les deux interlocuteurs révèlent leur vraie nature. Une heure et demie où l’on est témoin d’une violence tragique, d’une force courageuse, captivante, poignante, actuelle, exécutée avec intelligence. Tout l’art de la mise en scène s’insuffle de cette dominante qu’est la décision. La nature agressive est contraire à la tolérance et n’a pas sa place dans le système éducatif. L’attaque de l’élève sert de carapace à ses peurs et à ses doutes. Dans un premier temps, l’identification au personnage violent se fait comme naturellement, puis devant l’absurdité de son acte, de sa conséquence destructrice, la vision humaine et palpable de l’enseignant, les situations changent et c’est à qui tentera d’apporter des réponses pour tenter d’endiguer la violence.

 

Black Out – Cie Théâtr’action – 13 et 14 décembre à 20h30 – Théâtre de Bayonne2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 16, 14 et 10€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

Spectacle à partir de 13 ans.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 décembre 2011.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 21:30

Les Femmes Savantes… ou la querelle de l’égalité des sexes !

 

Les Femmes Savantes, de Molière, en cinq actes et en vers, seront à la Gare du Midi le 8 décembre à 20h30, jouées par les comédiens de la Cie Le Grenier de Babouchka de Saint-Jean-Pied-de-Port, et mises en scène par Jean-Philippe Daguerre. Bien que cette sottie parle partiellement de l’instruction des femmes, Molière a voulu ridiculiser les fats et les poètes « de  cour », ceux qui lui ont inspiré les personnages de Trissotin et Vadius.

lesfemmessavantes.jpg

 

Petit condensé :

Une maisonnée déraisonnable et extravagante, l’ordre bourgeois dans un grand trouble, l’amour contrarié, l’érudition élevée au rang de principe fondamental, et trois femmes roulées dans la farine et menées par le bout du nez par un faux lettré et philosophe. Un spectacle qui s’amuse de ces femmes à la fois irritantes et attachantes.

Qui mieux que son metteur en scène pour en parler : « A travers les femmes savantes, je veux montrer que c’est bien souvent le comportement misogyne des hommes qui pousse certaines femmes à vouloir leur ressembler pour se faire entendre. Il ne s’agit pas pour la femme d’être le miroir de l’homme mais son égal. Ce n’est pas la quête du savoir qui rend les femmes ridicules mais la négation du désir animal qu’il y a en chaque être. Pour faire écho à Clitandre, on peut avoir « un corps tout comme une âme ». C’est parce qu’elles n’ont pas compris cela que Philaminte et ses disciples sont ridicules. » Pièce de son époque, elle ne fut pas la plus fameuse de Molière (peu jouée après sa création le 11 mars 1672). Les Femmes Savantes restent cependant une comédie fort divertissante, bien qu’un peu datée à notre siècle !

 

Les Femmes Savantes de Molière – Cie Le Grenier de Babouchka – 8 décembre à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : de 30 à 8€

Réservations : Amis du Théâtre de la Côte Basque : 05 59 24 90 27.Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 décembre 2011.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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